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Wall Street : Disney pèse sur le Dow Jones, le Nasdaq au rebond

| Boursier | 1419 | 3 par 2 internautes

La Bourse de New York est partagée jeudi, au lendemain de l'annonce d'une accélération plus forte que prévu de l'inflation en octobre aux Etats-Unis.

Wall Street : Disney pèse sur le Dow Jones, le Nasdaq au rebond
Credits Reuters

La Bourse de New York est partagée jeudi, au lendemain de l'annonce d'une accélération plus forte que prévu de l'inflation en octobre aux Etats-Unis, qui a relancé les spéculations sur le calendrier de hausse des taux directeurs de la Fed. Walt Disney perd 6,4% après des comptes décevants, pesant sur le Dow Jones, tandis que les valeurs technologiques et pétrolières rebondissent, soutenant le S&P 500 et le Nasdaq.

A deux heures de la clôture, le Dow Jones cède 0,39% à 35.939 points, en route pour sa 3e séance de baisse, tandis que l'indice large S&P 500 regagne 0,16% à 4.654 pts, et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, reprend 0,68% à 15.728 pts.

A noter que ce jeudi est le "Veterans Day", férié aux Etats-Unis : si la Bourse est ouverte, les marchés obligataires sont fermés, au lendemain d'une séance qui avait vu le taux du T-Bond à 10 ans se tendre à 1,57% en réaction aux chiffres de l'inflation. Aucune statistique n'est publiée ce jeudi outre-Atlantique, et de nombreux opérateurs ont pris congé pour cette journée commémorative en l'honneur des anciens combattants.

Walt Disney à la peine, Rivian accélère et Tesla flanche

Du côté des valeurs, Walt Disney (-6,4%) fait les frais d'une progression plus modeste que prévu des abonnés à Disney+, tandis que le site de rencontres Bumble (-19%) plonge, de même que le producteur de substituts de viande Beyond Meat (-14,7%) après des comptes inférieurs aux attentes au 3e trimestre.

Tesla cède encore 0,7%, portant sa chute à 14% sur 5 séances, après l'annonce de la vente par son patron Elon Musk d'environ 5 milliards de dollars de titres du constructeur de voitures électrique. Rivian Automotive s'envole encore de 15%, après son bond de 29% mercredi, premier jour de la cotation sur le Nasdaq du constructeur de pick-up et de SUV électriques.

Les "GAFAM", qui avaient chuté mercredi dans la crainte de taux plus élevés, ne regagnent qu'une petite partie du terrain perdu : Apple se stabilise (-0,07%) après -1,9% mercredi), Alphabet regagne 0,2% après -2% la veille, Meta Platforms (l'ex-Facebook) reprend 0,4% (après -2,3%), Amazon avance de 0,3% (après -2,6%) et Microsoft regagne 0,6% après -1,5% mercredi.

Ailleurs dans le monde, le Nikkei a progressé jeudi de 0,59% à Tokyo, tandis qu'en Europe, l'EuroStoxx 50 a gagné 0,2% et à Paris, le CAC 40 a aussi pris 0,2%.

L'inflation US au plus haut depuis 30 ans

Les marchés avaient reculé mercredi après la publication d'une hausse plus forte que prévu des prix à la consommation en octobre aux Etats-Unis. L'indice CPI a ainsi bondi de 0,9% sur un mois et de 6,2% sur un an, sa plus forte hausse depuis 31 ans, en 1990 ! Les économistes s'attendaient à des hausses respectives de 0,5% et de 5,8%. Même hors alimentaire et énergie, éléments volatils, le CPI a grimpé de 0,6% par rapport à septembre (consensus 0,4%) et de 4,6% en glissement annuel. Mardi, l'indice des prix à la production avait de son côté grimpé de 0,6% sur un mois et de 8,6% par rapport à octobre 2020.

Par ailleurs, l'indice des anticipations d'inflation de la Fed d'Atlanta pour le mois de novembre 2021 est ressorti à 3,3%, contre 3,1% un mois avant. Il mesure les anticipations d'inflation à un an du point de vue des firmes.

Cette nouvelle poussée d'inflation en octobre pourrait inciter la Fed à durcir plus rapidement que prévu sa politique monétaire, même si les responsables de la banque centrale américaine continuent de tabler sur un ralentissement de l'inflation à partir du printemps 2022, lorsque les turbulences dans les chaînes d'approvisionnement, liées à la crise sanitaire, devraient se résorber.

Le dollar au plus haut depuis l'été 2020

Les craintes de resserrement monétaire plus rapide que prévu ont entraîné un bond des taux d'intérêts sur les marchés obligataires, ainsi qu'une forte hausse du dollar, qui est remonté au plus haut depuis juillet 2020. L'indice du dollar, qui mesure son évolution face à un panier de 6 devises de référence, avançait jeudi soir de 0,31% à 95,14 pts après un gain de 1% mercredi, tandis que l'euro cédait 0,16% à 1,1459$.

L'or a de son côté bondi de 1% mercredi et a poursuivi dans cette voie jeudi avec un nouveau de gain de 0,8% à 1.863,90$ l'once pour le contrat à terme de décembre sur le Comex. Le métal jaune a désormais enchaîné 6 séances de hausse et a retrouvé son niveau de juin dernier, sur fond d'accélération de l'inflation.

Le bitcoin, qui avait bondi mercredi matin à un nouveau record à plus de 68.600$, avant de rechuter brusquement, s'affichait jeudi soir autour de à 64.900$, en hausse de 0,8% sur 24h sur le site Coindesk.

La bonne nouvelle du jour vient de Chine où le géant de l'immobilier Evergrande a effectué un nouveau paiement in extremis d'intérêts obligataires lui évitant un défaut de paiement aux répercussions potentiellement importantes pour l'économie locale.

Freiner la hausse des prix des carburants, "priorité absolue" pour Joe Biden

Les cours du pétrole sont hésitants jeudi, après leur plongeon de mercredi, les investisseurs s'interrogeant sur de possibles actions des Etats-Unis pour stopper la hausse des prix de l'énergie à l'approche de Thanksgiving. Le baril de WTI cédait en soirée 0,16% à 81,21$ (contrat à terme de décembre sur le Nymex), tandis que le Brent reculait de 0,2% à 82,46$ (contrat de janvier).

Mercredi, les deux contrats de référence de part et d'autre de l'Atlantique avaient lourdement chuté mercredi, de 2,5% pour le Brent et de 3,3% pour le WTI. Cette chute est intervenue après les commentaires de Joe Biden, qui a jugé que les prix à la consommation "restent trop élevés". Freiner la hausse des prix, et notamment la flambée des prix à la pompe, est une "priorité absolue", a ajouté le président américain. Des rumeurs circulent depuis plusieurs jours sur un possible déblocage des réserves stratégiques de pétrole (SPR) par Washington.

VALEURS A SUIVRE

* Lordstown Motors bondit de 23% après avoir annoncé que le groupe taïwanais Foxconn avait bouclé une prise de participation annoncée en septembre en acquérant pour 50 millions de dollars d'actions du constructeur de véhicules électriques.

* Rivian Automotive (+15%) poursuit sur sa lancée. Pour sa première cotation, le titre du constructeur américain de véhicules électriques s'est inscrit hier à 106,75$, en hausse de 36,9% par rapport au prix de 78$ fixé pour son IPO (initial public offering). Il a ensuite grimpé jusqu'à 119,40$ (+53%), avant de refluer en clôture à 100,73$, en hausse de 29,1%. Un niveau qui valorise la compagnie près de 86 milliards de dollars. Le constructeur de pick-up et de SUV électriques, négocié sous le mnémo 'RIVN', a levé 11,9 milliards de dollars dans le cadre de cette opération, la plus importante IPO de l'année à Wall Street. La société, notamment soutenue par Amazon (qui possède 20% de son capital) et Ford (environ 13% du capital), a fixé le prix de son introduction à 78 dollars par action, soit au-dessus de la fourchette cible allant de 57 à 62$. Un niveau qui valorise le groupe fondé et dirigé par R.J. Scaringe près de 66,5 milliards de dollars, soit davantage que Lucid Group et Nio, mais évidemment encore bien loin du précurseur Tesla, qui "pèse" plus de 1.000 Mds$ en Bourse.

Et ce alors que Rivian vient tout juste de livrer ses premiers véhicules, principalement à ses propres employés, il y a deux mois. La société a perdu près d'un milliard de dollars au premier semestre et ne produira qu'environ 1.200 véhicules d'ici la fin de l'année dans son usine de Normal, dans l'Illinois. L'entreprise estime que la production annuelle atteindra 150.000 unités sur son site principal d'ici à la fin 2023. "Tout le monde veut investir dans une bonne entreprise dans un segment qui va se développer", a déclaré à 'Bloomberg' Michael O'Rourke, stratégiste marché chez Jonestrading Institutional Services. "Mais il est incroyablement dangereux de surpayer, surtout dans une bulle pour cette croissance". Encore en plein développement, Rivian Automotive peut compter sur le soutien d'Amazon. Outre sa présence au capital, le géant de l'internet a commandé 100.000 véhicules qui seront livrés d'ici 2030.

* Tesla (-0,7%). Elon Musk tient parole. Quelques jours après réalisé un sondage sur Twitter pour demander à ses followers s'il devait vendre une partie de ses actions, on a appris que le boss du constructeur automobile avait cédé pour environ 5 milliards de dollars de titres Tesla. Le milliardaire ne s'était plus séparé d'actions depuis 5 ans. Selon les documents financiers publiés mercredi soir, le trust d'Elon Musk a cédé près de 3,6 millions d'actions de Tesla, d'une valeur de 3,88 milliards de dollars, lors d'une série de transactions effectuées mardi et mercredi, tandis qu'il a également vendu un autre bloc de 934.000 autres actions pour 1,1 milliard de dollars dans le cadre d'un plan qu'il a mis en place le 14 septembre dernier. L'homme le plus riche du monde détient encore plus de 166 millions d'actions.

Les membres actuels et anciens du conseil d'administration, dont la présidente Robyn Denholm, le frère d'Elon Musk, Kimbal Musk, Ira Ehrenpreis et Antonio Gracias, ont vendu pour des centaines de millions de dollars d'actions Tesla depuis le 28 octobre, après que la capitalisation boursière de Tesla eut dépassé la barre des 1.000 milliards de dollars. A la suite du sondage réalisé sur Twitter le week-end dernier par le milliardaire, l'action Tesla a chuté de plus de 15% lundi et mardi, avant de rebondir de plus de 4% mercredi. Elle est indiquée en hausse d'environ 5% en pré-séance à Wall Street.

* Beyond Meat voit rouge ! Le titre du spécialiste des steaks aux protéines végétales plonge de près de 15% après un troisième trimestre décevant. Le groupe californien a fait état d'une perte nette de 54,8 millions de dollars, soit 87 cents par action, au troisième trimestre, contre un déficit net de 19,3 M$ ou 31 cents par action un an plus tôt. Le chiffre d'affaires a augmenté de 13% à 106,4 millions de dollars. Le consensus FactSet tablait sur une perte par titre de 37 cents pour des revenus de 109,2 M$. La guidance pour la fin d'année est également jugée décevante puisque Beyond Meat prévoit entre 85 et 110 M$ de revenus au quatrième trimestre, contre un consensus positionné à 130,5 M$. Lors d'une conférence téléphonique avec les analystes, Ethan Brown, de DG de la société, a mis en avant un "environnement opérationnel difficile" avec le variant Delta, les pénuries de main-d'oeuvre et les retards d'expédition.

* Bumble plonge de 19%. L'application de 'rencontres' basée au Texas a beau avoir relevé ses perspectives de chiffre d'affaires et d'Ebitda pour l'ensemble de l'année, son titre plonge de près de 10% avant Bourse à Wall Street. Au troisième trimestre, la société a essuyé une perte nette de 10,7 millions de dollars, soit 6 cents par action, contre 22,8 M$ et 1 cent par action au troisième trimestre de l'année précédente. L'Ebitda ajusté s'est élevé à 54,5 M$. Son chiffre d'affaires est passé sur un an de 162,3 M$ à 201 M$ alors que la société compte désormais 2,9 millions d'utilisateurs payants. Le consensus 'FactSet' tablait sur une perte de 4,7 millions de dollars, soit 1 cent par action, pour un chiffre d'affaires de 198,7 M$. 3,1 millions d'utilisateurs payants étaient espérés à la fin du trimestre. Le revenu moyen par utilisateur payant a progressé sur trois mois de 19,38$ à 22,97 dollars. Au quatrième trimestre, Bumble prévoit un chiffre d'affaires compris entre 208 et 211 M$ et un Ebitda ajusté allant de 53 à 55 M$. Des prévisions supérieures aux attentes des analystes.

* Walt Disney (-6,4%) a publié mercredi soir après la clôture de Wall Street des bénéfices et des ventes inférieurs aux attentes pour son 4e trimestre fiscal, notamment en raison d'un nombre moins élevé que prévu de nouveaux abonnés à son service de streaming Disney+, lancé il y a tout juste deux ans. A Wall Street, le titre du géant américain des loisirs perdait environ 3% dans les cotations électroniques post-séance après cette publication.

Disney+ a ainsi attiré 2,1 millions de nouveaux spectateurs payants au 4e trimestre, pour atteindre 118,1 millions, en hausse de 1,8% par rapport au 3e trimestre. Ces chiffres sont inférieurs aux attentes de Wall Street, même en tenant compte de l'avertissement de la direction : en septembre, le CEO de Disney Bob Chapek avait ainsi parlé d'une progression séquentielle à un chiffre, et les analystes tablaient sur un total d'environ 125,3 millions d'abonnés à la fin septembre. Les bénéfices trimestriels du groupe se sont élevés à 159 millions de dollars (9 cents par action) contre une perte de 39 cents un an plus tôt, où les comptes avaient été marqués par la pandémie de covid. Après ajustements le bpa ressort à 37 cents contre une perte de 20 cents un an plus tôt, mais les analystes du consensus FactSet tablaient sur 52 cents. Les ventes ont progressé de 26% pour atteindre 18,53 milliards de dollars, contre 14,71 Mds$ un an plus tôt, mais les analystes attendaient un peu mieux, à 18,8 Mds$.

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