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Wall Street campe sur ses sommets

| Boursier | 359 | Aucun vote sur cette news

Wall Street se stabilise sur ses sommets ce mercredi, prudemment optimiste avant Jackson Hole...

Wall Street campe sur ses sommets
Credits Reuters

Wall Street se stabilise sur ses sommets ce mercredi, prudemment optimiste avant Jackson Hole. Le symposium économique ne devrait il est vrai pas révéler de grande surprise ni d'élément précis nouveau concernant le timing du futur allègement de la politique monétaire de la Fed. En attendant, les opérateurs manifestent une certaine confiance du fait de l'accélération des vaccinations et du potentiel 'pic' de la vague du variant Delta. Le DJIA avance de 0,21% à 35.440 pts, alors que le S&P 500 gagne 0,12% à 4.491 pts. Le Nasdaq est quasiment inchangé à 15.017 pts (-0,02%).

Le baril de brut WTI grappille 0,2% sur le Nymex à 67,6$. L'once d'or se replie de 1,2% à 1.787$. L'indice dollar gagne 0,1% face à un panier de devises. Le bitcoin reprend son souffle et perd 0,4% sur 24 heures sur les 48.300$.

Selon le rapport du jour, les commandes nouvelles en biens durables aux États-Unis pour le mois de juillet ont reculé de 0,1% en comparaison du mois antérieur, contre -0,2% de consensus. Les commandes 'core', hors défense et aérien, ont été stables, contre +0,5% de consensus de marché.

L'indice de confiance des investisseurs mesuré par State Street pour le mois d'août s'est établi à 110,1, contre une lecture révisée (en hausse) à 101,2 pour le mois de juillet.

Les cours du pétrole restent proches de l'équilibre après l'annonce d'une baisse des stocks de brut aux Etats-Unis la semaine dernière. D'après le Département à l'Energie, les stocks domestiques de pétrole pour la semaine close le 20 août ont reculé de 3 millions de barils à 432,6 mb, contre une baisse de 2 mbj attendue par le consensus. Les réserves d'essence ont diminué de 2,2 mb (contre une baisse de 1,5 mb anticipée par le marché), alors que les stocks de produits distillés ont augmenté de 0,6 mbj par rapport à la précédente semaine, contre un repli de 0,9 mb attendu.

Jerome Powell cherche à trouver un consensus au sein d'une Fed très divisée ces derniers temps sur la question du 'tapering'. Il s'agit donc de trouver un terrain d'entente tout en gérant les risques, rappelle le Wall Street Journal. Les avis en faveur d'un allègement du soutien monétaire dès cette fin d'année ont été nombreux ces dernières semaines. L'annonce avant-hier d'indicateurs PMI américains très inférieurs aux attentes montre pourtant que la reprise économique n'est sans doute pas aussi vigoureuse que certains ne l'espéraient, même si la question essentielle demeure celle du marché de l'emploi.

Les Minutes de la Fed publiées la semaine dernière laissent entendre que cet allègement du soutien de la Fed pourrait intervenir dès le quatrième trimestre de cette année. Le symposium de Jackson Hole qui se tient du 26 au 28 août, pourrait se révéler être un non-événement, les opérateurs ne s'attendant pas à ce que Powell, qui intervient vendredi, en dise beaucoup plus sur ses intentions. Le rendez-vous suivant est la réunion de la Fed des 21 et 22 septembre... Le 'tapering', qui pourrait donc être annoncé prochainement en vue d'une application en fin d'année ou en début d'année prochaine, devrait représenter selon les spécialistes une baisse de plusieurs milliards de dollars des achats obligataires mensuels de la Fed, actuellement logés à 120 milliards. Une réduction à un rythme de 15 milliards de dollars est fréquemment évoquée, ce qui voudrait dire que la banque centrale américaine pourrait mettre un terme à ses achats d'actifs en milieu ou fin d'année prochaine. La Fed pourrait ensuite progressivement durcir encore sa politique, si la vigueur de l'économie le justifie, en remontant ses taux toujours logés proches de zéro depuis mars 2020 (entre 0 et 0,25%) et le début de la crise sanitaire...

Goldman Sachs table désormais sur une possible annonce du tapering en novembre. GS estime que les achats mensuels de titres sur le marché seraient réduits de 15 milliards de dollars à chaque réunion, dont 10 milliards pour les achats d'obligations du Trésor et 5 milliards pour ceux de prêts immobiliers titrisés (MBS). La banque d'affaires estime à 45% la probabilité d'une annonce du tapering à l'issue de la réunion des 2 et 3 novembre, contre 25% pour sa prévision antérieure.

Sur le front sanitaire, plusieurs rapports évoquent, dans les médias américains, l'espoir que la propagation du variant Delta du covid pourrait bientôt culminer. Les cas notés de Covid-19 retombent dans de nombreuses régions parmi les plus frappées par le 'Delta', notamment dans l'Arkansas, le Missouri, la Floride et la Louisiane. Si les cas continuent d'augmenter dans d'autres États, le rythme semble ralentir. En outre, le taux de reproduction, estimation du nombre moyen de personnes auxquelles une personne infectée propagera le virus, est en baisse dans la plupart des États.

En attendant d'y voir plus clair sur ce potentiel pic tant espéré, de plus en plus d'entreprises américaines profitent de la récente approbation complète du vaccin Pfizer / BioNTech pour imposer la vaccination. Il est probable que cette tendance se poursuive chez les grandes firmes américaines et dans les administrations.

Pendant ce temps, les CDC ont dévoilé des résultats d'étude montrant une baisse d'efficacité des vaccins et une immunité réduite avec le temps et face au variant Delta, ce qui montre la nécessité d'une dose de rappel.

Un dirigeant des National Institutes of Health estime pour sa part improbable qu'une autorisation d'utilisation d'urgence soit accordée pour la vaccination des enfants de moins de 12 ans avant la fin de l'année. La FDA a rappelons-le accordé une autorisation complète au vaccin Pfizer / BioNTech pour les plus de 16 ans. Concernant les 12 à 15 ans, le vaccin ne bénéficie toujours que d'une autorisation d'urgence.

Notons pour finir que l'enquête des services américains sur les origines de la pandémie n'a, comme on pouvait le prévoir, pas débouché sur de grandes révélations. Ainsi, les origines du virus restent incertaines et l'enquête demandée par Joe Biden n'a pas fourni de conclusion définitive.

Les démocrates de la Chambre américaine des représentants ont adopté hier mardi une résolution budgétaire de 3.500 milliards de dollars qui ouvre la voie à des négociations sur un projet de loi de réconciliation axé sur les priorités démocrates telles que la garde d'enfants, l'éducation, les soins de santé et le changement climatique. Cette avancée survient après des jours de lutte. Un groupe de 'modérés' avait menacé de retirer son soutien à moins que les dirigeants démocrates ne procèdent d'abord à un vote sur le plan d'infrastructure bipartite déjà adopté par le Sénat. Pour apaiser les centristes, Nancy Pelosi, présidente de la Chambre, a accepté le principe d'un vote sur le projet de loi sur les infrastructures d'ici le 27 septembre. Les détails du projet de loi de réconciliation ne devraient pas être finalisés à ce stade, ce qui signifie que les progressistes pourraient présenter une pierre d'achoppement pour les infrastructures.

La question essentielle désormais est de savoir où s'établira le montant global du projet de loi de réconciliation, alors que les démocrates centristes au Sénat se sont déjà élevés contre ce niveau des 3.500 milliards de dollars. La question de la contrepartie fiscale du plan ne manquera pas ensuite de se poser.

Les valeurs

Pfizer (-2%), BioNTech (stable) et Moderna (+3%) restent surveillés. L'efficacité des vaccins anti-covid de Pfizer / BioNTech et Moderna tomberait à 66% désormais avec les variants contre plus de 90% auparavant, selon une nouvelle étude. Les données d'étude portent sur des milliers d'employés de santé aux Etats-Unis. Depuis que le variant Delta est devenu dominant, le taux d'efficacité des vaccins a donc fortement reculé, matérialisant par ailleurs une érosion avec le temps. L'étude montre toutefois des bénéfices persistants de la vaccination, avec une baisse de deux tiers des infections et une efficacité toujours conséquente dans la prévention des maladies graves et des décès. C'est du moins ce qu'affirment les CDC, Centres américains de lutte et prévention des maladies, qui préfèrent évoquer seulement "une baisse modérée de l'efficacité des vaccins contre le Covid-19 pour prévenir l'infection". Notons que les non-vaccinés ont 29 fois plus de risques d'être hospitalisés, d'après les données des CDC.

Des chercheurs britanniques sont arrivés à des conclusions assez comparables concernant la protection offerte par deux doses de Pfizer / BioNTech ou du vaccin d'Oxford / AstraZeneca. La protection commencerait à faiblir après environ cinq mois, montrant la nécessité d'une dose de rappel. Après cinq à six mois, l'efficacité du vaccin Pfizer reculerait à 74%, contre 88%. Pour le vaccin AstraZeneca, la protection passerait de 77% à 67% après quatre à cinq mois. L'étude 'ZOE COVID' est basée sur les données de plus de 1,2 million de résultats de tests. Tim Spector, investigateur principal, juge que dans le pire scénario, la protection pourrait tomber sous les 50% pour les plus âgés et les travailleurs de santé cet hiver.

Johnson & Johnson (-1%) a estimé que les doses de rappel de vaccin anti-covid après huit mois généraient une forte réponse immunitaire. Ainsi, les personnes ayant reçu la dose 'booster' ont montré une multiplication par neuf du niveau d'anticorps, en comparaison du niveau affiché un mois après la première dose. Selon les informations postées par le groupe sur l'essai clinique sur une base de données gouvernementale en ligne, la seconde dose a été administrée six mois après la première. La compagnie explique que les chercheurs ont observé une augmentation significative des anticorps chez les participants âgés de 18 à 55 ans et chez ceux, âgés de 65 ans et plus, ayant reçu la deuxième dose.

Toll Brothers (+3%), le promoteur immobilier américain, a annoncé hier soir pour son troisième trimestre fiscal des comptes supérieurs aux attentes. Le bénéfice ajusté par action a été de 1,87$, contre 1,52$ de consensus, et pratiquement deux fois plus élevé que l'an dernier. Les revenus ont totalisé quant à eux 2,26 milliards de dollars, contre 1,65 milliard un an auparavant. Les revenus dépassent les attentes de 2%. Le bénéfice net a atteint 235 millions de dollars, contre 115 millions un an avant. Les ventes de logements ont grimpé de 37%. Les livraisons unitaires ont progressé de 28% à 2.597. La valeur nette des contrats signés a augmenté de 35% à près de 3 milliards de dollars, pour un volume en hausse de 11% à 3.154 unités. Le backlog ressortait ainsi à 9,4 milliards en fin de trimestre, en augmentation de 55% en glissement annuel, avec 10.661 logements en backlog (+47%).

Intuit (stable), le leader américain des solutions de gestion fiscale et de comptabilité, a publié pour son quatrième trimestre fiscal un bénéfice ajusté par action de 1,97$, à comparer à un consensus de 1,6$ environ et un niveau de 1,81$ sur la période correspondante de l'an dernier. Les revenus sur ce trimestre clos en juillet 2021 ont totalisé quant à eux 2,56 milliards de dollars, dépassant de plus de 10% le consensus de marché, contre 1,82 milliard sur la période comparable de l'an dernier. Intuit se permet ainsi de renforcer son dividende, fort de cette belle fin d'exercice.

Urban Outfitters (-7%) perd du terrain à Wall Street, alors que le détaillant américain en vêtements vient pourtant de battre le consensus de profits sur le trimestre clos. Pour le second trimestre, le bénéfice ajusté par action a représenté 1,28$, supérieure de plus de 60% au consensus ! Le bpa sur la période correspondante, l'an dernier, se situait à 35 cents. Les revenus ont été de 1,16 milliard de dollars, contre 803 millions un an plus tôt, et 7% supérieurs au consensus.

Nordstrom (-18%) chute également après ses comptes. La chaîne de magasins proposant vêtements, accessoires ou cosmétiques, a annoncé pour son second trimestre 2021 des bénéfices plutôt solides, mais la base de comparaison en termes de ventes ressort difficile. Les ventes ont certes doublé en comparaison de l'an dernier, mais elles reculent légèrement par rapport au niveau pré-pandémique de 2019.

Les fameux 'meme stocks', si chers aux nouveaux traders sociaux américains, sont encore suivis de près. La séance d'hier, marquée par un franchissement historique des 15.000 points sur le Nasdaq, a été propice à ces valeurs 'sociales'. GameStop, le chouchou des forums boursiers américains, a flambé encore de 27,5% en clôture sur les 210$. Le dossier du spécialiste texan de la distribution de jeux vidéo et de matériels électroniques capitalise plus de 15 milliards de dollars. AMC s'est envolé pour sa part de 20,4% hier sur les 44$, sans plus de raison fondamentales. La chaîne américaine de cinémas, qui a frôlé la faillite, vaut désormais près de 23 milliards de dollars. Ce mercredi, AMC poursuit pour l'heure son envolée, s'adjugeant 6%, alors que GameStop avance de 3%.

Apple (-1%) / Alphabet (stable). Une commission parlementaire sud-coréenne s'est exprimée en faveur d'un amendement de loi, pour interdire à Apple et Google d'imposer leurs systèmes de paiement aux développeurs software dans le cadre des achats d'applications sur leurs boutiques en ligne.

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