En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.
  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 580.38 PTS
+0.31 %
5 528.00
+0.48 %
SBF 120 PTS
4 415.60
+0.30 %
DAX PTS
12 222.39
+0.57 %
Dowjones PTS
26 559.54
+0.42 %
7 689.72
+0.00 %
1.124
+0.00 %

Wall Street : en hausse avec les bancaires, le pétrole et la Chine

| Boursier | 212 | Aucun vote sur cette news

La Bourse de New York est repartie à la hausse, vendredi, grâce à une série d'annonces de sociétés (JP Morgan, Disney, Chevron) et après des indicateurs chinois encourageants en Chine en mars.

Wall Street : en hausse avec les bancaires, le pétrole et la Chine
Credits Reuters

L'actualité des entreprises a repris le devant de la scène vendredi à New York, redonnant aux investisseurs le goût du risque. Ainsi, JP Morgan Chase (+4,6%), la plus grande banque américaine par ses actifs, a lancé en fanfare la saison des résultats du 1er trimestre. Par ailleurs, l'annonce d'une fusion géante dans le secteur pétrolier, avec une offre de Chevron (-4,8%) sur Anadarko (+33%!) a aussi soutenu la tendance. Enfin, les marchés ont salué le lancement par Walt Disney (+10%!) de son service de vidéo en streaming, faisant de l'ombre à ses concurrents Netflix (-4,2%) et Apple (-0,1%). Sur le plan macro-économique, la Chine a donné des signes de stabilisation de son économie en mars.

Deux heures avant la clôture, l'indice Dow Jones bondissait de 0,9% à 26.397 points, soutenu notamment par JP Morgan et Walt Disney. L'indice large S&P 500 gagnait 0,6% à 2.905 pts, et le Nasdaq composite, riche en valeurs technologiques et biotechnologiques, progressait plus modestement de 0,4% à 7.980 pts.

Les sommets historiques à moins de 1% pour le S&P 500

L'indice S&P 500 est remonté au dessus de 2.900 points pour la première fois depuis 6 mois, et il se trouve désormais à moins de 1% de son plus haut historique de 2.930 points, inscrit le 20 septembre 2018.

Sur le marché des changes, l'indice du dollar, qui mesure son évolution face à un panier de devises de référence, cédait 0,23% à 96 ,96 points, apportant du soutien aux valeurs exportatrices américaines. L'euro gagnait 0,4% à 1,1296$, toujours soutenu par les propos de Mario Draghi, le président de la BCE qui a temporisé mercredi sur la question du soutien aux banques et le lancement d'un nouveau programme de prêts bancaires (TLTRO).

Sur les marchés obligataires américains, le rendement de l'emprunt d'Etat américain de référence, le T-Bond à 10 ans, a poursuivi son rebond, gagnant encore 5 points de base à 2,55%, alors que les investisseurs ont vendu des obligations pour revenir sur les actions dans l'espoir d'une bonne saison de résultats et d'un regain de vigueur de l'économie mondiale après des statistiques chinoises encourageantes.

Ce taux à 10 ans avait plongé jusqu'à 2,35% fin mars, après le changement de ton de la Fed, qui a annoncé son intention de ne plus relever ses taux directeurs pendant l'ensemble de 2018, en raison de l'accumulation des risques sur la croissance mondiale.

Les exportations chinoises repartent, l'inflation reste modérée aux Etats-Unis

La Chine a quelque peu rassuré les marchés en annonçant vendredi un fort rebond de ses exportations en mars (+14,2% sur un an et +3% sur un mois), de quoi redonner confiance en la demande mondiale. La banque centrale chinoise a également annoncé une très forte envolée des prêts bancaires en mars, montrant que les efforts des autorités pour assouplir le crédit et stimuler l'activité sont en train de porter leurs fruits.

Ces chiffres suggèrent que le pire pourrait être passé pour l'économie chinoise, du moins si l'accord commercial très attendu avec les Etats-Unis se concrétise dans les prochaines semaines.

Les cours du pétrole ont profité de ces espoirs pour la croissance chinoise. Le contrat à terme de mai sur le brut léger américain WTI rebondissait vendredi soir de 0,98% à 64,20$ le baril sur le Nymex, tandis que le Brent de même échéance montait de 1,17% à 71 ,66$.

Aux Etats-Unis, les statistiques du jour n'ont pas apporté de surprises importantes. Les prix à l'importation ont augmenté pour le troisième mois d'affilée en mars, dopés par la hausse du prix des carburants, mais la tendance sous-jacente reste faible. Les prix à l'importation ont ainsi augmenté de 0,6% sur un mois, contre +0,4% attendu par le consensus, mais ils sont stables sur un an.

En outre, hors carburants, les prix à l'importation n'ont augmenté que de 0,2% en mars sur un mois, comme en février, et ont baissé de 0,3% sur un an.

Quant aux prix à l'exportation, ils ont augmenté de 0,7% en mars sur un mois, après une progression de 0,6% en février, et de 0,6% sur un an.

Par ailleurs, l'indice de confiance des consommateurs de l'Université du Michigan est ressorti à 96,9 points en estimation préliminaire sur avril, alors que les économistes attendaient en moyenne 98 points.

VALEURS A SUIVRE

JP Morgan Chase (+4,6%). La plus grande banque américaine en termes d'actifs a nettement battu le consensus pour ses résultats trimestriels. L'établissement, qui a notamment profité de taux d'intérêts plus élevés et des bonnes performances de son activité de conseil et de souscriptions à des titres de dette, a enregistré sur les trois premiers mois de l'année un profit net de 9,18 milliards de dollars (+5,4%), soit 2,65 dollars par action, contre 2,35 dollars de consensus.

Les revenus nets ont atteint 29,8 Mds$, en hausse de 5%, alors que les provisions pour pertes sur crédit sont ressorties à 1,5 Md$, en hausse de 330 M$ sur un an. Les revenus de trading ont chuté de 17% à 5,5 milliards de dollars, mais le marché tablait sur une baisse de 18%.
La banque a réitéré sa prévision de revenus d'intérêts de 58 milliards de dollars pour l'exercice en cours, soit 3 Mds$ de plus qu'en 2018. Jamie Dimon, le patron de JPM, a déclaré : "Au premier trimestre de 2019, nous avons enregistré des revenus et un bénéfice net records, une solide performance dans chacun de nos principaux secteurs d'activité et un environnement plus constructif. Même dans un contexte d'incertitude géopolitique mondiale, l'économie américaine continue de croître, l'emploi et les salaires augmentent, l'inflation est modérée, les marchés financiers sont sains et la confiance des consommateurs et des entreprises demeure forte".

Wells Fargo (-2,5%). Deuxième grande banque américaine à publier ses trimestriels ce vendredi, Wells Fargo a, à l'image de JP Morgan, dépassé les attentes des analystes. L'établissement californien a réalisé, au cours des trois premiers mois de l'année, un bénéfice net de 5,9 milliards de dollars (soit un bpa de 1,20$ contre 1,09$ de consensus) pour des revenus de 21,6 Mds$. Les revenus nets d'intérêts sont ressortis à 12,3 Mds$. Les provisions pour pertes sur crédit se sont établies à 845 M$ contre 744 M$ attendus. Le ROE atteint 12,71% contre 10,58% un an plus tôt. Enfin, le ratio 'common equity Tier 1' resort à 11,9%, contre 11,6% de consensus. Le titre gagne 1,5% en pré-séance à Wall Street.

Chevron (-4,8%) va mettre la main sur Anadarko Petroleum (+33%!) dans le cadre d'une transaction en numéraire et en actions de 33 milliards de dollars ou 65$ par titre. Les actionnaires d'Anadarko recevront 0,3869 action Chevron et 16,25$ en espèces pour chaque titre détenu.
L'opération, qui valorise Anadarko 50 Mds$ dette comprise, devrait permettre à Chevron de réaliser des synergies de coûts de 1 milliard de dollars avant impôts et de réduire ses investissements de 1 milliard de dollars dans l'année suivant la clôture de la transaction. La major pétrolière s'attend également à ce que l'opération ait un effet relutif sur les flux de trésorerie disponibles et le bénéfice par action un an après la clôture, avec un cours moyen du Brent à 60$.

Chevron prévoit par ailleurs de céder de 15 à 20 milliards de dollars d'actifs entre 2020 et 2022. Le produit servira à réduire davantage la dette du groupe et à retourner davantage de liquidités aux actionnaires. A ce titre, la firme va augmenter son programme de rachat d'actions de 4 à 5 Mds$ par an à la clôture de l'opération...

Walt Disney flambe de plus de 10% après avoir présenté son premier service de vidéo en streaming et des objectifs ambitieux pour "Disney +", nom de ce nouveau service qui devrait être officiellement lancé avant la fin de l'année. L'annonce de Disney a en revanche fait reculer le titre des concurrents Netflix (-4,2%) et Apple (-0,1%), ce dernier ayant présenté en mars Apple+, un service en streaming à la demande (SVOD), qui avait laissé les marchés un peu sur leur faim.

Disney a fait une présentation ambitieuse depuis son siège de Burbank, en Californie, faisant étalage du catalogue de sa future plateforme familiale, qui comprendra des dizaines de séries télévisées et films cultes tels que "La Reine des Neiges", "Le Roi Lion", ou encore "Avatar"...
Seront aussi disponibles des contenus exclusifs, les futurs films produits par les studios Disney après leur sortie en salles de cinéma, ainsi que des programmes de l'univers "Star Wars" et des superhéros Marvel. La plateforme sera lancée en premier lieu aux Etats-Unis, puis progressivement à travers le monde. Disney a entrepris une mue avec l'espoir de devenir incontournable sur le marché de la SVOD, désormais "la priorité numéro 1" de la compagnie.

Procter & Gamble (-0,12%). Unilever (-1% à Amsterdam) va racheter les marques d'hygiène bucco-dentaire Fluocaril et Parogencyl à Procter & Gamble. L'opération donnera au géant anglo-néerlandais une position de leader dans le domaine des soins bucco-dentaires au sein du réseau français de pharmacies, ainsi que des positions fortes en Espagne. Les termes de l'accord n'ont pas été divulgués. L'acquisition devrait être finalisée au deuxième trimestre 2019.

Tesla (-0,28%) reste affaibli après avoir perdu 2,7% la veille. Le constructeur américain de voitures électriques et son partenaire japonais Panasonic se montrent prudents dans leurs projets d'augmenter la capacité de leur usine géante située dans le Nevada, qui fournit les batteries pour les voitures électriques Tesla...

Boeing (+2,5%). Bernstein estime entre 2 et 3 milliards de dollars les coûts pour Boeing liés à la résolution des problèmes rencontrés par le 737 MAXs. L'analyste reste malgré tout 'acheteur' de la valeur même s'il réduit son objectif de 459 à 449 dollars. "Les valeurs sont très incertaines, car le moment du retour du MAX n'est pas connu". Le courtier affirme également que la réduction de la production du B737MAX à 42 appareils par mois est plus complexe qu'il n'y paraît à première vue, ce qui ne l'empêche donc pas de rester positif sur le dossier.

Versum Materials (+0,17%). Merck KGaA a annoncé l'acquisition de Versum Materials pour un prix de 53 dollars par action après l'abandon par le fabricant américain de composants électroniques d'un précédent accord de fusion avec son concurrent Entegris. Avec une dette assumée de Versum d'environ 700 millions de dollars et basée sur environ 109 millions d'actions, l'opération réalisée par Merck représente un coût total de près de 6,5 milliards de dollars (5,74 milliards d'euros).

Uber Technologies va-t-il réussir son pari ? Le "roi du VTC" a officialisé jeudi soir son projet d'introduction en Bourse à Wall Street. Si aucun détail de l'opération n'est encore connu, le groupe californien a dévoilé l'état de ses finances : Alors qu'Uber souhaiterait lever environ 10 milliards de dollars lors de cette IPO qui pourrait le valoriser près de 100 Mds$, la firme a averti que ses pertes opérationnelles allaient continuer d'"augmenter significativement dans un avenir prévisible" et qu'elle "pourrait ne pas parvenir à la rentabilité".

D'autant que les bilans des derniers exercices financiers d'Uber ont de quoi refroidir les plus optimistes. La compagnie a en effet essuyé une perte opérationnelle de plus de 3 Mds$ l'an passé, portant son déficit sur trois ans à plus de 10 Mds$ ! Dara Khosrowshahi, le directeur général d'Uber, qui s'apprête à démarrer une tournée auprès des investisseurs, a donc du pain sur la planche. Les débuts en Bourse d'Uber sont attendus début mai sur le New York Stock Exchange avec le code mnémonique UBER.

 ■

Les informations et conseils rédigés par la rédaction de Boursier.com sont réalisés à partir des meilleures sources, même si la société Boursier.com ne peut en garantir l'exhaustivité ni la fiabilité. Ces contenus n'ont aucune valeur contractuelle et ne constituent en aucun cas une offre de vente ou une sollicitation d'achat de valeurs mobilières ou d'instruments financiers. La responsabilité de la société Boursier.com et/ou de ses dirigeants et salariés ne saurait être engagée en cas d'erreur, d'omission ou d'investissement inopportun.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 18/04/2019

Pour l'exercice 2018, Wedia affiche un chiffre d'affaires consolidé de 10,8 ME, en hausse de 16% par rapport à l'exercice 2017, soit 9,3 ME...

Publié le 18/04/2019

Les revenus locatifs de Carmila pour les 3 premiers mois de l'année 2019 s'élèvent à 89,2 millions d'euros, contre 82,1 millions d'euros en 2018 sur...

Publié le 18/04/2019

Implanet affiche pour l'exercice 2018 une perte nette de 5,55 ME, contre 6,61 ME un an auparavant...

Publié le 18/04/2019

L'assemblée générale des actionnaires de CNP Assurances qui s'est réunie le 18 avril 2019 à Paris a approuvé les comptes sociaux et consolidés de...

Publié le 18/04/2019

Accor a fait le point sur son activité du premier trimestre 2019. Ainsi, le groupe hôtelier a réalisé un chiffre d'affaires de 987 millions d’euros sur la période, en progression de 34,2% en…