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Wall Street corrige, avant Apple, Alphabet et la Fed

| Boursier | 578 | Aucun vote sur cette news

Les prises de bénéfices l'emportent ce mardi sur la cote américaine...

Wall Street corrige, avant Apple, Alphabet et la Fed
Credits Reuters

Les prises de bénéfices l'emportent ce mardi sur la cote américaine. Le DJIA perd ainsi 0,29% à 35.046 pts, le S&P 500 0,5% à 4.400 pts et le Nasdaq 1,38% à 14.635 pts. Le baril de brut WTI cède 0,4% sur le Nymex à 71,6$. L'once d'or recule de 0,2% à 1.795$. L'indice dollar régresse de 0,1% face à un panier de devises de référence. Le bitcoin fléchit de 0,5% sur 24 heures à environ 38.200$, après un puissant rebond technique depuis la zone des 30.000$. Sur les marchés obligataires, le rendement du T-Bond américain à 10 ans évolue à 1,24% et le 30 ans à 1,9%.

Les craintes concernant le contrôle accru des autorités chinoises sur les entreprises pèsent encore sur les marchés asiatiques. L'indice SSE Composite a ainsi cédé 2,5% de plus, les secteurs de l'éducation, de la technologie, de l'immobilier ou de l'alimentaire étant désormais visés. Les tensions accrues entre Washington et Pékin ne font rien pour arranger les choses.

Concernant les relations avec Washington, Xie Feng, le vice-ministre des Affaires étrangères de la République populaire de Chine, a fait état d'une "impasse" et exhorte les USA à arrêter de diaboliser Pékin. Les discussions entre la Chine et les États-Unis, si elles parviennent à s'apaiser, doivent en principe préparer un potentiel sommet Biden-Xi lors du G20 d'octobre. Ces dernières semaines, Pékin n'a cessé cependant de protester face à l'ingérence américaine dans ses affaires. En fin de semaine dernière, la Chine a imposé des sanctions à l'ancien Secrétaire américain au Commerce et à d'autres entités US à propos de Hong Kong.

Sur le front économique outre-Atlantique ce mardi, le programme est un peu plus étoffé, avec le début de la réunion FOMC de la Fed, les commandes de biens durables, l'indice S&P Case-Shiller des prix de l'immobilier et l'indicateur de la Federal Housing Finance Agency - FHFA, ainsi que l'indice de confiance des consommateurs du Conference Board (16h, consensus 124 pour le mois de juillet) et l'indice manufacturier de la Fed de Richmond (consensus 20 pour juillet).

Les commandes américaines de biens durables pour le mois de juin 2021 sont ressorties inférieures aux anticipations, avec une croissance de 0,8% à comparer à un consensus de 2,1%. La lecture révisée du mois de mai s'est établie à +3,2%. Hors transport, les commandes de biens durables ressortent en timide hausse de 0,3%, contre 0,8% de consensus et 0,5% pour la lecture révisée du mois antérieur.

L'indice S&P Case-Shiller '20-City' des prix américains de l'immobilier dans les 20 principales zones à l'étude a grimpé de 1,8% en comparaison du mois antérieur, contre 2,2% de consensus. L'indicateur de la Federal Housing Finance Agency pour ce même mois de mai, s'est inscrit en hausse de 1,7% par rapport au mois d'avril, contre +1,8% de consensus de marché (+18% en glissement annuel).

L'indice de confiance des consommateurs américains du Conference Board pour le mois de juillet 2021 est ressorti très nettement supérieur aux attentes de marché, à 129,1, contre 124 de consensus de marché et 128,9 pour la lecture révisée (en forte hausse) du mois antérieur.

L'indice manufacturier de la Fed de Richmond pour le mois de juillet est ressorti à 27, contre 20 de consensus et 26 pour la lecture révisée du mois de juin.

Demain mercredi, c'est évidemment la réunion de la Fed qui retiendra l'attention, le communiqué monétaire étant attendu à 20 heures, avant la conférence de presse de Jerome Powell qui se tiendra à 20h30. Il est toutefois probable que la banque centrale américaine ne donne pas beaucoup plus d'indications concernant le futur 'tapering', dans un contexte sanitaire incertain marqué par les variants du Covid-19, faisant peser la menace d'un nouvel impact économique.

La réunion du FOMC (Comité de politique monétaire de la Fed) prévue les 27 et 28 juillet, pourrait être en quelque sorte un non-événement pour le marché, car la Fed ne devrait pas offrir d'éléments nouveaux sur le calendrier du très probable futur 'tapering'. Les spécialistes suggèrent que Jerome Powell devrait réitérer ses propos récents. Le timonier de la Fed avait jugé il y a quelques jours que le 'tapering' était encore très éloigné, les conditions n'étant pas réunies. Powell devrait ainsi souligner l'importance des données attendues au cours des prochains mois, notamment sur le front de l'emploi.

Les économistes estiment que le signal fort sur le tapering devrait plutôt arriver avec la réunion du FOMC de septembre. Le discours de Powell à Jackson Hole en août ne devrait quant à lui pas offrir d'indications plus évidentes. L'annonce formelle de cette réduction des achats d'actifs de la Fed, actuellement logés à 120 milliards de dollars mensuels, ne devrait pas intervenir avant décembre.

Cette semaine, Powell devrait réitérer le point de vue de la Fed selon lequel les pressions sur les prix seront largement transitoires. Cependant, il peut également admettre que les goulots d'étranglement de la chaîne d'approvisionnement pourraient encore prendre un certain temps à être résolus et réitérer l'engagement de la Fed à faire face à une poussée adverse des anticipations d'inflation...

Sur le front sanitaire, l'actualité demeure mitigée. Plusieurs pays d'Europe considèrent un renforcement des mesures restrictives afin de lutter contre le variant Delta. Le Royaume-Uni prévoit en revanche d'assouplir les restrictions aux voyages avec l'Union européenne et les USA. En Australie, la situation semble s'améliorer, avec des sorties de confinements des Etats de Victoria et d'Australie-Méridionale. En Corée du Sud, les chiffres paraissent aussi s'améliorer... Le Dr. Anthony Fauci, immunologue américain qui dirige l'Institut national des allergies et maladies infectieuses, a estimé pour sa part que les chiffres allaient dans la mauvaise direction, avec une poussée des infections dans les régions aux plus faibles taux de vaccination.

Les publications trimestrielles se poursuivent à Wall Street, avec une très grosse journée en perspective. Tesla a plutôt convaincu hier soir avec des chiffres extrêmement solides, à la hauteur des espoirs des marchés. 3M, Alphabet, Archer-Daniels-Midland, JetBlue, Apple, AMD, Boston Scientific, Timberland, Stanley Black & Decker, Chubb, General Electric, Raytheon, Sherwin-Williams, Starbucks, Microsoft, Xerox, Corning, Paramount, Mondelez, UPS, Paccar, Juniper Networks, Visa, Waste Management, Maxim Integrated, Pultegroup ou Fiserv, annoncent notamment ce jour. Les trois rendez-vous à retenir tombent après bourse, avec la première capitalisation mondiale Apple, la maison-mère de Google, Alphabet, et le géant software Microsoft. Ce sera donc une soirée 'GAM', pour ceux qui apprécient les acronymes innovants (Google, Apple, Microsoft).

Les valeurs

Tesla (-2%) a dévoilé hier soir un trimestre assez impressionnant, dépassant pour la première fois le cap du milliard de dollars de bénéfices et doublant ses ventes en glissement annuel. Elon Musk s'est montré toutefois prudent concernant les perspectives du groupe, conditionnées à l'évolution de l'approvisionnement en 'puces'. Qu'on se rassure, le groupe ambitionne toujours une expansion de 50% de ses livraisons en moyenne, les prochaines années. Sur le trimestre clos, le bénéfice net a représenté 1,14 milliard de dollars, dix fois plus que l'an dernier ! Les revenus se sont envolés à 11,96 milliards de dollars. Le bénéfice ajusté par action a été de 1,45$, supérieur d'environ 50% au consensus. Le consensus de revenus était de 11,4 milliards de dollars, pour 94 cents de bénéfice par titre.

Tesla affiche donc enfin une belle régularité sur le plan des résultats, puisqu'il s'agit du septième trimestre sur huit au-dessus du consensus de profits. Le titre affiche quant à lui une performance plus mitigée, sous-performant depuis ses records du mois de janvier. Notons que l'investissement de Tesla sur le bitcoin a légèrement réduit le profit sur le trimestre clos - de 23 millions de dollars pour être précis -, alors qu'il l'avait dopé sur la période antérieure. Le groupe termine le trimestre avec un niveau de cash et équivalents assez copieux de 16,2 milliards de dollars. La marge brute sur les ventes automobiles a été de 25,8%. Pour le trimestre, les livraisons, qui étaient déjà connues, ont dépassé les 200.000 unités, en augmentation séquentielle de 8%.

General Electric (+1%) a dévoilé ce jour des comptes assez remarquables pour le second trimestre, affichant sur la période des profits et revenus supérieurs aux attentes, ainsi qu'un retour à un free cash flow positif. Le conglomérat industriel a réduit sa perte nette consolidée par action à 14 cents, contre 26 cents un an plus tôt. Le bénéfice ajusté par action a été de 5 cents, contre un consensus FactSet de 3 cents et une perte de 14 cents par titre un an auparavant. Les revenus ont grimpé de 9% à 18,28 milliards de dollars, contre un consensus de 18,14 milliards de dollars et un niveau de 16,81 milliards un an avant. Le free cash flow industriel a représenté 400 millions de dollars. GE table, pour l'ensemble de l'exercice, sur un free cash flow allant de 3,5 à 5 milliards de dollars, ce qui constitue une révision en hausse, la précédente guidance allant de 2,5 à 4,5 milliards. Le groupe envisage une reprise du marché aérien sur le second semestre.

3M (-1%), le groupe industriel du Minnesota, a dépassé les attentes au second trimestre et relevé par ailleurs ses prévisions financières. Le groupe a dégagé un bénéfice net trimestriel de 1,524 milliard de dollars et 2,59$ par action, contre 1,306 milliard de dollars sur la période comparable de l'an dernier. Le bénéfice ajusté par action a été de 2,59$, contre un consensus FactSet de 2,28$. Le groupe diversifié, connu notamment pour sa marque Post-It, a réalisé des revenus trimestriels de 8,95 milliards de dollars, contre 7,176 milliards un an avant et 8,52 milliards de consensus. 3M anticipe désormais une croissance des ventes annuelles allant de 7 à 10%. Le bénéfice par action est anticipé entre 9,70 et 10,10$.

Xerox (+3%) a publié des résultats en croissance, tour en renforçant ses investissements sur des segments clés de croissance. Les revenus, de 1,79 milliard de dollars, ont augmenté de 22,4% en glissement annuel pour le second trimestre et de 18,1% à devises constantes. Le bénéfice GAAP par action a été de 46 cents, en hausse de 35 cents, alors que le bpa ajusté a atteint 47 cents, en amélioration de 32 cents en comparaison de l'an dernier. Le consensus était de 38 cents de bpa ajusté pour 1,77 milliard de dollars de recettes. La marge opérationnelle ajustée a été de 7%, en progression de 280 points de base. Le groupe a généré sur la période 198 millions de dollars de free cash flow, 183 millions de mieux que l'année précédente.

Archer Daniels Midland (stable), la firme de Chicago active notamment dans l'agro-industrie, a publié pour son second trimestre des bénéfices record. Le bpa GAAP a été de 1,26$ et le bénéfice ajusté de 1,33$. Le bénéfice net a été de 712 millions de dollars (469 M$ un an avant), alors que le profit ajusté a représenté 754 millions. Les revenus ont été de 22,9 milliards de dollars, contre 16,3 milliards de dollars sur la période comparable de l'an dernier. Le consensus était de 99 cents de bpa ajusté pour 18 milliards de revenus. Le groupe a donc atomisé le consensus de place sur le trimestre, et anticipe une poursuite de l'expansion au second semestre fiscal.

UPS (-9%) perd du terrain à Wall Street, alors que le géant américain des livraisons vient de publier des profits et revenus trimestriels supérieurs aux attentes de marché. Les revenus du segment domestique déçoivent quelque peu, ce qui explique les prises de bénéfices. Sur le trimestre, le bénéfice net a représenté 2,68 milliards de dollars soit 3,05$ par titre, contre 1,77 milliard de dollars un an avant. Le bénéfice ajusté par action a été de 3,06$ (+44%), contre un consensus FactSet de 2,81$. Les revenus ont progressé de 14,5% en glissement annuel à 23,42 milliards de dollars, contre 23,19 milliards de dollars de consensus. Les revenus du segment domestique américain se sont appréciés de 10,2%, ce qui ressort légèrement moins dynamique que prévu. Le profit opérationnel consolidé a grimpé de 47% à 3,3 milliards de dollars.

JetBlue (-6%) a multiplié par sept ses revenus sur le second trimestre, avec la reprise de la demande et des voyages. Le transporteur aérien américain a même renoué avec les bénéfices, dégageant un résultat net de 64 millions de dollars et 20 cents par action, contre une perte de 320 millions de dollars sur la période comparable de l'an dernier. Hors éléments, le bpa est une perte de 65 cents, ce qui dépasse le consensus FactSet, situé à -74 cents. Les revenus se sont envolés quant à eux de 598% à 1,5 milliard de dollars, 215 millions de dollars un an avant et 1,44 milliard de dollars de consensus.

Boston Scientific (+3%), le groupe américain actif dans les technologies médicales, a annoncé des résultats supérieurs aux attentes et dopé dans la foulée ses prévisions financières. Le bénéfice net trimestriel a été de 172 millions de dollars et 12 cents par titre, contre une perte de 153 millions de dollars et 11 cents par action sur la période comparable de l'an dernier. Le bénéfice trimestriel ajusté par action a été de 40 cents, contre 37 cents de consensus FactSet. Les revenus se sont enflammés de 54% à 3,08 milliards de dollars, contre 2,94 milliards pour le consensus. La croissance sur l'exercice 2021 est désormais attendue entre 21 et 22% (19 à 20% en organique). Le bénéfice ajusté est espéré entre 1,58 et 1,62$.

Stanley Black & Decker (-2%) a annoncé pour son second trimestre des revenus totalisant 4,3 milliards de dollars, en croissance de 37% en glissement annuel avec tous les segments. La progression organique ressort à 33%. La marge brute a été de 35,9%, en expansion de 240 points de base. Le bénéfice par action dilué GAAP a été de 2,81$. Hors éléments, le bpa dilué a représenté 3,08$, en croissance de 93% ! Le free cash flow trimestriel a atteint 339 millions de dollars, en croissance de 28%. La guidance de bénéfice GAAP dilué par action est rehaussée entre 10,8 et 11,2$. Le bénéfice ajusté par action est anticipé entre 11,35 et 11,65$. Le free cash flow est attendu proche du niveau du bénéfice net.

Raytheon (+3%), le contractant américain de défense, a relevé ses prévisions de bénéfice ajusté par action, aidé par la reprise de l'aérien commercial et la solidité du segment défense. Le groupe aéronautique a affiché sur le trimestre clos un bénéfice net de 1,03 milliard de dollars et 69 cents par titre, contre une perte de 3,84 milliards de dollars et 2,55$ par action un an avant. Les revenus ont totalisé 15,88 milliards de dollars, contre 14,06 milliards sur la période correspondante de l'an dernier. Profits, revenus et free cash flow ont dépassé les attentes de marché sur le trimestre clos. Le groupe table désormais sur un bpa annuel allant de 3,85 à 4$, contre une fourchette antérieure allant de 3,50 à 3,70$.

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