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Wall Street dopé par la Chine

| Boursier | 306 | Aucun vote sur cette news

Wall Street grimpe en début de séance ce lundi, le DJIA s'accordant plus de 200 points, en hausse de 0,92% à 26...

Wall Street dopé par la Chine
Credits Reuters

Wall Street grimpe en début de séance ce lundi, le DJIA s'accordant plus de 200 points, en hausse de 0,92% à 26.166 pts. Le S&P500 s'adjuge pour sa part 0,74% à 2.855 pts. Le Nasdaq gagne enfin 0,76% à 7.788 pts. Sur le marché des changes, l'indice dollar, mesurant les fluctuations du billet vert face à un panier de devises, se tasse de 0,1% à 97,2 environ.

La Chine en renfort

La cote américaine bénéficie essentiellement des indicateurs PMI chinois meilleurs qu'attendu et des espoirs commerciaux persistants, relatifs aux négociations sino-américaines. Les mauvais chiffres de la consommation aux USA n'entament pas quant à eux le moral des investisseurs, qui préfèrent voir là un argument supplémentaire en faveur de la souplesse monétaire.

Consommation sans relief aux USA

Les ventes de détail aux Etats-Unis pour le mois de février 2019 sont en effet ressorties en recul de 0,2% en comparaison du mois antérieur, de manière assez inattendue, alors que le consensus de place était de +0,3%. La lecture du mois de janvier est en revanche révisée en hausse à +0,7%, contre +0,2% pour sa précédente évaluation.

Hors automobile, les ventes de détail du mois de février ont même décliné de 0,4% par rapport au mois antérieur, contre +0,4% de consensus, et après un gain révisé (en hausse) à +1,4% pour le mois de janvier. Enfin, hors automobile et essence, ces ventes ont corrigé de 0,6% en comparaison du mois précédent, contre +0,4% de consensus et +1,7% en janvier.

Ces chiffres font donc ressortir une faiblesse notable de la consommation américaine en février, après une croissance toutefois particulièrement robuste pour le mois de janvier.

Les dépenses de construction du mois de février sont ressorties en augmentation de 1% en comparaison du mois antérieur, contre -0,2% de consensus et +2,5% pour la lecture révisée du mois de janvier...

Les stocks des entreprises américaines pour le mois de janvier se sont appréciés de 0,8% par rapport au mois précédent, contre +0,5% de consensus de place et +0,8% pour la lecture révisée du mois de décembre 2018.

Indicateurs manufacturiers contrastés à travers le monde

Les marchés profitent donc surtout d'une embellie très inattendue de l'industrie chinoise en mars, avec une reprise témoignant des premiers effets des actions de stimulus de Pékin. L'indice PMI manufacturier Caixin chinois a affiché sa plus plus forte croissance depuis juillet 2018, remontant à 50,8 contre 49,9 en février. Cet indice confirme les données de celui, officiel, paru dimanche, qui était de 50,5 contre 49,2 en février.

La suspension confirmée par Pékin des tarifs douaniers 'de représailles' sur les voitures et équipements automobiles importés des Etats-Unis réjouit également les opérateurs et soutient les valeurs du secteur.

Les indicateurs manufacturiers américains ont affiché une bonne tenue au mois de mars 2019. Ainsi, l'indice Markit PMI final du mois de mars est ressorti à 52,4, en ligne avec le consensus des économistes de la place, contre 53 pour le mois de février. L'indice ISM manufacturier pour ce même mois de mars est ressorti quant à lui à 55,3, contre 54,2 de consensus de place et 54,2 pour le mois de février. Les deux indices manufacturiers américains du jour traduisent donc une poursuite de l'expansion de l'industrie manufacturière nationale en mars 2019, à un rythme satisfaisant voire soutenu.

Enfin, la très mauvaise passe du secteur manufacturier européen se confirme en revanche en mars. L'Indice PMI final IHS Markit manufacturier dans la zone euro se replie de 49,3 en février à 47,5, signalant une contraction du secteur pour le 2ème mois consécutif et affichant son plus faible niveau depuis avril 2013. L'indice IHS Markit PMI manufacturier final français du mois de mars est ressorti sans grande surprise assez déprimé, à 49,7, contre un consensus de 49,8 et une lecture antérieure de 49,8 également. L'indice allemand a plongé pour sa part à près de 44, contre 47,6 en février.

La BCE demeure vigilante

La BCE maintiendra un soutien important au crédit et à l'économie pour combattre les risques liées aux incertitudes géopolitiques, indique son patron Mario Draghi dans la présentation du rapport annuel 2018 de la Banque centrale européenne. Une forte relance monétaire demeure ainsi "essentielle" pour assurer la poursuite à moyen terme du renforcement des tensions domestiques sur les prix. "Compte tenu de la persistance des incertitudes liées aux facteurs géopolitiques, de la menace protectionniste et des vulnérabilités des marchés émergents, la patience, la prudence et la persévérance resteront de mise dans la conduite de la politique monétaire", précise Draghi, alors que les marchés misent déjà sur une grande souplesse et une politique accommodante de la BCE et de la Fed.

Le clan Trump met la pression sur la Fed

L'administration Trump a sorti la grosse artillerie en fin de semaine dernière pour tenter d'influencer la politique monétaire de la Fed, fragilisant son président Jerome Powell, cible régulière des critiques du président américain. Trump n'a cessé de tempêter contre les hausses de taux de la Fed (trois en 2017 et quatre en 2018, avant une pause annoncée pour 2019),accusées d'avoir freiné la croissance des Etats-Unis. Donald Trump a renouvelé vendredi soir ces critiques via Twitter :"Si la Fed n'avait pas commis l'erreur de relever les taux d'intérêt, surtout quand il y a très peu d'inflation (...), la croissance du PIB à 3% et la Bourse seraient bien plus élevées et les marchés mondiaux en bien meilleure position", a lancé le président américain.

Le conseiller économique de Donald Trump, Larry Kudlow, a appelé pour sa part la banque centrale à baisser ses taux "immédiatement" d'un demi-point, pour les ramener entre 1,75% et 2% contre une fourchette de 2,25% à 2,50% actuellement. "Je me fais l'écho de la vision du président" Trump, a indiqué Kudlow sur le site web 'Axios', puis sur la chaîne sur 'CNBC', ajoutant que la Fed n'aurait pas dû relever son taux directeur au-delà de 2%. Mercredi, Stephen Moore, l'économiste que Donald Trump a nommé au Conseil de la Fed, avait lui aussi jugé que la Fed devrait immédiatement réduire le taux des fonds fédéraux d'un demi-point.

Face au ralentissement de la croissance économique, la Réserve fédérale a changé depuis décembre son approche, adoptant une pause prolongée dans son cycle de hausse des taux. Le 20 mars, elle a révisé en baisse ses prévisions de PIB et l'inflation, et a fait savoir qu'elle interrompait son cycle de hausse des taux jusqu'à la fin de cette année.

De nombreux investisseurs tablent même désormais sur une baisse des taux directeurs cette année. Ainsi, l'outil FedWatch du CME Group montre une forte probabilité, de plus de 55%, que le taux des 'fed funds' soit en décembre prochain inférieur à son niveau actuel (2,25%-2,50%). La probabilité est de 40% pour que le taux soit de 2%-2,25% fin 2019, et elle est de 15,3% pour que ce taux redescende à 1,75%-2%. L'outil FedWatch est calculé d'après les contrats à terme sur le taux des fed funds, le principal taux directeur de la Fed.

Pétrole au plus haut de l'année 2019

Du côté des matières premières, le baril de brut WTI pour mai gagne 1,5% à 61$ sur le Nymex, au plus haut de l'année 2019. La dernière enquête de Reuters sur la production de l'Opep soutient les cours de l'or noir. Les 14 membres du cartel auraient pompé 30,40 millions de barils par jour (bpj) le mois dernier, soit 280.000 bpj de moins qu'en février. Un niveau si bas n'avait plus été observé depuis 2015. Le plus fort recul de la production serait une fois de plus à mettre à l'actif de l'Arabie Saoudite puisque le plus grand producteur du cartel aurait pompé 220.000 bpj de moins qu'en février.

Les valeurs

Lyft (-10%) retombe déjà, très volatil après son bond de début de journée à Wall Street vendredi. Le rival californien d'Uber, qui avait déjà rehaussé la fourchette indicative de son introduction à Wall Street entre 70 et 72$ (contre une fourchette antérieure de 62-68$), puis finalement 'pricé' son offre en haut de fourchette à 72$ pièce pour une valorisation de plus de 24 milliards de dollars, a levé 2,34 milliards de dollars à l'occasion de son 'intro' sur le Nasdaq, cédant un total de 32,5 millions de titres... Les choses se compliquent déjà pour cette seconde séance boursière, le dossier tombant sous son cours d'introduction.

Apple (-1%) vient d'annoncer l'annulation de son projet AirPower de tapis de recharge, qui devait permettre de recharger tout appareil de la marque sans fil. L'outil wireless si prometteur est donc abandonné après plus de 18 mois d'essais. Le groupe californien de Cupertino estime en effet qu'il ne sera pas en mesure de livrer un produit conforme à ses standards de qualité. "Après de nombreux efforts, nous avons conclu qu'AirPower n'atteindrait pas nos standards élevés et nous avons annulé le projet. Nous nous excusons auprès des clients qui attendaient ce lancement avec impatience. Nous continuons de croire que l'avenir est sans fil et nous nous engageons à faire progresser l'expérience sans fil", a résumé Dan Riccio senior vice president d'Apple pour l'ingénierie hardware.

Apple aurait débauché par ailleurs le dirigeant de Tesla (+2%) responsable des groupes motopropulseurs, croit savoir le site spécialisé 'Electrek'. L'information, si elle était avérée, pourrait traduire l'intention du groupe à la pomme de construire son propre véhicule électrique, plutôt qu'un système de conduite autonome.

Boeing (+1%). Le système anti-décrochage du Boeing 737 MAX semble bien être à l'origine des deux catastrophes aériennes qui ont cloué au sol la flotte mondiale de cet appareil (environ 370 avions). Un mauvais fonctionnement de ce système, appelé MCAS, est impliqué dans l'accident du 737 MAX d'Ethiopian Airlines qui a a fait 157 morts le 10 mars, selon le 'Wall Street Journal', qui cite la conclusion préliminaire des enquêteurs sur ce crash. Le système MCAS avait aussi été mis en cause dans l'enquête sur le crash du B-737 MAX de Lion Air en Indonésie en octobre 2018.

Boeing a présenté mercredi dernier un correctif logiciel de ce système de prévention du décrochage, ainsi que nouvelles alertes dans le cockpit et un programme de formation des pilotes. Ces propositions doivent être testées, certifiées et approuvées par la FAA, l'autorité américaine de l'aviation, avant que le B-737 puisse à nouveau être autorisé à voler. Un processus qui pourrait durer des semaines, selon les experts. Selon les données récupérées dans les boîtes noires du vol, le système MCAS, s'est activé automatiquement avant que l'appareil ne plonge à terre, a indiqué le 'Wall Street Journal', citant des personnes informées à ce sujet. Ces sources ont déclaré au 'WSJ' que les conclusions préliminaires étaient sujettes à révision et que l'une des personnes interrogées a déclaré que les experts en sécurité aérienne du gouvernement américain analysaient les détails recueillis auprès des enquêteurs éthiopiens.

Cal-Maine Foods (-1%). Le producteur américain d'oeufs a affiché pour le trimestre clos un bénéfice de 82 cents par titre, contre un consensus de... 43 cents. Les revenus du groupe sont également ressortis supérieurs au consensus de place. Le groupe évoque des tendances favorables de la demande.

Kellogg's (-1%) serait proche d'un accord en vue d'une cession des marques Keebler et Famous Amos à l'Italien Ferrero pour un montant allant jusqu'à 1,5 milliard de dollars, ont indiqué des sources à CNBC.

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