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Wall Street au sommet, dans l'anticipation du plan de relance US

| Boursier | 613 | Aucun vote sur cette news

La Bourse de New York évolue jeudi en séance à des niveaux record, les investisseurs tablant sur l'adoption par le Congrès d'un nouveau plan de soutien budgétaire de 900 milliards de dollars avant la fin de la semaine.

Wall Street au sommet, dans l'anticipation du plan de relance US
Credits Reuters

La Bourse de New York évolue jeudi en séance à des niveaux record, les investisseurs tablant sur l'adoption par le Congrès d'un nouveau plan de soutien budgétaire de 900 milliards de dollars avant la fin de la semaine. La Fed a par ailleurs rassuré en affirmant son intention de poursuivre ses achats d'actifs jusqu'à un rétablissement complet de l'économie américaine. Pour la 2e semaine d'affilée, les inscriptions au chômage ont fortement augmenté aux Etats-Unis, mettant une pression supplémentaire pour voter un plan de relance.

A deux heures de la clôture, l'indice Dow Jones gagne 0,43% à 30.284 points, tandis que l'indice large S&P 500 avance de 0,53% à 3.720 pts, et que l'indice Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, prend 0,70% à 12.746 pts. Les trois indices sont à des niveaux historiquement élevés.

Plus tôt dans la journée, les marchés européens avaient terminé en légère hausse, l'EuroStoxx 50 progressant de 0,5% et le CAC 40 finissant stable (+0,03%).

Optimisme au Congrès sur 900 Mds$ de soutien budgétaire

Les investisseurs ont les yeux tournées vers le Congrès américain, où les négociateurs se sont montrés optimistes mercredi sur l'adoption d'un nouveau plan de soutien à l'économie américaine, au moment où les décès du coronavirus ont dépassé les 300.000 aux Etats-Unis, menaçant la reprise économique.

Le plan de 900 milliards de dollars, élaboré par un groupe de sénateurs démocrates et républicains, prévoirait le versement d'une aide directe aux particuliers ainsi que d'indemnités de chômage technique, selon la chaîne 'NBC News'. En revanche, il n'inclurait pas d'aide aux Etats ni aux municipalités, et ne serait assorti d'aucune garantie concernant la responsabilité des entreprises. Les discussions avaient bloqué ces derniers jours sur ces deux derniers sujets, les Républicains refusant d'approuver des aides directes aux Etats et collectivités, et exigeant des garanties pour les entreprises poursuivies en justice dans le cadre de la pandémie de Covid-19.

Le texte devrait être adopté en même temps que le projet de financement de l'Etat de 1.400 Mds$, qui doit être adopté avant ce vendredi minuit, faute de quoi, certaines administrations fédérales ne serait plus financées et devraient cesser de fonctionner ("shutdown").

A l'issue des dernières négociations, les leaders du Congrès ont paru optimistes. Mitch McConnell, le chef de file des Républicains du Sénat (dont le soutien est crucial) a déclaré que "nous sommes de plus en plus proches d'y arriver. Je suis optimiste, nous arriverons à une décision bientôt", a-t-il ajouté, alors qu'il s'était opposé jusqu'à présent au propositions qui lui étaient soumises.

La Fed réaffirme son soutien face à la crise du coronavirus

Face à la crise sanitaire, le Congrès américain a déjà adopté environ 3.000 Mds$ d'aides aux particuliers et aux entreprises, dont un plan massif de 2.200 Mds$ voté en mars dernier, le CARES Act. Cependant, la plupart des programmes d'aide prendront fin le 31 décembre, ce qui priverait notamment 12 millions de personnes d'indemnités de chômage et mettrait aussi fin aux moratoires sur les crédits et loyers...

Mercredi soir, la Réserve fédérale américaine n'a pas modifié sa politique monétaire, mais elle s'est efforcée de rassurer les marchés sur le maintien d'un soutien massif jusqu'à ce que l'économie américaine ait surmonté la crise sanitaire actuelle. La Fed conservera ses taux directeurs proches de zéro au moins jusqu'à la fin 2023, et continuera ses achats d'actifs au rythme actuel tant que l'économie ne sera pas pleinement rétablie.

La Fed a aussi revu en légère hausse ses prévisions de croissance, même si son président, Jerome Powell, a rappelé que des incertitudes subsistent sur l'évolution de la situation sanitaire, malgré l'espoir que représente la campagne de vaccination qui a démarré cette semaine aux Etats-Unis.

Powell a précisé que la banque centrale pourrait accroître encore son soutien, si nécessaire. "Nous continuons de penser que la politique actuelle est appropriée", mais "nous avons la flexibilité pour fournir davantage de mesures accommodantes... Et nous sommes conscients que les circonstances pourraient évoluer", a-t-il ajouté.

Les indicateurs "macro" signalent un essoufflement de la reprise aux US

Pour la 2e semaine consécutive, les inscriptions au chômage ont progressé bien plus que prévu. Pour la semaine close au 12 décembre, elles sont ressorties à 885.000, en hausse de 23.000 par rapport à la lecture révisée de la semaine antérieure. Elles ressortent plus importantes qu'attendu puisque le consensus était positionné à 818.000.

Par ailleurs, l'indice manufacturier de la Fed de Philadelphie est tombé à 11,1 en décembre, après 26,3 en novembre, et contre 20 de consensus, signalant un ralentissement de l'activité dans cette région.

En revanche, les données du logement restent solides. Les mises en chantier de logements sont ressorties à 1,547 million en novembre, contre 1,53 million de consensus et après 1,528 million en octobre. Les permis de construire se sont établis à 1,639 million, contre 1,55 million de consensus et 1,544 million en octobre.

Mercredi, les ventes de détail avaient surpris en plongeant de 1,1% en novembre par rapport au mois précédent, alors que le consensus n'attendait qu'un recul de 0,3%, après un repli de 0,1% en octobre.

L'activité économique globale a aussi nettement ralenti en décembre aux Etats-Unis, surtout dans les services, même si elle reste en expansion. L'indice "flash" Markit PMI composite, publié mercredi, est ainsi ressorti à 55,7 en décembre contre 58,6 en novembre. L'indice manufacturier a fléchi à 56,5 contre 56,7 en novembre, tandis que l'indicateur des services a chuté plus fortement, à 55,3, contre 58,4 en novembre.

Le vaccin Moderna étudié jeudi par la FDA

Sur le front sanitaire, les investisseurs préfèrent comme toujours ignorer la propagation du virus et se concentrer sur l'actualité plus favorable des vaccins. Un panel consultatif de la FDA doit se réunir ce jeudi pour discuter du candidat vaccin de Moderna, dont l'utilisation en urgence devrait être approuvée sous peu. Mercredi soir, la FDA s'est montrée optimiste concernant l'approvisionnement en vaccins de Pfizer / BioNTech.

Selon l'Université Johns Hopkins ce jeudi, le nombre de cas confirmés du nouveau coronavirus depuis le début de l'épidémie dépasse désormais les 74 millions à l'échelle mondiale, dont 17 millions aux Etats-Unis. Le virus a fait 1,65 million de morts dans le monde depuis son émergence, dont plus de 307.500 aux USA.

VALEURS A SUIVRE

Moderna (+3,8%). Avant la réunion cruciale du jour du comité consultatif de la FDA, l'agence américaine du médicament a publié mardi un rapport d'experts encourageant, estimant que le vaccin de Moderna ne présentait "pas de problème de sécurité spécifique". L'analyse des experts de la FDA a également confirmé une efficacité du vaccin à 94,1% conforme aux données publiées par le laboratoire américain. L'agence suit généralement les recommandations des experts même si elle n'y est pas obligée.

En fin de semaine dernière, la FDA avait donné son feu vert au tout premier vaccin, celui de Pfizer et BioNTech (+1,3%), permettant aux autorités sanitaires américaines de donner le coup d'envoi de leur campagne de vaccination dès lundi.

Pfizer (+0,5%). Selon le New York Times, le laboratoire américain mènerait des discussions avec l'administration Trump pour fournir des dizaines de millions de doses additionnelles de son vaccin conçu avec BioNTech au second semestre 2021. La FDA a pour sa part constaté que les flacons de vaccins de Pfizer contenaient des doses additionnelles étendant potentiellement l'offre de vaccins aux USA jusqu'à 40%. Selon l'article de Politico à ce sujet, les flacons sont supposés contenir l'équivalent de cinq doses, mais des pharmaciens ont remarqué qu'ils avaient suffisamment de vaccin dans chaque flacon pour une sixième ou même une septième dose.

Novavax (+6,4%) a conclu avec l'Union Européenne des discussions préliminaires. L'UE entend obtenir jusqu'à 200 millions de doses du candidat vaccin contre le Covid-19 du laboratoire américain, qui est actuellement en Phase 3 de son essai clinique. Chargée de sécuriser l'approvisionnement de l'Europe en vaccins, la Commission européenne a déjà signé des contrats avec AstraZeneca, Sanofi-GSK, Janssen Pharmaceutica NV (filiale de Johnson & Johnson), BioNtech-Pfizer, CureVac et Moderna.

Accenture (+8%) bondit à Wall Street, sur ses sommets historiques, alors que le géant du consulting vient de publier pour le premier trimestre fiscal des profits et ventes en croissance, supérieurs aux attentes, assortis d'une guidance relevée. Pour le trimestre clos fin novembre 2020, le groupe a dégagé un bénéfice net de 1,5 milliard de dollars et 2,32$ par titre, à comparer à un profit de 1,36 milliard un an plus tôt. Hors éléments, le bpa ajusté a représenté 2,17$, contre 2,01$ un an auparavant et 2,02$ de consensus FactSet. Les revenus trimestriels se sont améliorés de 4% en glissement annuel pour atteindre 11,76 milliards, contre 11,3 milliards de consensus.

Alphabet (-1%) / Facebook (stable). L'Etat du Texas et neuf autres Etats américains accusent le moteur de recherche Google de s'être entendu avec le réseau social de Menlo Park Facebook de manière illégale, enfreignant ainsi le droit de la concurrence, pour soutenir son activité de publicité en ligne. Les Etats regroupés demandent qu'Alphabet, maison-mère de Google, les indemnise pour les dommages subis. Ils exigent une réparation structurelle, obligeant généralement une compagnie à se séparer d'actifs. Le Texas estime donc que Google a violé les lois antitrust et accuse la compagnie d'abuser de son monopole dans la publicité online. Il affirme que Google travaille avec Facebook.

JP Morgan (-0,4%) et Morgan Stanley (+0,5%) se seraient opposés sur le dossier Eaton Vance avant que Morgan Stanley ne l'emporte. Selon le Financial Times, après l'offre de 56,5$ par titre de MS, JP Morgan aurait tenté sans succès une surenchère en actions et cash, repoussée par le PDG d'Eaton Vance, Thomas Faust.

Roku (+3%) a conclu un accord avec WarnerMedia (AT&T, -2,2%) pour intégrer le service de streaming HBO Max à la plateforme.

Lennar (+6,3%), constructeur résidentiel américain, a publié des comptes trimestriels supérieurs aux attentes de marché. La baisse des revenus est ressortie limitée à 2% sur le trimestre malgré le Covid, alors que la marge brute sur les ventes de logements a grimpé à 1,6 Md$ et 25%. Pour ce quatrième trimestre fiscal, le bénéfice par action a augmenté de 32% à 2,82$. Les revenus ont totalisé 6,83 milliards.

American Airlines (-0,5%), Delta Air Lines (stable), United Airlines (stable) et Southwest Airlines (+0,45%) pourraient bénéficier d'un potentiel nouveau programme d'aides fédérales de 17 milliards de dollars visant à soutenir l'emploi dans le secteur pendant quatre mois, selon des déclarations d'assistants parlementaires américains à Reuters.

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