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Pré-ouverture Wall Street : l'incertitude autour de la réforme fiscale pèse

| Boursier | 343 | Aucun vote sur cette news

Wall Street fléchit de nouveau avant bourse ce lundi, poursuivant sa consolidation de fin de semaine dernière...

Pré-ouverture Wall Street : l'incertitude autour de la réforme fiscale pèse
Credits Reuters

Wall Street fléchit de nouveau avant bourse ce lundi, poursuivant sa consolidation de fin de semaine dernière. La prudence domine donc, sur fond d'incertitude concernant la tant attendue réforme fiscale américaine.

Une semaine après les Républicains de la Chambre des représentants, leurs homologues du Sénat ont dévoilé jeudi leur propre mouture du projet de réforme fiscale, basée sur les propositions de campagne du président Donald Trump. Or, le texte des sénateurs républicains diffère de celui des représentants, en proposant notamment de reporter d'un an, à 2019, la baisse de l'impôt sur les sociétés de 35% à 20%, et de remettre à plus tard d'autres mesures. La perspective de baisses d'impôts massives pour les entreprises et les particuliers avait été l'un des principaux moteurs de la hausse des marchés depuis l'élection de Donald Trump il y a un an.

Ces divergences au sein du camp républicain préfigurent de difficiles négociations avant de parvenir à un compromis susceptible d'être adopté en tant que loi.

Le programme économique est assez léger ce lundi aux Etats-Unis. Les opérateurs surveilleront à 20 heures la publication du budget d'octobre (consensus -58 Mds$ de déficit).

LES VALEURS

General Electric, le colosse diversifié américain, vient d'annoncer une réduction de moitié de son dividende. Ainsi, la distribution trimestrielle programmée est désormais de 12 cents par titre. Le groupe revoit sa politique d'allocation de capital et présente sa nouvelle stratégie, basée sur trois unités essentielles, sans toutefois envisager de scission au sens propre du terme.

John Flannery, le nouveau CEO de GE, a procédé depuis août à une revue stratégique, afin de relancer l'entreprise plus que centenaire. Flannery comprend l'importance de la distribution de dividendes pour les actionnaires, mais estime que la décision est juste, afin d'améliorer le 'retour total' aux investisseurs. GE aligne donc sa politique de dividende sur sa génération actuelle de cash flow.

Le CEO explique que la direction du groupe agit dans l'urgence, "afin de rendre GE plus simple et plus fort" et de créer de la valeur.

Le groupe va se concentrer sur les activités liées à l'aviation, à l'énergie et à la santé. GE devrait par contre se séparer de sa part majoritaire au capital de Baker Hughes, entité séparée et cotée depuis juillet, après sa fusion avec le segment pétrole et gaz du groupe.

General Electric fait aussi état d'une ample restructuration, et table maintenant sur un bénéfice annuel ajusté par action allant de 1 à 1,07$ pour l'exercice prochain. Le free cash flow est attendu entre 6 et 7 Mds$. En outre, le groupe entend désinvestir de plus de 20 Mds$ d'actifs.

Mattel s'accorde plus de 20% avant bourse à Wall Street ce lundi, sur des espoirs de fusion avec Hasbro, l'autre géant américain du jouet. Hasbro aurait donc procédé à une nouvelle approche en vue de l'acquisition de Mattel, si l'on en croit la source 'familière de la question' de l'agence Reuters. Hasbro est connu notamment pour les produits Nerf, le Monopoly, ou la marque My Little Pony. Mattel, de son côté, vend les produits Hot Wheels ou les poupées Barbie. Reuters souligne toutefois, relayant les commentaires de sa source, qu'un accord est loin d'être certain. Le 'Wall Street Journal' a également alimenté cette nouvelle rumeur de fusion durant le week-end.

Notons que Mattel n'est pas au mieux financièrement. La faillite récente de Toys "R" Us a pesé sur les ventes du groupe. Mattel a dernièrement suspendu son dividende et alerté sur ses revenus annuels. L'opération ferait sens pour les deux groupes, alors que de son côté, Hasbro tente de se diversifier.

Tyson Foods a dépassé les attentes de marché sur le trimestre clos. Le bénéfice net part du groupe a augmenté de 1% à 394 M$ et 1,07$ par titre. Le bpa ajusté s'est élevé à 1,43$, contre 1,38$ de consensus de place. Le groupe alimentaire de l'Arkansas a amélioré ses revenus de 11% à 10,2 Mds$, alors que le consensus des analystes était de 9,9 Mds$.

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