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Wall Street décroche avec le virus, avant l'élection et les GAFA

| Boursier | 646 | Aucun vote sur cette news

Wall Street poursuit sa correction ce mercredi, le DJIA cédant 2,61% à 26...

Wall Street décroche avec le virus, avant l'élection et les GAFA
Credits Reuters

Wall Street poursuit sa correction ce mercredi, le DJIA cédant 2,61% à 26.747 pts et le S&P500 2,63% à 3.300 pts, contre un déclin de 2,74% du Nasdaq à 11.116 pts. Le baril de brut WTI corrige de près de 5% sur le Nymex à 37,6$, alors que l'once d'or fléchit de 1,8% à 1.877$. L'indice dollar gagne 0,7% face à un panier de devises de référence.

La plus grande prudence prévaut donc et l'aversion au risque fait son grand retour, à l'approche de l'élection américaine du 3 novembre et alors que la propagation du nouveau coronavirus accélère, en particulier en Europe où sont prises de nouvelles mesures restrictives qui ne seront forcément pas sans conséquence économique. Aux États-Unis, l'absence de plan de soutien de l'activité et l'incertitude politique - avec une réduction de l'avance de Joe Biden sur Donald Trump dans certains États décisifs - accentuent la pression sur les marchés. Une lueur d'espoir réside tout de même à court terme dans les comptes des GAFAM. Microsoft a annoncé hier soir des résultats résistants. Apple, Alphabet, Amazon et Facebook publient demain soir, après la clôture des marchés américains.

Le déficit américain du commerce international de biens pour le mois de septembre 2020 est ressorti à 79,4 milliards de dollars, contre -85 milliards de dollars de consensus de place et -83,1 milliards pour la lecture révisée du mois antérieur. Les importations ont décliné de 0,2%, alors que les exportations se sont appréciées de 2,7% en comparaison du mois précédent.

Selon le rapport hebdomadaire du Département américain à l'Energie concernant les stocks pétroliers domestiques, pour la semaine close au 23 octobre, les stocks de brut hors réserve stratégique ont progressé de 4,3 millions de barils, alors que les stocks d'essence ont reculé de 0,9 MB. Les stocks de distillés ont chuté de 4,5 MB.

Concernant l'épidémie du nouveau coronavirus, selon les données actualisées de l'Université Johns Hopkins, qui fait référence sur le sujet, plus de 44 millions de cas confirmés ont été recensés dans le monde depuis les débuts de la pandémie, dont 8,8 millions aux Etats-Unis, près de 8 millions en Inde et 5,44 millions au Brésil. La Russie dénombre 1,55 million de cas confirmés depuis l'émergence du virus. La France est le cinquième pays au monde le plus touché désormais avec 1,24 million de cas confirmés depuis l'apparition du virus. L'épidémie de Covid-19 a fait 1,17 million de morts dans le monde depuis son apparition, dont 226.728 aux USA, 157.946 au Brésil et 120.010 en Inde...

La bourse de New York a fini hier en ordre dispersé, peinant à trouver une tendance, à une semaine de l'élection présidentielle du 3 novembre aux États-Unis. Les marchés s'inquiètent de la résurgence de l'épidémie de coronavirus en Europe, mais aussi aux États-Unis, où le nombre d'infections a dépassé les 70.000 par jour. Les incertitudes politiques pèsent aussi, et les chances d'adopter avant l'élection un nouveau plan de soutien budgétaire à l'économie US semblent désormais quasi-nulles. A la clôture, l'indice Dow Jones a perdu 0,80% à 27.463 points (après -2,29% lundi), tandis que l'indice large S&P500 a reculé de 0,3% à à 3.390 pts (après -1,86% lundi). Le Nasdaq a en revanche regagné 0,64% à 11.431 pts (-1,64% lundi).

Les investisseurs fuient les placements à risque, dans un contexte de hausse des cas de Covid-19 en Europe, mais aussi aux Etats-Unis. Selon les chiffres compilés par le 'New York Times', le nombre de nouveaux cas aux Etats-Unis a atteint lundi en moyenne un record sur 7 jours glissants, à plus de 71.000 , alors qu'il était inférieur à 50.000 il y a quelques semaines.

Pendant ce temps, les discussions entre la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, et le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin, au sujet d'un "package" de soutien à la croissance aux Etats-Unis n'ont toujours pas abouti. Même si un accord était trouvé, les chances de le faire adopter avant l'élection de mardi prochain sont infimes.

Le Sénat, qui a approuvé lundi soir la nomination par Donald Trump de la juge conservatrice Amy Coney Barrett à la Cour Suprême, a dans la foulée levé sa session en cours. Le Sénat ne devrait ainsi plus siéger avant le scrutin présidentiel, sauf coup de théâtre.

Ces derniers jours, les Démocrates et la Maison Blanche se sont rejeté la responsabilité de l'impasse dans les négociations. Les Démocrates ont proposé un plan de 2.200 milliards de dollars, et l'administration Trump semble approcher désormais de ce montant, avec une dernière proposition à 1.900 Mds$, faite le 21 octobre. Mais au Sénat (à majorité républicaine), les Républicains rechignent toujours à voter un vaste "package" de soutien à l'économie qui creuserait le déficit, l'orthodoxie budgétaire étant un sujet sensible dans l'électorat de droite.

Le plan risque dès lors d'être reporté au début 2021, après la prise de fonction du nouveau président et celle des nouveaux représentants et sénateurs (toute la chambre et un tiers du Sénat seront renouvelés le 3 novembre).

Compte-tenu des incertitudes pesant sur l'issue de l'élection, il sera peut-être difficile de faire adopter un texte pendant la session parlementaire dite "des canards boiteux", lorsque les parlementaires dont le mandat arrive à terme seront toujours en poste, et que leurs successeurs auront été élus mais ne siégeront pas encore. L'entrée en session de la nouvelle chambre et du nouveau Sénat se fera le 3 janvier 2021, et sera suivie, le 20 janvier de la prise de fonction du prochain président des États-Unis.

Selon les derniers sondages, le rival démocrate de Donald Trump, Joe Biden, est toujours crédité d'une nette avance pour la présidentielle. Toutefois, l'écart s'est resserré depuis trois semaines, lorsque début octobre, Biden avait accru son avance à la suite de la brève hospitalisation de Donald Trump pour cause de coronavirus.

Dans un sondage national RealClear Politics (RCP) publié dimanche, Biden obtient 50,8% des intentions de vote contre 42,8% pour Trump, soit une avance de 8 points. Le 6 octobre, un sondage 'CNN' donnait cependant à Joe Biden une avance de 16 points sur Trump (57% contre 41%), tandis qu'un autre sondage, réalisé par l'université de Quinnipiac (Connecticut), donnait une avance de 11 points à Biden (51% contre 40%).

Les publications financières trimestrielles sont très nombreuses ce jour à Wall Street, au lendemain des annonces de Microsoft. Ameriprise, Amgen, Blackstone, Boeing, General Electric, Cognizant, Ford, Criteo, Hess, eBay, Mastercard et Visa, comptent parmi les annonces du jour.

Les valeurs

Microsoft (-4%) a annoncé des bénéfices et des ventes supérieurs au consensus des analystes pour le 1er trimestre de son exercice fiscal en cours. Le géant informatique américain, qui s'est concentré ces dernières années sur l'informatique dématérialisée, a publié un bénéfice net de 13,9 milliards de dollars pour son 1er trimestre fiscal, soit 1,82$ par action, contre 1,38$ par action un an plus tôt (+38% !), et largement supérieur aux attentes des analystes, qui étaient logées à 1,54$ par action. Les ventes ont elles aussi dépassé les prévisions, en progressant de 12,5% pour atteindre 37,2 Mds$ contre 33,06 Mds$ au 1er trimestre de 2019. Le consensus tablait sur 35,76 Mds$.

General Electric (+9%) a annoncé une perte trimestrielle réduite et un cash flow positif, alors que le géant industriel et financier américain réduit ses coûts dans les divisions énergie et aviation. Le groupe, qui avait annoncé des plans de réduction des dépenses de 2 milliards de dollars, a dévoilé pour son troisième trimestre une perte des opérations poursuivies de 1,2 milliard de dollars, contre 9,5 milliards un an plus tôt. Le bénéfice ajusté par action a représenté 6 cents, contre -4 cents de consensus. Les revenus ont totalisé 19,4 milliards de dollars, alors qu'ils étaient anticipés à 18,7 milliards. Les revenus du segment aviation ont dépassé les attentes à 4,9 milliards. GE anticipe pour le quatrième trimestre un free cash flow industriel d'au moins 2,5 milliards. Le FCF industriel 2021 est attendu positif.

UPS (-6%) a dépassé les attentes de profits sur le trimestre clos, avec la progression des livraisons à domicile dans un contexte de pandémie. Le volume quotidien moyen aux États-Unis, marché phare du groupe, a progressé de près de 14%. D'ailleurs, le mois dernier, le groupe a annoncé qu'il allait recruter... plus de 100.000 salariés pour la saison des fêtes. Sur le trimestre écoulé, le bénéfice net est ressorti à 2 milliards de dollars environ, 2,24$ par titre, contre 1,75 milliard un an avant. Le bénéfice ajusté par action s'est élevé à 2,28$, contre 1,9$ de consensus. Les revenus ont atteint 21,2 milliards de dollars, contre 18,3 milliards un an plus tôt.

Fiat Chrysler Automobiles (-4%) a annoncé pour son troisième trimestre fiscal un bénéfice opérationnel positif, aidé en cela par une belle performance du marché américain. Le constructeur automobile a dévoilé sur la période close un Ebit ajusté de 2,28 milliards d'euros, dépassant nettement le consensus de place. Le bénéfice opérationnel a augmenté de 26% à 2,54 milliards d'euros en Amérique du Nord, ce qui représente un record, avec un taux de marge de 13,8%. L'Ebit ajusté est ressorti légèrement positif en Amérique latine. Les régions EMEA et APAC sont en revanche en pertes. Le groupe FCA, qui avait abandonné sa guidance du fait de la pandémie, table désormais sur un Ebit ajusté 2020 allant de 3 à 3,5 milliards d'euros, sous réserve de perturbations éventuelles liées à la crise sanitaire.

Blackstone (-4%), le géant de la gestion d'actifs, a annoncé pour son troisième trimestre un bénéfice distribuable en croissance de 9% à 772 millions de dollars, contre 710 millions un an avant. Le bénéfice distribuable par action est ressorti à 63 cents, alors que le consensus était de 57 cents. Le portefeuille de private equity s'est apprécié de 12% sur le trimestre, ce qui ressort supérieur à la performance du S&P500. Durant la période, Blackstone a mené à bien la cession pour 7 milliards de dollars de Cheniere Energy Partners à Brookfield Asset Management et Blackstone Infrastructure Partners. Le bénéfice net GAAP est ressorti à 795 millions de dollars. Les actifs sous gestion en fin de période totalisaient 584 milliards, contre 564 Mds$ un trimestre avant.

Boeing (-3%). Sur les trois mois clos fin septembre, le groupe a essuyé un déficit net de 466 millions de dollars, sa quatrième perte trimestrielle consécutive, ou un bpa de -79 cents, contre un profit de 1,17 Md$ ou 2,05$ par action un an plus tôt. La perte ajustée par action ressort à 1,39$ contre un consensus de 2,35$. Les revenus ont reculé de 29% à 14,14 Mds$, en ligne avec les attentes. Les recettes de la branche aviation commerciale ont fondu de 56% à 3,6 Mds$ en lien avec la chute de 55% des livraisons à 28 appareils. Boeing a encore brûlé 5 Mds$ de cash sur la période, et plus de 15 Mds$ sur les neuf premiers mois de l'exercice.

Le groupe a confirmé le maintien de ses cadences de production pour ses gros porteurs, revues en forte baisse en juillet, et il a redit viser une production de 31 monocouloirs par mois à l'horizon du début 2022. Malgré cette période très compliquée pour l'ensemble de l'industrie, le carnet de commandes de Boeing reste colossal, à 393 milliards de dollars, avec notamment plus de 4.300 avions commerciaux.

Mastercard (-6%) a annoncé pour le troisième trimestre un bénéfice net de 1,5 milliard de dollars et 1,51$ par action, contre 2,1 milliards de dollars un an avant. Le bénéfice ajusté par action est ressorti à 1,60$, contre 2,15$ un an plus tôt et 1,65$ de consensus. Les revenus ont décliné à 3,84 milliards de dollars, contre 4,12 milliards un an auparavant et 3,96 milliards de consensus de marché. Ajay Banga, patron du groupe, voit des signes encourageants en matière de dépense domestique, mais les dépenses de voyages demeurent sous pression.

Apple (-3%) renforcerait ses efforts en vue du développement de sa propre technologie de recherche sur Internet destinée aux iPhone, alors que les autorités s'interrogent sur l'accord liant le groupe à la pomme à Google. C'est ce qu'indique notamment le Financial Times. Actuellement, Google paye des milliards de dollars annuellement à Apple pour faire de son moteur de recherche l'outil par défaut sur les iPhone. Néanmoins, le Département américain de Justice a ouvert un dossier la semaine dernière sur les paiements effectués par Google à Apple pour rester le moteur de recherche privilégié. Le DoJ estime que Google débourse entre 8 et 12 milliards de dollars, payés à Apple pour rester son outil par défaut.

Alphabet (-5%). Par ailleurs, l'autorité italienne de concurrence a ouvert une enquête sur ce même Google pour abus présumé de position dominante sur l'affichage de la publicité en ligne en Italie...

General Dynamics (stable). Le bénéfice par action du contractant américain de défense est ressorti à 2,9$ sur le trimestre clos, contre 2,85$ de consensus et 2,18$ un an avant. Les revenus trimestriels se sont établis à 9,43 milliards de dollars sur cette période close en septembre, proches des attentes, contre 9,76 milliards un an avant.

Anthem (-3%) a dévoilé des trimestriels supérieurs aux attentes de marché avec la réduction des dépenses. Le bénéfice par action est ressorti à 4,2$, contre 4,04$ de consensus. Les revenus ont totalisé 30,65 milliards de dollars, dépassant de 3% le consensus, contre 26,44 milliards un an plus tôt.

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