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Wall Street en nette hausse malgré des "stats" US mitigées

| Boursier | 318 | Aucun vote sur cette news

Wall Street rebondit encore ce vendredi, après son joli sursaut de la veille mené par le Dow Jones...

Wall Street en nette hausse malgré des "stats" US mitigées
Credits Reuters

Le rebond entamé jeudi s'accélère vendredi à Wall Street, malgré la publication d'une stagnation des ventes de détail aux Etats-Unis en avril, et une production industrielle décevante, qui ont paradoxalement profité aux marchés. Ces statistiques plaident en faveur d'un soutien prolongé de la Réserve fédérale, et contribuent à réduire les craintes d'un dérapage incontrôlé de l'inflation. Le taux d'intérêts restent sages pour la 2e séance après leurs gains du début de semaine, tandis que le pétrole WTI (+2,2%) regagne une partie du terrain perdu la veille.

A deux heures de la clôture, l'indice Dow Jones gagne 1,14% à 34.409 points, tandis que l'indice large S&P 500 avance de 1,53% à 4.175 pts, et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, bondit de 2,21% à 13.415 points. Le Nasdaq affiche encore une perte de 5% par rapport à son précédent record du 26 avril, à 14.138 pts.

La totalité des onze indices sectoriels du S&P 500 sont dans le vert vendredi, à commencer par l'énergie (+3%), les technologiques (+2%), les services de communication (+1,4%) et les financières (+1,4%). Le Dow Jones est notamment soutenu par Intel (+2,9%), Salesforce (+2,6%) et Chevron (+2,6%). Parmi les rares baisses du jour, Walt Disney chute de 2,4% après une déception liée au ralentissement des abonnements à ses services de vidéo en streaming au 1er trimestre. La plateforme de négociation de "cryptos" Coinbase (-2,8%) fait du yo-yo après la publication de ses premiers comptes depuis son entrée en Bourse en avril.

Après un plongeon de l'ordre de 15% en 48h, le bitcoin reprend 3,5% sur 24h, repassant au dessus des 50.000$ sur la plateforme Bitfinex. L'or est remonté au plus haut depuis février, terminant à 1.838,10$ l'once (+0,8%) pour le contrat à terme de juin. Le métal jaune a repris 0,4% sur la semaine.

Consommation et production industrielle décevantes en avril aux Etats-Unis

La consommation américaine a donc déçu au mois d'avril. Les ventes de détail sont restées stables en comparaison de mars, alors que le consensus était de +1%. Hors automobile, les ventes de détail d'avril ont même décliné de 0,8%, contre +0,8% de consensus. Hors automobile et essence, les ventes ont régressé également de 0,8%, contre +0,7% attendu.

Il faut néanmoins préciser que la consommation US avait connu un très fort rebond de 10,7% en mars (chiffre révisé), sous l'effet du versement des chèques d'aide inclus dans le plan de relance de Joe Biden contre les effets du coronavirus. Des millions d'Américains éligibles ont reçu en mars des chèques de 1.400$ dans le cadre de ce plan de 1.900 milliards de dollars adopté par le Congrès au début du mois, qui a en outre reconduit des allocations chômage de 300$ par semaine.

Par ailleurs, l'indice des prix à l'import aux USA pour le mois d'avril a grimpé de 0,7% en comparaison du mois antérieur, contre 0,6% de consensus. Ces prix ont augmenté de 10,6% sur un an. Les prix à l'export ont comme attendu progressé de 0,8% par rapport au mois précédent et de 14,4% en glissement annuel. Rappelons que plus tôt cette semaine, l'indice des prix à la consommation (CPI) aux Etats-Unis pour avril a surpris par un bond de 0,8% sur un mois et de 4,2% sur un an, du jamais vu depuis 13 ans. L'indice des prix à la production (PPI) a confirmé jeudi la tendance, avec une hausse de 0,6% sur un mois et de 6,2% en glissement annuel.

Les chiffres de la production industrielle américaine publiés ce vendredi par la Fed confirment le scénario d'une reprise moins forte que prévu. La production industrielle du mois d'avril a progressé de 0,7% en comparaison du mois antérieur, contre 1,2% de consensus. La production manufacturière a quant à elle augmenté de 0,4%, mais le consensus était de 1,8%. Le taux d'utilisation des capacités a été de 74,9%, contre 75,2% de consensus.

Le moral des Américains fléchit, malgré les progrès de la vaccination

Enfin, l'indice préliminaire du sentiment des consommateurs américains mesuré par l'Université du Michigan pour le mois de mai est ressorti à 82,8, contre 90,3 de consensus de marché et 88,3 au mois de mars. L'indice rattaché à l''Umich' relatif aux anticipations d'inflation est en forte hausse à 4,6%, contre 3,4% pour la dernière lecture du mois d'avril !

Les stocks des entreprises américaines pour le mois de mars viennent aussi d'être publiés, et traduisent une hausse de 0,3% en comparaison du mois antérieur, en ligne avec les attentes de marché.

Sur le front sanitaire, Joe Biden a annoncé que les Américains ayant déjà été pleinement vaccinés (près de 35% de la population) pouvaient abandonner le port du masque. L'heure est aussi à la réouverture de l'économie dans bon nombre d'autres pays, mais les variants inquiètent toujours, en particulier le variant indien qui fait des ravages dans le pays et a fait une apparition préoccupante au Royaume-Uni... Selon le dernier bilan de l'Université Johns Hopkins, le nombre de cas confirmés du nouveau coronavirus dans le monde depuis le début de l'épidémie est désormais de plus de 161 millions. Le virus a fait 3,35 millions de morts à l'échelle mondiale. 1,4 milliard de doses de vaccins ont été administrées à l'échelle mondiale.

Le dollar reflue, les taux se calment et le pétrole repart de l'avant

Sur les marchés obligataires, où les taux s'étaient brusquement tendus mercredi, le retour au calme se confirme. Le rendement du T-Bond américain à 10 ans pointait vendredi soir à 1,64% (-1 point de base) et le taux du "30 ans" revenait à 2,36% (-4 pdb).

Du côté des changes, l'indice du dollar cède 0,4% à 90,36 points face à un panier de devises de référence, et l'euro gagne 0,5% face au billet vert, à 1,2142$ dans les échanges interbancaires à New York.

Les cours du pétrole brut rebondissent après une chute de plus de 3% jeudi. Le baril de brut léger américain WTI reprend 2,2% à 65,25$ sur le Nymex pour le contrat à terme de juin, tandis que le Brent regagne 2,3% à 68,60$ (contrat de juillet). Les cours avaient atteint mercredi leurs plus hauts niveaux depuis deux mois , au-dessus de 66$ pour le WTI, dans l'anticipation d'une amélioration de la demande de brut au second semestre 2021.

Le rebond de vendredi n'a pas été compromis par l'annonce du redémarrage du réseau de distribution de carburants de Colonial pipeline, qui était interrompu depuis une semaine suite à une attaque informatique. La distribution de carburants avait été très perturbée dans l'Est des Etats-Unis, entraînant des pénuries dans certaines stations services, où se sont rués les Américains.

VALEURS A SUIVRE

Walt Disney corrige de 2,4%, au lendemain de sa publication trimestrielle, confirmant sa consolidation après les récents sommets historiques inscrits vers les 200$. Les marchés sont surtout attentifs à l'évolution et au succès du service de streaming Disney+, qui représente l'avenir du groupe de divertissement californien de Burbank. Les additions de nouveaux abonnés streaming de Disney+ au second trimestre fiscal ont ralenti, mais l'avenir demeure radieux à en croire JP Morgan, qui maintient donc sa confiance. Le broker juge que le service devrait poursuivre sa croissance à un rythme solide. En outre, la réouverture de l'économie devrait profiter aux autres activités de Disney.

Disney s'était concentré durant la pandémie sur son service de streaming, qui avait effectué un très bon démarrage et franchi dès le 10 mars la barre des 100 millions d'abonnés payants dans le monde. A début avril, le service comptait près de 103,6 millions d'abonnés, mais les prévisions de marché étaient encore plus hautes, à plus de 109 millions, avec les séries de super-héros WandaVision et Falcon & the Winter Soldier. JP Morgan ne s'en offusque pas et note le caractère imprévisible des abonnements et le fait que le management de Disney ne fournit d'ailleurs pas de guidance. Pour l'année, le courtier table sur 120 millions d'additions d'abonnés, 20 millions de moins que sa précédente prévision.

Pour le second trimestre fiscal, Disney a toutefois largement battu le consensus de profit. Le bénéfice net de Disney s'est établi à 901 millions de dollars pour le 2e trimestre de l'exercice fiscal, soit 49 cents par action. Après ajustements, le bénéfice net par action s'élève à 79 cents contre 60 cents il y a un an, et seulement 26 cents attendus par le consensus établi par le cabinet FactSet. Les ventes du groupe ont totalisé 15,61 milliards de dollars, en recul de 13% par rapport aux 18 Mds$ de la même période de 2020, qui n'avait pas encore été affectée par la pandémie.

McDonald's (+1,2%), le géant américain de la restauration rapide, va relever les salaires horaires de plus de 36.500 employés dans plus de 660 restaurants américains de 10% en moyenne. Les augmentations, qui ont déjà débuté, seront finalisées dans les prochains mois, ce qui portera notamment la rémunération d'entrée des équipes dans une fourchette de 11 à 17$ l'heure au moins. En revanche, les augmentations ne s'appliqueront pas aux employés de plus de 13.000 restaurants détenus et opérés par des franchisés. La décision de 'McDo' intervient alors que des salariés prévoient de faire grève dans 15 villes américaines le 19 mai pour réclamer justement de plus hauts salaires.

Amazon (+1,4%), géant américain du e-commerce, entend créer 10.000 nouveaux emplois permanents au Royaume-Uni cette année, ce qui porterait ses effectifs locaux à plus de 55.000 personnes. Les nouveaux postes seront répartis entre les bureaux, Amazon Web Services (AWS) et le réseau de distribution. Par ailleurs, le groupe, qui reste l'un des grands bénéficiaires de la pandémie en termes d'activité, va recruter 75.000 personnes en Amérique du Nord (USA et Canada). Le groupe de Jeff Bezos propose un salaire horaire moyen d'embauche de plus de 17$ et une prime potentielle allant jusqu'à 1000$ avec un bonus de 100$ aux personnes vaccinées.

Tesla (+1,4%), le géant californien de l'automobile électrique, discuterait avec le fabricant chinois de batteries à bas coût EVE Energy en vue de l'intégrer à la chaîne d'approvisionnement de son usine de Shanghai, ont rapporté quatre sources à l'agence Reuters.

Airbnb (+3%) a dévoilé des revenus et réservations du premier trimestre supérieurs aux attentes de marché, aidé par la campagne vaccinale et l'assouplissement des restrictions sanitaires. La firme californienne a vu ses réservations bondir de 52% à 10,29 milliards de dollars sur les trois premiers mois de l'année, tandis que ses recettes ont augmenté de 5% à 887 millions de dollars. Des données nettement supérieures aux attentes des analystes. Près de 60% des revenus d'Airbnb proviennent des États-Unis, où les vaccins sont désormais largement disponibles.

DoorDash (+23%!) a rehaussé sa guidance de valeur brute des commandes annuelles et rapporté par ailleurs des revenus trimestriels supérieurs au consensus. Pour le premier trimestre, le service de livraison de repas a triplé son volume brut de commandes et pratiquement triplé ses revenus ! Les commandes brutes ont totalisé 9,9 milliards, contre 8,97 milliards de consensus et 3,08 milliards un an avant. Les revenus ont été de 1,08 milliard, contre 362 millions un an auparavant. Prabir Adarkar, CEO du groupe, se réjouit de voir les restaurants rouvrir et estime que cela peut coexister avec la forte demande en livraisons.

Le groupe de San Francisco a réduit sa perte nette à 110 millions de dollars et 34 cents par titre sur le trimestre clos, contre 129 millions un an plus tôt. L'Ebitda ajusté a été de 43 millions, ce qui représente de ce point de vue le quatrième trimestre de rentabilité pour l'application. Sur la période correspondante, l'an dernier, la perte d'Ebitda ajusté était de 70 millions. Le consensus était de 63 millions de déficit et 8 cents par titre, pour des revenus de 994 millions.

Coinbase (-2,8%) rechute après un gain de plus de 2% en début de séance et une perte de 6,5% jeudi. Au premier trimestre, la première plate-forme américaine de négociation de crypto-monnaies a affiché un bénéfice net de 771,51 millions de dollars (contre seulement 32 M$ un an plus tôt), soit 3,05$ par action, profitant des records enchaînés par le Bitcoin et les autres crypto-monnaies. Les revenus ont bondi à 1,8 milliard de dollars, multipliés par trois par rapport au 4e trimestre 2020 (585 M$) et contre seulement 191 M$ au 1er trimestre 2020. Les analystes sondés par le cabinet MarketWatch attendaient cependant en moyenne des chiffres un peu supérieurs, avec un bénéfice par action de 3,07$ pour un chiffre d'affaires de 1,81 Md$.

Coinbase a indiqué que le nombre d'utilisateurs actifs mensuels (MTUS) avait plus que doublé sur le trimestre janvier-mars à 6,1 millions, contre 2,8 millions sur le trimestre octobre-décembre. Le nombre d'utilisateurs authentifiés a atteint 56 millions, dont 8.000 institutions professionnelles. Les volumes de transactions ont atteint 335 Mds$ sur le 1er trimestre (contre 89 Mds$ au 4e trimestre 2020) dont environ 120 Mds$ (36%) provenant d'investisseurs individuels et 215 Mds$ d'institutionnels. Près des deux tiers des transactions ont concerné le Bitcoin (39%) et l'Ether (21%), a indiqué Coinbase.

Kansas City Southern (-0,9%), opérateur ferroviaire américain, a accepté l'offre d'acquisition de 33,6 milliards de dollars de Canadian National Railway, rompant par ailleurs son accord de 29 milliards de dollars avec Canadian Pacific Railway.

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