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Wall Street décroche, après les bons chiffres de l'emploi !

| Boursier | 1077 | Aucun vote sur cette news

La cote américaine retombe avant bourse ce vendredi suite aux chiffres robustes de l'emploi, balayant une fois de plus les espoirs fébriles de 'pivot...

Wall Street décroche, après les bons chiffres de l'emploi !
Credits PivèsPictures

La cote américaine retombe avant bourse ce vendredi suite aux chiffres robustes de l'emploi, balayant une fois de plus les espoirs fébriles de 'pivot de la Fed'. Le S&P 500 perd 0,9% en pré-séance, le Dow Jones 0,5% et le Nasdaq 1,4%. Le baril de brut WTI gagne 0,5% sur le Nymex à 88,8$. L'once d'or cède 1,3% à 1.699$. L'indice dollar grappille encore 0,2% face à un panier de devises de référence.

Les créations de postes non-agricoles aux États-Unis pour le mois de septembre 2022 sont ressorties au nombre de 263.000, contre un consensus de 250.000. Le taux de chômage a reculé quant à lui à 3,5%, contre 3,7% de consensus de marché et 3,7% un mois avant. Les créations de postes dans le privé se sont établies au nombre de 288.000 en septembre contre 280.000 de consensus. Les créations dans le secteur manufacturier ont été de 22.000, également meilleures que prévu. Le salaire horaire moyen a progressé de 5% en glissement annuel, un peu moins qu'attendu puisque le consensus était de 5,1%.

Ces bons chiffres de l'emploi américain ont fait remonter les anticipations de hausse de taux de 75 points de base pour la réunion des 1 et 2 novembre de la Fed (probabilité de plus de 81% selon FedWatch). Ainsi, une quatrième hausse de 75 pb est donnée désormais pour quasiment sûre.

Jerome Powell avait déjà noté lors de sa conférence de presse du FOMC de septembre que la Fed n'avait vu que de modestes signes de ralentissement sur le marché du travail.

Avant-hier, ADP avait fait état de créations de postes dans le privé pour septembre légèrement supérieures aux attentes, à 208 000 contre 200 000 de consensus FactSet. Selon la dernière étude Challenger sur le sujet, publiée hier, les annonces de licenciements aux États-Unis pour le mois de septembre ont concerné près de 30 000 postes, 29 989 pour être précis, contre 20 485 un mois auparavant.

Les inscriptions au chômage annoncées également hier ont rebondi la semaine passée aux Etats-Unis. Le Département américain au Travail a annoncé, pour la semaine close au 1er octobre, des inscriptions au chômage au nombre de 219.000, en hausse de 29.000 par rapport au niveau révisé à la baisse de la semaine antérieure. Le consensus tablait sur 204.000 nouvelles inscriptions. La moyenne à quatre semaines s'établit à 206.500, en hausse de 250. Enfin, le nombre de chômeurs indemnisés sur la semaine close le 24 septembre atteint 1,361 million, en progression de 15.000 sur sept jours (1,350 million de consensus).

Plus tôt cette semaine, les opérateurs avaient salué les mauvais chiffres du rapport JOLTS, qui mesure les ouvertures de postes aux Etats-Unis, considérant que cette autre mauvaise nouvelle sur le marché du travail américain limitait la capacité de la Fed à durcir encore sa politique monétaire.

Les derniers chiffres plus solides de l'emploi publiés il y a quelques instants accréditent quant à eux plutôt la thèse contraire. La banque centrale américaine vient déjà de relever par trois fois ses taux de 75 pb, du jamais vu depuis l'ère Volcker. Jerome Powell et ses équipes ont prévenu ces dernières semaines que cette politique très dure devrait se poursuivre, la priorité absolue étant de ramener l'inflation vers l'objectif des 2%, au prix d'une souffrance économique supplémentaire.

Les responsables de la Fed n'ont donc pour l'heure donné aucune indication concernant un éventuel pivot, qui constituerait donc une inflexion de politique monétaire. Pourtant, lundi et mardi, Wall Street a joué ce scénario avec un certain enthousiasme. Les officiels de la Fed continuent d'alerter sur l'inflation et estiment que de nouvelles hausses de taux sont nécessaires.

Le gouverneur de la Fed Christopher Waller a déclaré hier qu'il fallait faire plus sur les taux et que la Fed ne devrait pas s'arrêter de "resserrer" jusqu'à ce que l'inflation se modère. Il a minimisé les inquiétudes sur la stabilité financière, qui pourraient inciter la Fed à 'pivoter'. Lisa Cook (membre votant), dans ses premières remarques en tant que gouverneure de la Fed, s'en est largement tenue au récit principal, observant que l'inflation avait été obstinément persistante et que la politique devrait rester stricte jusqu'à ce qu'il y ait une grande confiance que l'inflation revienne à l'objectif de 2%. Neel Kashkari, de la Fed de Minneapolis (non-votant), a déclaré que la Fed était "très loin" de suspendre les hausses de taux et que la barre devrait être haute pour des changements de position. Il a déclaré qu'il ne voyait pas encore de preuves que les prix des salaires et des services évoluent dans la bonne direction. Charles Evans de la Fed de Chicago (non-votant) a déclaré qu'il fallait une politique plus restrictive face à une inflation élevée et qu'il voyait les taux se diriger vers 4,50-4,75% d'ici le printemps 2023.

La posture de la Fed n'a donc visiblement pas bougé. John Williams, Neel Kashkari et Raphael Bostic, interviennent encore ce vendredi.

Dans l'actualité économique américaine ce jour, il faudra aussi suivre les stocks et ventes de grossistes (16 heures), ainsi que les derniers chiffres du crédit à la consommation (21 heures).

Du côté des entreprises, Tilray a annoncé ses comptes avant bourse, après s'être envolé hier soir à Wall Street avec le secteur du cannabis, suite aux annonces de Joe Biden, qui a gracié jeudi des milliers d'Américains condamnés au niveau fédéral pour simple possession de cannabis, relançant le débat autour de l'approche américaine en matière de drogue. Hier jeudi, après la clôture, AMD a lancé un douloureux avertissement. Levi Strauss a aussi déçu par ses derniers résultats, le groupe ayant réduit ses perspectives du fait des pressions macroéconomiques.

Les valeurs

AMD abandonnait 4,5% après bourse à Wall Street hier soir. Le groupe, citant un marché PC plus faible que prévu et une correction significative des stocks à travers la chaîne d'approvisionnement, a livré en effet des comptes préliminaires particulièrement décevants. Pour le troisième trimestre fiscal, AMD fait état de revenus de 5,6 milliards de dollars environ, très éloignés de la guidance antérieure qui se situait à 6,7 milliards de dollars, plus ou moins 200 millions de dollars. Les revenus du segment Client expliquent l'essentiel de cette mauvaise surprise. En revanche, les revenus des Data Center, du Gaming et des segments "embarqués" ont tous progressé significativement en glissement annuel, en ligne avec les anticipations de la compagnie. A 5,6 milliards de dollars, les revenus totaux du trimestre représentent encore une croissance de 29%, mais le groupe tablait auparavant sur une expansion de 55% (pour le milieu de fourchette).

AMD évoque donc des livraisons de processeurs réduites du fait d'un marché PC plus faible qu'attendu et de la correction importante des stocks. La marge brute trimestrielle est anticipée quant à elle à environ 42%, alors que la marge brute non-GAAP devrait se situer à 50% - contre 54% auparavant estimé. La déception sur la marge brute ajustée provient de volumes réduits sur le segment Client et de l'impact du prix moyen de vente. En outre, les résultats du troisième trimestre devraient inclure environ 160 millions de dollars de charges principalement pour les stocks, les prix et les réserves associées dans les activités graphiques et clientes.

Twitter a finalement reperdu 3,7% hier soir à Wall Street à 49,39$, et rend encore 1% avant bourse, s'éloignant du prix de 54,2$ finalement accepté par Elon Musk pour son rachat. Un juge a repoussé le procès Musk-Twitter, après que le milliardaire eut fait état de son intention de boucler le rachat dans les termes initiaux, pour 44 milliards de dollars. Mais dans le même temps, le ton monte de nouveau entre l'homme d'affaires et le groupe à l'oiseau bleu.

La justice de l'Etat américain du Delaware a suspendu hier jusqu'au 28 octobre la procédure intentée par Twitter dans le but de contraindre Musk à honorer son engagement initial de racheter le réseau social, montre un document judiciaire consulté par Reuters. Les avocats de Musk avaient demandé cette suspension en faisant valoir que le procès de cinq jours qui devait s'ouvrir le 17 octobre n'était plus nécessaire, la transaction devant être bouclée autour du 28 octobre. Par conséquent, "il n'est pas nécessaire d'organiser un procès accéléré pour ordonner aux défendeurs de faire ce qu'ils font déjà", ont souligné les avocats du patron de Tesla et SpaceX. "De manière incroyable, Twitter insiste pour continuer la procédure, mettant en danger l'opération et jouant avec les intérêts des actionnaires", ont aussi critiqué les équipes de Musk. Twitter s'opposait au report en réclamant que l'opération soit réalisée dès la semaine prochaine et en disant craindre une "manoeuvre déloyale" et un nouveau report...

"Maintenant, à la veille du procès, il (Elon Musk) déclare qu'il a l'intention de finaliser après tout. 'Faites-nous confiance', disent-ils, 'nous sommes sérieux cette fois', et ils demandent donc à être dispensés d'un jugement au fond", indique un autre document déposé par les avocats de Twitter et relayé par Yahoo! Finance. "La proposition des accusés est une invitation à de nouveaux méfaits et retards". Les avocats du réseau social considèrent donc que l'acheteur récalcitrant ne serait toujours pas fiable. "L'opération aurait dû être finalisée il y a longtemps", s'offusque encore Twitter.

Musk s'était engagé en avril à acquérir Twitter pour 54,2$ par action avant de faire machine arrière, dénonçant l'opacité du réseau social à propos de la mesure du nombre de faux comptes. Le réseau social média a finalement annoncé en début de semaine avoir reçu une lettre des équipes d'Elon Musk. L'homme le plus riche du monde entendrait donc bien racheter le groupe, ce nouveau rebondissement intervenant juste avant le procès du Delaware, qui s'annonçait délicat. L'intention de Twitter est quant à elle confirmée, à savoir finaliser la transaction dans les conditions initiales, à 54,2$ par titre.

Musk avait tenté précédemment d'abandonner l'opération. Il estimait en effet bien trop élevée la proportion des comptes fake et bots sur le réseau social, bien plus élevée que les "moins de 5%" prétendus par le groupe. Mais l'homme d'affaires a donc surpris encore par l'un de ses prompts revirements dont il a le secret. "Acheter Twitter est un accélérateur pour créer X, l'application universelle", lançait le milliardaire, plus tôt cette semaine, dans un tweet. "Twitter accélère probablement X d'un rapport de 3 à 5, mais je pourrais me tromper", insistait Musk, évoquant aussi "la vision originale X.com", ce que certains estiment pouvoir être une super application "à la WeChat" comprenant réseau social, e-commerce et paiement.

Hier, le Wall Street Journal croyait savoir que Twitter et Musk négociaient les détails de leur accord final en vue d'une potentielle annonce lundi. Les derniers échanges virulents par avocats interposés laissent encore planer le doute, ce qui explique le différentiel entre les récents cours cotés et le prix de l'offre tant attendue.

Tilray consolide avant bourse à Wall Street, après son puissant rallye de la veille. Les derniers trimestriels n'ont pas convaincu. Le groupe a limité ses pertes, mais rate le consensus. Pour le premier trimestre fiscal, la perte nette est ressortie à 65,8 millions de dollars soit 13 cents par titre. Les revenus trimestriels ont baissé de 9% à 153,2 millions de dollars. Le consensus était de 7 cents de perte par action et 156 millions de dollars de revenus.

Levi Strauss corrige à Wall Street. Le groupe a dépassé les attentes de profits sur le trimestre clos, mais il alerte simultanément concernant sa guidance annuelle, réduite du fait des conditions macroéconomiques. Ainsi, les effets de change, le ralentissement de la demande des consommateurs et les perturbations de la chaîne d'approvisionnement vont peser sur les résultats annuels, prévient l'inventeur du blue jean.

Levi Strauss anticipe désormais, pour l'exercice 2022, un bénéfice ajusté par action allant de 1,44 à 1,49$, à comparer à une guidance antérieure allant de 1,5 à 1,56$. La croissance des revenus annuels est attendue désormais entre 6,7 et 7%, ou entre 11,5 et 12% à devises constantes. La croissance à devises constantes était précédemment attendue entre 11 et 13%. Pour le trimestre clos, troisième trimestre fiscal, le groupe californien de San Francisco a dégagé un bénéfice ajusté par action de 40 cents, à comparer à un consensus de 37 cents. Un an plus tôt, le bpa ajusté était de 48 cents. Les revenus trimestriels se sont établis à 1,52 milliard de dollars, ratant de 6% le consensus.

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