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Wall Street en baisse avec les "stats" et Jerome Powell

| Boursier | 273 | Aucun vote sur cette news

La Bourse américaine cède du terrain mardi, après la publication d'indicateurs économiques décevants aux Etats-Unis et alors que le président de la Fed a lui aussi laissé les marchés sur leur faim.

Wall Street en baisse avec les "stats" et Jerome Powell
Credits Reuters

Wall Street est le théâtre de prises de bénéfices mardi, après la publication d'indicateurs économiques décevants aux Etats-Unis, et alors que le président de la Fed Jerome Powell a laissé les marchés sur leur faim en n'indiquant pas clairement que la Fed baisserait ses taux lors de sa prochaine réunion, fin juillet. L'annonce d'une fusion géante dans la pharmacie avec le rachat d'Allergan (+27%) par Abbvie (-15,6%) n'a pas suffi à soutenir la cote. Le pétrole est reparti à la hausse sur fond de tensions avec l'Iran, tandis que l'or et les obligations ont fait figure de valeurs-refuge. Les taux américains à 10 ans sont tombés en séance sous les seuil de 2%.

A deux heures de la clôture, vers 20h à Paris, l'indice Dow Jones cédait 0,43% à 26.609 points, tandis que l'indice large S&P 500 reculait de 0,60% à 2.927 pts et que le Nasdaq Composite lâchait 1,01% à 7.924 pts. En Europe, l'EuroStoxx 50 a cédé mardi 0,32% et à Paris, le CAC 40 a reculé de 0,13% à 5.514 pts.

Le dollar rebondit, l'or poursuit son "rally"

La semaine dernière, le S&P 500 avait franchi mardi un nouveau record historique, et le Dow Jones avait atteint vendredi un sommet en séance, avant de refluer. Les marchés ont été soutenus par les déclarations des banques centrales à commencer par la Fed, qui a ouvert la voie à de futures baisses de ses taux directeurs. Mais l'approche du sommet du G20 de vendredi et samedi, et de nouveaux propos prudents de Jerome Powell, ce mardi, ont rendu les marchés plus prudents.

Sur le marché des changes, le dollar a rebondi mardi après avoir touché la veille son plus bas depuis trois mois. L'indice du dollar (qui mesure son évolution face à un panier de 6 devises de référence) gagnait en soirée 0,29% à 96,26 points, tandis que l'euro reculait de 0,37% à 1,1354$ sous l'effet de prises de bénéfices. Le dollar avait pourtant commencé la séance en recul mais de nouveaux propos de Jerome Powell ont fait comprendre que la Fed pourrait temporiser avant de baisser ses taux...

Sur les marchés obligataires, les taux d'intérêts ont remonté la pente après le discours de Powell. Le rendement de l'emprunt d'Etat américain de référence, le T-Bond à 10 ans, est tombé sous le seuil de 2%, à 1,98% en matinée avant de revenir à 2% en soirée (-2 points de base). Ce taux reste cependant proche de ses plus bas depuis octobre 2016. En Europe, le taux du Bund allemand à 10 ans a fini mardi à -0,33% (-2 pdb), approchant de son plancher historique du 18 juin à -0,35%...

Dans ce contexte agité, l'or a poursuivi son "rally", montant mardi à 1.425,70$ l'once (+0,53%) pour le contrat à terme d'août sur le Comex, au plus haut depuis près de 6 ans, en août 2013.

Jerome Powell rappelle à Trump l'indépendance de la Fed

Alors que les marchés financiers anticipent désormais une baisse d'un demi-point du taux des "fed funds" le 31 juillet prochain, les dirigeants de la Fed ne semblent pas si pressés. Ainsi, le président de la Fed de St-Louis, James Bullard, a estimé mardi qu'une baisse d'un demi-point ne lui semblait pas nécessaire à ce stade. James Bullard est pourtant le seul membre de la Fed qui avait voté la semaine dernière en faveur d'une baisse d'un quart de point des taux directeurs à l'issue de la réunion des 18 et 19 juin.

De son côté, le président de la Fed Jerome Powell a réaffirmé fermement mardi l'indépendance de la banque centrale américaine, systématiquement mise à mal par Donald Trump, qui réclame des baisses de taux directeurs et accuse la Fed de freiner l'économie américaine.

S'exprimant à New York à l'invitation du Conseil des affaires étrangères, un "think tank" non partisan, Jerome Powell a rappelé que dans la loi américaine, "la Fed est à l'abri des pressions politiques de court terme, ce que nous appelons couramment notre "indépendance". "Le Congrès a garanti cette protection à la Fed, car il a vu quels dégâts peuvent souvent survenir lorsque la politique monétaire se plie à des intérêts politiques de court terme", a déclaré le patron de la Fed, ajoutant que "les banques centrales des grandes démocratie du monde bénéficient d'une indépendance similaire". Mercredi dernier, le patron de la Fed s'était dit déterminé à terminer son mandat de 4 ans, malgré les attaques de Trump.

Pétrole à la hausse, confiance de ménages vacillante en juin

Le pétrole est reparti à la hausse mardi après l'annonce de nouvelles sanctions américaines contre l'Iran et ses dirigeants. Le contrat à terme de juillet sur le brut léger américain WTI grimpait de 0,4%, à 58,13$ sur le Nymex, tandis que le Brent d'échéance août avançait de 0,62% à 65,26$.

Dans le cadre du bras de fer entre l'Iran et les Etats-Unis, le risque de confrontation militaire semble s'éloigner, mais Washington a annoncé lundi une série de sanctions supplémentaires. Celles-ci visent notamment le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, et son bureau, et pourraient durer "des années", a indiqué Donald Trump. Les Etats-Unis vont geler des milliards d'actifs iraniens supplémentaires, a précisé le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin.

Sur le plan macro-économique, les statistiques du jour ont montré quelques faiblesses dans l'économie américaine, déjà en proie à un ralentissement de l'activité depuis deux mois, tant dans le secteur manufacturier que dans les services.

Ainsi, l'indice de confiance des consommateurs américains mesuré par le Conference Board a flanché en juin, à 121,5, contre 132 de consensus de place et 131,3 en mai (lecture révisée en baisse...)
Par ailleurs, les ventes de logements neufs sont ressorties à 626.000 en mai, alors que le consensus tablait sur 680.000. Le chiffre de mai a cependant été révisé en légère hausse à 679.000 contre 673.000 ventes.

Les indices des prix de l'immobilier sont ressortis quelque peu contradictoires. Les prix sont restés stables en avril sur un mois, selon l'indice S&P Corelogic Case-Shiller '20-City', alors que le consensus attendait une hausse de 0,2%. Mais de son côté, l'indice FHFA (Federal Housing Finance Agency) des prix de l'immobilier a fait état d'une croissance de 0,4% en avril par rapport au mois précédent, contre un consensus de place de +0,2% et un gain de +0,1% un mois auparavant.

Enfin, l'indice manufacturier régional de la Fed de Richmond est ressorti un peu inférieur aux attentes en juin à +3, contre un consensus de +4 et après +5 en mai.

Devant ces signes de ralentissement économique, Donald Trump ne s'est pas alarmé, constatant plutôt sur Twitter le bilan globalement positif du mois de juin boursier : "Le Marché Boursier se dirige vers l'un des meilleurs mois (Juin) de l'histoire de notre Pays. Merci Monsieur le Président!", s'est auto-congratulé le locataire de la maison Blanche.

VALEURS A SUIVRE

AbbVie (-15,6%), géant pharmaceutique américain du Delaware, a annoncé ce jour l'acquisition d'Allergan (+27%), le fabricant du Botox, qui siège à Dublin, pour un montant voisin de 63 milliards de dollars en cash et actions. Selon les termes de la transaction, AbbVie offre 188,24 dollars par action Allergan, ce qui représente une belle prime de 45% sur les cours de clôture d'hier à Wall Street. L'offre se compose de 0,866 titre AbbVie et 120,30 dollars de cash par titre.

L'impact du deal est attendu positif de 10% le bénéfice ajusté par action dès la première année après finalisation. AbbVie anticipe par ailleurs des synergies annuelles et autres réductions de coûts d'au moins 2 milliards de dollars. La nouvelle entité serait dirigée par Richard A. Gonzalez, PDG d'AbbVie, en tant que chairman & CEO. Le siège social resterait dans le Delaware. Deux membres du board d'Allergan, dont le directeur général (CEO) Brent Saunders, vont entrer au conseil de la nouvelle société. La finalisation du rapprochement est attendue en début d'année 2020.

FedEx (-2,4%) poursuit l'administration américaine (!), refusant d'être tenu pour responsable en cas d'acheminement de produits violant l'interdiction d'exportation visant certains groupes chinois. La décision radicale de FedEx intervient après une nouvelle 'affaire', le groupe américain de messagerie ayant admis une erreur opérationnelle qui avait empêché la livraison aux USA d'un colis contenant un smartphone Huawei Technologies. Il y a un mois, les Etats-Unis ont placé Huawei sur liste noire, l'empêchant de commercer avec les firmes américaines. Les autorités US jugent en effet que les équipements télécoms du groupe pourraient être utilisés à des fins d'espionnage. La Chine envisage à son tour de 'blacklister' FedEx.

Lennar (-5,7%), promoteur immobilier américain, a publié des comptes trimestriels supérieurs aux attentes. Sur le second trimestre fiscal clos fin mai, le bénéfice net est ressorti à 422 millions de dollars soit 1,30$ par titre, contre 310 millions et 94 cents par action un an avant. Le consensus était de 1,15$ de bénéfice par action. Les revenus trimestriels ont totalisé 5,56 Mds$, contre 5,46 Mds$ un an avant et 5 Mds$ de consensus.

AT&T (-0,2%). La filiale de l'opérateur télécoms, WarnerMedia, a annoncé la nomination d'Ann Sarnoff à la tête de l'entité Warner Bros. Il s'agit de la première femme à diriger l'une des puissantes sociétés d'Hollywood depuis sa création il y a près d'un siècle, remarque l'agence Reuters. La dirigeante remplace Kevin Tsujhara.

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