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Wall Street au sommet, le Sénat US sur le point de basculer

| Boursier | 489 | Aucun vote sur cette news

Après un début de séance hésitant, la Bourse de New York s'est orientée à la hausse mercredi soir.

Wall Street au sommet, le Sénat US sur le point de basculer
Credits Reuters

Après un début de séance hésitant, la Bourse de New York s'est orientée à la hausse mercredi soir, les indices Dow Jones et S&P 500 évoluant même en terrain record en séance. Les investisseurs anticipent une victoire démocrate aux sénatoriales de Géorgie, qui ferait basculer le contrôle du Sénat vers le parti démocrate, déjà majoritaire à la chambre des représentants. Si Wall Street craint qu'une "vague bleue" au Congrès n'entraîne des hausse d'impôts, à court terme cette configuration serait sans doute synonyme d'un nouveau grand plan de relance budgétaire face au Covid-19, ce qui favoriserait la reprise économique et donc la Bourse.

A deux heures de la clôture, l'indice Dow Jones gagne 1,96% à 30.986 points, un record, tandis que l'indice large S&P 500 avance de 1,41% à 3.779 pts, un nouveau sommet, et que l'indice Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, progresse de 0,59% à 12.894 pts, frôlant son record de 12.899 pts inscrit le 28 décembre.

Par secteurs, les valeurs technologiques et de croissance sous-performent alors que les cycliques et les bancaires s'envolent dans l'espoir de nouvelles mesures de relance qui permettraient de surmonter la crise du coronavirus. Le fabricant d'engins de chantier de mines Caterpillar (+5,9%) affiche l'une des plus forte hausse du Dow Jones, avec le chimiste Dow (+5,6%) et la banque Goldman Sachs (+6,2%). Une fois n'est pas coutume, l'indice sectoriel S&P des technologiques est en queue de peloton avec un recul de 0,1% suivi des services de communication (-0,08%).

Vers une "vague bleue" au Congrès américain

Les marchés financiers gardent les yeux rivés vers l'élection de deux sénateurs en Géorgie, un scrutin qui déterminera le contrôle du Sénat par les Républicains (actuellement majoritaires) ou par les Démocrates, qui contrôlent déjà la Chambre des représentants. Selon les projection des médias américains, le démocrate Raphael Warnock a remporté un de ces sièges, tandis que pour l'autre siège, les résultats provisoires sont très serrés, mais le Démocrate Jon Ossof est légèrement en tête face à son adversaire républicain.

L'enjeu est de taille, car si ces deux sièges de Géorgie sont remportés par les Démocrates, le Sénat sera partagé à 50/50 sièges entre les deux partis, et basculera de facto dans le camp démocrate, car il reviendra alors à la vice-présidente (la Démocrate Kamala Harris) d'apporter une voix prépondérante lors du vote des lois.

Un tel scénario aurait des conséquences importantes pour les marchés financiers, en donnant plus de latitude à Joe Biden pour faire passer des mesures de gauche (hausses d'impôts, hausse des taxes sur les plus-values, réglementations accrues...) Les marchés craignent que Joe Biden ne remette en cause les fortes baisses d'impôts sur les sociétés mises en place en 2017 par Donald Trump, ce qui pèserait sur les cours de Bourse.

Toutefois, à court terme, une "vague bleue" serait surtout synonyme de soutien budgétaire accru face à la crise du coronavirus, une perspective qui ne déplaît pas aux marchés. Ainsi, la perspective d'un nouveau plan de relance a fait remonter brusquement mercredi les anticipations d'inflation et les taux d'intérêts souverains aux Etats-Unis.

Trump refuse toujours d'accepter sa défaite

Les marchés ne semblent pas perturbés par le débat qui se déroule ce mercredi au Congrès, qui doit entériner définitivement l'élection de Joe Biden à la présidentielle du 3 novembre. Certains parlementaires républicains ont l'intention de contester les résultats, ce qui promet des débats prolongés dans la nuit, mais il n'ont pas la capacité de bloquer la procédure.

De son côté, Donald Trump a affirmé mercredi qu'il ne concèderait jamais sa défaite, "Nous n'abandonnerons jamais. Nous ne concéderons jamais", a-t-il martelé. Il a aussi mis la pression sur le vice-président Mike Pence, auquel reviendra le rôle protocolaire de déclarer Joe Biden vainqueur... Dans les faits, malgré ce baroud d'honneur, le président sortant paraît de plus en plus isolé dans son propre camp, aucune fraude n'ayant été détectée lors de l'élection présidentielle.

Banques et pétrolières en vedette à Wall Street

Soutenu par les espoirs de plan de relance, le rendement du T-Bond à 10 ans a franchi mercredi le seuil de 1% pour la première fois depuis des mois. Les valeurs bancaires, qui profiteraient d'une remontée des taux d'intérêts, se sont envolées à Wall Street, à l'instar de Bank of America (+7,3%), JP Morgan (+5,2%) ou encore Morgan Stanley (+7,6%), Goldman Sachs (+6,2%) et American Express (+5%). L'indice du dollar rebondit modestement de 0,1% à 89,46 points, tandis que l'euro a dépassé le seuil de 1,23$ à 1,2302$ (+0,1%), au plus haut depuis près de 3 ans face au billet vert.

Sur le marché pétrolier, les cours continuent de progresser après leur bond de 5% mardi, suite à l'accord surprise de l'Opep+ pour prolonger ses coupes de production en février et mars, compte-tenu des incertitudes liées à la résurgence de l'épidémie de coronavirus. Le cours du pétrole brut léger américain WTI gagne 1,9% à 50,88$ le baril pour le contrat à terme de février sur le Nymex, tandis que le Brent de la Mer du Nord d'échéance février avance de 1,8% à 54,59$.

Les valeurs pétrolières profitent de cette situation : +4,1% pour Chevron, +3,5% pour ExxonMobil +4,9% pour ConocoPhillips et +7,9% pour Transocean.

Le pétrole profite aussi de l'annonce, mercredi, d'une baisse plus forte que prévu des stocks de pétrole aux Etats-Unis pour la semaine close le 1er janvier. Ils ont ainsi reculé de 8 millions de barils à 485,5 mb, alors que le consensus tablait sur un repli de 2,7 mb.

L'or fait l'objet de prises de bénéfices après un gain de plus de 3% en deux séances. Mercredi soir, le cours du métal jaune a reculé de 2,3% à 1.908,60$ l'once pour le contrat à terme de février sur le Comex.

Le secteur privé a détruit des emplois en décembre aux Etats-Unis

Sur le front macro-économique, le derniers chiffres émanant des Etats-Unis sont ressortis mitigés, ce qui a renforcé les attentes des marchés en matière de nouvelles mesures de soutien budgétaire. Ainsi, l'emploi privé s'est brutalement dégradé en décembre, selon l'enquête ADP, qui a fait état de 123.000 destructions d'emplois le mois dernier, alors que consensus tablait sur la création de 130.000 postes, après 304.000 emplois générés en novembre. C'est la première fois depuis avril que le secteur privé perd des emplois outre-Atlantique... Les chiffres complets de l'emploi US en décembre seront publiés vendredi par le gouvernement.

Par ailleurs, l'indice Markit PMI composite final est ressorti moins élevé que prévu aux Etats-Unis, à 55,3, contre un consensus de 55,7 et après 58,6 en novembre. L'indicateur traduit donc un ralentissement de l'expansion (supérieur à 50). L'indicateur des services a lui aussi ralenti à 54,8, contre 55,3 de consensus et 58,4 en novembre. Enfin, les commandes à l'industrie ont augmenté de 1% en novembres sur un mois, contre un consensus de +0,6% et après +1,3% en octobre.

Dans la zone euro, les indices PMI d'activité se sont en revanche redressés en décembre, mais ils restent en terrain de contraction, sous la barre de 50. L'indice PMI des les services s'est établi à 46,4, contre 41,7 en novembre et l'indicateur PMI composite est ressorti à 49,1, en net rebond par rapport à novembre (45,3). Au Japon, le PMI des services est lui aussi resté en zone de contraction, à 47,7, en décembre. L'indicateur chinois des services Markit / Caixin est de son côté en expansion, à 56,3 en décembre, mais néanmoins inférieur au consensus.

Retard dans les programmes de vaccination contre le Covid-19

L'optimisme qui règne sur les marché boursiers concernant les perspectives de reprise économique en 2021 contraste donc avec les dernières statistiques, ainsi qu'avec l'aggravation de la pandémie de coronavirus en Europe et aux Etats-Unis, malgré les efforts des autorités pour accélérer leurs campagnes de vaccination.

Tant aux Etats-Unis qu'en Europe, des critiques s'élèvent sur le retard pris par les campagnes vaccinales, et certains pays ont décidé d'espacer l'écart entre les deux piqûres (passant de 3 semaines à 12 semaines au plus tard) afin de vacciner le plus vite possible une part plus importante de leur population.

La propagation du nouveau variant de Covid-19, plus transmissible, venu du Royaume-Uni, fait craindre une nouvelle accélération des infections dans le reste de l'Europe et aux Etats-Unis, où ce variant a aussi été détecté.

L'épidémie accélère toujours des deux côtés de l'Atlantique

Aux Etats-Unis les chiffres de l'épidémie ont franchi mardi de nouveaux records, avec 3.664 décès et près de 240.000 cas avérés en 24 heures, selon les données du 'New York Times'. En moyenne, le nombre de nouveaux cas quotidiens frôle les 220.000 aux Etats-Unis depuis une semaine, confirmant les craintes des experts sur l'effet accélérateur des fêtes de fin d'année. Le nombre de personnes hospitalisées pour le coronavirus a atteint mardi un record de 131.195 selon le Covid Tracking Project, contre 128.210 lundi.

Selon l'Université américaine Johns Hopkins, le nombre de cas confirmés du nouveau coronavirus dans le monde depuis le début de l'épidémie a désormais dépassé les 86 millions, dont 21 millions aux Etats-Unis, 10,3 millions en Inde et 7,7 millions environ au Brésil. Le virus a fait 1,86 million de morts dans le monde, dont plus de 357.000 aux Etats-Unis.

La plupart des pays européens, dont le Royaume-Uni, l'Allemagne et la France, ont récemment prolongé ou renforcé leurs mesures de restriction et/ou de confinement, pour tenter de contrôler le rebond de la pandémie, tout en mettant en oeuvre leurs campagne de vaccination. L'agence européenne du médicament (EMA) a donné son feu vert mercredi à la mise sur le marché du vaccin de Moderna, qui viendra donc en plus de celui de Pfizer/BioNTech, qui était jusqu'à présent le seul administré dans l'Union européenne.

VALEURS A SUIVRE

Moderna (+6,2%). L'Agence européenne des médicaments (EMA) a donc approuvé ce jour le vaccin du laboratoire américain contre le nouveau coronavirus pour les personnes de plus de 18 ans, vaccin qui avait déjà obtenu l'accord nécessaire aux États-Unis. L'EMA a donc validé à son tour le vaccin, après avoir donné précédemment son accord à celui de Pfizer / BioNTech. Rappelons que le vaccin de Moderna est estimé efficace à plus de 94%. Il s'agit d'un vaccin administré en deux doses, plus facile à conserver que celui de Pfizer.

Apple (-1,2%), Alphabet (-0,7%), Facebook (-2%), Microsoft (-1%), Amazon (-1%) et les autres géants américain de la 'tech' sont délaissés face à la possible victoire démocrate au Sénat, où deux sièges sont en jeu en Géorgie qui pourraient donner le contrôle au clan Biden et permettre une régulation accrue du secteur.

La perspective d'une victoire démocrate au Sénat soutient les valeurs bancaires, mais aussi les valeurs "vertes" qui profiteraient de réformes favorables aux énergies nouvelles Ainsi, les acteurs du solaire SunPower (+24%), First Solar (+9,8%) ou SunRun (+9,8%) sont recherchés et gagnent du terrain.

Carlyle (+0,6%) a annoncé l'acquisition du Japonais Rigaku, opération d'environ un milliard de dollars, alors même que ce concepteur d'outils de mesure par rayons X entend s'introduire en bourse.

AmerisourceBergen (+8,8%), distributeur pharmaceutique américain, entend acquérir les activités de distribution de Walgreens Boots Alliance (+5,4%), pour un montant de 6,5 milliards de dollars.

Tiffany (stable), le joaillier new-yorkais dont le rapprochement avec le Français LVMH sera finalisé demain, a annoncé des revenus records pour la période des fêtes de fin d'année, avec la progression des ventes en ligne, mais aussi l'augmentation des ventes en Chine continentale. L'Américain a ainsi fait état de ventes nettes en croissance de 2% pour la période allant du 1er novembre au 31 décembre. Les ventes en ligne ont même flambé de plus de 80%, alors que les revenus nets sur la région Asie-Pacifique ont progressé de 20%, avec une performance de plus de 50% en Chine.

General Motors (+4,7%), le géant automobile de Detroit, a annoncé des ventes de véhicules en retrait de 6,2% en 2020 en Chine.

Alibaba (-1,9%), colosse chinois du e-commerce dont le fondateur Jack Ma ne donne plus de nouvelles depuis plus de deux mois, prévoit de lever 5 milliards de dollars au moins ce mois via une émission obligataire. C'est ce qu'a appris Reuters de quatre sources bien informées. Notons par ailleurs que Trump a interdit 8 applications chinoises, appartenant notamment à Alibaba et Tencent.

UnitedHealth (+3%) a annoncé un accord en vue du rachat de Change Healthcare pour 8 milliards de dollars, présentant une prime de 41%. L'assureur-santé déboursera 25,75$ par titre Change Healthcare, contre une clôture de 18,24$ hier. En tenant compte de la dette assumée de 5 milliards de dollars environ, le 'deal' se chiffre à 13 milliards de dollars.

Tesla Motors (+5%). Morgan Stanley soutient le dossier, le broker ayant dopé son objectif de cours sur la valeur du leader de l'automobile électrique à 810$ désormais, contre 540$ auparavant. Le courtier salue notamment les solides livraisons du groupe d'Elon Musk pour le quatrième trimestre. L'objectif est le plus élevé de Wall Street.

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