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Wall Street dans le rouge, avec Apple et le commerce

| Boursier | 518 | Aucun vote sur cette news

Wall Street fléchit avant bourse ce lundi, sur fond de tensions commerciales et de craintes de ralentissement économique...

Wall Street dans le rouge, avec Apple et le commerce
Credits Reuters

Wall Street fléchit avant bourse ce lundi, sur fond de tensions commerciales et de craintes de ralentissement économique. Le S&P500 est attendu ainsi en retrait de 0,3%, tandis que le Nasdaq cède 0,5% (Apple corrigeant pour sa part de 2%). Les opérateurs attendent d'en savoir plus au sujet des négociations commerciales difficiles entre les États-Unis et la Chine.

Courte semaine

La semaine boursière sera par ailleurs écourtée à Wall Street du fait de la pause de Thanksgiving. Ainsi, Wall Street sera fermé le jeudi 22 novembre et ne rouvrira vendredi que pour une moitié de séance. Sur le front économique outre-Atlantique, l'indice du marché immobilier américain de la National Association of Home Builders pour le mois de novembre sera communiqué ce lundi à 16h (consensus 68).

Les mises en chantier de logements et permis de construire seront communiqués demain mardi, alors que les commandes de biens durables, les inscriptions au chômage, l'indice du sentiment des consommateurs américains de l'Université du Michigan, les ventes de logements existants, l'indice des indicateurs avancés du Conference Board ou le rapport hebdomadaire sur les stocks pétroliers domestiques américains, seront révélés mercredi. L'indice flash PMI composite américain de Markit sera annoncé vendredi.

Après la 'saison' des trimestriels, les publications se font plus rares ce lundi à Wall Street. JD.com annonce avant bourse, tandis qu'Agilent, Intuit, Urban Outfitters, L Brands ou Jack in the Box, publient après la clôture de la cote américaine.

Relation tumultueuse avec la Chine

La Chine est disposée à conclure un accord commercial avec les Etats-Unis, a affirmé vendredi le président américain Donald Trump, estimant qu'il ne serait peut-être pas nécessaire d'imposer des taxes douanières supplémentaires sur les marchandises chinoises. "La Chine veut conclure un accord. Ils ont envoyé une liste, une longue liste, de ce qu'ils sont disposés à faire" pour parvenir à un compromis, a-t-il révélé devant des journalistes en marge de la signature, à la Maison Blanche, d'une loi sur la cybersécurité. "Pour moi, ce n'est pas encore acceptable", a-t-il cependant tempéré en insistant sur la nécessité d'obtenir un "accord réciproque". Le président américain a répété qu'il était optimiste sur la possibilité d'équilibrer les échanges entre les Etats-Unis et la Chine.

"Nous avons imposé des tarifs douaniers sur 250 milliards de dollars de marchandises chinoises et des taxes sur 267 milliards de dollars additionnels sont prêtes si nous le souhaitons. Nous pourrions ne pas le faire", a-t-il dit... Le locataire de la Maison Blanche a répété que "la Chine a profité des Etats-Unis pendant de longues années" en lui vendant bien plus de produits qu'elle n'en achetait. Il a souligné que les Etats-Unis "ont aidé à créer la Chine telle que nous la connaissons aujourd'hui".

Échanges musclés entre Pence et Xi

Cependant, le Vice-Président américain Mike Pence a douché les espoirs des marchés, affirmant de son côté que les tarifs douaniers ne s'arrêteraient pas, à moins que la Chine ne modifie ses pratiques. Le sommet de l'organisation de Coopération économique pour l'Asie-Pacifique (APEC) qui se tenait durant le week-end en Papouasie-Nouvelle-Guinée, a plus globalement été l'occasion d'échanges musclés entre Pence et le Président chinois Xi Jinping - qui doit rencontrer Trump à la fin du mois en marge du sommet argentin du G20. Pour la première fois, l'APEC n'est d'ailleurs pas parvenue à un accord sur un communiqué conjoint. La Chine s'est en effet opposée à la volonté de Washington d'inscrire dans le communiqué la nécessité de réformer l'OMC...

Ralentissement en vue ?

Les signes de ralentissement économique, notamment en Chine et en Allemagne, ont pesé sur les cours la semaine dernière, mais aussi sur le dollar, qui a cédé du terrain, tandis que les taux d'intérêts américains se sont détendus sur les marchés obligataires... Ce lundi, l'indice dollar, qui mesure l'évolution du billet vert face à un panier de 6 devises (dont l'euro et la livre), se stabilise à 96,3 points. De son côté, l'euro s'affiche presque inchangé à 1,142$ - après des propos prudemment optimistes de Draghi sur le caractère passager du ralentissement de la croissance dans la zone euro.

La livre sterling, qui a vécu une semaine agitée par le dossier du Brexit, s'affiche ce lundi en repli léger à 1,284$. Theresa May, Première ministre britannique, est attaquée depuis la présentation d'un projet d'accord sur la sortie du Royaume-Uni de l'UE, accord critiqué par les partisans du Brexit mais aussi par ses opposants. Cela a conduit à la démission de plusieurs membres de son cabinet. Villeroy de Galhau, membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne, a affirmé que Bruxelles était prêt à un éventuel Brexit sans accord, même si l'UE souhaiterait évidemment un 'deal'.

La Fed moins brutale que prévu ?

Aux Etats-Unis, deux responsables de la Fed ont montré vendredi que la banque centrale américaine se souciait des signes de ralentissement de la croissance en Chine, au Japon et en Europe. Les marchés en ont déduit que la Fed pourrait procéder à moins de hausses de taux que prévu l'an prochain, peut-être seulement deux tours de vis, afin de ne pas pénaliser la croissance américaine. Le vice-président de la Fed, Richard Clarida, a indiqué sur 'CNBC' que les taux directeurs américains (actuellement entre 2% et 2,25%) se rapprochaient du taux neutre (sans effet ni positif ni négatif sur la croissance), ajoutant qu'il était trop tôt pour établir si l'institution devait ou non porter les taux jusqu'à un niveau freinant la croissance. De son côté, Robert Kaplan, président de l'antenne de Dallas, a déclaré que la Fed observait des signes de ralentissement de la croissance en Europe et en Chine susceptibles d'affecter l'économie américaine.

Toutefois, un troisième membre de la Fed, Charles Evans, a pris le contre-pied de ses collègues, en laissant entendre que la Fed pourrait encore relever jusqu'à 4 fois ses taux l'an prochain pour les porter à 3,25%. Le patron de la Fed de Chicago a ainsi jugé que compte-tenu des perspectives de l'économie américaine, il serait "raisonnable" de porter le taux des fed funds à "environ 3,25%", un niveau qu'il considère comme un demi-point au dessus d'un taux neutre.

M. Evans a précisé qu'il voyait quelques risques pesant sur les perspectives économiques, y compris au niveau mondial, mais il a estimé que cela ne paraissait pas actuellement être suffisant pour faire dérailler la trajectoire solide de l'économie américaine.

Jeudi, le président de la Fed Jerome Powell s'était de son coté montré un peu plus timoré, admettant observer "des signes croissants d'une sorte de ralentissement".

Les experts continuent de tabler sur une nouvelle hausse des taux de la Fed d'un quart de point le 19 décembre prochain (probabilité de 70,6% selon FedWatch - CME Group). Il s'agirait de la quatrième et dernière hausse des taux de l'année 2018, qui porterait le taux des fonds fédéraux dans la fourchette de 2,25%-2,50%. En revanche, les prévisions pour 2019 (encore 2 à 3 tours de vis selon les dernières projections de la Fed) devraient être soumises aux aléas de la conjoncture.

Pétrole hésitant, après la rechute

Après avoir été plombés ces dernières semaines par la persistance des craintes entourant la surabondance de l'offre mondiale, les cours du pétrole se sont stabilisés vendredi à New York. Sur le Nymex ce lundi, le baril de brut WTI (contrat de janvier) s'affiche en retrait de 1% à 56$. Pour remédier au risque d'excès d'offre, l'Opep et ses alliés discutent d'une proposition de baisse de la production pouvant aller jusqu'à 1,4 million de barils par jour (bpj) pour 2019 afin de soutenir les cours, selon des sources citées par Reuters. Des sources russes haut placées ont toutefois précisé que la Russie ne souhaitait pas s'associer à cette baisse.

Une réunion entre l'Opep et ses alliés est prévue le 6 décembre. L'Arabe saoudite a déjà indiqué de façon unilatérale qu'elle réduirait sa production de 500.000 barils par jours à partir de décembre.

En outre, dans le cadre des sanctions américaines contre l'Iran, Donald Trump a finalement accordé des dérogations à 8 pays (dont la Chine), qui pourront continuer d'acheter le pétrole de Téhéran. Or, l'essentiel de la flambée de cours du pétrole observée jusqu'à début octobre était basée sur l'hypothèse d'une forte baisse des exportations iraniennes liée aux sanctions américaines, entrée en vigueur le 5 novembre.

Les craintes persistent concernant Apple

Du côté des valeurs, la première capitalisation boursière américaine et mondiale (retombée à 918 Mds$) inquiète toujours. Apple réduirait ses commandes de production concernant les trois modèles d'iPhone présentés il y a deux mois, croit savoir le 'Wall Street Journal', citant des sources ayant connaissance de la question. Il serait en effet devenu plus difficile pour le groupe à la pomme d'anticiper ses besoins en composants et appareils, du fait notamment d'une demande moins forte que prévu pour les nouveaux modèles de smartphones et d'un élargissement de la gamme, ajoute le WSJ. Les anticipations concernant l'iPhone XR, dont la production aurait été très largement réduite par Apple, seraient particulièrement difficiles. Il y a quelques jours, le journal japonais 'Nikkei' affirmait déjà qu'Apple avait annulé des hausses de production concernant l'iPhone XR, informant à ce sujet ses sous-traitants Foxconn et Pegatron. Le XR est le moins cher des trois nouveaux modèles d'iPhone vendus depuis octobre.

Ces nouvelles informations ne devraient pas aider le titre Apple ce jour, alors que la semaine dernière s'était déjà révélée tendue, du fait de nouvelles alertes de fournisseurs du groupe. Le titre alignait mercredi sa cinquième séance de correction, avant de se reprendre ensuite, jeudi et vendredi.

Apple a déjà corrigé de 12% ce mois, suite à l'annonce des trimestriels intervenue le 1er novembre. Le groupe avait dépassé les attentes pour le trimestre clos, mais ses prévisions pour la période des fêtes étaient jugées quant à elles trop courtes. Les ventes d'iPhones s'élevaient à 46,9 millions d'unités sur le trimestre passé, contre 48,4 millions de consensus et 46,8 millions un an avant. La hausse du prix unitaire moyen (ASP de 793$ contre 751$ de consensus) avait cependant dépassé les attentes, permettant au groupe de réaliser sur le trimestre de septembre des revenus de 62,9 milliards de dollars (61,5 Mds$ de consensus). Pour le quatrième trimestre fiscal 2018 clos en septembre, Apple avait affiché des revenus en croissance de 20% et un bénéfice par action amélioré de 41%. Le bénéfice par action s'était établi à 2,91$ contre 2,79$ de consensus. Les perspectives fournies pour la période des fêtes avaient hélas déçu. Les revenus sont anticipés entre 89 et 93 Mds$ sur le trimestre de décembre.

Micron perd du terrain avant bourse à Wall Street. Les autorités chinoises affirmeraient disposer de 'preuves massives' de violations des règles antitrust commises par le colosse des 'puces' mémoires.

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