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Wall Street : Dow Jones et Nasdaq se ressaisissent

| Boursier | 508 | Aucun vote sur cette news

Après la purge de la veille sur fond d'accumulation d'incertitudes (-1,63% sur le DJIA et -2,83% sur le Nasdaq), la cote américaine tente de se...

Wall Street : Dow Jones et Nasdaq se ressaisissent
Credits Reuters

Après la purge de la veille sur fond d'accumulation d'incertitudes (-1,63% sur le DJIA et -2,83% sur le Nasdaq), la cote américaine tente de se ressaisir. Le Dow Jones remonte de 0,66% à 34.525 pts, alors que le S&P 500 avance de 0,74% à 4.384 pts. Le Nasdaq progresse de 0,75% à 14.655 pts. Le baril de brut WTI s'adjuge 0,4% sur le Nymex à 75,5$. L'once d'or cède 0,7% à 1.725$. L'indice dollar grimpe de 0,5% désormais face à un panier de devises. Le bitcoin se redresse péniblement de 1,6% sur les 42.000$.

Les tensions s'apaisent un peu sur les marchés obligataires. Le rendement du T-Bond américain à 10 ans ressort actuellement à 1,52%, alors que celui du '30 ans' s'affiche à 2,06%.

Les inquiétudes persistent néanmoins concernant l'inflation, les prix de l'énergie et les perturbations de supply chain. L'échéance approche par ailleurs pour éviter le 'shutdown' outre-Atlantique, tandis que les législateurs américains tergiversent également sur la question du plafond de la dette. Enfin, la Fed s'apprête en principe à lancer dès la fin de l'année son 'tapering'.

Du côté du Chinois Evergrande, un nouveau coupon de 47,5 millions de dollars est dû ce jour. Les décideurs chinois ont fait part de leur détermination à empêcher les retombées systémiques en protégeant les acheteurs de maison, tandis que les organismes de réglementation auraient demandé aux entreprises soutenues par l'État d'acquérir certains des actifs d'Evergrande. Cette stratégie semble porter ses fruits, puisque le colosse immobilier surendetté a décidé de vendre une participation de 1,5 milliard de dollars dans sa propre banque.

La Chine fait en outre face à d'importantes pénuries d'électricité qui pourraient plomber sa croissance. Ces pénuries s'expliquent par la forte demande, la régulation et l'application des normes environnementales.

L'indice des promesses de ventes de logements de la National Association of Realtors américaine pour le mois d'août est ressorti en vive hausse à 119,5, contre un consensus FactSet de 111,7. Cela traduit une progression de 8,1% en comparaison du mois antérieur, contre un consensus de +1%.

L'indice de confiance des investisseurs institutionnels mesuré par State Street pour le mois de septembre est ressorti à 105,9, contre un niveau révisé à 109,9 pour le mois antérieur. La précédente lecture du mois d'août était de 110,1 avant cette révision.

D'après le Département américain à l'Énergie ce mercredi, les stocks hebdomadaires de brut hors réserve stratégique pour la semaine close au 24 septembre sont ressortis en croissance de 4,6 millions de barils en comparaison de la semaine antérieure, alors que les économistes tablaient plutôt sur un déclin. Les stocks d'essence se sont appréciés de 0,2 million de barils, alors que ceux des produits distillés ont augmenté de 0,4 million de barils.

Le président de la Fed Jerome Powell et la Secrétaire au Trésor Janet Yellen témoignaient hier devant le Comité bancaire du Sénat. Le timonier de la Fed a constaté la poursuite de l'amélioration des conditions sur le marché du travail, mais observé un certain ralentissement de la reprise économique du fait du covid. Il confirme que l'inflation devrait probablement rester élevée dans les mois à venir, ajoutant que la Fed serait prête à agir si l'inflation soutenue devenait un problème.

Janet Yellen a profité de l'occasion pour mettre une nouvelle fois en garde les élus américains contre le risque de défaut des Etats-Unis sur leur dette, un événement inimaginable mais qui serait une "calamité" pour l'économie et les marchés. Elle a estimé que l'Etat fédéral arriverait au bout de ses ressources financières le 18 octobre prochain, et a appelé le Congrès à voter rapidement un relèvement ou une suspension du plafond de la dette fédérale afin de permettre la poursuite du financement des services de l'Etat. Dans le cas contraire, "je pense qu'il y aurait une crise financière et une calamité", a-t-elle prévenu.

Mme Yellen a déclaré aux législateurs qu'un non relèvement du plafond de la dette risquerait de "saper la confiance" des investisseurs dans le rôle de devise de référence du dollar américain. Elle a souligné que les taux d'intérêts augmenteraient renchérissant le crédit immobilier pour les Américains ordinaires, ainsi que les autres crédits (automobile, cartes de crédit...)

Pour l'instant, démocrates et républicains sont à couteaux tirés au sujet du budget fédéral et du vaste plan d'investissement soutenu par le président Joe Biden. Les deux partis ne parviennent pas à s'accorder, et les démocrates sont en outre déchirés par des querelles internes, faisant craindre aux marchés un accident de parcours... Si aucun texte n'est voté avant ce jeudi 30 septembre à minuit, dernier jour de l'exercice fiscal des Etats-Unis, cela entraînera une fermeture des services non essentiels de l'Etat ("shutdown").

En 2011, lors d'un précédent bras de fer sur la dette, qui avait amené les agences de notation financière à priver les Etats-Unis de sa note "Triple A", l'indice S&P 500 avait plongé de 17%... En 2013 et en 2019, lors de "shutdowns" (fermeture des services fédéraux non essentiels) liés à de nouveaux affrontements politiques sur la dette, la Bourse avait aussi flanché, mais dans une moindre mesure.

Le président de la Réserve fédérale américaine Jerome Powell avait lui aussi appelé le Congrès à relever le plafond de la dette US. Lors de sa conférence de presse le 22 septembre, M. Powell avait prévenu que la banque centrale serait incapable de maîtriser le chaos qui serait engendré par un défaut des Etats-Unis sur leur dette... "Je pense que nous sommes tous d'accord pour dire que les Etats-Unis ne devraient faire défaut sur aucune de leurs obligations... et que personne ne devrait penser que la Fed ou qui que ce soit d'autre serait capable de protéger les marchés ou l'économie si un tel défaut se produisait".

Les démocrates poursuivront probablement une mesure budgétaire autonome pour éviter une fermeture du gouvernement plus tard cette semaine. Les démocrates s'attendent également à devoir faire cavalier seul pour augmenter le plafond de la dette en révisant une résolution budgétaire déjà adoptée, bien qu'il s'agisse d'un processus complexe et long. En ce qui concerne le projet de loi de réconciliation axé sur les priorités démocrates, The Hill a noté un mouvement potentiel de la part des progressistes. Un compromis serait possible autour d'un montant de 2.500 milliards de dollars, de nombreuses incertitudes subsistant toutefois. Par ailleurs, Axios a expliqué comment les démocrates de la Chambre avaient commencé à se rassembler autour d'un accord pour adopter le paquet d'infrastructure physique bipartite de 1.200 milliards de dollars déjà approuvé par le Sénat.

Les valeurs

Micron (stable) a publié hier soir des comptes supérieurs aux attentes pour son 4e trimestre fiscal, achevé fin août, mais a déçu les marchés par ses prévisions plus conservatrices que prévu, qui laissent à penser que Micron fait à son tour face à la pénurie de matériaux qui sévit dans le secteur des semi-conducteurs. Le bénéfice net trimestriel a atteint 2,72 milliards de dollars (2,39$ par action) pour des ventes de 8,27 Mds$, en hausse de 36%. Après ajustements, le bénéfice par action s'élève à 2,42$, plus que doublé par rapport à 2020 (1,08$) et largement supérieur aux 2,33$ attendus par les analystes. Quant aux ventes, elles étaient attendues à 8,23 Mds$.

Les prévisions de Micron, un des principaux producteurs mondiaux de puces-mémoire, ont en revanche laissé les analystes sur leur faim. Le bpa ajusté est attendu entre 2 et 2,20$ par action, pour des ventes anticipées entre 7,45 et 7,85 Mds$, là où le consensus tablait sur un bpa de 2,53$ et un revenu de 8,54 Mds$. Micron a profité pleinement des fortes hausses de prix des puces mémoire pendant la crise du coronavirus, mais les analystes s'attendent à ce que le rythme de croissance ralentisse, notamment pour les mémoires vives (DRAM), à mesure que les ventes de PC et de serveurs marquent le pas après le "boom" lié à la crise sanitaire, qui a déclenché une course aux équipements destinés au télétravail.

La direction du groupe se montre cependant optimiste pour l'exercice 2022, et s'attend à un rebond après un premier trimestre marqué par une demande moins forte. Le directeur général Sanjay Mehrotra a expliqué lors d'une conférence téléphonique que les comptes du 1er trimestre fiscal (septembre-novembre) devraient être en "recul modeste" par rapport aux niveaux très élevés du 4e trimestre, tant pour les mémoires vives DRAM que pour les NAND (mémoires flash).

Le dirigeant a ajouté que "certains clients fabricants de PC ont ajusté leurs achats de mémoires et composants de stockage en raison de la pénurie qui affecte d'autres composants dont ils ont besoin pour construire leurs machines". Il s'est dit confiant qu'un rebond interviendra "au second semestre de l'exercice (soit à partir de mars 2022 : ndlr). Nous prévoyons des revenus record assortis d'une solide rentabilité pour l'ensemble de l'exercice fiscal 2022", a-t-il précisé.

Moderna (stable). La FDA (Food & Drug Administration) américaine serait encline à accepter une demi-dose de rappel du vaccin contre le Covid-19 du laboratoire américain, croit savoir Bloomberg, citant des personnes proches de la question. L'agence rapporte donc que l'autorité américaine de santé pourrait bien autoriser cette demi-dose 'booster' proposée par Moderna, plutôt qu'une troisième dose complète. Bloomberg explique que le timing éventuel de l'annonce n'est pas encore évident.

Netflix (+4%), le géant américain du streaming vidéo, s'offre le développeur et éditeur indépendant californien de jeux vidéo Night School Studio, dans le cadre de sa diversification sur ce nouveau marché. Les termes financiers de l'opération ne sont pas connus. Netflix indique que comme les séries et films, les jeux de Night School Studio seront inclus dans l'abonnement classique du groupe, sans publicités ni achats au sein de l'application.

Apple (+2%). Le nouvel iPhone 13 serait confronté à des délais de livraison plus longs que prévu du fait de la vague de covid au Vietnam, où sont fabriqués certains de ses composants, croit savoir Nikkei Asia.

Boeing (+5%). Le vol d'essai en Chine d'un 737 MAX le mois dernier a été réussi et le constructeur espère que l'immobilisation du modèle en vigueur depuis deux ans sera levée avant la fin de l'année, a indiqué le dirigeant des activités chinoises de Boeing. Le titre profite par ailleurs d'un avis de Bernstein, qui vient de relever son conseil à 'surperformance'.

Jabil (-4%), le sous-traitant américain de production électronique, a annoncé pour son quatrième trimestre fiscal des revenus de 7,4 milliards de dollars, un bénéfice opérationnel ajusté de 314 millions de dollars et un bénéfice ajusté par action de 1,44$. Le consensus était de 1,38$ de bpa ajusté pour 7,67 milliards de revenus. Sur l'exercice, les revenus ont totalisé 29,3 milliards, pour un bénéfice opérationnel ajusté de 1,2 milliard et un bpa ajusté de 5,61$. Le management estime que le 'momentum' de l'activité devrait se poursuivre sur l'exercice 2022 juste entamé.

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