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Wall Street au sommet après le PIB, malgré la remontée des taux

| Boursier | 229 | Aucun vote sur cette news

Wall Street est orienté dans le vert ce jeudi, le S&P500 s'accordant 0,55% à 2...

Wall Street au sommet après le PIB, malgré la remontée des taux
Credits Reuters

Wall Street est orienté dans le vert ce jeudi, sur ses sommets historiques, le S&P500 s'accordant 0,55% à 2.922 pts et le Nasdaq 0,86% à 8.059 pts. Le DJIA prend pour sa part 0,36% à 26.479 pts. Apple et Amazon, les deux plus grosses capitalisations boursières US et mondiales, prennent environ 2% en début de journée et soutiennent le Nasdaq...

Après une légère consolidation hier soir suite à une hausse des taux sans surprise de la Fed, la cote américaine semble avoir déjà récupéré. La journée est riche en statistiques outre-Atlantique, avec les commandes de biens durables, la balance du commerce international de biens, les inscriptions au chômage, et surtout le PIB du second trimestre - dont la lecture finale ressort à 4,2%.

Sur le marché des changes, l'euro se tasse de 0,5% à 1,168$. Sur le Nymex américain, le baril de brut WTI progresse encore de 0,6% à 72$ (contrat de novembre), dans un contexte de tensions sur l'offre avec les sanctions américaines contre l'Iran. Le Brent gagne 0,4% à 81,1$.

Sur le front commercial, alors que la situation demeure bloquée entre Washington et Pékin suite aux sanctions réciproques infligées en début de semaine (sur 200 Mds$ d'imports chinois et 60 Mds$ d'importations américaines), Donald Trump a multiplié par contre les rencontres bilatérales à New York, à l'occasion de l'Assemblée générale de l'ONU. En particulier, Trump a rencontre le Premier ministre japonais Shinzo Abe, ainsi que la Britannique Theresa May.

La Fed durcit un peu le ton

La Réserve fédérale américaine a relevé hier ses taux directeurs pour la 3ème fois cette année, pour les porter entre 2% et 2,25%. Son président Jerome Powell, a souligné que la croissance et le marché de l'emploi étaient "forts" aux Etats-Unis, l'inflation demeurant quant à elle proche de l'objectif de 2%. Les marchés s'attendent à une dernière hausse des taux d'un quart de point cette année, le 19 décembre 2018, ce qui porterait le taux des fonds fédéraux entre 2,25 et 2,50% (probabilité de plus de 86% selon l'outil FedWatch du CME Group).

Fait notable hier : la Fed a supprimé le terme "accommodant" pour désigner sa politique monétaire, qui figurait dans ses communiqués depuis une dizaine d'années, suite à la crise des subprimes de 2008. Pour autant, dans ses projections économiques, qui vont jusqu'en 2021, la banque centrale ne s'est pas montrée plus "faucon" que lors de sa dernière réunion de juin. Elle a certes relevé sa prévision de croissance pour 2018 et 2019, mais ses projections pour les taux directeurs, l'inflation et l'emploi sont quasi-inchangées, ne traduisant pas de changement d'orientation vers une politique monétaire plus restrictive.

Optimisme économique

Lors de la conférence de presse suivant la décision de la Fed, Jerome Powell s'est montré optimiste pour l'économie américaine, tout en ne cachant pas des inquiétudes sur les répercussions des tensions commerciales actuelles. Pour l'instant, "il est difficile de voir quoi que ce soit apparaître dans les indicateurs" macro-économiques, a indiqué M. Powell. Il a noté que la Réserve fédérale entendait un nombre croissant de voix d'entrepreneurs inquiets des bouleversements que provoqueraient une guerre commerciale.

Les hausses de taxes ne se sont pas répercutées à ce stade dans les chiffres de l'inflation, a précisé M. Powell, mais il admis qu'il s'inquiétait de savoir "où cela va mener". "Si cela débouche sur une baisse des barrières douanières, ce serait une bonne chose". Si ça débouche sur davantage de protectionnisme, "ce serait mauvais pour l'économie des Etats-Unis, pour les travailleurs américains et leurs familles, ainsi que pour les économies d'autres pays", a-t-il ajouté. Powell a aussi affirmé que les décisions de la Fed n'étaient pas affectées par des considérations politiques. Il répondait ainsi indirectement au président américain à Donald Trump, qui s'était inquiété en août d'un rythme trop rapide de hausses de taux, qui risquait de faire ralentir l'économie et de peser sur l'emploi. "Nous ne prenons pas en considération les facteurs politiques" a déclaré le patron de la Fed. "C'est ce que nous sommes, c'est ce que nous faisons et c'est ainsi que ça a toujours été pour nous".

Le président de la Fed a ajouté que "nous faisons tout ce que nous pouvons pour maintenir une économie forte, en bonne santé, et qui va de l'avant. C'est la meilleure façon pour nous de promouvoir un environnement dans lequel chaque Américain aura l'opportunité de réussir", a-t-il ajouté.

La Fed n'a pas modifié ses projections concernant le niveaux des taux directeurs dans les années à venir. En outre, elle ne compte plus les relever au-delà de 2020, alors que certains investisseurs craignaient de nouvelles hausses en 2021. Ainsi, comme en juin, le taux des "fed funds" est attendu à 2,4% à la fin 2018 (impliquant donc une 4ème hausse en décembre prochain), puis à 3,1% en 2019 et à 3,4% en 2020, ainsi qu'en 2021.

La banque centrale a relevé ses projections de croissance pour 2018 à 3,1% (contre 2,8% en juin), puis à 2,5% en 2019 (contre 2,4% en juin). Pour 2020, elles sont maintenues à 2% et pour 2021, la hausse du PIB est attendue à 1,8%. Mais pour autant, la Fed ne prévoit pas d'emballement de l'inflation, qu'elle voit rester proche de son objectif de 2%. Ainsi, les projections restent identiques par rapport à celles de juin pour l'inflation (PCE) et l'inflation sous-jacente ("core PCE"). Cette dernière est attendue à 2% cette année, à 2,1% en 2019 et à 2,1% en 2020. La première prévision de la Fed pour 2021 ressort aussi à 2,1% pour l'indice "core PCE", la mesure favorite de la Fed pour étudier la hausse des prix. Pour ce qui est du taux de chômage, l'institution anticipe à présent un taux de 3,7% (contre 3,6% en juin) en 2018, 3,5% en 2019 (prévision inchangée), 3,5% en 2020 (inchangée) et 3,7% en 2021.

Solide croissance du PIB, comme prévu

Le PIB américain du deuxième trimestre 2018 a progressé sur un rythme de 4,2%, ce qui ressort assez proche du consensus des économistes de la place (rythme annualisé de 4,3%). Cette lecture finale du PIB trimestriel n'a pas subi de révision importante en comparaison de la précédente évaluation. La croissance du second trimestre a été soutenue, comme prévu, par les dépenses de consommation des Américains, les exportations, ainsi que les dépenses fédérales et gouvernementales. Les dépenses de consommation ont progressé sur un rythme de 3,8%, conformément à l'estimation antérieure. L'indice final des prix rattaché au PIB a grimpé sur un rythme de 3%, en ligne avec les attentes.

Plusieurs autres statistiques ont été dévoilées aux USA. Le déficit du commerce international de biens pour le mois d'août s'est élevé à 75,8 Mds$, contre 70,6 Mds$ de consensus.

Les commandes de biens durables du mois d'août ont affiché une très vive croissance de 4,5%, contre +2% de consensus. Hors transport, cependant, ces commandes se sont appréciées bien plus timidement de 0,1%, contre +0,5% de consensus.

Le Département US au Travail a annoncé des inscriptions hebdomadaires nouvelles au chômage, sur un rythme ajusté des variations saisonnières, en augmentation de 12.000 la semaine passée à 214.000. Le consensus tablait sur 210.000. La moyenne à quatre semaines a atteint 206.250 pour la période terminant le 22 septembre.

Les promesses de ventes de logements du mois d'août seront révélées à 16h (consensus stable).

L'indice manufacturier de la Fed de Kansas City pour le mois de septembre sera communiqué à 17h.

Jerome Powell interviendra encore dans la soirée ce jour à l'occasion du Business Leaders Day de Rhode Island, à propos de l'économie américaine.

Les valeurs à suivre

Accenture, ConAgra, Rite Aid et McCormick, ont publié avant bourse à Wall Street leurs derniers trimestriels.

Tesla (+1%) met la gomme, afin d'atteindre ses objectifs financiers. Le groupe, pris dans un enfer logistique et de production aux dires de son patron Elon Musk, tente par tous les moyens d'accélérer ses ventes. Le groupe offre désormais des avantages divers aux nouveaux clients, allant des crédits de recharge aux promotions spécifiques, afin d'améliorer son chiffre d'affaires et ses livraisons avant la fin du troisième trimestre calendaire, précisent plusieurs médias anglo-saxons.

Bed Bath & Beyond (-22%) a annoncé ses résultats du second trimestre. Les bénéfices sont de 48,6 M$ (0,36$ par action), contre 94,2 M$ (0,67$ par action) un an avant. Les ventes s'élèvent à 2,93 Mds$, stables par rapport à l'an dernier. A magasins comparables, les ventes reculent d'environ 0,6%. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,50$, pour des ventes de 2,96 Mds$.

Accenture (-1%) a publié ses résultats du quatrième trimestre fiscal. Les bénéfices sont de 1,03 Md$ (1,58$ par action), contre 974 M$ (1,48$ par action) un an avant. Les revenus grimpent de 11% à 10,15 Mds$. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 1,56$, pour des revenus de 10 Mds$. Sur le trimestre actuel, le groupe vise des revenus entre 10,35 et 10,65 Mds$, contre 10,2 Mds$ de consensus.

Conagra Brands (-6%) a annoncé ses comptes du premier trimestre fiscal. Les bénéfices sont de 178 M$ (0,45$ par action), contre 152 M$ (0,36$ par action) un an avant. En base ajustée le bénéfice par action s'affiche à 0,47$. Les ventes s'élèvent à 1,83 Md$, en croissance de 1,7%. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,49$, pour des revenus de 1,85 Md$. Sur le second trimestre fiscal, le groupe vise un bpa compris entre 0,57 et 0,60$, contre 0,64$ de consensus.

McCormick (-2%) a présenté ses résultats du troisième trimestre fiscal. Le résultat net s'affiche à 173,5 M$ (1,30$ par action), contre 108,2 M$ (0,85$ par action) un an avant. En base ajustée, le bpa ressort à 1,28$, contre 1,12$ sur la même période de l'exercice précédent. Les ventes s'élèvent à 1,35 Md$, contre 1,19 Md$ un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 1,27$, pour des revenus de 1,36 Md$. Sur l'exercice, le groupe vise désormais un bpa entre 4,95 et 5$, pour des ventes en progression de 12 à 14%.

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