En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.
  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 244.20 PTS
+0.88 %
4 241.50
+0.88 %
SBF 120 PTS
3 332.91
+0.9 %
DAX PTS
9 587.51
+0.45 %
Dow Jones PTS
20 943.51
-4.44 %
7 486.29
+0. %

Wall Street corrige, le coronavirus pèse encore

| Boursier | 443 | Aucun vote sur cette news

Après son rallye de la veille, la cote américaine retombe avant bourse ce jour, malmenée alors que les investisseurs peinent toujours à mesurer la...

Wall Street corrige, le coronavirus pèse encore
Credits Reuters

Après son rallye de la veille, la cote américaine retombe avant bourse ce jour, malmenée alors que les investisseurs peinent toujours à mesurer la durée et l'impact économique et financier de la crise sanitaire actuelle. Le S&P500 est attendu en retrait de 2,4% et le Nasdaq en baisse de 2,3%. Le DJIA cède 2,3%. L'indice dollar perd 0,4% à 97. Le baril de brut WTI cède 0,5% à 46,5$ sur le Nymex. Un article du Wall Street Journal a pourtant évoqué la possibilité d'une nouvelle baisse des taux de la Fed, après l'action vigoureuse d'un demi-point décidée cette semaine, qui avait pris les marchés par surprise. La pression est par ailleurs mise sur la BCE afin qu'elle agisse lors de sa réunion du 12 mars. La Banque populaire de Chine devrait elle aussi intervenir encore...

Sur le front économique outre-Atlantique ce jour, l'étude Challenger relative aux destructions d'emplois annoncées par les entreprises américaines pour le mois de février fait ressortir 56.660 licenciements, contre 67.735 un mois auparavant. Les inscriptions hebdomadaires au chômage pour la semaine close au 29 février sont ressorties quant à elles au nombre de 216.000, contre un consensus de 215.000 et un niveau de 219.000 une semaine plus tôt.

Les chiffres révisés de la productivité pour le quatrième trimestre n'ont pas convaincu, avec une progression au rythme de 1,2% contre un consensus de +1,4%. Les coûts unitaires du travail se sont appréciés de +0,9% contre +1,4% de consensus.

Les commandes industrielles du mois de janvier 2020 seront dévoilées à 16 heures (consensus -0,1% en comparaison du mois précédent). Enfin, Robert Kaplan, Neel Kashkari et John Williams de la Fed s'exprimeront dans la journée.

En Asie, l'indice composite SSE chinois a pris 1,99% ce matin à 3.071 pts. Le Nikkei a gagné 1,09% à 21.329 pts. L'indice Kospi coréen s'est adjugé 1,26% à 2.085 pts.

Le bilan de l'épidémie de coronavirus Covid-19 s'alourdit pourtant encore à travers le monde, la propagation hors de Chine se confirmant. Plus de 95.000 cas sont maintenant recensés dans le monde depuis le début de l'épidémie, près de 3.300 décès étant déplorés. Plus de 80 pays sont frappés par le virus. A elle seule, la Chine compte plus de 80.000 cas et plus de 3.000 morts... Le nombre des nouveaux cas tend à se réduire en Chine ou en Corée du Sud. Le Japon a en revanche fait état de son bilan quotidien le plus lourd pour la journée de mercredi. La Californie, elle, a déclaré l'état d'urgence après un premier décès.

L'agence Reuters indique aujourd'hui que les infections au coronavirus se sont reprises dans la ville de Wuhan, capitale du Hubei et foyer initial de l'épidémie, même si la situation globale semble désormais sous contrôle en Chine. Au Japon, les cas ont atteint les 1.000, mais Tokyo entend maintenir les Jeux olympiques d'été.

En Italie, le virus se propage et a fait plus d'une centaine de morts, toutes les écoles étant désormais fermées...

Le gouvernement australien a étendu l'interdiction de voyager à la Corée du Sud et annoncé de nouvelles mesures restrictives concernant l'Italie.

Les entreprises sont de plus en plus nombreuses à alerter au sujet de l'impact du virus sur leur activité et leurs comptes, ce qui était assez prévisible toutefois. Kristalina Ivanova Gueorguieva, la directrice générale du Fonds monétaire international, a estimé que le virus annihilait les espoirs d'une reprise de la croissance en 2020, ce qui ne surprendra guère. Le FMI prévoit 50 milliards de dollars d'aides pour les pays frappés par le virus, note le Financial Times, tandis que Reuters constate que la Chine allouera près de 16 milliards de dollars. Selon Bloomberg, les nations asiatiques se sont engagées à hauteur de 38 milliards de dollars. L'Italie porterait à 5 milliards d'euros ses dépenses de soutien - mesures fiscales actuellement logées à 3,6 MdsE... Enfin, la Banque d'Angleterre prévoit des mesures ciblées d'aide au financement.

La Bourse de New York s'est envolée mercredi de l'ordre de 4%, galvanisée par un projet du Congrès américain de débloquer une enveloppe de 8,3 milliards de dollars pour contrer les effets négatifs du coronavirus sur l'économie américaine. Ce volet budgétaire complète le geste fort de la Fed, qui a baissé mardi ses taux directeurs d'un demi-point. Les marché américains ont aussi été soutenus par le bon score de Joe Biden aux primaires démocrates à l'issue de "Super Tuesday", qui éloigne le spectre d'une candidature de Bernie Sanders, très à gauche et hostile aux marchés financiers.

A la clôture, l'indice Dow Jones a regagné 4,53% à 27.090 points (après une chute de 2,9% mardi et un bond de 5,09% lundi...), tandis que l'indice large S&P 500 a repris 4,22% à 3.130 pts (-2,8% mardi et +4,6% lundi) et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, a grimpé de 3,85% à 9.018 pts (après -3% mardi et +4,49% lundi).

Les parlementaires américains républicains et démocrates se sont donc accordés mercredi pour débloquer un budget de 8,3 milliards de dollars pour endiguer l'épidémie de Covid-19. Le texte devrait être soumis au vote de la Chambre des représentants dès mercredi soir, puis au Sénat. Le bilan de l'épidémie s'est alourdi aux Etats-Unis, où deux nouveaux décès sont survenus mercredi.

Mardi, la Réserve fédérale américaine avait frappé fort en abaissant d'un demi-point ses taux directeurs (ramenés entre 1% et 1,25%), deux semaines avant sa prochaine réunion de politique monétaire prévue les 17 et 18 mars prochains. Dans un premier temps, les investisseurs n'ont été qu'à moitié rassurés par cette action, jugée par certains comme précipitée. D'autant que le président de la Fed Jerome Powell a admis un peu maladroitement lors de sa conférence de presse qu'une baisse de taux donnerait une bouffée d'air aux entreprises, mais qu'elle "ne réduira pas le rythme des infections (de coronavirus) et ne réparera pas les chaînes d'approvisionnement brisées" par l'épidémie.

Dans son dernier rapport sur l'économie américaine (Livre Beige), publié mercredi soir, la Fed relève que le coronavirus commence à peser sur l'économie américaine, en particulier dans le tourisme et les transports. Une situation qui a justifié la baisse surprise de taux annoncée la veille.

Tout en jugeant que l'économie américaine restait "solide", Jerome Powell a expliqué mardi que "nous voyons un risque pour les perspectives économiques et nous avons choisi d'agir". La décision de la Fed de frapper fort a d'ailleurs été prise mardi à l'unanimité de ses membres votants.

C'est la première fois que la Fed baisse ses taux directeurs en dehors d'une réunion depuis le 7 octobre 2008, trois semaines après la faillite de Lehman Brothers, qui avait donné le coup d'envoi de la crise financière mondiale des "subprimes".

Les marchés financiers tablent déjà sur de nouvelles baisses de taux de la Fed dans les prochaines semaine, une possibilité que Jerome Powell n'a d'ailleurs pas exclue mardi. Ils espèrent aussi des actions budgétaires de la part des gouvernements afin de soutenir les entreprises affectées par cette crise sanitaire. Les patrons des compagnies aériennes américaines ont ainsi été reçus mercredi par Donald Trump à la Maison Blanche. Le président a tenté de rassurer le secteur en excluant d'interdire les liaisons aériennes avers la plupart de pays du monde.

Mardi, les ministres des Finances du G7 ainsi que les responsables des banques centrales se sont réunis par téléphone, et se sont engagés à utiliser "tous les instruments de politique appropriés pour obtenir une croissance durable et soutenable". Mais ils n'ont annoncé aucune mesure concrète, ce qui a quelque peu déçu les marchés financiers. Le secrétaire au Trésor américain Steven Mnuchin a laissé entendre mardi que la Maison Blanche pourrait annoncer des mesures de soutien au PME souffrant des effets du coronavirus.

Bullard de la Fed a cependant estimé, se confiant à Bloomberg, qu'il n'était pas sûr qu'il y ait suffisamment d'informations nouvelles d'ici à la prochaine réunion monétaire des 17 et 18 mars pour justifier une nouvelle baisse de taux à cette occasion. La Fed aurait toutefois encore l'option de convenir d'une décision entre deux meetings comme elle a pu le faire cette semaine.

Si l'actualité du coronavirus continue de dominer les esprits à Wall Street, les derniers développements de la campagne des primaires démocrates ont également attiré l'attention, après une remontée spectaculaire de Joe Biden (candidat jugé favorable aux marchés) à l'issue du Super Tuesday, au cours duquel les primaires se sont déroulées dans 14 Etats.

Or, l'ancien vice-président de Barack Obama, qui semblait dépassé ces dernières semaines, l'a emporté dans neuf Etats, tandis que Bernie Sanders s'est imposé de son côté dans trois d'entre eux, dont son fief du Vermont.

De son côté, le milliardaire Michael Bloomberg a engrangé des résultats décevants et a annoncé son retrait ce mercredi, ainsi que son ralliement à Joe Biden, qui a déjà bénéficié de celui de deux autres candidats centristes, le benjamin de la course, Pete Buttigieg, et la sénatrice du Minnesota, Amy­Klobuchar.

L'effet Biden a profité hier au secteur de la santé à Wall Street. Après sa remontée surprise lors des primaires du Super Tuesday, les investisseurs voient d'un bon oeil une candidature de Joe Biden, alors qu'ils craignent celle de Bernie Sanders, jugé trop socialiste, et dont le projet de sécurité sociale pour tous inquiète particulièrement le secteur de la santé.

Les valeurs

HP Inc a repoussé une fois encore l'offre d'acquisition améliorée de son petit mais gourmand rival Xerox. HP juge que l'offre sous-évalue encore significativement ses actifs et favorise de manière disproportionnée les actionnaires de Xerox - qui avait offert 18,4$ par titre en cash et 0,149 action pour chaque titre HP. HP Inc estime enfin que les prévisions de synergies avancées par Xerox dépassent les niveaux raisonnablement atteignables.

Ciena a révélé des bénéfices supérieurs aux attentes de marché sur le trimestre clos. L'équipementier de réseaux a annoncé pour le premier trimestre fiscal clos fin janvier 2020 un bénéfice de 62 M$ et 40 cents par titre, contre 34 M$ un an avant. Le bpa ajusté s'est élevé à 52 cents, contre 33 cents un an avant et 38 cents de consensus selon FactSet. Les revenus se sont appréciés de 7% à 833 millions.

Marvell Technology a lui aussi dépassé le consensus de place sur la période close, malgré le coronavirus. Pour son quatrième trimestre, le concepteur de semi-conducteurs a annoncé un bénéfice de 1,8 milliard de dollars soit 2,62$ par titre, contre une perte de 261 M$ un an avant. Le bénéfice ajusté trimestriel est ressorti à 117 M$ soit 17 cents par titre, contre 16 cents de consensus. Les revenus ont régressé à 718 M$, contre 745 M$ un an plus tôt et 713 M$ de consensus. Marvell prévoit sur le trimestre entamé des revenus de 680 M$, contre 672 M$ de consensus.

Southwest Airlines, l'un des leaders américains du transport aérien, a confirmé que le coronavirus Covid-19 allait peser sur ses comptes du premier trimestre. Une forte baisse des réservations affectera donc les comptes sur la période. Le groupe évoque un déclin significatif de la demande durant les jours récents. Le RASM est attendu en déclin jusqu'à -2% ou en hausse de 1% au maximum, contre une guidance antérieure allant de +3,5 à +5,5%. L'impact du virus sur les revenus opérationnels est attendu entre 200 et 300 millions de dollars.

BJ's Wholesale corrige à Wall Street, le groupe s'étant conformé aux attentes de profits et revenus sur le trimestre clos, tout en dévoilant par ailleurs une faible croissance à comparable.

 ■

Les informations et conseils rédigés par la rédaction de Boursier.com sont réalisés à partir des meilleures sources, même si la société Boursier.com ne peut en garantir l'exhaustivité ni la fiabilité. Ces contenus n'ont aucune valeur contractuelle et ne constituent en aucun cas une offre de vente ou une sollicitation d'achat de valeurs mobilières ou d'instruments financiers. La responsabilité de la société Boursier.com et/ou de ses dirigeants et salariés ne saurait être engagée en cas d'erreur, d'omission ou d'investissement inopportun.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 02/04/2020

OSE Immunotherapeutics s'envole de 90% ce jeudi à 5,70 euros, alors que la société a annoncé que l'analyse des données de l'étape 1 prévue au...

Publié le 02/04/2020

Comme la semaine passée, les investisseurs attendent fébrilement 14h30 et la publication des inscriptions hebdomadaires au chômage aux Etats-Unis

Publié le 02/04/2020

La compagnie aérienne KLM n'envisage pas de se séparer de sa maison-mère Air France-KLM, a indiqué mercredi son directeur général

Publié le 02/04/2020

Gecina remonte ce jeudi de 3,3% à 120,30 euros...

Publié le 02/04/2020

Conformément aux recommandations de la Banque centrale européenne émises le 27 mars dans le contexte de l’épidémie de Covid-19, applicables au Groupe Crédit Agricole et à ses filiales, Amundi…