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Wall Street décroche avec les craintes économiques et sanitaires

| Boursier | 601 | Aucun vote sur cette news

La cote américaine souffre ce jeudi, le S&P500 abandonnant 2,78% à 3...

Wall Street décroche avec les craintes économiques et sanitaires
Credits Reuters

La cote américaine souffre ce jeudi, le S&P500 abandonnant 2,78% à 3.101 pts et le Nasdaq 1,82% à 9.838 pts, contre un recul de 3,59% de l'indice historique Dow Jones à 26.021 pts. Le baril de brut WTI abandonne 7,4% sous les 37$ sur le Nymex, alors que le Brent régresse de près de 7%. L'once d'or gagne 1,9% à 1.754$.

Les opérateurs saisissent le prétexte des perspectives économiques déprimées fournies hier soir par la Fed de Jerome Powell pour prendre des bénéfices après le rallye. La Fed a promis hier soir de continuer à soutenir l'économie pendant plusieurs années après la crise du coronavirus, qui pourrait selon la banque se solder par une chute du produit intérieur brut des Etats-Unis de 6,5% cette année et porter le taux de chômage à 9,3% en fin d'année. L'objectif de taux des fonds fédéraux sera maintenu à son niveau (proche de zéro) jusqu'en 2022 au moins.

En outre, les investisseurs sont préoccupés par la reprise du nombre de cas des contaminations aux Etats-Unis après cinq semaines de déclin. Selon un bilan Reuters, le nombre de personnes contaminées aux Etats-Unis a dépassé les 2 millions hier mercredi. Ce triste cap est confirmé par les dernières données de l'Université Johns Hopkins, laquelle fait par ailleurs état de 7,4 millions de cas confirmés au niveau mondial depuis le début de l'épidémie. Le Brésil compte pour sa part 772.416 cas confirmés, contre 501.800 en Russie et 292.854 au Royaume-Uni. La pandémie de Covid-19 a fait plus de 417.000 morts au niveau mondial, dont près de 113.000 aux USA, plus de 41.000 au Royaume-Uni et près de 40.000 au Brésil.

Ashish Jha, dirigeant de l'institut de santé mondiale de Harvard, a affirmé sur CNN que le nombre de morts aux Etats-Unis continuerait de grimper si aucune mesure drastique n'était prise. Le spécialiste pense que "même si nous stabilisons les choses", il est "raisonnable de s'attendre à atteindre les 200.000 décès à un moment donné en septembre" aux USA. "Et cela est seulement pour courant septembre. La pandémie ne s'arrêtera pas en septembre", a précisé l'expert. Jha juge que l'aggravation du bilan de l'épidémie est liée au fait que les Etats-Unis étaient le seul grand pays à avoir déconfiné sans avoir placé sous contrôlé le taux d'infection. Selon lui, des décès supplémentaires pourraient être évités en appliquant un important programme de dépistage et en mettant l'accent sur la distanciation et l'utilisation des masques.

L'indice américain des prix à la production du mois de mai 2020 est ressorti en augmentation de 0,4% en comparaison du mois antérieur, contre +0,1% de consensus de place et -1,3% rapporté un mois avant. Hors alimentaire et énergie, le PPI américain a reculé toutefois de 0,1% par rapport au mois d'avril, en ligne avec les attentes du consensus. En glissement annuel, ce PPI de mai a baissé de 0,8% (+0,3% hors alimentaire et énergie).

La progression du nombre de chômeurs aux Etats-Unis ralentit encore mais reste impressionnante. Le Département américain au Travail vient en effet d'annoncer, pour la semaine close au 6 juin, que les inscriptions au chômage ont atteint 1,542 million, en repli de 355.000 par rapport à la lecture révisée de la semaine antérieure de 1,877 million. Elles ressortent globalement en ligne avec les attentes du marché puisque le consensus était positionné à 1,55 million.

La moyenne à quatre semaines ressort à 2,002 millions, en repli de 286.250. Enfin, le nombre de chômeurs indemnisés sur la semaine close le 30 mai s'établit à 20,93 millions, en recul de 339.000 sur sept jours.

Avant que le coronavirus ne mette à l'arrêt la majeure partie de l'économie américaine, le précédent record datait de 1982 avec 695.000 demandes hebdomadaires.

La bourse de New York a vécu une fin de séance volatile hier mercredi, après les annonces de la Réserve fédérale, qui a indiqué que ses taux directeurs resteraient proches de zéro jusqu'à la fin 2022, pour favoriser la reprise économique qui s'annonce lente. Le Dow Jones et le S&P 500 ont brièvement grimpé après la Fed, mais ont fini en baisse... Le Nasdaq a poursuivi son rallye, franchissant le seuil psychologique des 10.000 points pour la première fois de son histoire. Les cours du pétrole ont progressé, malgré un bond surprise des stocks de brut aux Etats-Unis.

A la clôture, le Dow Jones a cédé 1,04% à 26.989 points, tandis que l'indice large S&P 500 a lâché 0,53% à 3.190 pts. Mais le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, a encore progressé de 0,67% à 10.020 pts, un nouveau record après celui inscrit mardi soir à 9.953 pts.

Après leurs plus bas de mars, les bourses mondiales ont puissamment rebondi ces dernières semaines, soutenues par un reflux de la pandémie de coronavirus en Europe et aux Etats-Unis, qui entretient les espoirs de reprise économique rapide à partir du 3e trimestre. Le rebond a cependant porté les niveaux de valorisation des actions américaines à leur plus haut niveau depuis des décennies, ce qui les rend vulnérables à toute mauvaise surprise.

Dans ce contexte, les annonces de la Fed et de son président Jerome Powell, ont été soigneusement décortiquées par les acteurs du marché. La Réserve fédérale américaine a comme prévu maintenu les taux directeurs à leur nouveau actuel, proche de zéro, et a répété sa volonté de mettre en oeuvre l'ensemble de ses outils pour sortir l'économie américaine de l'ornière dans laquelle l'a plongée la crise du coronavirus.

Même si le pire semble passé, la Réserve fédérale s'est placée dans l'optique d'une reprise économique lente, qui exigera de maintenir les taux directeurs proches de zéro jusqu'à la fin 2022. Le PIB des Etats-Unis devrait chuter de 6,5% cette année, avant un rebond partiel de 5% en 2021, mais il ne devrait retrouver son niveau d'avant la crise que courant 2022, selon les nouvelles projections de la Fed, les premières depuis décembre 2019. Quant au taux de chômage, il devrait s'établir à 9,3% fin 2020 (contre 13,3% en mai), mais sa décrue sera ensuite lente.

Le président de la Fed Jerome Powell a indiqué que "nous ne pensons même pas à penser à relever les taux"... Lors de sa conférence de presse, il a ajouté que les "mois qui viennent seront cruciaux pour comprendre ce qui se passe vraiment dans l'économie", en insistant sur les "grandes incertitudes" pesant sur l'avenir.

La Fed constate que les conditions de financement se sont améliorées ces dernières semaines, en partie grâce à ses actions massives de soutien de l'économie. Toutefois, la pandémie va "peser lourdement" sur l'activité économique, l'emploi et l'inflation à court terme, et elle représente "un risque considérable pour les perspectives économiques sur le moyen terme" aux Etats-Unis, estime la banque centrale.

Les cours du pétrole ont été volatils mercredi, chutant après l'annonce d'une nette hausse des stocks de pétrole aux Etats-Unis, mais retrouvant ensuite le chemin de la hausse. Le baril de brut léger américain WTI pour livraison juillet a gagné 1,7% à 39,60$ sur le Nymex, tandis que le baril de Brent de la mer du Nord d'échéance août a grimpé de 1,3% à 41,73$.

Aux Etats-Unis, les stocks de pétrole pour la semaine close au 5 juin ont augmenté de 5,7 millions de barils à 538,1 millions de barils, alors que le consensus tablait au contraire sur un recul de 1,9 million de barils à la faveur du redémarrage de l'économie américaine. Les cours restent cependant soutenus par la perspective d'une baisse de la production, tant du côté de l'Opep+ que des pays tiers, à commencer par les Etats-Unis, où le nombre de puits en activité a plongé au plus bas depuis la mi-2009.

Les grandes institutions continuent d'ajuster leurs prévisions à l'aune de la pandémie de Covid-19. Après la Banque mondiale lundi, c'est au tour de l'OCDE de publier ce mercredi ses nouvelles projections de profonde récession pour 2020, suivie d'un rebond rapide mais partiel en 2021. Le PIB mondial devrait ainsi se contracter d'au moins 6% cette année, selon l'Organisation pour la coopération et le développement économiques (la Banque mondiale tablait, elle, sur -5,2%). En 2021, le rebond devrait atteindre 5,2% (contre +4,2% pour la Banque mondiale).

Outre ce scénario central, l'OCDE envisage un scénario du pire, en cas de deuxième vague de coronavirus : le PIB mondial chuterait alors de 7,6% en 2020, suivi d'une reprise plus timide, limitée à 2,8% l'an prochain. Aux Etats-Unis, l'OCDE prévoit une contraction du PIB de 7,3% cette année, avant un rebond de 4,1% l'année prochaine. Dans l'éventualité d'une seconde vague, la récession serait de 8,5% cette année, et le PIB américain ne regagnerait que 1,9% en 2021.

Les valeurs

Adobe (-2%), ainsi que PVH et Lululemon, publient après bourse ce soir à Wall Street leurs derniers résultats financiers trimestriels.

Tesla (-2%), dont le cours de bourse vient de franchir les 1.000$ pour une capitalisation boursière voisine de 190 milliards de dollars, a obtenu le feu vert du gouvernement chinois pour construire des Model 3 équipées de batteries au lithium-fer-phosphate (LFP), moins chères que les modèles actuels. C'est ce que montre un document publié sur le site internet du ministère de l'Industrie et des Technologies de l'information, constate Reuters.

GrubHub (+5%). Just Eat Takeaway a conclu l'acquisition de GrubHub pour 7,3 milliards de dollars en actions. Le deal pourrait donner naissance au leader mondial de la livraison de repas commandés en ligne (hors de Chine).

Regeneron (+2%). Sanofi a fait part de nouvelles perspectives d'indications pour l'anticorps monoclonal Dupixent, développé dans le cadre du partenariat avec la biotech américaine et utilisé pour traiter la dermatite atopique sévère et de l'asthme. En outre, Regeneron Pharmaceuticals débute une étude clinique pour un potentiel traitement du Covid-19.

Amazon (+1%). L'agence américaine de protection de l'environnement (EPA) a ordonné au groupe, ainsi qu'à eBay, de retirer de la vente des produits désinfectants possiblement dangereux, indique Bloomberg... L'Union européenne pourrait quant à elle déposer plainte contre Amazon pour ses pratiques anti-concurrentielles vis-à-vis des vendeurs tiers, croit savoir le Wall Street Journal.

Boeing (-9%) espère mener à la fin du mois un important vol test de certification du 737 MAX, cloué au sol depuis mars 2019 à la suite de deux accidents dramatiques. C'est du moins ce que le constructeur aéronautique aurait indiqué à des compagnies aériennes, croit savoir Bloomberg.

Texas Instruments (-2%) et ses pairs sont à surveiller ce jour, alors qu'un groupe de parlementaires démocrates et républicains a présenté un projet visant à fournir plus de 22,8 milliards de dollars d'aides aux fabricants de semi-conducteurs pour la construction d'usines aux Etats-Unis.

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