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Wall Street: avancée prudente après l'accord sur le Brexit

| Boursier | 374 | Aucun vote sur cette news

La Bourse de New York a salué l'annonce d'un accord sur le Brexit, mais a réduit ses gains par la suite en attendant de savoir si cet accord sera approuvé par le parlement britannique.

Wall Street: avancée prudente après l'accord sur le Brexit
Credits Reuters

La Bourse de New York a salué jeudi l'annonce d'un accord sur le Brexit, mais les gains se sont ensuite réduits, en attendant de savoir si cet accord sera approuvé par le parlement britannique, qui doit voter samedi. Les résultats d'entreprises ont continué d'animer la cote, avec de bonnes surprises de la part de Morgan Stanley (+2,1%) et de Netflix (+3,9%), mais une déception chez IBM (-5,7%). Les négociations se poursuivent entre les Etats-Unis et la Chine sur les détails de leur accord commercial, mais les tensions politiques se sont nettement accrues autour de la situation à Hong Kong.

A deux heures de la clôture, l'indice Dow Jones avançait de 0,17% à 27.047 points, tandis que l'indice large S&P 500 gagnait 0,37% à 3.000 pts, et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologies et biotechnologiques, progressait de 0,42% à 8.158 pts. Les trois indices approchent de leurs records historiques inscrits l'été dernier.

En Europe, les Bourses ont vécu une séance en dents de scie avant de terminer en légère baisse : -0,30% pour l'EuroStoxx 50 et -0,42% pour le CAC 40 à Paris.

Sur le marché des changes, le dollar cède du terrain jeudi. L'indice du dollar, qui mesure son évolution face à 6 devises de référence, reculait de 0,39% à 97,62 points, après une baisse plus forte que prévu de la production industrielle et des ventes de détail aux Etats-Unis en septembre, qui augmente les chances de nouvelles baisses de taux de la Fed. L'euro progressait de 0,45% à 1,1122$ après l'annonce d'un accord sur le Brexit, qui réduit les risques pesant sur l'économie européen.

Accord conclu sur le Brexit, mais le Parlement britannique aura le dernier mot

La livre sterling gagnait 0,16% à 1,2852$ jeudi soir, après avoir bondi en séance jusqu'à 1,2990$ après l'annonce de l'accord sur le Brexit. La devise européenne a regagné plus de 5% en une semaine dans l'espoir d'un accord, retrouvant son plus haut niveau depuis 5 mois, au mois de mai dernier.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson et le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker ont donc confirmé ce jeudi la conclusion d'un accord sur le Brexit. Il reste toutefois un obstacle de taille à franchir, à savoir l'adoption de ce texte par le Parlement britannique, qui reste incertain à ce stade. L'opposition travailliste et surtout le petit parti unioniste nord-irlandais DUP, soutien du gouvernement, ont déjà fait part de leur intention de rejeter le texte. Boris Johnson va devoir non seulement convaincre tous les députés de son parti, dont certains pourraient être tentés de suivre le DUP, mais aussi débaucher quelques travaillistes.

Sur les marchés obligataires américains, le rendement du T-Bond à 10 ans était stable jeudi à 1,74%. L'outil Fedwatch du CME faisait de son côté état en soirée d'une très forte probabilité, de 86,1%, pour une baisse des taux de la Fed lors de sa prochaine réunion des 29 et 30 octobre. Le principal taux directeur de la Fed serait ainsi ramené entre 1,50% et 1,75%, après deux baisses d'un quart de point déjà effectuées en juillet et en septembre

Tensions politiques entre Washington et Pékin

Outre le Brexit, les marchés observent avec inquiétude une montée des tensions politiques autour de Hong Kong, qui pourrait faire dérailler l'accord commercial conclu la semaine dernière entre les Etats-Unis et la Chine. Pékin a indiqué jeudi que ses responsables continuaient de travailler à la rédaction de l'accord de "Phase 1" esquissé vendredi dernier, mais la détérioration des relations diplomatiques sème le doute dans les esprits.

Pékin a ainsi exprimé son "extrême indignation" après le vote, mardi, de la Chambre des représentants du Congrès américain d'un texte en faveur des libertés civiles à Hong Kong, qui menace de suspendre le statut économique spécial accordé par Washington à l'ancienne colonie britannique...

"Nous appelons les Etats-Unis (...) à cesser immédiatement de se mêler des affaires de Hong Kong et des affaires intérieures de la Chine", a déclaré dans un communiqué le porte-parole de la diplomatie chinoise, Geng Shuang, menaçant de prendre des "contre-mesure fortes" si ce texte est adopté (il doit encore être approuvé par le Sénat, à majorité républicaine).

Ce jeudi, la Chine a aussi accusé Washington de violer la convention de Vienne en exigeant que les diplomates chinois en visite aux Etats-Unis fasse une déclaration préalable en cas de visite à des universités ou des instituts de recherche américains...

Indicateurs mitigés aux Etats-Unis avant le PIB chinois du 3e trimestre

Sur le plan macro-économique, les statistiques du jour aux Etats-Unis ont confirmé le thèse du ralentissement conjoncturel. Les mises en chantier de logements ont déçu en septembre à 1,256 million, contre 1,3 million de consensus et 1,36 million en septembre 2018. Les permis de construire sont en revanche ressortis solides à 1,387 million, contre 1,335 million de consensus et 1,42 million un an avant.

La production industrielle a reculé plus que prévu, de 0,4% en septembre par rapport à août, contre -0,2% de consensus et +0,8% pour la lecture révisée (en hausse) du mois d'août 2019. La production manufacturière a régressé de 0,5% en septembre, par rapport au mois antérieur, alors que le consensus était de -0,3%.

L'indice manufacturier de la Fed de Philadelphie, s'est dégradé à +5,6 pour le mois d'octobre contre un consensus de 7,1, et alors qu'il était de 12 sur le mois antérieur. Ce rapport indique donc un ralentissement de l'expansion de l'industrie manufacturière dans la région en octobre.

Pour finir, les inscriptions hebdomadaires au chômage pour la semaine close au 12 octobre sont ressorties un peu plus nombreuses que prévu, à 214.000, contre 212.000 de consensus et 210.000 une semaine avant.

Vendredi, les marchés surveilleront une série de publications venues de Chine, à commencer par le PIB du 3e trimestre (attendu à 6% par les économistes), ainsi que la production industrielle de septembre et les ventes de détails. Autant de statistiques qui permettront de mesurer les effets de la guerre commerciale sur l'économie chinoise.

Les marchés pétroliers restaient volatils jeudi. Après un début de séance en recul, le baril de brut WTI gagnait en soirée 0,26% à 53,50$ sur le Nymex, tandis que le Brent avançait de 0,22% à 59,55$. A noter que les stocks américains de pétrole brut ont encore bondi plus que prévu la semaine dernière, grimpant de 11,3 millions de barils contre +2,9 mb attendu par le consensus, sur la semaine close le 11 octobre.

VALEURS A SUIVRE

Netflix (+3,9%) a fait le plein d'abonnés au 3ème trimestre. Le leader de la vidéo en streaming a annoncé mercredi soir que 6,77 millions de nouveaux abonnés payants avaient rejoint ses services pendant les 3 mois achevés en septembre, portant le nombre total d'abonnés à plus de 158 millions. Les chiffres du 3ème trimestre sont un peu supérieurs aux 6,7 millions attendus par le consensus, et 2,4 fois supérieurs au nombre de nouveaux abonnés payants du 2e trimestre (2,8 millions) - lorsque le groupe avait fortement déçu. Cependant, Netflix lui-même avait prévu un nombre un peu supérieur de nouveaux abonnés, à 7 millions.

La croissance des abonnés provient essentiellement de l'international. Aux Etats-Unis, seuls 500.000 nouveaux abonnés ont été enregistrés, ce qui reste un progrès par rapport au second trimestre, où le groupe avait perdu des abonnés dans son pays d'origine pour la première fois depuis 7 ans. Le bénéfice par action du groupe s'est élevé à 1,47$ (contre 0,89$ un an plus tôt) pour un chiffre d'affaires de 5,25 milliards de dollars, en hausse de 34% par rapport aux 3,91 Mds$ du 3e trimestre 2018. Le consensus tablait sur un bpa bien moins élevé, de 1,03$, et sur des ventes de 5,25 Mds$.

IBM (-5,7%) a publié hier soir des bénéfices supérieurs aux attentes au troisième trimestre 2019, mais a manqué le consensus en termes de ventes. Le chiffre d'affaires du groupe a ainsi reculé de 4% à 18,03 Mds$, alors que le consensus était de 18,23 Mds$. Les revenus de la division "cloud" et logiciels cognitifs (qui comprennent Red Hat) ont déçu, à 5,28 Mds$ contre 5,43 Mds$ attendus. La division services technologiques a dégagé des ventes de 6,7 Mds$, là aussi inférieures au consensus. Le bénéfice net est tombé à 1,67 milliard de dollars au 3ème trimestre (-38%). Le bénéfice par action est revenu à 1,87$ contre 2,94$ un an plus tôt. Hors éléments exceptionnels, le bpa ajusté s'est toutefois établi à 2,68$ par action, supérieur au consensus (2,66$). IBM a affirmé s'attendre à un bpa d'"au moins 12,80$" pour l'ensemble de l'année.

Morgan Stanley (+2,1%). La banque d'affaires américaine a publié des résultats convaincants pour son troisième trimestre, aidée notamment par le trading obligataire. Le bénéfice net de la firme est ressorti à 2,17 milliards de dollars, contre 1,8 milliard de consensus. Il affiche une croissance de 3% en glissement annuel. Les revenus se sont appréciés de 2% à environ 10 milliards de dollars, contre 9,6 milliards de consensus à Wall Street. Il s'agit par ailleurs du plus haut niveau d'activité de la banque d'affaires en plus d'une décennie. James Gorman, patron de la firme, salue cette performance, démontrant la 'stabilité du modèle'.

Alcoa (+5,1%), le géant américain de l'aluminium, a annoncé hier soir des pertes trimestrielles et une revue de ses capacités et de ses actifs. Le groupe a déploré sur le trimestre clos une perte nette de 221 millions de dollars soit 1,19$ par titre, contre un déficit de 6 millions de dollars un an plus tôt. Hors éléments, le déficit du troisième trimestre aurait été de 82 millions de dollars, 44 cents par action, contre un profit de 154 millions un an auparavant. Les revenus se sont quant à eux effondrés à 2,6 milliards de dollars, contre 3,4 milliards un an avant. Le consensus de place était de 42 cents de déficit trimestriel ajusté par titre, pour 2,6 milliards de dollars de recettes. Le groupe évoque une revue du portefeuille visant à redéfinir ses priorités stratégiques et à réduire les coûts, afin de renouer avec une rentabilité soutenue.

Les coûts de restructurations seront passés essentiellement au quatrième trimestre, puis au premier trimestre fiscal de l'exercice suivant. Le groupe vise 60 millions de dollars d'économies annuelles. Les cessions d'actifs envisagées devraient quant à elles permettre de générer 500 millions de dollars à 1 milliard de dollars de produits nets.

Tesla (+0,9%) vient d'obtenir l'autorisation de débuter ses opérations de production en Chine. Le groupe américain a ainsi été ajouté à une liste gouvernementale de constructeurs autorisés, a indiqué ce jeudi le ministère chinois à l'Industrie et aux Technologies de l'Information, cité notamment par Reuters. Il s'agit donc d'un feu vert total aux opérations locales de production du groupe d'Elon Musk. Rappelons que Tesla construit actuellement à Shanghai une usine de 2 milliards de dollars. La gigafactory chinoise du groupe doit lui permettre de changer de dimension en matière de production. Elle sera également la première usine automobile chinoise entièrement sous contrôle étranger.

Honeywell (+2,9%) a livré une performance plutôt satisfaisante au troisième trimestre, dopant au passage ses estimations annuelles de profits. La guidance de ventes est en revanche quelque peu décevante. Le groupe industriel américain, actif dans l'aéronautique, le bâtiment ou la défense, a annoncé un bénéfice net en recul à 1,62 milliard de dollars et 2,23$ par action, contre 2,34 milliards de dollars et 3,11$ par action un an auparavant. Hors éléments non récurrents, le bénéfice ajusté par action a tout de même progressé de 9% à 2,08$, alors que le consensus était voisin de 2$. Les revenus ont décroché de 16% en glissement annuel pour ressortir à 9,09 milliards de dollars. Le consensus était un cran plus élevé, à 9,12 milliards. Le groupe relève sa guidance 2019 de bénéfice ajusté par action entre 8,10 et 8,15$, mais il ajuste en baisse ses prévisions de revenus entre 36,7 et 36,9 milliards de dollars.

Philip Morris International (+0,9%) a battu le consensus de profit au troisième trimestre, mais ses ventes sont ressorties trop courtes. Le bénéfice net est ressorti à 1,89 milliard de dollars soit 1,22$ par titre, contre 2,25 milliards un an plus tôt. Le bénéfice ajusté par action a représenté 1,43$, contre 1,36$ de consensus. Les revenus ont atteint 7,64 milliards de dollars, contre 7,50 milliards un an avant et 7,65 milliards de consensus. Le groupe a abaissé par ailleurs prudemment sa guidance annuelle de bénéfice, tablant désormais sur un bpa d'au moins 4,73$, alors qu'il ambitionnait auparavant un profit par titre de plus de 4,94$. Le bpa ajusté est anticipé à 5,14$, contre un consensus de 5,21$.

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