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Wall Street : Dow Jones et Nasdaq incertains, après une nouvelle salve de résultats

| Boursier | 407 | Aucun vote sur cette news

La cote américaine reste incertaine avant bourse ce mercredi, DJIA, S&P 500 et Nasdaq évoluant proches de l'équilibre...

Wall Street : Dow Jones et Nasdaq incertains, après une nouvelle salve de résultats
Credits Reuters

La cote américaine reste incertaine avant bourse ce mercredi, DJIA, S&P 500 et Nasdaq évoluant proches de l'équilibre. Le baril de brut WTI perd 1,2% à 81,5$ sur le Nymex, avant le rapport hebdomadaire du Département américain à l'Énergie sur les stocks pétroliers domestiques pour la semaine close au 15 octobre. L'once d'or monte de 1% à 1.789$. L'indice dollar s'affiche stable face à un panier de devises. Le bitcoin grimpe de 3,4% sur les 64 000$, poursuivant son rallye.

Neel Kashkari, Charles Evans, Raphael Bostic, Randal Quarles, James Bullard et Mary Daly de la Fed, s'exprimeront ce jour. Le Livre Beige de la Fed, résumé des conditions économiques régionales récentes, sera communiqué à 20 heures...

Un sondage Reuters auprès d'économistes a montré que 40 des 67 personnes interrogées s'attendaient à ce que la Fed patiente jusqu'en 2023 ou plus tard pour commencer à augmenter les taux d'intérêt. Cependant, les 27 autres estiment que la Fed pourrait relever les taux dès 2022, et bon nombre signalent un risque d'augmentation des taux de la Fed plus tôt que prévu. Les économistes ont indiqué que l'inflation resterait élevée jusqu'en 2022 sans résolution rapide des problèmes de chaîne d'approvisionnement et de pénurie de main-d'oeuvre. La demande refoulée devrait soutenir la croissance économique mais aussi accroître les pressions. Le consensus de l'indice PCE traduit une inflation supérieure à l'objectif jusqu'à la fin de 2022, reflétant les déséquilibres entre l'offre et la demande. Les économistes prévoient une croissance du PIB américain de 4% en 2022 (vs 4,2% avant) ralentissant à 2,5% en 2023 (vs 2,3%). Le taux de chômage devrait osciller entre 3,6% et 4,7% jusqu'au S2 2023 au moins.

Des progrès sont par ailleurs constatés dans les négociations budgétaires en cours aux USA. The Hill cite des sources selon lesquelles le sénateur démocrate Joe Manchin aurait déclaré à ses collègues lors d'un déjeuner mardi qu'il travaillerait avec Chuck Schumer - chef de la majorité démocrate au Sénat - et Bernie Sanders pour parvenir à un accord sur un programme de dépenses sociales d'ici la fin de la semaine. Kyrsten Sinema, autre centriste clé du Sénat, devrait également être impliquée dans les pourparlers. The Hill ajoute que Manchin a déclaré qu'il pensait qu'un accord général pourrait être obtenu d'ici vendredi et semblait plus optimiste que dans ses récentes remarques à la presse, lorsqu'il avait exprimé son scepticisme sur la possibilité de faire quelque chose avant la date limite du 31 octobre imposée par les dirigeants démocrates.

Alors que Joe Biden a proposé un compromis dans une fourchette de 1 900 à 2 200 milliards de dollars, ni Manchin ni Sinema n'ont explicitement approuvé ce montant indicatif. Les marchés semblent toujours anticiper un compromis autour des 2 000 milliards de dollars. Un accord sur les dépenses sociales axé sur les priorités démocrates ouvrirait également la voie à l'approbation par la Chambre d'un plan d'infrastructure physique bipartite d'environ 1 000 milliards de dollars déjà adopté par le Sénat.

United Airlines, Netflix et Omnicom, publiaient hier soir leurs trimestriels, après la clôture de Wall Street. La journée est encore plus active ce mercredi, avec notamment les trimestriels des firmes Tesla, Anthem, Abbott, IBM, Baker Hughes, Biogen, M&T Bank, Las Vegas Sands, Tenet Healthcare, Verizon, Comerica, CSX, PPG, Nasdaq Inc, Travelzoo (...).

Les valeurs

Netflix a indiqué mardi soir avoir attiré 4,38 millions d'abonnés supplémentaires sur la période juillet-septembre, pour atteindre un total mondial de 213,6 millions d'abonnés. Ces chiffres, supérieurs aux attentes de Wall Street (+3,8 millions), ont d'abord été salués par une hausse de 2% du cours de Netflix dans les cotations électroniques après la clôture, mais le titre s'est ensuite retourné et cédait 2% dans les cotations pré-séance mercredi, peut-être en raison de perspectives jugées conservatrices pour la fin d'année.

Pour le trimestre clos fin septembre, le bénéfice par action (bpa) ajusté de Netflix s'est établi à 3,19$ (+83% sur un an !) contre 2,57$ attendu par le consensus FactSet. Son chiffre d'affaires a progressé de 16% sur un an, pour s'établir à 7,5 milliards de dollars, conforme aux attentes de Wall Street. Le géant de la vidéo en streaming a capitalisé sur le succès mondial de la série sud-coréenne "Squid Game", qui fait par ailleurs polémique en raison de son caractère très violent. Disponible sur Netflix depuis le 17 septembre, "Squid Game" a surpris les dirigeants en devenant la série exclusive la plus visionnée sur la plateforme au cours de son premier mois de programmation, selon la société.

Pour le 4e trimestre en cours, la société a déclaré qu'elle s'attendait à ajouter 8,5 millions d'abonnés payants au cours du 4e trimestre, contre une estimation des analystes de 8,33 millions, selon les données IBES de Refinitiv, à mesure que la plateforme accélère la mise en ligne de nouveaux contenus. Netflix attend un bpa ajusté de 0,8$ au 4e trimestre pour des ventes de 7,71 Mds$, alors que le consensus FactSet s'attendait à mieux, avec un bpa de 1,12$. En 2020, Netflix avait profité de la pandémie de coronavirus, qui avait attiré de nombreux nouveaux abonnés, sur fond de confinements imposés à travers le monde. Cette croissance s'était ensuite nettement essoufflée au premier semestre 2021, alors que les plateformes rivales comme Disney+ (Walt Disney), Apple TV+ et HBO Max d'AT&T ont renforcé leurs offres.

Anthem, le groupe américain d'assurance maladie, a battu le consensus en termes de revenus et de profits sur le trimestre clos. Il relève par ailleurs sa guidance annuelle de bénéfices. Le groupe, qui profite de la croissance Medicare et Medicaid, a multiplié par sept son bénéfice à 1,51 milliard de dollars soit 6,13$ par titre sur le trimestre clos, contre 222 millions de dollars un an plus tôt. Le bénéfice ajusté trimestriel par action a été de 6,79$, contre un consensus de 6,37$. Les revenus opérationnels ont grimpé de 16% à 35,5 milliards de dollars, contre 35,3 milliards de consensus. Le groupe anticipe désormais un bénéfice ajusté annuel de plus de 25,85$ par titre.

Nasdaq Inc, l'opérateur transatlantique qui gère en particulier le marché Nasdaq, a annoncé pour son troisième trimestre fiscal, clos fin septembre, un bénéfice ajusté par action de 1,78$ à comparer à un consensus de 1,72$. Les revenus du groupe se sont appréciés de 17% en glissement annuel pour atteindre 838 millions de dollars, alors que les seuls revenus de services de marché ont augmenté de 15% à 295 millions. Le consensus était de 833 millions de dollars de recettes totales. Le groupe a profité, sur le trimestre, de la forte demande pour ses produits liés aux investissements et de la forte hausse du nombre d'introductions en bourse, 147 sur la période représentant 29 milliards de dollars de fonds levés. Les SPACs ont représenté 67 opérations, contre 80 pour les compagnies opérationnelles.

Abbott, le groupe pharmaceutique de l'Illinois, a annoncé pour son troisième trimestre fiscal un bénéfice net de 2,52 milliards de dollars et 1,17$ par titre, contre 1,76 milliard et 69 cents par action un an avant. Le bénéfice ajusté par action a été de 1,40$, contre 98 cents de consensus FactSet. Les ventes trimestrielles des activités de diagnostic ont flambé de 48% à 3,91 milliards de dollars avec la pandémie. Les revenus totaux se sont établis à 10,93 milliards de dollars, contre environ 9,6 milliards de consensus. Abbott se permet ainsi de rehausser sa guidance annuelle de bénéfice ajusté par action des opérations poursuivies entre 5 et 5,10$.

Verizon, l'opérateur télécom new-yorkais, a battu le consensus de profits sur le trimestre clos, tandis que ses abonnements wireless ont également dépassé les attentes. En revanche, les revenus totaux ont quelque peu déçu, en croissance de 4,3% à 32,9 milliards de dollars, contre un consensus de 33,2 milliards. Le bénéfice par action a été de 1,55$, contre 1,05$ sur la période comparable de l'an dernier. Le bénéfice ajusté par action a atteint 1,41$, contre 1,25$ un an avant. Le bénéfice net s'est élevé à 6,6 milliards de dollars, en augmentation de 45% en glissement annuel, tandis que l'Ebitda ajusté a été de 12,3 milliards, en hausse de 3,3%. Les revenus de services wireless ont progressé de 3,9% à 17,1 milliards de dollars.

United Airlines, le transporteur aérien américain, a annoncé hier soir une perte 'hors éléments' pour le troisième trimestre fiscal, mais ses revenus ont dépassé les attentes. La perte trimestrielle ajustée par action a été de 1,02$, contre 1,65$ de consensus et 8,16$ de déficit par action un an avant. Les revenus ont totalisé 7,75 milliards de dollars, contre 2,49 milliards un an plus tôt, ce qui dépasse également les attentes de marché. La compagnie aérienne de Chicago semble donc se redresser, malgré la résurgence des cas de covid ralentissant les réservations et provoquant des annulations. Grâce à l'aide gouvernementale face à la pandémie, le bénéfice net consolidé par action est un profit de 1,44$. En outre, United estime que ses revenus du trimestre entamé devraient parvenir à 75% du niveau pré-pandémique de 2019, contre 68% sur le trimestre clos.

Omnicom, le géant publicitaire américain, a battu le consensus au troisième trimestre. Le groupe a dégagé sur la période un bénéfice ajusté par action de 1,65$, contre un consensus de marché de 1,37$ et un niveau de 1,21$ sur la période correspondante, l'an dernier. Les revenus du groupe sur la période close en septembre ont été de 3,44 milliards de dollars, 1% de mieux que le consensus, contre 3,21 milliards un an avant. La croissance organique a été de 11,5%. Le profit opérationnel a atteint 542 millions de dollars, en hausse de 8%, pour une marge de 15,8%. Le bénéfice net s'est apprécié de 13,5% à 356 millions. Le titre n'a toutefois pas fait d'étincelles hier soir, en retrait de 3% après bourse suite à cette publication à Wall Street.

Facebook. A la manière d'un Alphabet (Google), Facebook, le réseau social de Menlo Park, Californie, entend changer de nom afin de refléter la diversité de ses activités comprenant Facebook, mais aussi Instagram, Whatsapp, Oculus (...). Le site internet The Verge rapporte ainsi que le groupe de Mark Zuckerberg prévoit de changer de nom la semaine prochaine afin de souligner sa volonté de se concentrer sur la création de son fameux 'métavers'. The Verge cite une source au fait de la situation. Zuckerberg, leader du groupe, devrait ainsi lever le voile sur ce changement attendu de nom lors de la conférence Connect le 28 octobre, mais le nom pourrait être dévoilé plus tôt encore. Le métavers (metaverse) consiste en des environnements de mondes virtuels partagés et connectés.

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