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Wall Street corrige, plombé par le virus et l'impasse sur le plan de relance

| Boursier | 361 | Aucun vote sur cette news

Wall Street, qui corrigeait assez nettement hier soir avec le compartiment bancaire (-0,58% sur le DJIA et -0,80% sur le Nasdaq), poursuit sur sa...

Wall Street corrige, plombé par le virus et l'impasse sur le plan de relance
Credits Reuters

Wall Street, qui corrigeait assez nettement hier soir avec le compartiment bancaire (-0,58% sur le DJIA et -0,80% sur le Nasdaq), poursuit sur sa tendance ce jeudi. Le S&P500 perd 1,07% à 3.450 pts et le DJIA 0,93% à 28.249 pts, alors que le Nasdaq décroche de 1,54% à 11.587 pts. Les marchés s'inquiètent de la propagation du coronavirus en Europe et des nouvelles mesures restrictives, mais aussi des tensions sino-américaines et de l'impasse sur le plan de relance aux Etats-Unis... Le baril de brut WTI cède 3% à 39,8$. L'once d'or recule de 0,5% à 1.897$. L'indice dollar gagne 0,4% face à un panier de devises.

Les inscriptions au chômage repartent à la hausse aux Etats-Unis. Le Département américain au Travail vient ainsi d'annoncer, pour la semaine close au 10 octobre, des inscriptions au nombre de 898.000, en augmentation de 53.000 par rapport à la lecture révisée de la semaine antérieure, contre un consensus de 825.000. La moyenne à quatre semaines s'établit à 866.250, en progression de 8.000. Enfin, le nombre de chômeurs indemnisés sur la semaine close le 3 octobre atteint 10,018 millions, en baisse de 1,165 million sur sept jours (11,4 millions de consensus). Avant que le coronavirus ne mette à l'arrêt la majeure partie de l'économie US, le précédent record datait de 1982 avec 695.000 demandes hebdomadaires.

Les investisseurs prennent aussi connaissance ce jeudi de deux indices manufacturiers régionaux majeurs aux USA. L'indice manufacturier Empire State de la Fed de New York pour le mois d'octobre 2020 est ressorti à 10,5, contre un consensus de 14 et un niveau de 17 un mois avant. L'indice manufacturier de la Fed de Philadelphie pour le mois d'octobre s'est pour sa part établi à... 32,3, contre un consensus de 15 et une lecture de 15 un mois plus tôt. Il n'est donc pas aisé de tirer de conclusion. En effet, alors que l'indice Empire State ressort décevant, celui de la Fed de Philadelphie atomise littéralement le consensus.

Les prix à l'import et à l'export du mois de septembre ont aussi été dévoilés, en hausse respectivement de 0,3% et 0,6% (consensus +0,3% en comparaison du mois précédent pour les prix à l'import).

Le rapport hebdomadaire du Département à l'Energie sur le stocks pétroliers domestiques américains pour la semaine close au 9 octobre sera publié à 17 heures. Le déficit budgétaire américain du mois de septembre sera pour finir dévoilé à 20 heures (consensus 115 milliards de dollars).

Les marchés européens pointent actuellement très nettement dans le rouge, plombés par les craintes sanitaires et les nouvelles mesures restrictives. Le couvre-feu frappant les grandes villes françaises et les mesures nouvelles attendues notamment au Royaume-Uni minent le moral des opérateurs. Le Royaume-Uni a fait état hier de 19.724 nouveaux cas en 24 heures, en hausse de 2.490 en comparaison de la veille, pour 137 décès. La France a fait état de son côté de 22.591 cas supplémentaires en 24 heures, troisième mesure supérieure à 20.000 en six jours. Ainsi, la France a imposé un couvre-feu en Ile-de-France et dans huit autres métropoles qui entrera en vigueur samedi pour quatre semaines... Selon l'agence Reuters, l'Europe affiche désormais, en moyenne, près de 100.000 nouvelles contaminations par jour !

Au niveau mondial, selon l'Université Johns Hopkins, 38,6 millions de cas confirmés ont été recensés depuis le début de l'épidémie, dont 7,92 millions aux USA, 7,31 millions en Inde et 5,14 millions au Brésil. Le pays européen le plus touché de ce point de vue demeure l'Espagne, avec 908.056 cas, contre 820.376 en France et 657.459 au Royaume-Uni. L'épidémie a fait officiellement 1,093 million de morts dans le monde depuis son apparition, dont 216.933 aux Etats-Unis, 151.747 au Brésil et 111.266 en Inde.

Le président américain Donald Trump, qui a rapidement repris sa campagne après sa contamination au nouveau coronavirus, ne serait plus contagieux et il ne serait donc plus susceptible de transmettre le Covid-19, a affirmé encore hier mercredi le docteur Anthony Fauci à CBS. Fauci, l'un des principaux responsables de la lutte contre les maladies infectieuses aux Etats-Unis, indique donc que Trump est bien en mesure de participer à une émission dès jeudi sans risquer de contaminer son entourage. Le locataire actuel de la Maison blanche a pris part lundi en Floride à son premier meeting de campagne depuis l'annonce de son infection.

Barron Trump, 14 ans, l'un des fils de Trump, a quant à lui été testé positif au coronavirus sans présenter de symptômes, a fait savoir la Première dame Melania Trump. "Fort heureusement c'est un adolescent solide et il n'a montré aucun symptôme", a précisé Melania dans un communiqué. Depuis, Barron Trump et elle-même ont été testés négatifs. Trump avait annoncé plus tôt ce mois que son épouse et lui avaient été infectés. Le président américain avait été hospitalisé pendant trois jours au centre médical militaire Walter Reed. Melania Trump dit avoir présenté des symptômes mineurs.

Les craintes des marchés portent aussi sur le plan de relance de l'activité aux Etats-Unis. Il est de moins en moins probable qu'un accord soit trouvé avant l'élection du 3 novembre. Le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin a prévenu hier qu'un "deal" sur un nouveau plan allait être effectivement difficile à conclure avant l'élection, ce qui a le mérite de la franchise. Selon Mnuchin, républicains et démocrates seraient encore très éloignés sur certaines questions, comme l'aide aux Etats. Le 'gap' entre les propositions des deux clans a été réduit à environ 400 milliards de dollars, ce qui demeure conséquent. Selon Bloomberg, des questions telles que l'aide à la santé ou la répartition des crédits fiscaux subsistent par ailleurs.

Nancy Pelosi, 'speaker' démocrate de la Chambre des représentants, a par ailleurs indiqué qu'elle ne ressentait pas de pression pour se rapprocher de la proposition de 1.800 milliards de dollars de la Maison blanche. Il faut dire que Donald Trump a déclaré tout récemment sur Twitter qu'il désirait lui-même un "grand" plan de relance. Le président américain laisse encore entendre ce jour sur Fox Business que la Maison blanche pourrait rehausser sa proposition actuellement logée à 1.800 milliards de dollars, ou du moins qu'il serait d'accord avec un tel relèvement du plan de stimulus, mais il ajoute qu'il sera très dur de faire quelque chose avec Pelosi... Trump affirme également qu'il n'y aura plus de mesures de confinement. Il promet en outre de réduire l'imposition des classes moyennes s'il est réélu...

Les républicains du Sénat, eux, ne sont pas forcément de cet avis concernant le package de relance, ce qui accroît la confusion. Ils doivent voter la semaine prochaine sur un 'mini-plan' de 500 milliards de dollars, qui devrait être encore bloqué par les démocrates.

Enfin, les tensions sino-américaines se confirment, suite à la proposition du Département d'Etat de blacklister commercialement Ant Group. Le Wall Street Journal évoque d'ailleurs encore la volonté américaine de protéger ses technologies sur le motif de la sécurité nationale.

Les valeurs

Pfizer (-1%). L'essai de l'Américain et de son partenaire allemand BioNTech pour un vaccin contre le Covid-19 reste en cours, a tenu à rassurer le directeur général de l'Allemand, cité par Bloomberg, alors que Johnson & Johnson et Eli Lilly viennent successivement de suspendre leurs tests.

Translate Bio (+2%) et Sanofi Pasteur annoncent les résultats précliniques du MRT5500, un candidat-vaccin à ARNm contre le SARS-CoV-2. L'évaluation préclinique du MRT5500 a en particulier montré un profil de réponse immunitaire favorable contre le SARS-CoV-2. Ces données justifient la poursuite du développement clinique de ce candidat-vaccin et la conduite d'un essai clinique de phase I/II qui devrait débuter dans le courant du quatrième trimestre de 2020.

Dish Network (-3%) / DirecTV. Selon le bien renseigné New York Post, le Département américain de Justice ne devrait pas approuver le rapprochement.

Amazon (-2%). Selon l'agence Reuters, les autorités antitrust européennes pourraient restreindre l'étendue de leur investigation concernant le colosse américain du commerce en ligne.

Alcoa (-7%) a publié hier soir pour son troisième trimestre des revenus de 2,36 milliards de dollars, contre 2,56 Mds$ un an avant. La perte nette pdg est ressortie à 49 M$, 26 cents par titre, contre 221 M$ un an plus tôt. La perte nette ajustée s'est établie à 218 M$ et 1,17$ par titre, contre 82 M$ au T3 2019. L'Ebitda ajusté hors exceptionnels s'est élevé à 284 M$, contre 388 M$ un an plus tôt. Le groupe a généré tout de même 158 M$ de cash des opérations et 84 M$ de FCF.

United Airlines (-4%) a annoncé une chute de 78% de son chiffre d'affaires à 2,49 Mds$ au troisième trimestre et affiché de lourdes pertes. La perte nette a ainsi atteint 1,8 milliard de dollars sur le trimestre à comparer à 1 milliard de bénéfices un an plus tôt. En données ajustés des éléments non récurrents, le résultat par action est ressorti en perte de 8,16$ contre un profit de 4,07$ en 2019. Le consensus Factset était d'une perte nette de 7,53$ par action, pour 2,5 Mds$ de revenus.

Walgreens Boots Alliance (+2%) a publié pour son quatrième trimestre fiscal un bénéfice ajusté par action de 1,02$, dépassant de 6 cents le consensus de marché, ainsi qu'un bpa GAAP de 43 cents. Les revenus de la firme ont totalisé quant à eux 34,75 milliards de dollars sur le dernier trimestre de l'exercice, en augmentation de 2,4% en glissement annuel, ce qui ressort également meilleur que prévu (consensus 96 cents de bpa ajusté pour 34,37 milliards de recettes).

Morgan Stanley (stable) a révélé pour son troisième trimestre un bénéfice par action de 1,66$ et des revenus de 11,7 milliards de dollars (+17%), ainsi que des recettes de 4,7 milliards de dollars dans la gestion de fortune et des recettes securities de 6,1 milliards de dollars. Le bénéfice ajusté par action a représenté 1,59$. Le consensus était de 1,28$ de bénéfice ajusté par titre pour 10,6 milliards de dollars de revenus. James Gorman, PDG, estime que Morgan Stanley a délivré de solides trimestriels, les marchés étant restés actifs durant l'été...

Boeing (-1%). Robert Lighthizer du Bureau du représentant américain au Commerce (USTR) a proposé de renoncer à taxer des produits européens, dont le vin français, si Airbus remboursait des milliards de dollars d'aides publiques, ce qui mettrait un terme à un contentieux de longue date entre Bruxelles et Washington sur les subventions à Boeing et Airbus. C'est du moins ce qu'ont déclaré plusieurs sources à Reuters. L'offre est intervenue avant que l'OMC ne rende une décision en faveur de l'UE l'autorisant à imposer des droits de douane sur quatre milliards de dollars d'importations venues des USA.

Tiffany (+1%). Le joaillier new-yorkais a indiqué que son chiffre d'affaires pour les mois d'août et septembre avait progressé. Le groupe américain évoque notamment des ventes extrêmement solides en Chine continentale et une activité en redressement aux Etats-Unis.

Schlumberger, VF Corp., State Street, Bank of New York Mellon et JB Hunt annoncent demain leurs résultats.

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