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Wall Street : en chute libre face aux craintes de récession

| Boursier | 879 | 4 par 1 internautes

Wall Street s'enfonce lundi soir, dans le sillage des autres places mondiales, plombées par le Covid-19 et l'effondrement des cours du pétrole.

Wall Street : en chute libre face aux craintes de récession
Credits Reuters

La Bourse de New York plonge de 6% à 7% lundi soir, les investisseurs cédant à la peur d'une récession à venir sous l'effet de la propagation du coronavirus Covid-19, qui paralyse de nombreux secteurs économiques, et de l'effondrement des cours du pétrole, qui menace les économies des pays producteurs de pétrole. Le cours du brut américain WTI chute de plus de 25% lundi soir, approchant les 30$ le baril. Les taux d'intérêts souverains US plongent à des niveaux jamais vus, tandis que la volatilité flambe.

A deux heures de la clôture, l'indice Dow Jones perd 7% à 24.052 points, tandis que l'indice large S&P 500 chute de 6,75% à 2.771 pts et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, plonge de 6,11% à 8.051 pts.

La semaine dernière, les trois indices étaient parvenus à afficher un score positif, malgré une très forte volatilité : +1,8% pour le Dow Jones, +0,6% pour le S&P 500 et +0,1% pour le Nasdaq. La semaine précédente, ils avaient plongé respectivement de 12,3%, 11,5% et 10,5%, leur pire performance depuis 2008, en pleine crise de "subprimes".

Lundi, l'indice VIX de la volatilité (aussi appelé "l'indice de la peur") flambe de 30%, pour approcher les 55 points, au plus haut depuis la crise des "subprimes" de 2008-2009... Le Vix avait culminé à environ 70 en octobre 2008, juste après la faillite de la banque Lehman Brothers, qui avait déclenché la crise financière.

Brouille entre Moscou et Riyad, qui va augmenter sa production de pétrole

Les cours du pétrole plongent lundi de plus de 25% (après avoir déjà perdu 10% vendredi), après l'échec de la réunion de l'Opep+ à Vienne. Le cours du baril de brut léger américain (WTI) s'effondre lundi de 25,7% à 30,67$ (contrat à terme d'avril coté sur le Nymex) tandis que le Brent de mer du Nord lâche 24,7% à 34,09$ (contrat à terme de mai). Les deux principales variétés de pétroleabandonnent désormais de près de 50% depuis le début de l'année. La perte de lundi est la pire journée pour l'or noir depuis la première guerre du Golfe en 1991...

Vendredi, après de longues tractations, la Russie a refusé la proposition de l'Opep, menée par l'Arabie saoudite, qui avait recommandé aux pays de l'alliance dite Opep+ de prolonger leur accord jusqu'à la fin 2020, et d'abaisser leur production commune de 1,5 million de barils par jour supplémentaires.

Pendant le week-end, l'Arabie saoudite a annoncé une baisse du prix de vente officiel de toutes ses qualités de brut vers toutes les destinations, déclenchant de fait une guerre des prix. Selon des sources citées par 'Reuters', Riyad a l'intention de produire en avril plus de 10 millions de barils par jours, contre 9,7 mbj ces derniers mois. Dans un marché mondial en excès d'offre, avant même l'épidémie de Covid-19, la perspective d'une hausse de l'offre de pétrole provoque donc un effondrement des cours.

L'euro bondit, l'or reste "LA" valeur-refuge

Sur le marché des changes, l'euro s'apprécie nettement lundi face au dollar, bondissant de 1,6% à 1,1465$ ! Les investisseurs estiment que la Réserve fédérale américaine dispose d'une marge de manoeuvre plus importante pour baisser ses taux d'intérêts directeurs que la BCE, qui se réunira jeudi pour décider des mesures de soutien à apporter à l'économie de la zone euro.

Les taux d'intérêts sur les emprunts d'Etat se sont écroulés lundi (après des fortes chutes ces deux dernières semaines) : le rendement du Bund allemand à 10 ans est tombé à un plus bas historique à -0,86% (contre -0,71% vendredi) et celui de l'OAT française a fini à -0,39% contre -0,35% vendredi. Aux Etats-Unis, le taux du T-Bond à 10 ans a plongé à 0,50%, contre 0,76% vendredi soir et 1,90% début janvier.

L'or continue de servir de valeur-refuge, même si son avancée a été modeste lundi (+0,33% à 1.678$). Le métal jaune a tout de même progressé d'environ 10% depuis le début de l'année, surpassant les autres placements.

Donald Trump relativise la crise du coronavirus

Lundi soir, le bilan mondial du coronavirus est monté à 113.575 personnes atteintes et 3.995 morts (dont 3.120 en Chine). L'Italie, pays européen le plus touché, déplore 9.172 cas et 463 morts (+97 par rapport à dimanche), la France compte environ 1.412 cas et 30 morts, et l'Allemagne a 1.176 cas et 2 morts. Aux Etats-Unis, on relève 607 cas et 22 morts. En Chine, le nombre de nouveaux cas est en net ralentissement et les autorités encouragent désormais les employés à reprendre le travail.

Aux Etats-Unis, les déclarations d'urgence se multiplient. Au moins quatre Etats ont déclaré un état d'urgence (Californie, Washington, Maryland et Indiana), ce qui permet à leurs autorités de prendre des mesures exceptionnelles pour lutter contre le virus. En Californie, le paquebot Grand Princess et ses 3.500 passagers et membres d'équipage, dont au moins une vingtaine de cas avérés de coronavirus, est entré lundi en fin de matinée dans la baie de San Francisco. La mise en quarantaine et le rapatriement des personnes à bord seront organisés par les autorités qui ont évoqué une opération "sans précédent".

Donald Trump conserve son calme sur le réseau social Twitter et rappelle : "La MEILLEURE décision prise était la plus dure d'entre elles - qui a sauvé de nombreuses vies. Notre décision TRÈS rapide de stopper les voyages vers et en provenance de certaines parties du monde !" Trump félicite par ailleurs le vice-président Mike Pence et sa 'CoronaVirus Task Force' pour leur "excellent travail".

Le leader américain relativise en comparant les chiffres du coronavirus à ceux de la grippe saisonnière, dont 37.000 Américains ont péri l'an dernier. "Elle fait en moyenne 27.000 à 70.000 (morts) par an. Rien n'est fermé, la vie & l'économie continuent. A cet instant, il y a 546 cas confirmés de CoronaVirus et 22 morts. Pensez-y !"

VALEURS A SUIVRE

Tous les secteurs ont été attaqués, à commencer par les valeurs pétrolières, les banques et les valeurs industrielles et technologiques.

Sur le secteur pétrolier, la séance tourne à la boucherie. ExxonMobil dévisse de... 9%, ConocoPhillips de 23% et Chevron de 13%. Halliburton plonge de 39% et Schlumberger de 26% !

Sur le compartiment bancaire cette fois, Citigroup corrige de 16% environ, comme JP Morgan Chase et Bank of America. Wells Fargo rend 12%. Goldman Sachs cède 10%, comme Morgan Stanley.

Apple dévisse de 6,6%, Microsoft de 5,4%, Amazon de 4% et Alphabet de 5%. Tesla chute de 12%, Facebook de 6%. Intel perd 8%. Texas Instruments affiche une correction de 5,9%. Oracle rend 2,1%...

Apple (-6,6%). Selon des données citées par Reuters, les marques de téléphonie mobile ont livré un total de 6,34 millions d'appareils en Chine au mois de février 2020, ce qui traduit une chute de 54,7% en glissement annuel. Les données fournies par la China Academy of Information & Communications Technology montrent qu'Apple n'a écoulé pour sa part qu'un peu moins de 500.000 smartphones en Chine en février, victime des lourdes restrictions locales durant presque tout le mois. Les marques Android, comprenant Huawei ou Xiaomi, n'ont livré que 5,85 millions d'appareils contre 12,72 millions en février 2019.

Twitter (-1,2%) a annoncé un accord dans le cadre duquel les firmes de private equity Elliott Management Corp. et Silver Lake obtiendront chacune un siège au conseil d'administration. Le 'deal' intervient alors qu'Elliott faisait pression afin d'obtenir le départ du directeur général de la firme à l'oiseau bleu, Jack Dorsey. Dans le cadre de l'accord, Silver Lake investira pour sa part 1 milliard de dollars. Twitter utilisera sa propre trésorerie, ainsi que l'investissement de Silver Lake, afin de mener à bien un programme de rachat d'actions de 2 milliards de dollars. Twitter indique que son conseil d'administration a formé un comité destiné à évaluer la structure managériale et le plan potentiel de succession de son CEO.

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