En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 032.52 PTS
-0.02 %
5 031.50
-0.04 %
SBF 120 PTS
4 019.29
-0.07 %
DAX PTS
11 364.08
+0.09 %
Dowjones PTS
25 289.27
+0.83 %
6 890.45
+0.00 %
1.132
-0.02 %

Wall Street dopé par les espoirs commerciaux

| Boursier | 239 | Aucun vote sur cette news

Alors que les discussions pourraient reprendre avec la Chine

Wall Street dopé par les espoirs commerciaux
Credits Reuters

Wall Street grimpe ce jeudi, soutenu par les espoirs d'apaisement du conflit commercial entre Washington et Pékin. Le S&P500 est orienté en hausse de 0,4% à 2.900 pts, alors que le Nasdaq avance de 0,56% à 7.998 pts. Le DJIA prend 0,3% à 26.076 pts. Sur le marché des changes, l'euro se traite à 1,168$ (+0,4%) après le statu quo monétaire de la BCE (et celui de la Banque d'Angleterre). Sur le Nymex américain, le baril de brut WTI (contrat d'octobre) retombe de 2,6% à 68,5$, effaçant rapidement son sursaut de la veille.

L'espoir renaît donc sur le front commercial, entre les Etats-Unis de Donald Trump et la Chine de Xi Jinping. Ainsi, la Chine a salué une invitation adressée par les USA, qui proposent d'ouvrir un nouveau volet de négociations commerciales. Geng Shuang, porte-parole du Ministère chinois aux affaires étrangères, s'est félicité de cette proposition. Les deux pays discutent des détails de la réouverture des échanges.

Les Etats-Unis invitent la Chine à négocier

Larry Kudlow, qui dirige le conseil économique de la Maison Blanche, a affirme sur 'Fox Business Network' que le Secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, avait adressé cette invitation à de hauts responsables chinois. Kudlow précise avoir reçu des informations selon lesquelles le gouvernement chinois souhaiterait poursuivre les négociations. "Ainsi, le Secrétaire Mnuchin, qui est le chef d'équipe pour la Chine, a apparemment lancé une invitation".

Éviter l'escalade

"La Chine a toujours considéré qu'une escalade du conflit commercial ne servait les intérêts de personne. En fait, depuis les entretiens préliminaires du mois dernier à Washington, les équipes de négociation commerciale des deux parties ont maintenu diverses formes de contact et ont tenu des discussions sur les préoccupations de chaque partie", a affirmé pour sa part Geng Shuang.

Selon les sources de l'agence Reuters, l'invitation de Mnuchin aurait été adressée à ses homologues chinois, dont le vice-premier ministre Liu He, principal conseiller économique du Président chinois Xi Jinping. Les discussions pourraient débuter dans les prochaines semaines, le timing exact et le lieu de la rencontre restant à préciser.

Ces informations redonnent donc espoir, après l'escalade récente des menaces. "Je pense que le gouvernement chinois désire discuter", a estimé Kudlow devant des reporters, sans toutefois s'engager concernant l'issue des débats. "Je ne peux rien garantir", a glissé le responsable américain.

Conflit ouvert

Rappelons que le conflit commercial s'est récemment envenimé entre les deux pays. La Chine entend demander la semaine prochaine à l'Organisation mondiale du commerce (OMC), l'autorisation de sanctionner les États-Unis, pour le non-respect par Washington d'une décision dans un différend concernant les droits de dumping américains. Cette requête de la Chine est susceptible d'entraîner des années de querelles juridiques à propos des sanctions éventuelles et de leur montant, estime l'agence Reuters. Le conflit en question remonte à 2013, portant sur des industries telles que la machinerie, l'électronique, les métaux et minerais, ou encore l'industrie légère. Ces produits représentent ensemble une valeur annuelle à l'export de 8,4 Mds$.

La Chine l'avait emporté en 2016 devant l'OMC, la décision ayant été confirmée en appel l'an dernier. Le cas concernait la méthode utilisée par le Département américain au commerce pour calculer le niveau du 'dumping' (exportations chinoises à des prix très inférieurs à ceux des produits concurrents fabriqués sur le marché américain). Pékin estime que le mode de calcul avait tendance à gonfler le niveau des prélèvements anti-dumping.

Dans ce contexte, le Président américain Donald Trump fait justement campagne pour réformer l'OMC, et a même promis le mois dernier de quitter l'Organisation si elle ne s'améliorait pas...

Trump poursuit par ailleurs son offensive contre la Chine. Vendredi, il s'est dit prêt à appliquer des prélèvements douaniers additionnels sur la quasi-totalité des importations chinoises. Autrement dit, l'administration américaine en place menace de taxer 267 milliards de dollars de biens additionnels importés de Chine, alors que des prélèvements supplémentaires étaient déjà programmés sur 200 milliards de dollars de produits. Au total, ce sont donc plus de 500 Mds$ de produits importés de Chine qui seraient menacés... La Chine a promis des représailles "inévitables", afin de "protéger résolument ses droits légitimes".

Apple s'inquiète

Le colosse technologique Apple a indiqué qu'une partie importante de ses produits, dont notamment l'Apple Watch, allait probablement être affectée par ces droits de douane infligés à la Chine. Les écouteurs AirPods, les casques Beats et l'enceinte HomePod, compteraient également parmi les produits touchés par les taxes additionnelles, s'est ému le groupe de Cupertino dans une lettre adressée au gouvernement américain. "Notre crainte avec ces tarifs c'est que les Etats-Unis soient les plus durement touchés, ce qui entraînera une baisse de la croissance américaine, de la compétitivité et des prix plus élevés pour les consommateurs", a averti Apple.

Donald Trump s'est montré néanmoins inflexible samedi, proposant plutôt au géant technologique californien... de fabriquer ses produits aux États-Unis pour éviter les surtaxes. "Les prix d'Apple pourraient augmenter à cause des Tarifs massifs que nous pourrions imposer à la Chine - mais il y a une solution simple où il n'y aurait AUCUNE taxe, et même plutôt un avantage fiscal. Fabriquez vos produits aux États-Unis au lieu de la Chine. Commencez dès maintenant à construire de nouvelles usines", a lancé Trump sur Twitter.

Le Président américain maintient le cap ce jour sur le réseau social média, affirmant : "Le Wall Street Journal a tort, nous ne sommes pas sous pression pour conclure un accord avec la Chine, ils sont sous pression pour conclure un accord avec nous. Nos marchés s'envolent, les leurs s'effondrent. Nous allons bientôt prendre des Milliards en Tarifs (taxes) & fabriquer nos produits à la maison."

Les entreprises US actives en Chine souffrent

Une étude démontre par ailleurs que les firmes américaines actives en Chine commencent à ressentir clairement l'impact de la guerre commerciale sino-américaine. L'étude conduite par AmCham China et AmCham Shanghai, publiée ce jeudi, montre que plus de 60% des compagnies américaines interrogées estiment que les taxes douanières US affectent déjà leurs opérations. Un pourcentage comparable juge que les tarifs douaniers chinois sur les biens américains importés pèsent sur l'activité. La guerre commerciale fait pression sur les marges et la demande, et gonfle les coûts de production, à en croire cette étude... Trois quarts des firmes questionnées pensent que des taxes supplémentaires sur 200 Mds$ de produits importés de Chine affecteraient plus encore les opérations. Les entreprises jugent, dans la même proportion, que les représailles chinoises ne seront (évidemment) pas bonnes pour l'activité...

Statistiques positives aux Etats-Unis

Les statistiques du jour sont plutôt positives aux Etats-Unis, puisque les inscriptions au chômage ressortent moins nombreuses que prévu, et que les prix à la consommation font ressortir une inflation sous contrôle.

Selon le Département américain au travail ce jeudi, les inscriptions hebdomadaires au chômage pour la semaine close au 8 septembre sont ressorties au nombre de 204.000, contre un consensus logé à 210.000 et un niveau révisé à 205.000 pour la semaine antérieure. La moyenne à quatre semaine ressort ainsi à 208.000 inscriptions, contre 210.000 une semaine auparavant.

L'indice des prix à la consommation du mois d'août 2018 est ressorti pour sa part en augmentation de 0,2% en comparaison du mois antérieur, contre +0,3% de consensus. Il grimpe de 2,7% en glissement annuel (+2,8% de consensus). Le CPI hors alimentation et énergie augmente de 0,1% par rapport au mois précédent, contre +0,2% de consensus. Il progresse de 2,2% en glissement annuel (consensus +2,3%).

Les valeurs à suivre

Apple (+2%). La firme à la pomme était très attendue mercredi soir pour ses annonces produits, faites depuis son siège californien de Cupertino, l'Apple Park. Sans grande surprise, Apple a donc présenté trois nouveaux modèles d'iPhones dérivés de son iPhone X, lancé en septembre 2017 pour fêter les 10 ans de l'iPhone. Deux de ces modèles, les iPhone XS et XS Max, sont résolument haut de gamme, à plus de 1.100 euros pièce. Ils sont dotés d'écrans OLED bord à bord, plus grands et lumineux, et d'une génération de puces plus puissantes.

Le premier appareil, l'iPhone XS, possède un écran de 5,8 pouces en diagonale et le deuxième, l'iPhone XS Max s'étend sur 6,5 pouces. Ils sont tous deux équipés d'une nouvelle puce ultra performante de type A12, sont proposés dans une version dorée et avec une capacité de stockage jusqu'à 512 GB. Ainsi l'iPhone XS Max, avec 512 GB, devient le smartphone le plus cher du monde à 1.659 euros (prix français). La version à 64 Gb sera vendue 1.159 euros pour l'iPhone XS et à 1.259 euros pour le XS Max.

Par ailleurs, pour satisfaire ses clients un peu moins fortunés, Apple a présenté un iPhoneX "d'entrée de gamme", baptisé iPhone XR, équipé d'un écran LCD, avec une diagonale de 6,1 pouces. Il sera vendu à partir de 859 euros avec 64 Gb de stockage en France.

Quant à l'Apple Watch Series 4, il pourrait se révéler comme la principale révolution de cette 'keynote'. La montre connectée change en effet un peu de look, un peu plus grande, avec des bords plus discrets et arrondis, ce qui permet à l'écran d'occuper plus de place sur le cadran. La montre sera proposée en deux tailles, 40 et 44 mm de diamètre, contre 38 et 42 mm précédemment.

Mais la vraie nouveauté, avec laquelle Apple espère frapper fort, réside dans les nouvelles fonctionnalités liées à la santé. L'Apple Watch Series 4 est en effet capable de surveiller le rythme cardiaque et d'établir un électrocardiogramme, grâce à des électrodes intégrés à l'arrière du cadran. Elle est aussi capable de détecter une chute de son propriétaire, et appeler automatiquement les services médicaux. Du côté des tarifs, l'Apple Watch Series 4 est annoncée à 399$ aux Etats-Unis dans sa version de base (sans connexion LTE) et 499$ dans sa version complète (avec connexion LTE).

Plusieurs brokers confirment aujourd'hui leurs opinions positives sur Apple. Needham maintient sa recommandation 'acheter' sur le titre Apple à Wall Street, et rehausse, de 220 à 260$, son objectif de cours.

Qualcomm (+3%) grimpe à Wall Street, le géant américain des 'puces' pour téléphonie mobile ayant annoncé un programme accéléré de rachat d'actions d'un montant totalisant 16 milliards de dollars. Le groupe de San Diego avait déjà dévoilé son intention de racheter, au total, pour 30 milliards de dollars de ses propres titres. Les accords relatifs au plan de rachat accéléré ont été conclus avec Bank of America, Citigroup et Morgan Stanley, pour un total de 178 millions de titres et 16 milliards de dollars. Steve Mollenkopf, CEO de Qualcomm, explique également que le groupe reste en bonne voie en vue de réaliser la majeure partie du programme précédemment annoncé de 30 Mds$ avant la fin de l'exercice 2019.

Tesla (-1%). Le directeur général de Tesla, Elon Musk, a avoué que le constructeur californien de véhicules électriques était submergé par la demande relative au Model 3 'grand public'. Ainsi, le groupe aurait le plus grand mal à répondre dans les temps à ses clients. "Du fait d'une importante augmentation des volumes de livraisons de véhicules en Amérique du Nord, les clients de Tesla pourraient rencontrer des temps de réponse plus longs. Résoudre cela est la première de nos priorités", a tweeté Musk. Musk s'est ainsi excusé auprès d'un client de Tesla se plaignant de vivre un véritable 'cauchemar' pour récupérer son Model 3. "Mes excuses, je travaille actuellement sur ce problème précis".

Il peut sembler étonnant de voir un CEO d'une grande entreprise répondre à des demandes individuelles. Il n'est pas rare cependant que Musk choisisse d'échanger directement sur Twitter avec un intervenant ou un client 'quelconque'. La communication n'est d'ailleurs pas absurde, puisqu'elle permet de souligner une fois de plus la très forte demande actuellement rencontrée par le Model 3.

Kroger (-10%) vient de publier ses résultats du second trimestre. Les bénéfices sont de 508 M$ (0,62$ par action), contre 353 M$ (0,39$ par action) un an plus tôt. En base ajustée, le bénéfice par action ressort à 0,41$. Les ventes montent de 1% à 27,86 Mds$. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,38$, pour des ventes légèrement supérieures à 27,9 Mds$. Sur l'exercice, le groupe vise un bpa compris entre 2 et 2,15$.

 ■

Les informations et conseils rédigés par la rédaction de Boursier.com sont réalisés à partir des meilleures sources, même si la société Boursier.com ne peut en garantir l'exhaustivité ni la fiabilité. Ces contenus n'ont aucune valeur contractuelle et ne constituent en aucun cas une offre de vente ou une sollicitation d'achat de valeurs mobilières ou d'instruments financiers. La responsabilité de la société Boursier.com et/ou de ses dirigeants et salariés ne saurait être engagée en cas d'erreur, d'omission ou d'investissement inopportun.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

RETROUVEZ LES WEBINAIRES BOURSE DIRECT

Les Différents Types d'Ordres de Bourse
Mardi 20 novembre de 12h30 à 13h30

Tradez les indices mondiaux au travers des CFD
Mercredi 7 décembre de 12h30 à 13h30

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 16/11/2018

Le CAC40 avait repris de la hauteur ce matin avant de reperdre tous ses gains...

Publié le 16/11/2018

D'un point de vue graphique, le titre vient de s'extirper par le haut d'une figure de consolidation après son ouverture en trou de cotation haussier du 16 novembre. Du côté des indicateurs…

Publié le 16/11/2018

Spineway prend 2,7% à 0,265 euro dans un volume représentant 2,6% du capital, après la nomination du CEO de sa filiale US, qui fait suite à...

Publié le 16/11/2018

Le concert monte à plus de 90% du capital

Publié le 16/11/2018

Adthink lance Hello, une plateforme self-service de monétisation programmatique pour les éditeurs...