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Wall Street consolide avant l'affrontement Trump / Biden

| Boursier | 413 | Aucun vote sur cette news

Après deux séances de rebond (+1,51% hier sur le DJIA et +1,87% sur le Nasdaq), la cote américaine consolide mollement ce mardi, les opérateurs...

Wall Street consolide avant l'affrontement Trump / Biden
Credits Reuters

Après deux séances de rebond (+1,51% hier sur le DJIA et +1,87% sur le Nasdaq), la cote américaine consolide mollement ce mardi, les opérateurs affichant une certaine prudence, dans un contexte sanitaire et économique incertain, et avant le duel de la soirée entre Donald Trump et son rival démocrate Joe Biden dans le cadre d'un débat télévisé. Le démocrate, âgé de 77 ans, est en tête des intentions de vote au niveau national, mais Biden et Trump sont très proches dans les 'swing states'...

Le DJIA débute la journée en retrait de 0,31% ce mardi à 27.499 pts, alors que le S&P500 cède 0,23% à 3.344 pts. Le Nasdaq fléchit de 0,25% à 11.088 pts. Le baril de brut WTI chute de 3% désormais à 39,4$, alors que l'once d'or monte de 0,6% à 1.893$. L'indice dollar recule de 0,4% face à un panier de devises de référence.

Les marchés devraient rester dépendants ces prochains jours des aléas de la campagne électorale américaine. L'un des grands rendez-vous de la semaine se tiendra ce soir avec le premier débat télévisé entre Donald Trump et son adversaire démocrate Joe Biden. Ce débat de 90 minutes se déroulera après la clôture des marchés, à 21h00 à Cleveland dans l'Ohio (03H00 mercredi matin en France).

Les tensions entre les deux camps se sont accentuées la semaine dernière autour de la nomination d'une nouvelle juge à la Cour Suprême après le décès de la progressiste Ruth Barber Ginsburg. Donald Trump a nommé ce week-end une juge conservatrice, Amy Coney Barrett, à ce poste, malgré l'opposition des démocrates qui exigeaient le report de cette nomination après l'élection du 3 novembre. Joe Biden a demandé au Sénat, à majorité républicaine, et qui doit encore valider cette nomination, de ne pas se prononcer avant le scrutin.

La campagne électorale s'échauffe aussi autour de la question des impôts de Donald Trump, ce dernier ayant toujours refusé de publier ses avis d'imposition. Selon les informations du 'New York Times', le président milliardaire a versé des montants extrêmement faibles en impôts sur le revenu ces dernières années : seulement... 750$ d'impôts fédéraux en 2016 et 2017, et il n'a versé aucun impôt sur le revenu lors de 10 des 15 dernières années.

Sur le front économique ce jour aux Etats-Unis, le déficit du commerce de biens aux Etats-Unis pour le mois d'août 2020 est ressorti à 82,9 milliards de dollars, contre 82,6 milliards de consensus de marché et 79,3 milliards de dollars un mois auparavant.

L'indice S&P Case-Shiller des prix de l'immobilier du mois de juillet est ressorti supérieur aux attentes à +0,6% contre un consensus +0,2% pour l'indice 20-City ajusté en comparaison du mois antérieur. Hors ajustements, la hausse ressort également à +0,6%, contre +0,3% de consensus (+3,9% en glissement annuel).

L'indice de confiance des consommateurs américains mesuré par le Conference Board est ressorti à 101,8 pour le mois de septembre 2020, contre un consensus de 88,8 et un niveau de 86,3 en août. Au pire de la crise en avril, cet indicateur de confiance des Américains ressortait pour mémoire à 85,7.

L'épidémie du nouveau coronavirus a fait plus d'un million de morts dans le monde, selon un décompte de Reuters sur la base de données officielles, qui fait aussi ressortir une accélération du nombre de décès supplémentaires chaque jour alors que les contaminations sont en hausse dans plusieurs pays. Le bilan mondial a doublé en à peine trois mois, avec plus de 5.400 décès quotidiens d'après un calcul de Reuters s'appuyant sur les données rapportées jusqu'à présent en septembre. Etats-Unis, Brésil et Inde, les trois pays les plus touchés, représentent ensemble près de 45% du bilan mondial.

Selon l'Université Johns Hopkins, qui fait référence sur le sujet, le virus a fait 1,003 million de morts dans le monde depuis son apparition, dont 205.107 aux Etats-Unis, 142.058 au Brésil et 96.318 en Inde. Le Mexique déplore 76.603 morts et le Royaume-Uni 42.090... Le nombre de cas confirmés dans le monde s'élève à 33,42 millions depuis l'émergence du virus, dont 7,15 millions aux USA, 6,15 millions en Inde et 4,75 millions environ au Brésil.

Donald Trump s'est engagé hier lundi à ce que le gouvernement fédéral fournisse aux Etats du pays 150 millions de tests de dépistage rapides au SARS-CoV-2. Lors d'une conférence de presse à la Maison blanche, le président américain, accompagné par le vice-président Mike Pence et le conseiller sur l'épidémie Scott Atlas, a souligné qu'une telle mesure pourrait conduire à une hausse du nombre des cas recensés. 50 millions de masques seront distribués aux communautés les plus vulnérables, dont les maisons de retraite, et 100 millions aux Etats et territoires... Ni le Dr Anthony Fauci, ni le directeur des Centres de prévention et de contrôle des maladies Robert Redfield, n'étaient présents à la conférence de presse. Redfield a récemment déclaré que le port du masque pourrait se révéler aussi important qu'un vaccin. Anthony Fauci a affirmé à CNN que Scott Atlas pouvait transmettre parfois à Trump des informations erronées...

La présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a annoncé quant à elle hier que les parlementaires démocrates avaient mis au point un plan de relance de 2.200 milliards de dollars pour compenser les effets de la pandémie. Le texte prévoit de nouveaux financements "destinés à éviter une catastrophe pour les écoles, petites entreprises, restaurants, salles de spectacle, employés des compagnies aériennes et autres". Pelosi estime ainsi que les démocrates tiennent leur promesse d'un compromis. Il s'agit désormais de parvenir à un accord avec la Maison blanche sur un nouvel ensemble budgétaire. Les discussions entre Pelosi, le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin, et le secrétaire général de la Maison blanche Mark Meadows, sur un nouveau plan, étaient dans l'impasse depuis le 7 août. Pelosi et Mnuchin se seraient cependant entretenus dimanche et lundi par téléphone, indique Reuters. Ils ont prévu d'échanger encore ce jour.

Les chefs de file démocrates avaient initialement proposé un plan de 3.400 milliards. Du côté de la Maison blanche, Mark Meadows a évoqué fin août un montant de 1.300 milliards de dollars...

Les marchés d'actions américains se sont offert un beau rebond technique lundi, soutenus par un espoir de voir le Congrès américain et la Maison blanche progresser en vue de l'adoption d'un nouveau plan d'aide à l'économie pour faire face à la crise du coronavirus. En outre, des statistiques chinoises ont confirmé la poursuite de la reprise économique dans la 2e économie mondiale. A Wall Street, les investisseurs se sont intéressés aux secteurs dont les valorisations ont été laminées ces derniers mois, à commencer par les financières (+2,2% pour l'indice S&P sectoriel), les industrielles (+1,8%) et l'énergie (+2,3%). Mais les valeurs technologiques ont elles aussi progressé en moyenne de près de 2%.

A la clôture, l'indice Dow Jones a gagné 1,51% à 27.584 points, tandis que l'indice large S&P 500 a pris 1,61% à 3.351 pts, et que le Nasdaq Composite a rebondi de 1,87% à 11.117 pts. La semaine dernière, le Dow Jones avait cédé 1,75% et le S&P 500 avait reculé de 0,6%, enchaînant ainsi leur 4e semaine de baisse consécutive. En revanche, le Nasdaq avait regagné 1,1% après 3 semaines de recul. Pour le DJIA et le S&P 500, il s'agissait de la plus longue série baissière depuis août 2019.

Les investisseurs ont notamment salué l'annonce en Chine d'un quatrième mois consécutif de progression des bénéfices des sociétés industrielles chinoises. Toujours en Chine, les marchés prendront connaissance mercredi des indicateurs d'activité manufacturière et des services en septembre.

Vendredi soir, le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin a indiqué que lui et le présidente de la Chambre des représentants, la Démocate Nancy Pelosi, se sont mis d'accord pour reprendre les négociations en vue d'un nouveau plan de soutien à l'économie américaine face à la crise du coronavirus. Les Démocrates de la Chambre proposent un nouveau plan d'au moins 2.200 milliards de dollars, qui pourrait être voté cette semaine, a estimé Richard Neal, président de la commission des Voies et Moyens.

Malgré la reprise des discussions, les investisseurs doutent encore que les Démocrates et la Maison Blanche puissent aboutir à un projet susceptible d'être adopté avant l'élection présidentielle du 3 novembre prochain. Les partis en présence semblent encore loin d'être d'accord sur l'ampleur du soutien nécessaire, après le plan massif de 2.200 milliards de dollar voté en mars dernier, mais dont la plupart des mesures sont désormais terminées ou en voie de l'être.

En Asie ce jour, notons que la bourse de Tokyo a terminé finalement en hausse de 0,12%, après avoir été pénalisée par le secteur des télécoms, suite à l'annonce par Nippon Telegraph and Telephone (NTT) de son projet de prise de contrôle total de son unité de téléphonie mobile DoCoMo, qui sortirait de la cote dans le cadre d'une opération susceptible d'atteindre 4.000 milliards de yens...

Les valeurs

Fiat Chrysler Automobiles (-1%) va débourser 9,5 M$ pour une pénalité civile mettant un terme aux accusations selon lesquelles le constructeur aurait induit les investisseurs en erreur en ne révélant pas avoir mené seulement un examen limité pour vérifier sa conformité aux normes d'émissions.

Par ailleurs, FCA et PSA annoncent la composition du Conseil d'administration de Stellantis, la nouvelle société qui résultera du regroupement de leurs activités. Le board de Stellantis sera composé de 11 membres, la majorité des administrateurs non exécutifs étant indépendante. FCA et son actionnaire de référence Exor ont nommé 5 membres (dont John Elkann en tant que Président) et PSA et deux de ses actionnaires de référence (EPF/FFP et BPIfrance) 5 membres (dont l'Administrateur Indépendant senior et le Vice-Président). Carlos Tavares, qui occupera la fonction de CEO de Stellantis, siègera également au Conseil.

Tiffany (stable). Le Français LVMH a contre-attaqué face au joaillier new-yorkais, devant la justice du Delaware, estimant que la mauvaise gestion de l'Américain durant la pandémie l'autorisait à abandonner son projet de rachat à 16 milliards de dollars. Selon LVMH, les conditions pour finaliser l'acquisition de Tiffany ne sont donc pas réunies et "les arguments fallacieux soutenus par Tiffany sont totalement infondés".

Walmart (stable) négocierait avec l'Indien Tata Group un investissement allant jusqu'à 25 milliards de dollars dans un projet du conglomérat visant à lancer une plateforme de e-commerce regroupant tous les biens de consommation qu'il propose. C'est du moins ce que croit savoir le quotidien d'affaires local Mint, qui cite des sources familières de la question. Selon les négociations en cours, la 'super app' pourrait être lancée en tant que joint venture entre Tata et Walmart, tirant parti des synergies entre les actifs de e-commerce de Tata et Flipkart, unité de commerce en ligne de Walmart basée à Bangalore.

Alphabet (stable). Google serait proche de l'obtention de l'accord de Bruxelles pour le rachat de Fitbit pour 2,1 milliards de dollars, après avoir fait de nouvelles concessions afin de répondre aux préoccupations de l'autorité européenne de la concurrence. C'est du moins ce qu'ont déclaré mardi des sources proches du dossier de Reuters.

American Airlines (-2%), United Airlines (-2%), Southwest (-1%) et Delta Air Lines (-1%) restent surveillées à Wall Street. Les démocrates de la Chambre des représentants ont présenté hier leur plan de soutien économique, qui envisage notamment des mesures vigoureuses venant en aide au compartiment aérien, extrêmement fragilisé par l'épidémie du nouveau coronavirus.

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