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Wall Street débute la semaine sur de nouveaux sommets !

| Boursier | 516 | Aucun vote sur cette news

La bourse de Wall Street ouvre sur de nouveaux sommets historiques ce lundi, alors que les trois principaux indices boursiers américains avaient déjà...

Wall Street débute la semaine sur de nouveaux sommets !
Credits Reuters

La bourse de Wall Street ouvre sur de nouveaux sommets historiques ce lundi, alors que les trois principaux indices boursiers américains avaient déjà clôturé vendredi sur des records, malgré les déceptions sur les résultats d'Apple (-1,8%) et d'Amazon (2,15%), pénalisés par les problèmes d'approvisionnement et de logistique. Les investisseurs recherchent d'autres valeurs technologiques moins exposées à ces risques, notamment Tesla qui n'en finit plus de grimper à Wall Street.
Ce lundi, l'indice Dow Jones gagne 0,27% à 35.917 points, tandis que l'indice large S&P 500 prend 0,10% à 4.610 pts. Le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques gagne 0,17% à 15.525 pts.

ECO ET DEVISES

L'économie américaine n'est pas en surchauffe et si l'inflation est plus élevée que ces dernières années, cela tient surtout aux perturbations causées par la pandémie de COVID-19, a déclaré la secrétaire au Trésor, Janet Yellen, lors d'une conférence de presse lundi à Dublin à l'occasion de l'ouverture de la Cop26.
Les indicateurs publiés la semaine dernière ont montré que les dépenses des consommateurs ont fortement augmenté en septembre aux États-Unis, ce qui, avec la baisse des cas de contamination au COVID-19 et la progression de la confiance des consommateurs, est de bon augure pour une accélération de l'activité économique au dernier trimestre. Alors que les pressions inflationnistes se généralisent, Janet Yellen estime que les hausses de prix sont transitoires...
"Je ne dirais pas que l'économie américaine est actuellement en surchauffe. Il y a 5 millions d'emplois vacants par rapport au niveau pré-pandémique, la population active a diminué et les raisons sont liées à l'épidémie de COVID-19", a souligné Yellen. La secrétaire au Trésor a dit s'attendre à ce que les contraintes qui pèsent sur l'emploi et les difficultés de la chaîne d'approvisionnement s'atténuent à mesure que la pandémie sera maîtrisée, notant que la hausse de la demande de biens durables aux États-Unis est survenue à un moment où il était difficile de se procurer ce type de biens.

Sur le marché pétrolier, les cours du pétrole restent haut perchés. Le baril de WTI pointe à 84,80$ (contrat à terme de décembre sur le Nymex), tandis que le Brent avance à 85$. Le cours du WTI a gagné 11% au mois d'octobre, même s'il marqué le pas cette semaine, et il a bondi de plus de 72% depuis le début de l'année.

Quant à la Réserve fédérale américaine, elle se réunira mardi et mercredi et devrait décider du calendrier de réduction de son programme d'achats d'actifs ("tapering"), qui pourrait commencer dès novembre ou à défaut, à partir de décembre, selon les économistes. Quant aux premières hausses de taux directeurs, elles ne sont pas attendues avant la fin 2022, voire en 2023...
Aux Etats-Unis, les derniers indicateurs macro-économiques ont été plutôt rassurants, malgré la publication jeudi, d'un PIB plus faible que prévu au 3e trimestre baux Etats-Unis, a 2% en rythme annuel contre +2,6% attendu et après +6,7% en T2.
Le 4e trimestre pourrait être celui du rebond, selon les économistes... En septembre, les dépenses des ménages ont augmenté de 0,6% aux Etats-Unis, comme attendu par le consensus de place, malgré un recul de 1% des revenus personnels des ménages (contre -0,4% attendu), lié à la fin de aides mises en place pendant la pandémie de coronavirus. Les salaires ont progressé solidement de 0,8% par rapport à août.
Le déflateur d'inflation (PCE), l'indicateur de l'inflation le plus suivi par la Réserve fédérale a accéléré à 4,4% en septembre sur un an contre +4,2% en août.

VALEURS A SUIVRE

Tesla (+2% à 1137$) qui a pulvérisé le cap symbolique des 1.000 milliards de dollars de capitalisation boursière à Wall Street la semaine dernière, reste en vue, alors que le groupe chinois Ganfeng Lithium et sa filiale GFL International ont signé un contrat de fourniture de batteries pour une durée de trois ans avec le constructeur américain de véhicules électriques à compter de 2022...
Rappelons que le déclic de la hausse du titre est venu la semaine dernière de l'énorme accord pour 100.000 véhicules conclu avec le groupe de voitures de location Hertz pour un total d'environ 4,2 Milliards de dollars. Les chauffeurs Uber aux États-Unis vont avoir la possibilité, dans le cadre d'un accord exclusif Uber / Hertz, de louer 50.000 véhicules du groupe d'Elon Musk auprès de Hertz, à partir du 1er novembre. Les chauffeurs Uber pourront louer les fameuses Tesla pour environ 300$ par semaine...
Amazon a été secoué en fin de semaine dernière en bourse après avoir manqué le consensus des analystes au 3e trimestre, tant en termes de profits (qui ont plongé de 50%) qu'en termes de ventes... Pour ne rien arranger, le géant du commerce en ligne et du cloud computing a fait des prévisions conservatrices pour le trimestre en cours, celui des fêtes de fin d'année, en raison d'une envolée de ses coûts en cette période de sortie de pandémie de coronavirus.
A noter dans ce contexte déjà tendu que des salariés d'Amazon dans plusieurs entrepôts d'Allemagne ont entamé ce lundi une grève en raison de revendications salariales et d'une amélioration des conditions de travail réclamée par l'organisation syndicale Verdi...
Rappelons que le bénéfice du groupe a atteint 3,2 milliards de dollars au 3e trimestre (6,12$ par action), en baisse de 50% par rapport à la même période de 2020 (12,37$ par action). Les analystes du consensus FactSet tablaient en moyenne sur un bpa de 8,9$, en tenant compte des problèmes de chaînes d'approvisionnement et de pénurie de main d'oeuvre, qui se sont révélés plus importants que prévu.
Quant au chiffre d'affaires, il a grimpé de 15% pour totaliser 110,8 Mds$, mais a manqué les attentes de Wall Street, logées à 111,55 Mds$.
Les problèmes logistiques auxquels a été confronté Amazon se reflètent dans les coûts des ventes du groupe, qui ont augmenté à 62,93 Mds$ contre 57,11 Mds$ un an plus tôt, et ses frais de traitement et d'expédition des commandes, qui ont bondi à 18,5 Mds$ contre 14,71 Mds$ au T3 2020. Une hausse des coûts qui devrait se poursuivre au 4e trimestre...
Ainsi, pour le trimestre octobre-décembre, Amazon prévoit des ventes de 130 à 140 Mds$ (contre un record de 125,56 Mds$ au T4 2020), mais les analystes s'attendaient à 142,17 Mds$. Amazon s'attend à un profit de opérationnel compris entre zéro et 3 Mds$, en net retrait par rapport au 6,87 Mds$ dégagés au T4 2020. Les analystes s'attendaient au contraire à une nouvelle hausse à 7,71 Mds$.
"Après la hausse des salaires des employés des centres de distribution, qui a été menée au 2e trimestre 2021, Amazon a annoncé de nouvelles hausses (et des primes) ainsi que des projets pour embaucher 150.000 personnes supplémentaires (dans tous les services) au 4e trimestre 2021", a ainsi souligné l'analyste de Credit Suisse dans une note...

Harley-Davidson grimpe de 7%, après la suppression par l'Union européenne des droits de douane punitifs sur les motos et d'autres produits américains dans la foulée de l'annonce ce week-end del'accord entre Bruxelles et Washington sur la taxation de l'acier et de l'aluminium.
Les Etats-Unis et l'UE ont ainsi enterré la hache de guerre à l'occasion du G20 de Rome, en décidant de lever des droits de douane additionnels sur les importations européennes d'acier et d'aluminium imposés en 2018 par l'ancien président américain Donald Trump. La secrétaire américaine au Commerce, Gina Raimondo, a qualifié cet accord d'"historique". Les mesures de rétorsion qui avaient été annoncées par l'UE et qui devaient entrer en vigueur le 1er décembre ne seront donc pas appliquées...

Novavax (+6%) est recherché en bourse de New-York ce lundi, en hausse de 12%, après l'approbation en urgence en Inde de son vaccin contre le COVID-19 développé en partenariat avec le Serum Institute of India... Il y a un mois, Novavax et son partenaire avaient annoncé une soumission réglementaire auprès de l'Organisation mondiale de la santé pour l'inscription sur la liste des utilisations d'urgence du candidat vaccinal contre le COVID à base de protéines recombinantes nanoparticulaires de Novavax avec l'adjuvant Matrix-M.
La demande d'inscription à l'OMS était basée sur la précédente demande d'inscription des sociétés au Drugs Controller General of India (DCGI).

Goldman Sachs (+0,2%) va lancer un nouveau service permettant aux investisseurs d'investir dans des "SPAC" ("Special Purpose Acquisition Company"), ces sociétés sans activité opérationnelle dont les titres sont émis en Bourse pour une durée limitée dans le but de réaliser une ou plusieurs acquisitions dans un secteur prédéterminé, ont déclaré à Reuters plusieurs sources...
Rappelons que le géant américain de la banque d'affaires, n'a fait qu'une bouchée du consensus de marché sur le troisième trimestre fiscal présenté le mois dernier, profitant notamment de la flambée de 88% des revenus de banque d'investissement... Goldman a publié des bénéfices pour les trois mois se terminant en septembre logés à 14,93$ par action, soit près de 55% de plus que l'an dernier, contre un consensus de 10,1$ par action.
Les revenus du groupe ont augmenté de 26% à 13,6 milliards de dollars, dépassant nettement les prévisions des analystes, logées à 11,67 milliards de dollars. "Le troisième trimestre a été marqué par de solides performances opérationnelles et une accélération de notre investissement dans la croissance de Goldman Sachs", avait résumé le directeur général David Solomon. "Nous avons annoncé deux acquisitions stratégiques dans nos activités de gestion d'actifs et de consommation qui renforceront notre taille et notre capacité à générer des rendements plus élevés et durables".

Secoué la semaine passée en bourse de Wall Street, Lockheed Martin (-0,3%) reste sous haute surveillance. Le contractant américain de défense a annoncé des revenus inférieurs aux attentes et une guidance déjà réduite... Lockheed a affiché un bénéfice net de 614 Millions de dollars, soit 2,21 dollars par action, soit moins de la moitié des 1,8 Milliard de dollars, 6,25 dollars par titre, affichés sur la période correspondante de l'année précédente.
Les ventes du groupe ont chuté à 16 Milliards de dollars, contre 16,5 Milliards un an avant et 17,1 Milliards de consensus de place. Le groupe a réduit de 2,5% sa guidance annuelle de revenus, à 67 Milliards. Les revenus de l'année prochaine pourraient quant à eux reculer à 66 Milliards de dollars avec la pandémie. Néanmoins, Lockheed a relevé sa guidance de bénéfices 2021 à 22,45$ par action, contre 22,2$ de consensus. Parmi les derniers avis de brokers, Jefferies a adjugé son objectif de cours à 350 dollars l'action, en baisse de 50$.

Fort de ses très bons résultats publiés mardi soir, Microsoft (-1%) est parvenu vendredi à dépasser Apple (-1% aussi ce lundi) pour reprendre la place de première capitalisation boursière mondiale... Ce n'est pas la première fois que Microsoft se hisse à la première place de ce podium mondial, mais par le passé, Apple est toujours parvenu à le rattraper. Depuis le début de l'année, le titre Microsoft a gagné 48%, tandis qu'Apple ne s'est avancé que de 12%.
Les résultats trimestriels des deux géants du web publiés ces derniers jours ont montré que le groupe fondé par Bill Gates avait mieux résisté aux problèmes d'approvisionnement que le concepteur de l'iPhone.
Microsoft a dégagé des profits records de 20,5 milliards de dollars lors du dernier trimestre, bénéficiant de l'engouement des entreprises pour l'informatique dématérialisée (le cloud) lié à l'impact de la pandémie. Il est aussi parvenu à progresser dans ses activités traditionnelles, les ordinateurs personnels et les consoles de jeux, qui représentent plus d'un tiers de ses revenus. Même si Microsoft a admis rencontrer des problèmes de chaîne d'approvisionnement, ses prévisions de ventes pour la division PC (dont Windows, Surface et XBox) au 4e trimestre ont dépassé les attentes des analystes.
Apple (qui n'est pas présent dans les services "cloud") a lui aussi affiché jeudi soir un bénéfice net supérieur à 20 Mds$ (20,6 Mds$) pour son du 4e trimestre fiscal (achevé fin septembre) en hausse de 62% et conforme aux attentes des marchés... Cependant, le chiffre d'affaires du groupe de Cupertino a été raboté par les difficultés d'approvisionnement en composants, ce qui a pesé sur les ventes d'iPhones et de "wearables" (Apple Watch, Airpods...) De quoi inquiéter les investisseurs à l'approche des fêtes de fin d'année, cruciales pour Apple.
Apple estime avoir perdu environ 6 Mds$ de revenus sur la période juillet-septembre du fait de "contraintes d'approvisionnement plus importantes que prévu", a déclaré le directeur général, Tim Cook, lors de la conférence téléphonique de présentation des résultats.
Derrière Microsoft et Apple, les autres géant d'internet restent assez loin, même si Alphabet (Google) flirte avec les 2.000 Mds$ (1.960 Mds$ vendredi soir) de capitalisation boursière, devant Amazon (1.750 Mds$) et Tesla (1.090 Mds$). Facebook est revenu sous les 1.000 Mds$ (899 Mds$), plombé par les multiples controverses sur la protection des données et la gestion des contenus toxiques sur ses réseaux sociaux...
A noter que Sega Sammy Holdings a annoncé ce lundi étudier une alliance stratégique avec le groupe Microsoft pour développer des titres de jeux vidéo à gros budget via Azure, la plate-forme d'informatique dématérialisée du groupe américain...

Moderna (-6%) a indiqué hier avoir reçu une notification de la Food and Drug Administration américaine (FDA), selon laquelle un délai supplémentaire, jusqu'en janvier 2022, serait nécessaire pour évaluer son vaccin contre le COVID-19 chez les jeunes âgés de 12 à 17 ans...
Le groupe avait annoncé le mois dernier des données intermédiaires positives de l'étude de phase 2/3, appelée étude KidCOVE, de l'ARNm-1273, le candidat-vaccin de la société contre le Covid-19, chez les enfants de 6 à moins de 12 ans. Cette analyse intermédiaire a montré une solide réponse en anticorps neutralisants après deux doses d'ARNm-1273 au niveau de dose de 50 microgrammes avec un profil d'innocuité favorable.
"Nous sommes encouragés par le profil d'immunogénicité et d'innocuité de l'ARNm-1273 chez les enfants âgés de 6 à moins de 12 ans et sommes ravis que l'étude ait atteint ses principaux critères d'évaluation d'immunogénicité", a déclaré Stéphane Bancel, directeur général de Moderna. "Nous sommes impatients de déposer une demande auprès des régulateurs du monde entier et restons déterminés à faire notre part pour aider à mettre fin à la pandémie de Covid-19 avec un vaccin pour les adultes et les enfants de tous âges".

Coca-Cola est stable, alors que le groupe américain veut prendre le contrôle total du groupe de boissons sportives BodyArmor, dont il possède déjà 30% du tour de table, dans le cadre d'une opération qui valorise sa cible à environ 8 Milliards de dollars (6,9 Milliards d'euros), selon le Wall Street Journal, citant des sources proches du dossier.
Rappelons que le leader américain des soft drinks a relevé la semaine passée ses prévisions de profits en marge de sa publication trimestrielle. Le groupe bénéficie de sa réouverture de l'économie... Les revenus trimestriels ont augmenté de 14% en organique, hors impact des effets de change et acquisitions, ce qui ressort supérieur aux estimations des analystes. Le bénéfice ajusté par action a été de 65 cents, également meilleur que prévu. Le bénéfice net trimestriel a été de 2,47 milliards de dollars et 57 cents par titre, contre 1,74 milliard un an avant. Les revenus ont augmenté de 16% à plus de 10 Milliards de dollars. Les volumes se sont appréciés de 6%, avec surtout les marchés d'Europe, du Moyen-Orient, d'Afrique et d'Amérique latine.
Le groupe qui possède les marques Coca-Cola, Schweppes et Minute Maid table sur une croissance organique allant de 13 à 14% sur l'exercice, ce qui représente une révision en hausse par rapport à la guidance de juillet. Coca-Cola anticipe toutefois une poursuite de l'inflation élevée des matières premières en 2022...

Newell Brands (+1,2%). Le groupe américain du marché des produits de consommation, connu pour ses marques Sharpie, Papermate ou Rubbermaid, est soutenu par JP Morgan qui a relevé sa recommandation de "neutre" à "surpondérer" sur le dossier.

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