Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
6 287.07 PTS
+0.85 %
6 249.50
+1.35 %
SBF 120 PTS
4 946.35
+0.8 %
DAX PTS
15 459.75
+1.34 %
Dow Jones PTS
34 200.67
+0.48 %
14 041.91
+0.11 %
1.198
+0. %

Wall Street chute après Powell, le Nasdaq en zone de correction

| Boursier | 981 | 4.50 par 2 internautes

Après des début positifs, la Bourse de New York s'est orientée en nette baisse jeudi, après des propos du président de la Fed, Jerome Powell, évoquant un risque d'inflation passagère.

Wall Street chute après Powell, le Nasdaq en zone de correction

Après un début de séance positif, la Bourse de New York s'est orientée en nette baisse jeudi, après des propos du président de la Fed, Jerome Powell, évoquant un risque d'inflation passagère à court terme, tout en excluant une hausse des taux directeurs avant un rétablissement durable du marché de l'emploi aux Etats-Unis. Par ailleurs, les cours du pétrole ont flambé de plus de 4% alors que l'Opep+ a décidé de maintenir l'essentiel de ses coupes de production, ce qui a alimenté les craintes inflationnistes. Les rendements des emprunts d'Etat américain se sont encore tendus, tandis que le dollar a progressé de 0,6% face aux principales devises.

A deux heures de la clôture, le Dow Jones cède 2,08% à 30.620 points, tandis que l'indice large S&P 500 recule de 2,25% à 3.733 pts, et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, chute de 3,05% à 12.599 pts. Le Nasdaq a désormais cédé plus de 10% par rapport à son dernier record du 12 février, une baisse supérieure à 10% marquant l'entrée officielle dans une zone de correction.

Seuls deux des onze indices sectoriels du S&P 500 sont dans le vert jeudi soir, l'énergie (+2,2%) et les "utilities' (+0,2%), mais les technologiques et les biens de consommation discrétionnaires abandonnent plus de 2%. Les grandes "technos" pèsent une nouvelle fois sur la cote, à l'instar d'Apple (-2%), Microsoft (-0,3%), Salesforce (-1,1%) ou Tesla (-5,8%).

La Fed "surveille" les conditions de financement mais sera patiente

Sur le marchés de taux, le rendement du T-Bond à 10 ans, stable avant l'intervention de Jerome Powell, a ensuite bondi de 6 points de base à 1,54%, un seuil déjà atteint il y a une semaine, et qui correspond à son plus haut niveau depuis janvier 2020. Fin décembre, l'emprunt d'Etat US à 10 ans ne rapportait que 0,9%. L'indice du dollar (qui mesure son évolution face à un panier de 6 devises de référence) a bondi de 0,64% à 91,53 points.

Lors d'une conférence virtuelle organisée par le Wall Street Journal, le président de la Fed Jerome Powell a indiqué jeudi s'attendre à une hausse de l'inflation à court terme, mais a répété que la banque centrale américaine ne comptait pas réagir avant que ses objectifs d'emploi et de prix soient atteint sur le long terme. M. Powell a laissé entendre que la hausse actuelle des taux ne posait pas de problème pour le moment, mais il a néanmoins ajouté que la banque centrale surveillait la situation sur les marchés et qu'elle ne resterait pas inactive si les conditions de crédit se tendaient. Il n'a en revanche pas de donné de détails sur les possibles actions de la Fed en cas de turbulences accrues sur les taux.

L'Opep+ pas si pressée de relever sa production

L'envolée de plus de 4% des cours du pétrole, jeudi, a contribué à accroître les craintes inflationnistes des marchés. Selon les dernières rumeurs, les pays producteurs du groupe Opep+, réunis ce jeudi, ont décidé de maintenir l'essentiel de ses coupes de production au-delà du 1er avril, alors que les marchés s'attendaient à une hausse sensible de la production du groupe.

Le contrat à terme d'avril sur le baril de pétrole brut WTI bondit ainsi de 4% à 63,72$ sur le Nymex, tandis que le Brent d'échéance mai reprend 4% à 66,66$. Les deux variétés de pétrole ont bondi de jusqu'à 5,5% en séance, et ont désormais bondi de plus de 30% depuis le début 2021, et ont retrouvé leurs plus hauts niveaux depuis octobre 2019, avant la crise du Covid-19.

L'Arabie saoudite a finalement décidé de maintenir ses coupes unilatérales de 1 million de barils par jour appliquées en février et mars, tandis que la Russie, qui réclamait un hausse de production, a été autorisée à produire 130.000 barils par jour supplémentaires en avril, et que le Kazakhstan aura droit à 20.000 bj de plus.

Au final, l'Opep+ continuera ainsi de produire environ 8 mbj de moins qu'avant la crise du coronavirus, contribuant à soutenir les cours dans un environnement où la demande redémarre progressivement en 2021 à la faveur des campagne de vaccination. Ces chiffres ont surpris les marchés, où de nombreux analystes s'attendaient ces derniers temps à une hausse assez importante au 1er avril, d'au moins 1,5 million de barils par jour, dont 1 mbj par l'Arabie saoudite et 500.000 bj par les autres pays.

En attendant les chiffres de l'emploi US en février

Sur le plan macro-économique, les derniers chiffres de l'emploi hebdomadaire ont déçu, à la veille de la publication du rapport sur l'emploi au mois de février, prévue vendredi à 14h30 (heure française). Les inscriptions au chômage ont en effet progressé la semaine passée aux Etats-Unis, restant à des niveaux élevés. Le Département américain au Travail a fait état, pour la semaine close au 27 février, d'inscriptions nouvelles au chômage au nombre de 745.000 (+9.000 par rapport à la semaine antérieure) alors que le consensus était positionné à 750.000. La moyenne à quatre semaines s'établit à 790.750, en recul de 16.750.

Les marchés s'attendent à l'annonce vendredi de la création d'environ 200.000 postes non-agricoles en février, selon le dernier consensus Bloomberg, pour un taux de chômage de 6,3%, stable par rapport à janvier. En janvier, les créations d'emplois avaient déçu avec seulement 49.000 nouveaux postes, après un inquiétant mois de décembre (-227.000 emplois).

Par ailleurs, la productivité non-agricole américaine pour le quatrième trimestre 2020, en lecture révisée, a régressé sur un rythme de 4,2%, contre un consensus de -4,7%. Les coûts unitaires du travail ont augmenté sur un rythme de 6%, contre 6,7% de consensus.

Enfin, les commandes industrielles se sont appréciées de 2,6% en janvier sur un mois, contre 2% de consensus de marché et après +1,6% pour la lecture révisée (en hausse) de décembre 2020.

VALEURS A SUIVRE

Walt Disney (-3,9%) réduit la voilure en Amérique du Nord dans la distribution physique. Disney a ainsi annoncé son intention de fermer cette année une soixantaine de magasins en Amérique du Nord, ou environ 20% du nombre total des boutiques dans le monde - qui est voisin de 300. Le groupe californien de Burbank n'a pas précisé les conséquences de ces fermetures en termes d'emplois. Disney désire par ailleurs réduire le nombre de ses boutiques éponymes en Europe, selon un porte-parole cité par Reuters, qui ajoute que les magasins situés au Japon et en Chine ne seraient pas concernés.

BJ's Wholesale (-1,7%), la chaîne américaine de clubs-entrepôts, basée dans le Massachusetts, a fait bien mieux que résister au quatrième trimestre. Le groupe se permet en effet de réaliser un trimestre et un exercice record. Les ventes à comparable, hors essence, ont grimpé de 15,9%, avec une progression de 168% dans le digital au quatrième trimestre. Le bénéfice des opérations poursuivies a plus que doublé à 96 millions de dollars, alors que l'Ebitda ajusté a progressé de 36%. Le bpa dilué a flambé de 130% à 69 cents. Le bpa ajusté a augmenté de 75% à 70 cents. Les ventes trimestrielles se sont appréciées de 13,7% à 3,95 milliards. Le consensus était de 67 cents de bpa ajusté pour 3,94 milliards de recettes.

Kroger (+2,8%), le groupe américain de grande distribution, a annoncé pour son quatrième trimestre fiscal des ventes à comparable hors essence en croissance de 10,6%, ainsi qu'une vive augmentation de 118% des ventes digitales. Le bénéfice par action est négatif de 10 cents sur la période, mais le bpa ajusté ressort à 81 cents. La perte opérationnelle se situe à 158 millions de dollars en données consolidées, mais le profit opérationnel ajusté se monte à 837 millions. Le consensus était de 69 cents de bpa ajusté trimestriel. Pour l'exercice, le bpa ajusté est attendu entre 2,75 et 2,95$, alors que le profit opérationnel devrait se situer entre 3,3 et 3,5 milliards de dollars.

Ciena (-1,3%), l'équipementier américain de réseaux, a annoncé pour le trimestre clos des revenus et profits supérieurs aux attentes. Le bénéfice net est ressorti à 55 millions de dollars soit 35 cents par titre, contre 62 millions sur la période comparable de l'an dernier. Le bénéfice ajusté par action a été stable à 52 cents, contre un consensus FactSet de 45 cents. Les revenus ont reculé de 9% en glissement annuel à 757 millions de dollars, contre 750 millions de consensus. Le groupe ne fournit pas de guidance financière compte tenu de l'environnement actuel.

American Eagle Outfitters (+3,5%) a annoncé, pour son quatrième trimestre, un bénéfice ajusté par action de 39 cents, à comparer à un consensus de 36 cents et à un niveau de 37 cents un an avant. Le détaillant américain en vêtements a réalisé pour le trimestre écoulé des revenus de 1,29 milliard de dollars, dépassant le consensus de 1% environ, contre 1,31 milliard l'an dernier. Le groupe s'attend à ce que ses revenus du premier trimestre fiscal ainsi que son profit opérationnel, dépassent les niveaux des deux années précédentes. Il mise sur la forte croissance de sa marque intime Aerie. Sur le quatrième trimestre, clos fin janvier, Aerie a affiché 25% de progression. Les revenus digitaux se sont améliorés de 35%.

BlackRock (-2,4%) a renforcé à 5,21% sa participation au capital de Toshiba. Le géant américain de la gestion d'actif devient par conséquent le troisième actionnaire du Japonais.

Marvell Technology (-11,2%) pourrait corriger ce jour à Wall Street. Le groupe a indiqué que les chaînes d'approvisionnement de 'semis' devraient rester sous tension cette année. La guidance financière du groupe ressort en ligne avec les attentes du consensus. Le concepteur américain de semi-conducteurs anticipe des revenus de 800 millions de dollars au premier trimestre fiscal, alors que le bpa ajusté est attendu entre 23 et 31 cents. Pour le quatrième trimestre, Marvell a réalisé des recettes de 798 millions en croissance de 11%, pour un bpa ajusté de 29 cents.

Apple (-2%). L'autorité britannique de concurrence, la CMA, a ouvert une enquête sur le groupe californien de Cupertino, pour déterminer s'il détient une position dominante sur le marché des applications pour ses produits. La CMA a en effet reçu des plaintes dans ce sens, concernant les conditions commerciales imposées par le groupe à la pomme aux développeurs.

ExxonMobil (+2,5%), le géant pétrolier américain, a saisi pour sa part la justice au Texas pour échapper au paiement d'une indemnité de 11,7 millions de dollars à l'Australien Macquarie Energy pour non-respect de ses engagements en matière de livraisons de gaz lors de la vague de froid avant sévi dans le centre des Etats-Unis le mois dernier.

Okta (-6,7%), un spécialiste de la gestion et de la protection de l'identité numérique, a fait part hier de l'acquisition de son rival AuthO dans le cadre d'une transaction en actions d'un montant de 6,5 milliards de dollars.

Amazon (-1,5%), le leader du e-commerce, poursuit son expansion. Le groupe de Jeff Bezos a annoncé l'ouverture ce jour dans l'ouest de Londres, dans le quartier d'Ealing, de son premier magasin physique en dehors du territoire américain.

Walmart (-0,5%). Flipkart, firme indienne de e-commerce contrôlée par l'Américain, envisagerait selon Bloomberg une introduction en bourse à Wall Street par fusion avec un SPAC, véhicule spécial d'investissement sans activité.

Boeing (-2,9%). Royaume-Uni et Etats-Unis ont annoncé un accord suspendant quatre mois durant les surtaxes douanières américaines instaurées dans le cadre du différend sur les aides à Boeing et Airbus.

Square (-9,3%). Le fournisseur de services de paiement fondé par Jack Dorsey, par ailleurs patron du réseau social média Twitter, a fait part de l'acquisition d'une participation majoritaire dans Tidal, le service de streaming musical du rappeur Jay-Z, pour 297 millions de dollars.

General Motors (-3,3%). Selon le Wall Street Journal, qui cite des sources proches de la question, le constructeur automobile américain entend construire une deuxième usine de batteries aux Etats-Unis en partenariat avec le groupe sud-coréen LG Chem.

CoreLogic (-1%), firme californienne fournissant des informations, analyses et renseignements commerciaux, spécialiste de la propriété intellectuelle et des données, a repoussé une proposition de rachat améliorée de Costar pour 7,35 milliards de dollars. La nouvelle offre est ainsi jugée encore insuffisante.

Snap (-6%). Evan Spiegel, le directeur général de la maison-mère de Snapchat, s'est montré confiant à moyen terme, envisageant pour son groupe une croissance annuelle moyenne voisine de 50% sur les années à venir.

 ■

Les informations et conseils rédigés par la rédaction de Boursier.com sont réalisés à partir des meilleures sources, même si la société Boursier.com ne peut en garantir l'exhaustivité ni la fiabilité. Ces contenus n'ont aucune valeur contractuelle et ne constituent en aucun cas une offre de vente ou une sollicitation d'achat de valeurs mobilières ou d'instruments financiers. La responsabilité de la société Boursier.com et/ou de ses dirigeants et salariés ne saurait être engagée en cas d'erreur, d'omission ou d'investissement inopportun.

Votez pour cet article
2 avis
Note moyenne : 4.50
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

UNE OFFRE EXCLUSIVE EN FRANCE AVEC

Grâce à un partenariat exclusif en France avec Morgan Stanley, Bourse Direct propose, à ses clients et en exclusivité, la plus large gamme de produits de bourse jamais présentée jusqu'ici sur le marché français.

» Découvrir

PRODUITS A EFFET DE LEVIER PRESENTANT UN RISQUE DE PERTE EN CAPITAL EN COURS DE VIE ET A L'ECHEANCE.
Produits à destination d'investisseurs avertis disposant des connaissances et de l'expérience nécessaires pour évaluer les avantages et les risques. Consultez la rubrique “facteurs de risques”.

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 16/04/2021

Les revenus locatifs du 1er trimestre 2021 de l'Immobilière Dassault ont atteint 6,6 millions d'euros, contre 5,3 millions un an auparavant. Cette hausse de 24,7% s’explique notamment par…

Publié le 16/04/2021

Conformément aux prévisions de Spineway, le chiffre d'affaires du 1er trimestre 2021 s'inscrit dans la même tendance que la fin d'année 2020 et...

Publié le 16/04/2021

Focus Home Interactive a annoncé aujourd'hui l'évolution de sa gouvernance à la suite de l'Assemblée générale ordinaire et extraordinaire qui s'est tenue ce jour. L'Assemblée générale des…

Publié le 16/04/2021

FAURECIAL'équipementier automobile publiera (avant Bourse) son chiffre d'affaires du premier trimestre.GTTLe groupe spécialisée dans la conception de systèmes de confinement à membranes pour le…

Publié le 16/04/2021

Iliad a un nouveau Directeur Général Délégué...

Votre compte bourse direct

L'ouverture de votre compte Bourse Direct est gratuite et s'effectue en ligne en quelques minutes. Dans le cas d'un transfert de compte, Bourse Direct prend en charge 100% de vos frais, à hauteur de 200 € par compte.

  • Pas de dépôt minimum
  • 0€ de droits de garde
  • 0€ d'abonnement
  • 0€ de frais de tenue de compte,

Demande de documentation

Ouvrir mon compte Bourse Direct en ligne