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Wall Street durement secoué, la Fed et l'Ukraine inquiètent

| Boursier | 1046 | 3 par 2 internautes

Wall Street poursuit sa correction ce lundi, sur fond de bruits de bottes et de craintes d'un durcissement monétaire trop rapide...

Wall Street durement secoué, la Fed et l'Ukraine inquiètent
Credits Reuters

La Bourse de New York commence la semaine en forte baisse, lundi, les indices tentant cependant de rebondir par rapport à leurs plus bas de la séance, où il perdaient entre 3% et 4,5% dans la crainte d'une escalade des tensions géopolitiques en Ukraine, et à l'approche d'une réunion cruciale de la Fed mardi et mercredi. Les valeurs technologiques subissent les plus forts dégagements, avec notamment des chutes d'Apple (-2,9%), Microsoft (-2,7%), Tesla (-5,6%) ou Netflix (-7,8% après -22% vendredi...) L'aversion au risque frappe aussi le pétrole, mais profite à l'or et aux obligations, entraînant un recul des taux d'intérêts, après les tensions de la semaine passée.

A deux heures de la clôture, le Dow Jones cède désormais 1,64% à 33.704 points, signant sa 7e séance consécutive de recul. L'indice large S&P 500 chute de 1,9% à 4.313 pts, et le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, flanche de 1,8% à 13.522 pts, après un plongeon de 4,5% au plus bas de la séance. La semaine dernière, les trois indices avaient chuté respectivement de 4,6%, de 5,6% et de 7,5% pour le Nasdaq.

Au plus bas du jour, le Nasdaq perdait 19,2% par rapport à son record en séance du 19 novembre dernier à 16.212 pts. Le S&P 500 est lui aussi tombé en zone de correction en séance avec un recul de plus 11% sur son dernier record en clôture, tandis que le Dow Jones n'en est pas loin (-8%). Rappelons qu'une perte supérieure à 10% correspond à une correction boursière. En cas de recul de plus de 20%, les indices entreraient dans un véritable marché baissier ("bear market").

La totalité des 11 indices sectoriels du S&P 500 sont dans le rouge, à commencer par celui des technologiques (-1,9%), des services de communication (-1,8%) et des biens de consommation discrétionnaire (-1,1%). L'indice S&P de l'énergie perd aussi 1,9%, même si les tensions géopolitiques actuelles sont de nature à entraîner une hausse des prix de l'énergie.

Bruits de bottes autour de l'Ukraine

Les cours baril de brut léger américain WTI perd 1,9% à 83,46$ pour le contrat à terme de mars sur le Nymex, tandis que le Brent de Mer du nord recule de 1,7% 86,34$ (contrat de mars). L'or a gagné 0,5% à 1.841,70$ l'once et le bitcoin rebondit autour de 36.217$ (+2,3%), après être tombé ce week-end sous 34.000$, victime de la fuite des acheteurs d'actifs à risque et de menaces de la Russie d'interdire les cryptomonnaies. Le BTC avait ainsi cédé environ 20% entre jeudi à samedi.

Les investisseurs, déjà ébranlés ces dernières semaines par la perspective d'une politique monétaire bien moins accommodante cette année aux Etats-Unis, ont été effrayés ce week-end par l'escalade des tensions entre l'Otan et la Russie au sujet de l'Ukraine.

L'Otan a ainsi placé lundi ses forces en état d'alerte et décidé d'envoyer des renforts en Europe de l'Est sur fond de crise ouverte entre la Russie et les puissances occidentales qui redoutent une opération militaire russe en Ukraine. Une partie du personnel diplomatique en Ukraine des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne a en outre été évacuée.

La Fed attendue mercredi sur le calendrier du durcissement monétaire

Cette semaine sera marquée par la réunion de la Réserve fédérale, qui devrait préciser mercredi ses intentions en matière de hausse des taux directeurs. Les marchés s'attendent désormais à au moins trois, et peut-être jusqu'à 5 tours de vis cette année, la Fed étant en retard dans la lutte contre l'inflation qui accompagne la pandémie de coronavirus. En outre, la Fed va cesser ses achats d'actifs dès la fin mars (voire encore plus tôt, selon certains analystes) et devrait aussi commencer à réduire son bilan dès cette année. La conjonction de ces actions représenterait un net resserrement monétaire, après deux ans d'"argent gratuit", ce qui est de nature à peser sur les conditions de crédit aux entreprises et sur leur valorisation boursière.

Sur les marchés obligataires, les emprunts d'Etat sont recherchés lundi en tant que valeurs refuge, faisant reculer les rendements, qui évoluent en sens inverse des cours. Le taux du T-Bond à 10 ans cède ainsi 5 points de base pour revenir à 1,72% après un pic à 1,88% mardi dernier, au plus haut depuis décembre 2019. Le taux du "2 ans" américain recule de 4 pb à 0,97%, contre 0,73% le 31 décembre. En Europe, le rendement du Bund allemand à 10 ans, qui était à -0,18% le 31 décembre, a cédé vendredi 4 pb -0,11%. Mercredi dernier, il était brièvement repassé en terrain positif, à 0,025%, pour la première fois depuis avril 2019.

Les résultats d'entreprises se multiplient cette semaine

Sur le front des entreprises américaines, les premiers résultats du 4e trimestre ont jusqu'ici quelque peu déçu les marchés, avec des résultats bancaires rabotés par la hausse des coûts salariaux, tandis que Netflix a choqué en faisant état d'un fort ralentissement du nombre de nouveaux abonnés début 2022.

La semaine qui s'ouvre permettra de préciser les perspectives avec une nette accélération des publications, dont celles de plusieurs géants de la technologie comme IBM, Apple, Tesla, Intel et Texas Instruments. Plusieurs poids-lourds du Dow Jones comme Dow Inc, Caterpillar, Chevron, Colgate-Palmolive, Boeing, Johnson & Johnson, et McDonald's, seront aussi au rendez-vous.

Les prochains jours seront en revanche peu chargés en publications macro-économiques outre-Atlantique. On surveillera tout de même, jeudi, le PIB du 4e trimestre, attendu à 5,8% en rythme annuel. L'indice d'inflation dit "PCE", mesure favorite de la Fed pour mesurer la hausse des prix, sera publié vendredi. Les économistes tablent sur une hausse de 0,5% en décembre sur un mois et de 4,8% sur un an.

Activité économique décevante en janvier aux Etats-Unis

Lundi, l'indice PMI composite des Etats-Unis est ressorti à 50,8 seulement en janvier, contre 56,7 de consensus de marché. L'indicateur manufacturier s'est établi à 55, contre 57 de consensus, et l'indice des services a été de 50,9, contre 55 de consensus. Ces chiffres signalent donc un net ralentissement de l'expansion américaine au mois de janvier, lié aux perturbations provoquées par la vague Omicron du coronavirus.

L'indice d'activité nationale de la Fed de Chicago a lui aussi déçu en décembre à -0,15, contre un consensus de 0,25 et un niveau révisé (en hausse) à 0,44 en novembre. L'indicateur ressort donc dans le rouge, ce qui signale une expansion inférieure à la normale en fin d'année dernière.

Dans la zone euro, les indices d'activité ressortis sont ressortis en ligne avec les attentes en janvier, l'indice composite ressortant proche des attentes à 52,4. L'indice manufacturier s'est élevé à 59 et l'indice des services à 51,2.

VALEURS A SUIVRE

Du côté des grandes valeurs technologiques de la cote, Apple cède 2,9%, Microsoft perd 2,7%, Amazon 2,5%, Facebook 1,7%, Twitter 3,7% et Alphabet lâche 3,1%.

Tesla (-5,6%). Le Japonais Panasonic va débuter la production de ses nouvelles batteries au lithium-ion pour l'Américain Tesla au début de l'année prochaine et compte investir environ 80 milliards de yens (plus de 700 M$) dans des sites de production au Japon, a indiqué le quotidien Nikkei.

Halliburton (-2%), le géant américain des services pétroliers, a publié pour son quatrième trimestre fiscal un bénéfice ajusté par action en croissance, supérieur aux attentes avec l'augmentation des cours du brut, qui a soutenu la demande en services liés. Le groupe texan de Houston a ainsi dégagé sur la période close fin décembre un bénéfice net ajusté de 320 millions de dollars soit 36 cents par titre, contre 160 millions de dollars et 18 cents par titre un an plus tôt. Ce bpa ajusté était attendu à 34 cents. Le cash flow des activités opérationnelles a été de 682 millions de dollars et le free cash flow de 478 millions. Le bénéfice net consolidé a représenté 824 millions de dollars. Les revenus trimestriels ont représenté 4,3 milliards de dollars, contre 3,9 milliards sur le précédent trimestre. Le consensus se situait à 4,1 milliards de dollars.

Peloton (+4%). Après son plongeon de jeudi, le titre est remonté de 11,7% vendredi soir à Wall Street. Un investisseur activiste aurait l'intention de demander à Peloton de licencier son directeur général et d'envisager une cession, indique le Wall Street Journal. Des personnes proches du dossier ont dit au WSJ que Blackwells Capital, qui détient une participation importante mais inférieure à 5% dans Peloton, estimerait que les entreprises de technologie ou de fitness pourraient être intéressées par l'acquisition du fabricant de vélos d'appartement, 'star' des confinements, mais récemment malmené en bourse.

Kohl's (+33% !), la chaîne américaine de grands magasins, suscite l'intérêt. Selon l'agence Reuters, le détaillant de Menomonee Falls pourrait bientôt recevoir une deuxième offre de rachat, alors que la firme de private equity Sycamore Partners se préparerait en effet à livrer sa proposition. Un consortium mené par les investisseurs activistes de Starboard Value avait précédemment proposé de racheter la chaîne. Reuters cite à ce sujet trois sources familières de la question. Sycamore aurait contacté Kohl's à propos d'une offre potentielle qui valoriserait la compagnie environ 9 milliards de dollars. La firme accepterait de payer au moins 65$ par titre en cash, d'après une source. Acacia Research, adossé à Starboard, avait auparavant offert 64$ par action Kohl's. Il n'existerait toutefois pas de garantie que Sycamore effectue une offre ou qu'un accord soit trouvé avec Sycamore ou Acacia, nuance Reuters.

Pfizer perd 4,4%, au milieu d'une actualité fournie. Les personnes âgées de plus de 60 ans ayant reçu quatre doses du vaccin Covid-19 développé par Pfizer et BioNtech (-1,6%) présenteraient une résistance contre les formes graves de la maladie trois fois supérieure à celle d'un même groupe d'âge n'ayant reçu que trois doses, d'après une étude israélienne présentée hier. Notons également qu'Albert Bourla, directeur général de Pfizer, a déclaré ce week-end qu'un vaccin annuel contre le covid serait préférable à des rappels fréquents dans le cadre de la lutte contre la pandémie. Enfin, la FDA américaine (Food & Drug Administration) a rejeté l'approbation de son traitement somatrogon destiné aux enfants souffrant d'un déficit en hormones de croissance, alors que l'Américain et son partenaire Opko avaient reçu il y a quelques jours le feu vert du Japon pour ce même traitement.

KKR (-4,4%). Un consortium mené par le fonds américain a annoncé ce jour son intention d'acquérir Accell Group, le propriétaire des marques de vélos Sparta, Batavus et Raleigh, pour un montant en numéraire de 1,56 milliard d'euros, 58 euros par action, soit une prime de 26% sur les cours de clôture de vendredi.

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