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Wall Street déboussolé après la Fed

| Boursier | 366 | Aucun vote sur cette news

Wall Street cherche sa direction ce jeudi, après la rude sanction de la veille consécutive à une intervention diversement appréciée de Jerome Powell...

Wall Street déboussolé après la Fed
Credits Reuters

Wall Street cherche sa direction ce jeudi, après la rude sanction de la veille consécutive à une intervention diversement appréciée de Jerome Powell (-1,49% sur le DJIA et -1,73% pour le Nasdaq). Le DJIA perd actuellement 0,73% à 23.154 pts, alors que le S&P500 recule de 0,13% à 2.503 pts. Le Nasdaq régresse de 0,48% à 6.605 pts, malgré quelques espoirs commerciaux liés aux négociations entre Washington et Pékin. Sur le marché des changes, l'indice dollar, qui mesure les fluctuations du billet vert face à un panier de devises, corrige actuellement de 0,3% à 96,2.

Pétrole sous pression

Les prix du pétrole poursuivent quant à eux leur forte correction, sur fond d'inquiétudes concernant la surabondance de l'offre et le ralentissement de la demande mondiale. Ainsi, le baril de brut WTI pour février tombe encore de 3,4% ce jour sur le Nymex à 46,5$, alors que le baril de Brent de la mer du Nord cède également 2,9% à 55,6$. Les prix du pétrole ont perdu environ un tiers de leur valeur depuis octobre.

Statistiques contrastées

Sur le front économique ce jeudi aux Etats-Unis, les inscriptions hebdomadaires au chômage pour la semaine close au 15 décembre sont ressorties au nombre de 214.000, contre 220.000 de consensus de place et 206.000 une semaine plus tôt. Ces inscriptions ressortent par conséquent en hausse de 8.000 en comparaison de la semaine antérieure.

L'indice manufacturier de la Fed de Philadelphie pour le mois de décembre 2018 est quant à lui ressorti à 9,4, contre 16,5 de consensus et 12,9 un mois avant. Il ressort encore positif et traduit donc une expansion, dont le rythme ralentit toutefois nettement.

Enfin, l'indice des indicateurs avancés américains du mois de novembre 2018 publié ce jour par le Conference Board est ressorti en progression inattendue de 0,2% en comparaison du mois antérieur, alors qu'il était attendu quasiment stable. En revanche, l'indice du mois d'octobre a été révisé en baisse à -0,3%, contre +0,1% précédemment évalué.

La Fed un peu moins souple qu'attendu

La Réserve fédérale a annoncé hier mercredi une hausse de son principal taux directeur (la 4ème cette année), qui a été accueillie froidement par Wall Street, et risque de provoquer de nouvelles critiques de Donald Trump. Le président américain n'a eu de cesse, ces dernières semaines, de réclamer à la Fed une pause dans son cycle de hausse des taux, l'accusant de freiner la croissance.

La Fed a donc relevé son taux des fonds fédéraux d'un quart de point, à 2,25%-2,50%, ce qui était largement anticipé. Elle a par ailleurs revu en légère baisse ses projections de taux pour 2019, 2020 et 2021. Surtout, la Banque table sur deux hausses des taux supplémentaires en 2019, contre trois envisagées en septembre.

Mais les marchés ont été déçus par le ton moins "colombe" que prévu de la banque centrale américaine et de son patron Jerome Powell. Beaucoup espéraient d'elle un signal clair de pause, mais la Fed a fait savoir qu'elle prévoyait toujours de poursuivre des "hausses de taux graduelles" au vu de l'expansion continue de l'activité économique, de la vigueur du marché de l'emploi, et d'une inflation proche de son objectif de 2% à moyen terme.

Les nouvelles projections de la Fed montrent ainsi qu'elle prévoit donc encore deux hausses de taux en 2019, pour atteindre 2,9% (au lieu de 3,1% prévus en septembre), puis encore une hausse en 2020 pour arriver à 3,1% (au lieu de 3,4% auparavant). Or, ces derniers jours, face à une accumulation de signes de faiblesse de l'économie mondiale, les marchés espéraient un seul tour de vis en 2019.

Pas de raison d'être accommodante

Défiant Donald Trump, qui ne cesse de réclamer une pause à la Fed, Powell a estimé que "la politique (monétaire) n'a pas besoin à ce stade d'être accommodante. Elle peut s'orienter vers la neutralité". Le dirigeant de la Fed a néanmoins estimé que les taux avaient désormais atteint "la fourchette basse de la zone neutre", celle où ils ne représentent ni stimulant ni frein pour l'économie.

Le patron de la Fed a aussi estimé que l'économie américaine devrait rester solide en 2019. De fait, le communiqué de la Fed a très peu évoqué les risques pesant sur l'économie, qualifiant de "forts" les gains sur le marché de l'emploi, et soulignant que les dépenses des ménages continuent de croître "fortement". Le seul bémol est venu de la croissance des investissements, qui est passée de "rapide" en début d'année à "modérée", selon la Fed.

La banque centrale a répété que les risques pesant sur les perspectives économiques sont "équilibrés". Elle a néanmoins ajouté pour la première fois dans son communiqué qu'elle "continuera de surveiller les développements économiques et financiers mondiaux et de mesurer leurs implications sur les perspectives économiques aux Etats-Unis".

Concernant les récentes turbulences sur les marchés financiers, Jerome Powell a indiqué que la Fed les surveillait, mais que sous l'angle des conditions financières générales, "une certaine volatilité ne laisse probablement pas de marque sur l'économie". Il n'a donc pas semblé s'affoler de la correction actuelle des indices boursiers, qui sont en voie de connaître en 2018 leur première baisse annuelle depuis 2008.

Les marchés obligataires semblaient en revanche percevoir le discours de la Fed comme plus accommodant que les marchés actions. Les obligations ont été recherchés mercredi en tant que valeurs refuge, ce qui a fait chuter les taux d'intérêts, qui évoluent en sens inverse des taux. Ainsi, le rendement du T-Bond à 10 ans est tombé à 2,75% (-6 points de base), au plus bas depuis neuf mois, alors qu'il avait culminé à 3,25% en novembre. Il évolue ce jour à 2,77%.

Réduction du bilan

Par ailleurs, Jerome Powell a indiqué que la Fed poursuivrait la réduction de son bilan au rythme actuel. Depuis octobre 2017, la Fed retire environ 50 milliards de dollars par mois d'obligations d'Etat du marché, en les laissant arriver à échéance sans racheter un montant équivalent de titres. Cette réduction du bilan de la Fed a un effet restrictif sur le marché obligataire, agissant de la même façon qu'une hausse des taux. La Fed a déjà retiré du marché obligataire environ 365 Mds$, ramenant son bilan à 4.140 Mds$.

Valeurs à suivre

Altria (-2%) cède du terrain à Wall Street ce jour. Le cigarettier américain propriétaire de la marque Marlboro a confirmé le rachat d'une participation de 35% au capital de Juuul Labs Inc., géant de la cigarette électronique, dans le cadre d'une opération valorisant ce dernier environ 38 milliards de dollars. Le leader californien de la cigarette électronique double ainsi la valorisation obtenue il y a quelques mois, lors d'un précédent tour de table (16 Mds$ en juillet).

Les vapoteuses de Juul ont conquis le marché américain et représentent désormais trois quarts du marché local, selon des données Nielsen analysées par Wells Fargo et relayées par Reuters. Altria va verser 12,8 milliards de dollars en numéraire pour prendre 35% des parts du groupe de San Francisco Juul. "Nous prenons des mesures importantes pour préparer un avenir où les fumeurs adultes choisiront en majorité des produits non combustibles plutôt que des cigarettes", a déclaré le directeur général d'Altria, Howard Willard, visiblement pas mécontent de sa prise. Ce deal offrira par ailleurs à Juul l'accès à une distribution plus étendue. "Notre succès dépendra finalement de notre capacité à mettre notre produit entre les mains de fumeurs adultes et hors de la portée des jeunes", a ajouté le directeur général de Juul, Kevin Burns.

Dans un autre registre cette fois, Tilray grimpe à Wall Street, le groupe s'étant associé au colosse brassicole Anheuser-Busch InBev pour former une coentreprise spécialisée dans le développement de boissons à base de cannabis, sans alcool, destinées spécifiquement au marché canadien.

Facebook (stable ce jeudi) a décroché hier après les dernières révélations sur son utilisation douteuse des données personnelles de ses utilisateurs. L'action Facebook a abandonné 7,25% mercredi, terminant à 133,24$, après des révélations du 'New York Times'. Le quotidien américain a affirmé que le premier réseau social mondial, qui revendique 2,2 milliards d'utilisateurs, a autorisé pendant des années environ 150 sociétés, dont "des dizaines de compagnies de la Silicon Valley", à accéder à des données personnelles de ses utilisateurs, sans le consentement de ces derniers.

Parmi ces nombreux accords secrets, les messages privés des utilisateurs auraient été transmis par Facebook à Netflix et Spotify. De nombreuses compagnies technologiques, dont Microsoft et Amazon, auraient eu accès aux données de centaines de millions de personnes. Yahoo aurait pu consulter les flux postés par les "amis" des utilisateurs jusqu'à l'été 2018, bien que Facebook ait officiellement indiqué avoir cessé ces pratiques depuis plusieurs années... En outre, les noms des "amis" des utilisateurs auraient été transmis à Bing, moteur de recherche de Microsoft, sans leur accord.

Le 'NYT', qui s'est basé sur sa propre enquête, ainsi que sur des témoignages d'une cinquantaine d'anciens employés de Facebook, a précisé que les données d'utilisateurs n'avaient pas à proprement parler été vendues par Facebook. Mark Zuckerberg, patron de Facebook, a affirmé lors d'une audition devant le Congrès américain en avril dernier que son groupe n'avait jamais vendu de données personnelles de ses utilisateurs. Toutefois, le 'New York Times' souligne que ces nombreux accords ont aidé Facebook à accroître le nombre de ses utilisateurs, et à attirer de nouveaux contrats publicitaires. Des accords de ce type ont été conclus à partir de 2010, et certains étaient encore en cours cette année, selon le 'NYT'.

Notons tout de même que Facebook, Amazon (-1%) et Alphabet (stable) constituent les 'meilleures idées' d'investissement du broker Morgan Stanley dans l'espace des médias et de l'internet pour l'année à venir, du fait notamment des perspectives de revenus publicitaires.

bAccenture perd 3% à Wall Street, malgré des revenus trimestriels supérieurs aux attentes, soutenus par le digital et le cloud. Le groupe de consulting a annoncé pour le trimestre clos un bénéfice net pdg de 1,3 Md$ et 1,96$ par titre, contre 1,12 Md$ et 1,79$ par action un an auparavant. Le consensus était de 1,86$ de bpa. Les revenus se sont améliorés de 7% à 10,6 Mds$, contre 10,5 Mds$ de consensus de place. Sur le trimestre se terminant en mars, le groupe envisage des revenus allant de 10,1 à 10,4 Mds$, contre 10,3 Mds$ de consensus. Enfin, le bpa annuel est anticipé entre 7,01 et 7,25$.

Walgreens Boots Alliance (-3%). Le titre ne profite pas ce jour de résultats pourtant supérieurs aux attentes. La chaîne pharmaceutique américaine a réalisé un bénéfice net part du groupe de 1,12 Md$ et 1,18$ par titre sur le 1er trimestre fiscal, contre 821 M$ et 81 cents par action un an auparavant. Le bénéfice ajusté par action s'est établi à 1,46$, contre 1,43$ de consensus. Les revenus ont progressé de 10% à 33,8 Mds$, en ligne avec les attentes de marché.

BlackBerry (+4%), la star déchue des assistants personnels, reprend un peu de hauteur ce jour à Wall Street. Le groupe canadien a publié en effet des revenus et des profits trimestriels supérieurs aux attentes, profitant de la réussite de son pari sur les technologies autonomes. Sur le troisième trimestre clos fin novembre, le bénéfice net est ressorti à 59 M$ et -1 cent par titre sur une base diluée. Le bpa ajusté s'est élevé à 5 cents, contre 2 cents de consensus. Les revenus ont totalisé 226 M$, contre 210 M$ un an avant et 213 M$ de consensus. Pour l'exercice 2019, le groupe table sur un bpa ajusté positif.

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