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Wall Street en berne, le Nasdaq perd plus de 3%

| Boursier | 1042 | Aucun vote sur cette news

Dans un marché très volatil, les indices boursiers américains rechutent mardi soir de 2% à 3%, les investisseurs s'inquiétant de l'accumulation des facteurs de risque.

Wall Street en berne, le Nasdaq perd plus de 3%
Credits Reuters

Dans un marché très volatil, les indices boursiers américains rechutent mardi soir de 2% à 3%, les investisseurs s'inquiétant de l'accumulation des facteurs de risque, et alors que les premiers résultats d'entreprises du 1er trimestre montrent un environnement de coûts et de taux de plus en plus difficile, notamment pour General Electric (-11%), 3M (-3,3%) et UPS (-3%). Les résultats des géants de la "tech" Microsoft (-2,8%) et Alphabet (-2,6%) sont attendus après la clôture.

A deux heures de la clôture, le Dow Jones perd 1,8% à 33.436 points, tandis que l'indice large S&P 500 lâche 2% à 4.208 pts et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, replonge de 3,08% à 12.607 pts. L'indice VIX de la volatilité (surnommé "l'indice de la peur") flambe d'environ 17%, repassant au-dessus des 30 points (31,60), bien au-dessus de sa moyenne mobile à 200 jours (21).

Inquiétudes pour la croissance chinoise

Plus tôt dans la journée, les marchés européens ont reculé dans la crainte d'un ralentissement de l'activité économique sur fond de guerre en Ukraine, de reprise de la crise Covid-19 en Chine et d'anticipations de politiques monétaires moins accommodantes. L'indice Euro Stoxx 50 a perdu 0,96%, le DAX 30 a lâché 1,2% à Francfort, et à Paris, le CAC 40 a cédé 0,54%. En Asie, le Nikkei a regagné 0,41% à Tokyo, mais le Shanghai composite a encore cédé 1,4% après un plongeon de 5,1% lundi dans la crainte d'un confinement de Pékin, après celui de Shanghai qui dure depuis plus d'un mois.

Les annonces de soutien annoncées par Pékin n'ont rassuré qu'à moitié les investisseurs. La Banque centrale s'est engagée à soutenir l'économie grâce à un financement ciblé pour les petites entreprises et à une résolution rapide de la répression en cours contre les entreprises technologiques. La BPC a précisé qu'elle favorisera aussi un développement sain et stable des marchés financiers et maintiendra des liquidités raisonnablement suffisantes.

Les "Gafam" très attendus sur leurs comptes après "l'accident" Netflix

A Wall Street, les résultats trimestriels et les prévisions des "GAFAM" sont particulièrement attendus cette semaine, à commencer par Microsoft et Alphabet, qui publient leurs comptes ce mardi soir, suivis mercredi de Meta Platforms (-2,4%), puis jeudi d'Apple (-2,6%), Amazon (-3,3%) et de Twitter (-3%). Ce dernier avait donné lundi un coup de boost à Wall Street après l'annonce de son rachat par Elon Musk.

La semaine dernière, la saison des résultats des "technos" avait commencé sur un gros couac avec Netflix (-4%), dont le cours de Bourse s'est effondré depuis de 40%, le géant du streaming ayant perdu 200.000 abonnés au 1er trimestre... Les investisseurs estiment cependant que les problèmes de Netflix ne peuvent être extrapolés à tout le secteur internet.

Au global, ce sont 180 sociétés du S&P500 qui dévoileront leurs résultats du premier trimestre cette semaine. Sur les 102 entreprises du S&P 500 qui ont publié leurs bénéfices jusqu'à présent (à lundi soir), 77,5% ont dépassé les attentes des analystes (contre 66% en moyenne), selon les données de Refinitiv.

Le moral des ménages US marque le pas en avril

Sur le front macro, les commandes nouvelles en biens durables aux USA pour le mois de mars ont rebondi de 0,8% en comparaison du mois antérieur, contre une hausse de +1% attendue par le consensus. Le repli du mois de février a par ailleurs été révisé de -2,1% à -1,7%. Hors transport, les commandes ont augmenté de 1,1%, contre +0,6% de consensus de marché, et après une baisse de 0,5% en février.

L'indice de confiance des consommateurs américains mesuré par le Conference Board est ressorti à 107,3 pour le mois d'avril, contre 108,2 de consensus et 107,6 pour la lecture révisée du mois antérieur. Le sous-indice de la situation actuelle recule de 153,8 à 152,6 alors que celui des attentes grimpe de 76,7 à 77,2.

Sur le marché immobilier, les ventes de logements neufs pour le mois de mars sont ressorties au nombre de 763.000, contre 768.000 de consensus de place et 835.000 pour la lecture révisée à la hausse du mois précédent. Selon l'indice S&P Case-Shiller, les prix des maisons ont par ailleurs augmenté de 19,8% en février en glissement annuel après un bond de 19,1% en janvier. Il s'agit de la troisième lecture la plus élevée depuis la création de cet indice il y a 35 ans. L'indicateur '20-City' des 20 principales métropoles a encore progressé de 20,2% en glissement annuel, contre 18,9% le mois précédent, et +19% de consensus.

Pétrole et dollar en hausse, les taux se détendent pour la 2e séance

Malgré les craintes sur la demande chinoise, les cours du pétrole ont rebondi mardi. Le baril de brut léger américain WTI (contrat à terme de juin) reprenait 4% à 102,50$ sur le Nymex, tandis que le Brent de la mer du Nord remontait de 3,5% à 105,91$ pour le contrat de juin. L'or a regagné un peu de terrain, le contrat à terme de juin avançant de 0,36% à 1.902,80$ l'once sur le Comex.

Après les fortes tensions de la semaine passée, les rendements des emprunts d'Etat américains se détendent pour la 2e séance. Le taux du T-Bond à 10 ans cède 6 points de base (pb) à 2,76% contre 2,90% vendredi soir (son plus haut depuis novembre 2018). Le rendement du T-Bond à 2 ans, qui réagit davantage à la politique monétaire, est retombé à 2,54% (-9 pb) contre 2,70% vendredi soir. En Europe, le rendement du Bund allemand à 10 ans, référence de la zone euro, a lâché 2 pb à 0,81% contre 0,97% vendredi. Malgré leur repli des dernières 48h, ces taux ont flambé depuis le début de l'année, qu'ils avaient commencée respectivement à 1,5% pour le "10 ans" US, à 0,72% pour le "2 ans" et à -0,18% pour le "10 ans " allemand.

Du côté des devises, l'indice du dollar poursuit son "rally" mardi, gagnant encore 0,5% pour s'élever à 102,25 points face à un panier de devises de référence, des niveaux inconnus depuis la crise du Covid en mars 2020 et avant cela, depuis début 2003 ! L'euro recule de 0,6% à 1,0648$, au plus bas depuis mars 2020. Le billet vert fait office de valeur refuge et profite de la hausse des rendements obligataires aux Etats-Unis, qui rend les placements en dollars plus rémunérateurs que d'autres investissements, tels que l'or, mais aussi les actions, dans le contexte actuel d'aversion au risque.

VALEURS A SUIVRE

* Pepsico grignote 0,4% après l'annonce d'un chiffre d'affaires trimestriel meilleur que prévu et des prévisions de ventes rehaussées pour l'ensemble de l'année à la faveur d'une demande soutenue pour ses produits malgré plusieurs séries d'augmentations de prix. Le géant des sodas a vu ses revenus croître de 9,3% au premier trimestre (+13,7% en organique) à 16,20 milliards de dollars, bénéficiant à plein de la levée des restrictions liées au Covid-19 dans les lieux publics tels que les bars et restaurants. Le consensus était positionné à 15,57 Mds$. Le bpa ajusté a atteint 1,29$ contre 1,21$ il y a un an et un consensus de 1,23$. La firme vise désormais une croissance organique de 8% cette année, contre une prévision antérieure de +6%. Elle a en revanche réduit ses prévisions de bénéfice par action à 6,63$ contre 6,67$ précédemment en raison de la vigueur du dollar américain et de la hausse des coûts. Pepsico a par ailleurs enregistré une charge de 241 M$ au premier trimestre en lien avec la guerre en Ukraine.

* General Electric chute de 11%. Le géant industriel et financier américain s'attend désormais à un bénéfice annuel dans le bas de la fourchette de ses prévisions données en janvier (2,8 à 3,5$) en raison des problèmes continus d'approvisionnement et de la hausse des coûts du fret et des matières premières. Sur les trois mois clos fin mars, la firme a enregistré un bpa ajusté de 24 cents, stable sur un an, mais supérieur aux attentes du marché (19 cents). Les revenus sont ressortis à 17,04 Mds$, en ligne avec le consensus. Les recettes de la branche aviation ont atteint 5,6 Mds$, en croissance organique de 12% sur un an, alors que celles de la division énergie ont reculé de 6%. Le groupe est par ailleurs sur la bonne voie pour se scinder en trois sociétés "investment grade" distinctes, un plan dévoilé l'année dernière par la firme historique et qui marque l'un des changements les plus importants de son existence.

* United Parcel Service (UPS) abandonne 3%, le marché se focalisant sur la baisse des volumes de colis. Le géant américain de la livraison a pourtant dépassé les prévisions des analystes au premier trimestre, profitant du dynamisme du commerce en ligne pour relever ses tarifs et compenser la hausse des coûts. Sur la période, la firme enregistre un bpa juste de 3,05$ contre 2,77$ un an plus tôt et 2,88$ de consensus. Le chiffre d'affaires augmente de 6,4% à 24,38 Md$. Le management confirmer viser des revenus annuels de 102 Mds$ et un programme de rachat d'actions de 2 Mds$.

* Whirlpool grimpe de 6,2% malgré la révision à la baisse de ses prévisions annuelles de chiffre d'affaires et de bénéfices en raison du ralentissement de la demande par rapport aux niveaux atteints pendant la pandémie et de la forte hausse du coût des matières premières. Le fabricant d'appareils électroménagers s'attend désormais à une croissance des ventes nettes comprise entre 2% et 3% en 2022, par rapport à au moins 6% précédemment. Le bénéfice continu ajusté par action devrait de son côté se situer entre 24 et 26$, en baisse par rapport à une fourchette antérieure de 27 à 29$. Le propriétaire de KitchenAid a également annoncé un examen stratégique de ses activités en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique pour s'adapter à des facteurs tels que les tensions géopolitiques. Whirlpool cherche à se concentrer sur les activités à fort potentiel de croissance et de marge, tout en concentrant ses efforts sur les Amériques et l'Inde.

* Twitter (-3,5%) et Tesla (-10,4%). Après de longues discussions, Elon Musk, le patron de Tesla et SpaceX a conclu un accord lundi pour racheter le réseau social pour près de 44 milliards de dollars, soit un prix de 54,20$ par action Twitter. Alors que l'opération semblait incertaine la semaine dernière, l'homme le plus riche du monde avait fait accélérer le dossier en rencontrant dimanche plusieurs dirigeants de Twitter et en séduisant de nombreux actionnaires du groupe en dévoilant les détails financiers de son offre. Musk devra cependant sans doute céder une partie de ses titres Tesla pour financer cette acquisition, ce qui pèse sur le cours du constructeur de véhicules électriques.

* United Airlines (-3,9%) se veut optimiste. Pour preuve, la compagnie américaine prévoit la plus importante expansion transatlantique de son histoire cet été avec des capacités supérieures de 25% aux niveaux de 2019 afin de répondre à une forte demande. Le transporteur ouvrira notamment cinq nouvelles destinations le 29 avril vers Londres, Milan, Bergen, Munich et Nice. La compagnie basée à Chicago va aussi ajouter cinq nouvelles destinations "en vogue" à son réseau : Amman en Jordanie, Bergen en Norvège, les Açores au Portugal, Palma de Majorque et Tenerife. De nouvelles liaisons qui ne sont desservies par aucune autre compagnie nord-américaine. United va également remettre en service 14 routes transatlantiques que la compagnie aérienne a historiquement desservies et va ajouter des fréquences sur six autres. Grâce à cette expansion, United desservira plus de destinations transatlantiques que tous les autres transporteurs américains réunis et sera la plus importante compagnie au-dessus de l'Atlantique pour la première fois de l'histoire.

*3M recule de 3,3%, la révision à la baisse des prévisions annuelles l'emportant sur un bénéfice trimestriel supérieur aux attentes des analystes. Le géant industriel diversifié américain a enregistré sur les trois premiers mois de 2022 un profit de 1,299 milliard de dollars ou 2,26$ par action contre un bénéfice de 1,624 Md$ ou 2,77$ par titre un an plus tôt. Le bpa ajusté s'établit à 2,65$ contre 2,32$ de consensus. Les revenus diminuent de 0,3% à 8,85 Mds$, légèrement supérieurs aux attentes des analystes. Le management table désormais sur un bpa 2022 compris entre 9,89$ et 10,39$ contre une précédente fourchette allant de 10,15$ à 10,65$. Le bpa ajusté est anticipé entre 10,75$ et 11,25$. 3M et la plupart des autres fabricants doivent faire face à la forte hausse de leurs coûts liés à la main-d'oeuvre tout comme aux matières premières. Le groupe basé à Saint Paul est lui également confronté à la baisse de la demande pour ses masques jetables N95 avec le recul de la pandémie de Covid-19.

* Warner Bros Discovery (-6,5%) a publié un chiffre d'affaires trimestriel en hausse de 13% pour ses premiers résultats depuis la fusion entre Discovery et les actifs médias d'AT&T pour 43 milliards de dollars.

* DIDI (-2,8%). Le projet du groupe chinois de VTC de coter ses actions en Bourse de Hong Kong est suspendu pour une durée indéterminée, rapporte le quotidien South China Morning Post en citant des personnes proches du dossier.

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