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Wall Street accélère, dopé par la Fed et la flambée du pétrole

| Boursier | 2051 | 2.75 par 4 internautes

Wall Street accélère ce jeudi, stimulé par le nouveau plan de la Fed et la flambée du pétrole - dans l'espoir d'une forte réduction de production...

Wall Street accélère, dopé par la Fed et la flambée du pétrole
Credits Reuters

Wall Street accélère ce jeudi, stimulé par le nouveau plan de la Fed et la flambée du pétrole - dans l'espoir d'une forte réduction de production. Le DJIA prend désormais 1,96% à 23.891 pts, alors que le S&P500 avance de 1,95% à 2.803 pts. Le Nasdaq s'adjuge 0,63% à 8.142 pts. Les cours du brut flambent, le baril de brut WTI s'accordant 11% à 27,8$. L'once d'or franchit les 1.700$, gagnant plus de 2,6%.

Les marchés saluent le nouveau plan de soutien de 2.300 milliards de dollars détaillé par la Fed, plan de soutien au crédit qui vise prioritairement les collectivités locales et les petites et moyennes entreprises, via des garanties de prêts et des achats de titres. Les fonds doivent aider employeurs et ménages et fournir aux autorités locales ou régionales les moyens financiers nécessaires face à l'actuelle pandémie.

La Fed va proposer, par l'intermédiaire des banques américaines, des prêts à quatre ans aux entreprises de 10.000 salariés maximum. La Banque Centrale américaine va par ailleurs acheter directement des obligations émises par les Etats, les comtés et les villes les plus peuplés.

Les marchés suivent aussi aujourd'hui une intervention de Jerome Powell, président de la Fed, alors que le taux des fonds fédéraux aux USA a déjà été ramené entre zéro et 0,25%. Powell souligne que la capacité de crédit et de création de monnaie de la banque centrale n'est limitée que par la loi. Il estime que la Fed est en mesure de fournir un soutien à l'économie aussi longtemps que nécessaire, alors que la Banque a déjà déployé ses pouvoirs "à un niveau sans précédent". Powell promet que la Fed continuera à utiliser ces pouvoirs avec force, proactivité et agressivité, "jusqu'à ce que nous soyons convaincus que nous sommes fermement sur la voie du rétablissement" ! Pour le leader de la Fed, l'inflation trop élevée n'est quant à elle actuellement pas une préoccupation de premier ordre.

Les Minutes de la Fed dévoilées hier soir, portant sur les réunions exceptionnelles de mars, indiquaient que les membres votants étaient alors inquiets de l'ampleur et de la rapidité de la crise et de son impact sur les marchés
financiers.

Le Département américain au Travail vient quant à lui d'annoncer, pour la semaine close au 4 avril, que les inscriptions au chômage sont ressorties au nombre de 6,606 millions, en repli de 261.000 par rapport à la lecture révisée de la semaine antérieure de 6,867 millions. Les nouvelles inscriptions restent donc proches du niveau record atteint la semaine passée. Le consensus Bloomberg était positionné à 5,5 millions.

Avant que le coronavirus ne mette à l'arrêt la majeure partie de l'économie américaine, le précédent record datait de 1982 avec 695.000 demandes, soit environ dix fois moins que le niveau de la semaine passée !

La moyenne à quatre semaines ressort à 4,265 millions, en hausse de 1,599 million. Enfin, le nombre de chômeurs indemnisés sur la semaine close le 28 mars s'établit à 7,455 millions, en progression de 4,396 millions sur sept jours, et au plus haut de l'histoire.

L'indice des prix à la production aux Etats-Unis pour le mois de mars 2020 est ressorti en repli de 0,2% en comparaison du mois antérieur, contre -0,3% de consensus. Hors alimentaire et énergie, il a grimpé néanmoins de 0,2%, alors que le consensus était stable. En glissement annuel, le PPI américain a augmenté de 0,7% (+1,4% hors éléments volatils).

L'indice préliminaire du sentiment des consommateurs américains mesuré par l'Université du Michigan pour le mois d'avril 2020 est ressorti à 71, contre un consensus de 75 et un niveau de 89,1 pour la lecture finale du mois de mars. Le moral des Américains ressort ainsi au plus bas depuis 2011. La composante de perception de la situation actuelle a corrigé à 72,4 contre 103,7 le mois dernier. Le sous-indice présentant les perspectives est tombé à seulement 70, contre 79,7 en mars.

Les opérateurs veulent néanmoins croire à une sortie très rapide de la crise, en attendant par ailleurs les décisions des ministres européens des finances sur le financement de la réponse à apporter.

Pourtant, la crise sanitaire semble loin d'être enrayée aux USA, où l'État de New York a affiché un nouveau et triste record quotidien de 779 décès. Au niveau national aux Etats-Unis, l'épidémie a contaminé environ 430.000 personnes et fait 14.700 morts selon Reuters, qui évoque toutefois par ailleurs des projections de l'Université de Washington selon lesquelles l'épidémie aux Etats-Unis pourrait être moins meurtrière qu'attendu. En Europe cette fois, le nombre des nouveaux cas est reparti à la hausse en Italie. Le nombre quotidien de morts a cependant baissé dans la péninsule et en France.

La reprise des discussions de l'Eurogroupe sur un ensemble de mesures pour plus de 500 milliards d'euros est attendue ce soir. Christine Lagarde, dirigeante de la BCE, a estimé que les fameux coronabonds n'étaient pas l'unique outil capable de limiter le choc économique dû à l'épidémie.

Les marchés pétroliers rebondissent depuis hier, après deux séances de forte baisse. Le cours du baril de brut léger américain WTI a repris 6,2% hier et gagne encore plus de 10% ce jour sur le Nymex. Cette progression s'est faite malgré l'explosion des stocks pétroliers aux Etats-Unis. Pour la semaine close au 3 avril, ils se sont envolés de 15,2 millions de barils à 484,4 mb, contre un consensus de +9,3 millions de barils.

Les marchés attendent un geste fort suite à la réunion de pays producteurs prévue ce jeudi, et qui devrait décider d'une baisse de la production afin de mettre fin à l'effondrement des cours. Le marché pétrolier mondial, a été laminé par la guerre des prix déclenchée en mars par l'Arabie saoudite et la Russie, et par la crise du Covid-19, qui a entraîné un plongeon de la demande de brut. Les rumeurs d'une forte baisse de 20 millions de barils / jour ont dopé les cours depuis quelques heures.

La Bourse de New York a fini en hausse mercredi, les investisseurs reprenant espoir que la crise du Covid-19 sera vaincue, malgré la hausse rapide du nombre de décès aux Etats-Unis. Les investisseurs saluent la perspective d'un nouveau plan américain de soutien de l'économie, ainsi que le retrait du "socialiste" Bernie Sanders de la course à la Maison Blanche. Ils tentent donc de se projeter dans l'après-crise, tandis que Donald Trump affirme qu'il veut "rouvrir l'économie". Le pétrole a rebondi alors que les pays producteurs se réuniront jeudi pour décider d'une réduction de leur production.

A la clôture, l'indice Dow Jones a grimpé de 3,44% à 23.433 points, tandis que l'indice large S&P 500 a progressé de 3,41% à 2.749 pts et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, a gagné 2,58% à 8.090 pts. Les indices américains ont désormais repris plus de 20% par rapport à leurs plus bas niveaux du 23 mars dernier.

Sur le front sanitaire, le nombre de décès augmente fortement aux Etats-Unis, où plus de 2.000 personnes sont décédées mardi, le chiffre le plus élevé depuis le début de l'épidémie.

Dans le monde, le Covid-19 a désormais atteint 1,49 million de personnes et le nombre de morts a dépassé les 87.000.

Malgré cette crise intense aux USA, l'administration Trump envisage de "rouvrir l'économie" dans de petites villes, moins touchées par l'épidémie, avant de permettre à de plus grandes - frappées par le virus - de progressivement reprendre leur activité régulière. "Une fois que nous aurons ROUVERT NOTRE GRAND PAYS, et ce sera le plus tôt possible, l'horreur de l'Ennemi Invisible, sauf pour ceux qui ont malheureusement perdu un membre de la famille ou un ami, doit être rapidement oubliée. Notre économie va EXPLOSER, peut-être comme jamais auparavant !!!", s'est même permis de tweeter Trump.

Les experts financiers commencent eux aussi à se projeter au-delà de la crise du coronavirus. Comme ses concurrentes JP Morgan et Morgan Stanley, la banque d'affaires américaine Goldman Sachs a estimé mercredi que le pire est sans doute passé pour les marchés d'actions, et conseille à ses clients de profiter des niveaux actuels pour racheter des actifs risqués.

Dans un entretien publié mercredi par l'agence 'Bloomberg', Silvia Ardagna, directrice au sein de la branche gestion de fortune de Goldman Sachs, a repris l'expression de Donald Trump, qui a dit voir "la lumière au bout du tunnel" lundi dans un tweet, dans la lutte contre le coronavirus.

"Nous voyons la lumière au bout du tunnel parce que nous pensons que la communauté médicale trouvera tôt ou tard une solution, et parce que la réponse budgétaire dans le monde, et surtout aux Etats-Unis, a été très agressive et massive", a déclaré Mme Ardagna.

"Aujourd'hui est un bon moment pour revenir sur les marchés et profiter de la baisse des marchés d'actions pour se positionner en vue du rebond", a-t-elle ajouté. Ses commentaires font écho à d'autres responsables de la stratégie d'investissement de GS, qui ont conseillé depuis la mi-mars de revenir graduellement vers les actifs risqués.

Malgré l'ampleur de la crise du coronavirus, les investisseurs ont réagi mercredi à une information de politique intérieure. Ils ont ainsi été soulagés par le retrait du candidat démocrate Bernie Sanders de la course à l'investiture pour l'élection présidentielle. C'est donc Joe Biden, candidat plus centriste que le "socialiste" Sanders, qui demeure le seul démocrate en lice pour affronter Donald Trump lors de l'élection présidentielle de novembre prochain.

Par ailleurs, la chambre des représentants américaine poursuit son travail en vue d'adopter un nouveau plan de soutien à l'économie, afin de compléter celui de 2.200 milliards de dollars déjà adopté fin mars. La présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a évoqué la perspective d'un plan additionnel d'au moins 1.000 Mds$.

Les valeurs

Alphabet (stable). L'Autorité française de concurrence a demandé à Google de débuter des négociations avec les éditeurs et agences de presse sur la rémunération qu'il leur devrait au titre de la reprise des contenus.

Microchip Technology (+4%) a... dopé ses estimations de revenus sur des commandes record. Le groupe réduit pourtant ses dépenses alors que les ventes grimpent, sur fond d'incertitudes liées à la pandémie actuelle de coronavirus. Le concepteur de 'puces' table sur une croissance séquentielle des revenus de 3% sur le trimestre en cours, alors qu'il envisageait auparavant des ventes stables. Le groupe estime que la poussée de la demande pourrait traduire l'inquiétude des clients à propos d'une éventuelle pénurie ultérieure.

Costco Wholesale (-2%), chaîne américaine de magasins d'entrepôts, a aussi bénéficié de l'effet du coronavirus, annonçant une hausse de 9,6% de son chiffre d'affaires à périmètre comparable pour le mois de mars, grâce aux stocks opérés par ses clients face à la propagation du virus, dans l'anticipation de potentielles mesures de confinement.

Disney (+4%) a confirmé le succès de lancement de son service Disney+. La plateforme de vidéo en streaming du géant du divertissement dénombre déjà 50 millions d'abonnés payants dans le monde dont huit millions en Inde.

Tesla (+3%) n'a pas démérité en mars sur le marché chinois. Le groupe d'Elon Musk, qui conçoit des voitures électriques, a écoulé 10.160 véhicules en Chine sur le mois passé selon la fédération chinoise des constructeurs de voitures.

Starbucks (stable) anticipe en revanche une chute de 47% de son profit au deuxième trimestre. Le groupe abandonne par ailleurs sa guidance annuelle du fait bien évidemment de l'impact de l'épidémie de coronavirus, qui se fera selon la chaîne ressentir jusqu'au dernier trimestre fiscal.

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