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Wall Street : en mode pause, en attendant l'accord commercial

| Boursier | 201 | Aucun vote sur cette news

Après avoir atteint leur plus haut niveau depuis 6 mois, les actions américaines font une pause lundi. Le pétrole flambe après des violents combats en Libye.

Wall Street : en mode pause, en attendant l'accord commercial
Credits Reuters

La semaine a commencé par de petites prises de bénéfices à Wall Street, après la progression ininterrompue du S&P 500 pendant 7 semaines d'affilée, une première depuis 2017. Les indices s'étaient approchés vendredi de leurs records historiques inscrits en 2018, après de solides chiffres de l'emploi en mars aux Etats-Unis, et dans la perspective d'un accord commercial entre les Etats-Unis et la Chine. Les investisseurs voudraient désormais être fixés sur la date précise de cet accord, dont ils attendent des effets positifs sur l'économie mondiale, actuellement en phase de ralentissement. Lundi, le pétrole poursuivait son "rally" sur fond de violents combats en Libye, qui pourraient désorganiser le production pétrolière du pays.

Deux heures avant la clôture, l'indice Dow Jones cédait 0,46% à 26.304 points, tandis que l'indice large S&P 500 reculait de 0,07% à 2.891 pts et que le Nasdaq composite, riche en valeurs technologiques et biotechnologiques, revenait en terrain positif (+0,06%) à 7.943 pts. Une forte baisse des titres Boeing (-4,8%) et General Electric (-7,4%) pesait sur les indices DJIA et S&P 500.

Les indices américains restent proches de leurs records

La semaine dernière, les indices avaient repris 2% pour le DJIA et le S&P 500, et même 2,7% pour le Nasdaq, pour se hisser au plus haut depuis six mois. L'indice S&P 500 a grimpé pendant 7 séances d'affilée, une première depuis 2017. Vendredi soir, le Dow Jones n'était plus qu'à 1,6% de son record, le S&P 500 à seulement 1,4% et le Nasdaq devait encore progresser de 2,2%...

Sur le marché des changes, l'indice du dollar, qui mesure son évolution face à un panier de devises de référence, cédait lundi 0,39% à 97,01 points, tandis que l'euro regagnait 0,46% à 1,1265$. La livre sterling avançait de 0,2% à 1,3067$ alors que les négociations se poursuivent entre conservateurs et travaillistes sur le Brexit. Un sommet européen se réunira mercredi pour décider si la date du Brexit peut être à nouveau reportée, comme le demande la Première ministre britannique.

Sur les marchés obligataires américains, le rendement de l'emprunt d'Etat américain de référence,le T-Bond à 10 ans, progressait lundi de 2 points de base à 2,52%, après être tombé jusqu'à 2,35% il y a deux semaines, au plus bas niveau depuis 2017.

Les résultats du 1er trimestre attendus en baisse pour la 1ère fois depuis 2016

En l'absence de catalyseurs du côté des négociations commerciales, ni sur le plan des statistiques macro-économiques, les investisseurs ont tourné ce lundi les yeux essentiellement vers les entreprises, alors que la saison des résultats du premier trimestre s'apprête à démarrer.

Le coup d'envoi des comptes du T1 sera ainsi donné cette semaine par Delta Air Lines (-0,14%) et les banques JP Morgan Chase (+0,06%) et Wells Fargo (+0,19%).

Dans l'ensemble, les analystes s'attendent à un recul des bénéfices du S&P 500 par rapport à la même période de 2018, ce qui serait une première depuis près de trois ans, au 2ème trimestre 2016. Le consensus compilé par Factset (groupe Dow Jones), s'attend ainsi à un recul de 4,2% de bénéfices des sociétés du S&P 500 sur un an, tandis que le consensus du cabinet Refinitiv table sur un recul plus modeste de 2%.

Les bénéfices ont été affectés au premier trimestre par une série de facteurs négatifs, dont la hausse des coûts des matières premières, le ralentissement conjoncturel et le retour des barrières douanières sur certains produits. Ils souffriront aussi d'une base de comparaison défavorable,le 1er trimestre 2018 ayant largement bénéficié des baisses de l'impôt sur les sociétés mises en place par Donald Trump.

Les cours du pétrole ont poursuivi leur ascension lundi, sur fond de combats en Libye qui font craindre pour l'approvisionnement en brut. Le contrat à terme de mai sur le brut léger américain WTI gagnait en soirée 1,8%, à 64,23$ le baril sur le Nymex, tandis que le Brent d'échéance juin prenait 1% à 71$ le baril.

Les deux variétés de pétrole évoluent au plus haut depuis 5 mois, après avoir subi une forte chute fin 2018. Le Brent a regagné plus de 30% depuis le début de l'année et le WTI plus de 40%, tous deux dopés par les sanctions américaines contre l'Iran et le Venezuela, par l'encadrement de la production de l'Opep et de ses alliés et par l'espoir que les mesure de soutien de la croissance en Chine porteront leurs fruits en 2019.

VALEURS A SUIVRE

Le titre de Boeing (-4,8%) chute après l'annonce, vendredi soir après la clôture, d'une réduction de près de 20% de la production de Boeing 737 MAX, l'appareil étant interdit de vol depuis le crash d'Ethiopian Airlines le 10 mars dernier. La production du 737 MAX va ainsi passer de 52 appareils par mois à 42, a indiqué le constructeur. Un comité va en outre passer en revue les procédés de conception et de développement des appareils.

Boeing semble donc se préparer à une interdiction de vol prolongée des 737 MAX. Des analystes et des représentants américains ont estimé qu'elle devrait durer encore deux mois, mais elle pourrait vraisemblablement se prolonger au-delà.

Le B-737 MAX est impliqué dans deux accidents mortels, liés tous deux à un dysfonctionnement du système anti-décrochage de l'appareil (MCAS). Boeing a présenté un correctif logiciel de ce système, qui doit encore être testé et certifié par les autorités américaines de l'aviation (la FAA). Jeudi, le PDG de Boeing, Dennis Muilenburg, a reconnu la responsabilité du groupe et a assuré que Boeing avait presque achevé la mise à jour de son système MCAS, ajoutant qu'il anticipait une certification par la FAA et une installation dans les appareils "dans les prochaines semaines".

Les investisseurs s'interrogent néanmoins sur le carnet de commandes et le rythme de production du B-737 MAX, qui vont souffrir d'une crise de confiance, dont la durée et l'ampleur sont encore difficiles à anticiper.

General Electric décroche de 7,4% après une dégradation par JP Morgan Chase. L'influent analyste du broker, Stephen Tusa, l'un des analystes les plus réputés à Wall Street (qui critique depuis longtemps déjà le modèle d'activité de GE), juge que les investisseurs sous-estiment encore la sévérité des risques et des challenges auxquels sera confronté le groupe. Ainsi, le spécialiste réduit encore d'un dollar son objectif de cours, à 5$, tout en abaissant sa recommandation de 'neutre' à 'sous-pondérer'.

Apple (+1,4%) s'apprête à signer sa 9è séance de hausse, ce qui lui a permis de retrouver depuis vendredi sa place de 1ère capitalisation boursière mondiale devant Microsoft (-0,12%). Vendredi, le 'Wall Street Journal' a donné un coup de pouce supplémentaire au titre, en affirmant que le service de musique en streaming, Apple Music, avait dépassé Spotify (0,8%) en février aux Etats-Unis en nombre d'abonnés payants.

Apple Music comptait en février plus de 28 millions d'abonnés payants aux Etats-Unis, contre 26 millions pour Spotify, d'après les sources du quotidien financier américain. Si l'on comptabilise les utilisateurs du service gratuit financé par la pub de Spotify, ce dernier reprend cependant la tête.

Tesla (-0,2%). Fiat Chrysler Automobiles (+2%) va payer un montant non révélé pour acquérir des crédits carbone auprès du groupe californien d'Elon Musk. FCA n'était en effet pas en mesure de se conformer aux futures normes d'émissions de dioxyde de carbone de l'UE (95 grammes de CO2/km). Rappelons que le titre du constructeur de véhicules électriques avait décroché de plus de 8% jeudi suite à des ventes unitaires du premier trimestre 2019 inférieures aux attentes de marché, et sur fond de doutes concernant la capacité du groupe à accéder durablement à la rentabilité.

L'introduction en Bourse de Pinterest se précise pour la fin juin prochain. Le réseau social de partage de photos a fixé prudemment sa fourchette indicative d'introduction entre 15 et 17$ par action, selon le 'Wall Street Journal'. Le milieu de fourchette ferait ressortir une décote de plus de 20% sur le prix par action de la dernière levée de fonds (21,54$), a indiqué le 'Wall Street Journal'.

Pinterest et ses banques conseil (Goldman Sachs et JP Morgan Chase), semblent avoir été refroidis par l'introduction mouvementée de Lyft la semaine dernière... Si le titre de la société de VTC a bénéficié d'une brève envolée le 29 mars, il est retombé dès le lendemain en dessous de son cours d'introduction de 72$. Ce lundi en séance, l'action Lyft évoluait à 70,71$ en baisse de 5%.

Jusqu'à présent, Pinterest envisageait de s'introduire sur la base d'une valorisation d'au moins 12 milliards de dollars, la compagnie ayant été estimée autour de ce montant à l'occasion de sa dernière levée de fonds en 2017. Ces ambitions semblent donc avoir été franchement revues à la baisse. Pinterest, basé à San Francisco, revendiquait 250 millions d'utilisateurs actifs en septembre dernier. La société monétise son site via des publicités placées entre les photos.

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