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Wall Street : Dow Jones et Nasdaq perdent plus de 2%, déprimés par la hausse des taux

| Boursier | 4385 | 4 par 2 internautes

Le marché américain termine la semaine en berne, vendredi, en réaction aux propos offensifs tenus la veille par le président de la Fed au sujet des futures hausses des taux.

Wall Street : Dow Jones et Nasdaq perdent plus de 2%, déprimés par la hausse des taux
Credits Reuters

La Bourse américaine termine la semaine en berne, vendredi, en réaction aux propos offensifs tenus la veille par le président de la Fed au sujet des futures hausses des taux. Jerome Powell a indiqué qu'un tour de vis d'un demi-point serait "sur la table" pour la réunion de mai, et a laissé entendre que d'autres hausses de même ampleur pourraient suivre rapidement afin de juguler l'inflation. Aucun secteur n'est épargné vendredi par la baisse, alors que les rendement obligataires continuent de se tendre, à plus de 2,9% pour le T-Bond à 10 ans américain. Le pétrole recule sur fond de craintes sur la demande de la Chine, où les confinements anti-Covid pèsent sur l'activité.

A deux heures de la clôture, le Dow Jones cède 2,02% à 34.089 points, tandis que l'indice large S&P 500 lâche 2,09% à 4.301 pts et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, abandonne 2,04% à 12.904 pts.

Les opérateurs ont aussi été déçus vendredi par les comptes trimestriels de plusieurs grandes entreprises, dont Verizon (-6%), Newmont (4%) ou Snap Inc (-2,1%), tandis que Gap a lancé un "profit warning" ravageur qui a fait plonger le titre de 19%.

Des taux directeurs autour de 3% en fin d'année pour la Fed ?

Les tensions obligataires se poursuivent au lendemain des déclarations de Jerome Powell signalant une accélération du rythme du resserrement monétaire de la Fed. Aux Etats-Unis, les marchés à terme anticipaient vendredi soir une hausse d'un demi-point du taux des "fed funds" en mai, puis un tour de vis majeur de trois quarts de point en juin, suivi d'une nouvelle hausse d'un demi-point en juillet, ce qui porterait le taux à 2,00%-2,25% dès la fin juillet, selon l'outil FedWatch de CME Group. Pour la fin de l'année, la probabilité que ce taux se situe autour de 3% a dépassé les 50%.

Vendredi soir, le rendement de l'emprunt d'Etat américain (T-Bond) à 10 ans pointe à 2,90% et le le rendement duT-Bond à 2 ans, qui réagit davantage à la politique monétaire, est à 2,71% (+5 pb), tous deux au plus haut depuis novembre 2018. En Europe, le rendement du Bund allemand à 10 ans, référence de la zone euro, a grimpé de 2 pb à 0,97%. Ces taux ont flambé depuis le début de l'année, qu'ils avaient commencée respectivement à 1,5% pour le "10 ans" US, à 0,72% pour le "2 ans" et à -0,18% pour le "10 ans " allemand.

Jerome Powell ouvre la voie à une hausse des taux d'un demi-point le 4 mai

Jeudi soir, le président de la Fed, qui s'exprimait lors d'un débat organisé par le FMI à Washington, a tenu des propos particulièrement fermes, affirmant qu'il lui semblait "approprié d'agir un peu plus vite que prévu" pour relever les taux directeurs, et martelant qu'il était "absolument essentiel" de maîtriser l'inflation. Il a reconnu pour la première fois en public qu'il était possible que la Fed relève ses taux directeurs d'un demi-point à sa prochaine réunion. Le sujet d'une hausse de 50 points de base "sera sur la table" à la réunion des 3 et 4 mai, a-t-il ainsi affirmé. Il s'est aussi dit favorable à l'idée de relever rapidement les taux ("front-loading") lors du cycle de sortie de politique monétaire accommodante.

M. Powell a ajouté que la Fed ne pariait pas sur le fait que l'inflation aurait atteint un pic en mars, et qu'elle "agira rapidement" pour ramener les taux directeurs à un niveau neutre, voire en terrain restrictif si c'est approprié. Le patron de la Fed a aussi reconnu que l'objectif de la banque centrale de piloter une atterrissage en douceur de l'économie ne sera "ni simple ni facile".

Lors de sa réunion de mars, la banque centrale américaine avait relevé le taux des "fed funds" d'un quart de point, sa première hausse depuis trois ans, pour le porter entre 0,25% et 0,50%. Les responsables de la Fed estiment que le niveau neutre pour l'économie serait d'environ 2,4%. Mais plusieurs membres de la Fed pensent qu'il faudra aller plus loin pour tacler l'inflation, qui a atteint 8,5% sur un an en mars aux Etats-Unis. James Bullard, patron de la Fed de St-Louis, estime même qu'il faudrait porter le taux des "fed funds" à 3,5% d'ici à la fin de l'année, et les relever de trois-quarts de point dès mai...

Les derniers indicateurs d'activité économique publiés aux Etats-Unis ont montré un léger ralentissement en avril. L'indice PMI composite préliminaire s'est ainsi établi à 55,1, contre un consensus de marché de 57,5. L'indice manufacturier est ressorti à 59,7, supérieur aux attentes, mais l'indicateur des services a reculé à 54,7, nettement inférieur au consensus qui était de 58.

Le dollar se renforce, profitant de la hausse des rendements

Du côté des devises, l'indice du dollar progressait nettement en soirée, gagnant 0,65% pour s'élever à 101,23 points face à un panier de devises de référence, des niveaux inconnus depuis début 2003 ! Le billet vert profite de la hausse des rendements obligataires aux Etats-Unis, qui rend les placements en dollars plus rémunérateurs que d'autres investissements, tels que l'or, mais aussi les actions, dans le contexte actuel d'aversion au risque. L'or a perdu vendredi 0,7% à 1.934,30$ l'once, pour le contrat à terme de juin sur le Comex.

L'euro cède vendredi soir 0,41%, tombant à 1,0792$, au plus bas depuis mars 2017 face au billet vert, la BCE n'étant pas aussi pressée que la Fed de relever ses taux directeurs. Quant au yen, il est tombé à son plus bas niveau depuis début 2002 face au dollar à 128,50 Y/$, une désaffection qui intervient alors que la Banque du Japon a signalé qu'elle poursuivrait une politique monétaire très accommodante, contrairement à la Fed.

Les cours du pétrole sont repartis en baisse vendredi soir, sur fond de craintes d'une baisse de la demande chinoise, qui ont surpassé les spéculations sur un embargo européen sur le pétrole russe. Le baril de brut léger américain WTI (contrat à terme de juin) cède 1,9% à 101,83$ sur le Nymex, tandis que le Brent de la mer du Nord lâche 1,46% à 106,75$ pour le contrat de juin.

La Russie vise le contrôle total du sud de l'Ukraine et du Donbass

Sur le front géopolitique, la Russie, qui revendique depuis jeudi la victoire dans la ville portuaire de Marioupol, a annoncé vendredi viser le contrôle total du sud de l'Ukraine et de la région du Donbass près de deux mois après le début de l'offensive russe contre le pays. Les Etats-Unis estiment que les quatre prochaines semaines seront décisives pour l'avenir de l'Ukraine, et viennent d'annoncer 800 million de dollars d'aide militaire supplémentaire au pays.

Cette nouvelle tranche porte à plus de 4 milliards de dollars l'aide à l'Ukraine depuis le début du mandat de Joe Biden, dont 3,4 Mds$ depuis le début de l'invasion du pays par la Russie le 24 février dernier, a précisé le Pentagone. Les Etats-Unis ont également l'intention d'apporter une aide économique supplémentaire de 500 M$ au gouvernement ukrainien, afin qu'il puisse payer les salaires et les retraites des fonctionnaires et continuer à assurer des services publics.

VALEURS A SUIVRE

Snap Inc (-2,1%), maison-mère de Snapchat, a quelque peu déçu au premier trimestre fiscal, affichant un creusement de sa perte. Néanmoins, la croissance des utilisateurs a dépassé les attentes de marché. Le nombre d'utilisateurs actifs quotidiens a grimpé de 18% à 332 millions, mais le groupe a essuyé une perte nette dans "un environnement opérationnel difficile". Les prévisions concernant les utilisateurs sont positives, mais le groupe prévient aussi que... les perturbations de chaîne d'approvisionnement, les problèmes de main-d'oeuvre et l'inflation pourraient affecter les dépenses publicitaires.

Le groupe californien de Santa Monica a affiché sur le trimestre clos fin mars des revenus de 1,06 milliard de dollars, en augmentation de 38% en glissement annuel, contre 1,07 milliard de consensus. La perte nette trimestrielle a été de 360 millions de dollars, contre 287 millions un an plus tôt. L'Ebitda ajusté a été positif de 64 M$, contre 2 M$ de déficit un an avant. Le free cash flow a été de 106 M$, contre 126 M$ sur la période comparable, l'an dernier.

Gap dévisse de 19% à Wall Street, alors que le détaillant américain en vêtements vient d'alerter sur ses ventes et d'annoncer par ailleurs le départ de la dirigeante de la chaîne Old Navy, Nancy Green. Gap a déclaré qu'il voyait maintenant les ventes du premier trimestre décliner de 11 à 15%, contre 5% à 9% de baisse anticipée en mars. Le groupe n'a fait aucune référence à ses perspectives pour l'année complète, qui incluent un bénéfice ajusté de l'ordre de 1,85 à 2,05$ par action.

American Express (-1,8%) a publié pour son premier trimestre fiscal des revenus en croissance de 29% à 11,7 milliards de dollars, pour un bénéfice net de 2,1 milliards de dollars et 2,73$ par titre à comparer aux 2,2 Mds$ de l'an dernier. Les dépenses des membres ont soutenu l'activité, avec la reprise des voyages et des activités de divertissement. Le consensus était logé à 2,44$ de bénéfice trimestriel par action. Les dépenses de voyages et divertissement ont grimpé de 121% sur une base ajustée par rapport à l'année antérieure, et retrouvent en mars, pour la première fois, leurs niveaux pré-pandémiques. AmEx maintient ses prévisions annuelles de croissance des revenus allant de 18% à 20%, alors que le bénéfice par action est attendu entre 9,25 et 9,65$.

Newmont (-4%), le géant minier de Denver, a annoncé pour son premier trimestre un bénéfice net attribuable aux actionnaires en retrait à 432 millions de dollars soit 54 cents par titre, contre 538 millions de dollars sur la période comparable de l'an dernier. La production aurifère a représenté 1,34 millions d'onces, en repli de 8%, affectée par la crise sanitaire et Omicron. L'Ebitda ajusté a été de 1,4 milliard de dollars.

Verizon (-6%), l'opérateur télécom américain, a annoncé pour son premier trimestre fiscal des revenus de 33,6 milliards de dollars, en croissance de 2,1% en glissement annuel, pour un bénéfice net de 4,7 milliards de dollars en repli de 12% et un Ebitda ajusté de 12 milliards en baisse de 1,1%. Le bénéfice ajusté par action a été de 1,35$ sur le trimestre clos contre 1,36$ au premier trimestre 2021. Le consensus de place était de 1,34$ de bénéfice ajusté par action pour 33,53 milliards de dollars de revenus.

Schlumberger (+4%), le géant des services pétroliers, a publié un bénéfice trimestriel supérieur aux attentes de marché et fait état d'une hausse de son dividende de 40%. Le bénéfice net trimestriel a représenté 510 millions de dollars et 36 cents par titre, contre 299 millions de dollars sur la période comparable, l'an dernier. Hors éléments non récurrents, le bénéfice ajusté par action a été de 34 cents, contre un consensus FactSet de 33 cents. Les revenus se sont améliorés de 14% en glissement annuel pour atteindre 5,96 milliards de dollars, ce qui dépasse également le consensus.

HCA Healthcare (-19%), le géant hospitalier de Nashville, décroche à Wall Street. Pour le premier trimestre fiscal, le groupe a fait état de revenus de 14,94 milliards de dollars, ainsi que d'un bénéfice net part du groupe de 1,27 milliard de dollars soit 4,14$ par titre. L'Ebitda ajusté a été de 2,94 milliards de dollars. Le cash flow des activités opérationnelles s'est élevé à 1,34 milliard. Un an plus tôt, les revenus étaient de moins de 14 milliards et le bénéfice se situait à 1,42 milliard. Le consensus était de 4,25$ de bénéfice ajusté par action pour 14,74 milliards de dollars de revenus.

Kimberly-Clark (+9%), le géant américain des produits de consommation, a battu le consensus de profit sur le trimestre clos et a revu en hausse ses prévisions. Pour le premier trimestre fiscal, Kimberly a affiché un bénéfice net de 523 millions de dollars soit 1,55$ par titre, contre 584 millions un an avant. Le bénéfice ajusté par action s'est élevé à 1,35$, contre un consensus FactSet de 1,24$. Les revenus sont ressortis à 5,09 milliards de dollars, conte 4,74 milliards un an avant et 4,92 milliards de consensus. La guidance de ventes annuelles est révisée en hausse, avec une croissance organique désormais anticipée entre 4 et 6%. Le bpa ajusté est attendu entre 5,6 et 6$.

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