Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
6 650.91 PTS
-
6 654.00
-
SBF 120 PTS
5 212.26
-
DAX PTS
15 573.88
-
Dow Jones PTS
34 869.37
+0.21 %
15 204.82
+0. %
1.170
+0.01 %

Clôture : Wall Street se ressaisit

| Boursier | 392 | Aucun vote sur cette news

En attendant le symposium économique des banquiers centraux à Jackson Hole, du 26 au 28 août...

Clôture : Wall Street se ressaisit
Credits Reuters

La cote américaine s'est reprise vendredi, le DJIA gagne +0,65% à 35.120 pts et le S&P 500 prend +0,81% à 4.441 pts. Le Nasdaq est davantage en forme avec +1,19% de hausse, retrouvant les 14.714 pts.

En l'absence d'indicateurs économiques de référence, la question du 'timing' du futur allègement du soutien monétaire de la Fed ('tapering') est bien ancrée dans les salles de marchés. Après la publication les Minutes du FOMC, mercredi soir, les intervenants regardent déjà du côté du symposium économique des banquiers centraux à Jackson Hole (Wyoming), prévu du 26 au 28 août. Il pourrait délivrer quelques informations... Jerome Powell devrait en effet s'exprimer sur la solidité de la reprise et l'évolution du soutien aux marchés. La prochaine réunion de la Fed est, quant à elle, seulement programmée les 21 et 22 septembre.

Rappelons que les Minutes du FOMC publiées mercredi soir ont été analysées comme un signal, celui que la Fed pourrait, dès la fin de cette d'année, réduire ses achats d'actifs obligataires mensuels actuellement fixés à 120 Mds$. L'évolution de la situation sanitaire et surtout les prochaines statistiques de l'emploi et de l'inflation seront déterminantes. Dans l'attente... deux certitudes : l'allègement du soutien à l'économie se fera très progressivement ; l'échéance de la remontée des taux, actuellement proches de zéro, demeure encore très éloignée.

Vendredi, les opérateurs ont juste eu pour référence l'intervention de Robert Kaplan, le président de la Réserve fédérale de Dallas. Robert Kaplan, qui l'une des personnalités de poids quant à la réduction du soutien de la Fed à l'économie américaine, a indiqué que son opinion pourrait évoluer si le variant Delta continue de peser nettement sur la croissance. "Il se déploie rapidement", a-t-il dit à Fox Business Network. "Jusqu'à présent, il n'a pas un impact important" sur la consommation mais "il a un impact en retardant le retour au bureau, il affecte la capacité à recruter des salariés à cause de la peur de l'infection" et il pourrait affecter la production, a-t-il expliqué.
Néanmoins, Robert Kaplan maintient pour l'instant ses prévisions économiques, y compris celles d'une croissance de 6,5% de l'économie américaine en 2021 et d'un retour du taux de chômage à 4,5% en fin d'année. L'inflation mesurée par l'indice favori de la Fed, celui des dépenses de consommation personnelle (PCE), devrait se situer autour de 3,8% en rythme annuel fin 2021 avant de refluer l'an prochain autour de 2,5%, un niveau encore supérieur à l'objectif de la banque centrale. Dans ce contexte économique, Robert Kaplan est favorable à ce que la Fed annonce en septembre puis engage dès octobre une diminution de ses achats d'obligations sur les marchés, qui représentent pour l'instant 120 milliards de dollars (102,5 MdsE) par mois.

A suivre Robert Kaplan, le 'tapering', pourrait donc être annoncé en septembre et surprendrait les marchés avec une entrée en vigueur dès octobre, et non en janvier comme souvent évoqué jusqu'ici.

Selon les spécialistes qui se sont exprimés, une réduction des achats obligataires mensuels de la Fed à un rythme de 15 Mds$ par mois est le plus souvent évoquée, contre un rythme de rachats obligataire actuellement de 120 Mds$. Cette hypothèse signifie que la banque centrale américaine pourrait mettre un terme en 8 mois environ à ses achats d'actifs. La Fed pourrait ensuite progressivement durcir sa politique, si la vigueur de l'économie le justifie. La Fed remonterait alors ses taux toujours logés proches de zéro depuis mars 2020 et le début de la crise sanitaire (entre 0 et 0,25%).

Rappelons que sur la semaine écoulée, les statistiques américaines sont ressorties contrastées voire assez décevantes. Lundi, l'indice manufacturier Empire State de la Fed de New York avait largement déçu. Mardi, les ventes de détail du mois de juillet étaient ressorties en forte baisse, de manière inattendue, l'indice du marché immobilier américain avait raté le consensus, mais les chiffres de la production industrielle étaient ressortis meilleurs que prévu. Mercredi, les mises en chantier de logements étaient ressorties inférieures au consensus, mais les permis de construire avaient dépassé les attentes. Hier jeudi, les inscriptions au chômage s'étaient révélées moins lourdes que prévu, l'indice manufacturier de la Fed de Philadelphie avait manqué le consensus, et l'indice des indicateurs avancés avait dépassé les attentes.

Le baril de brut WTI recule encore de -2,8% à 61,88$, alors que Brent est dans un repli similaire de -2,28% sur les 65$ le baril.

L'once d'or est stable à 1.781$. L'indice dollar se stabilise face à un panier de devises de référence. Le Bitcoin revient sur les 49.000$.

Les valeurs

Foot Locker (+7,26% à 58,34$), le distributeur américain de chaussures et accessoires de sport, a largement dépassé le consensus de marché sur le trimestre clos. Pour le second trimestre fiscal, le groupe a dévoilé un bénéfice net de 430 millions de dollars soit 4,09$ par action (45 M$ un an auparavant, soit 43 cents par titre). Le bénéfice ajusté par action s'est établi quant à lui à 2,21$, plus du double du consensus FactSet qui se situait à 1,01$ ! Les revenus ont été de 2,27 milliards de dollars (2,08 Mds$ un an plus tôt). Le consensus FactSet de revenus était de 2,098 Mds$. Les ventes à comparable se sont améliorées de 6,9% en glissement annuel.

Spotify (+5,64% à 216,64$), le géant de la musique en streaming, a annoncé un programme de rachat d'actions allant jusqu'à 1 milliard de dollars et débutant au troisième trimestre.

Moderna après une ouverture de marché tendue, le titre gagne finalement +1,98%, à 382,98$ en clôture. La Food & Drug Administration américaine étudierait des données nouvelles indiquant que le vaccin anti-covid de Moderna pourrait être lié à un risque d'inflammation cardiaque plus élevé que prévu chez les hommes jeunes, d'après le Washington Post. L'investigation de l'autorité américaine de santé porterait sur des données canadiennes suggérant que le risque de myocardite pourrait se révéler être plus important qu'attendu chez les hommes de moins de 30 ans. Le Washington Post cite des sources proches de l'étude. Une source précise que l'incidence des myocardites pourrait être 2,5 fois plus élevée chez les personnes vaccinées avec le Moderna que chez celles ayant reçu le vaccin Pfizer / BioNTech.

Regeneron (+1,17% et 663,27$). L'Agence britannique du médicament (MHRA) a approuvé, vendredi, le traitement Ronapreve développé par l'Américain Regeneron et son partenaire suisse Roche pour la prévention et le traitement du covid. Le cocktail d'anticorps des deux partenaires a donc reçu le feu vert de la Medicines & Healthcare products Regulatory Agency au Royaume-Uni. Un déploiement rapide est attendu. Ronapreve est susceptible de prévenir les infections, d'aider à traiter les symptômes de maladies sévères et de réduire les risques d'hospitalisation.

Johnson & Johnson (+0,49% à 179,44$), le géant médical et pharmaceutique américain, a nommé Joaquin Duato au poste de directeur général. Il prendra ses fonctions le 3 janvier, en remplacement d'Alex Gorsky, qui restera président exécutif du groupe. Duato, actuel vice-président du Comité exécutif, prendra donc la direction générale dès le début de l'année prochaine. Il obtient également un siège au conseil d'administration. Gorsky était à la tête de J&J depuis neuf ans. Duato, vétéran de l'industrie qui affiche plus de 30 ans de carrière au sein du groupe, a joué un rôle essentiel dans la réponse de Johnson & Johnson à la crise sanitaire.

AstraZeneca (+0,34% à 59,39$) a indiqué que son cocktail d'anticorps monoclonaux anti-covid administré à des personnes non infectées réduirait de manière significative le risque d'une maladie symptomatique. Les résultats d'un essai de phase 3 montrent que le produit AZD7442, cocktail qui fait l'objet d'études pour son potentiel intérêt dans la prévention et le traitement du covid, administré à des participants non infectés, réduirait ainsi de 77% le risque de développer un covid symptomatique par rapport au placebo, avec un profil de sécurité comparable. AZD7442 est la première thérapie de combinaison d'anticorps monoclonaux modifiés susceptible de fournir une protection de longue durée permettant de prévenir le covid. L'essai portait sur près de 5.200 participants répartis sur 87 sites en Belgique, Espagne, aux États-Unis, en France et au Royaume-Uni.

Tesla (+1% et 680,26$) tenait vendredi sa journée 'AI', dédiée à l'intelligence artificielle et aux solutions de conduite autonome. Elon Musk a fait rêver ses fans en annonçant que Tesla allait lancer, sans doute l'an prochain, un prototype de 'Tesla Bot', une sorte de robot humanoïde remplaçant les humains dans certaines tâches répétitives ou potentiellement dangereuses. Ce robot à taille humaine serait capable, par exemple, de fixer des boulons sur des véhicules ou de récupérer des marchandises. Elon Musk n'a pas commenté l'enquête de la NHTSA sur l'Autopilot, mais a assuré qu'il restait confiant dans la capacité de son groupe à parvenir à une conduite autonome d'une sécurité supérieure à celle de la conduite d'un humain.
Son robot d'1m77 pour 57 kilos, capable de soulever plus que son poids et de marcher à 8 km/h, dispose d'un écran dédié à l'affichage d'informations importantes et est conçu pour s'intégrer 'amicalement' aux humains, mais la perspective d'une application à court terme semble peu évidente. Ganesh Venkataramanan, Sr Director Autopilot Hardware de Tesla, a, pour sa part, dévoilé hier la 'puce' D1 contenant une technologie 7 nm et conçue en interne, destinée à son superordinateur Dojo, l'un des plus puissants au monde, dont dépend une bonne partie de l'architecture AI de Tesla et qui forme le réseau neuronal utilisant les données des véhicules.
A propos de la conduite autonome, Musk et les intervenants de l'AI Day ont souligné que Dojo n'allait pas se limiter à une technologie pour le système de conduite entièrement autonome. "Cela n'est pas supposé être juste limité aux voitures Tesla", a estimé Musk, selon lequel il ne s'agirait que d'une application particulière de cette intelligence artificielle. "Je pense qu'il y a plus d'applications à venir qui feront sens". Dojo devrait, selon Musk, être opérationnel l'année prochaine. Hier, le charismatique dirigeant et ses équipes ont également soutenu leur vision et approche de l'autonomie, utilisant les fameux réseaux neuronaux pour permettre à une voiture de fonctionner idéalement partout dans le monde via le système Autopilot.

Deere (-2,1% à 351,43$), le géant américain des équipements agricoles, a annoncé pour son troisième trimestre fiscal un bénéfice plus que doublé. Le bénéfice net part du groupe a représenté 1,67 Md$ et 5,32$ par titre sur ce trimestre clos début août (811 M$ un an auparavant). Les revenus mondiaux ont grimpé de 29% à 11,53 Mds$. Les ventes d'équipements ont été de 10,41 Mds$ (7,86 Mds$ un an plus tôt). Le consensus était de 4,57$ de bénéfice ajusté par action pour 10,3 Mds$ de revenus.
La guidance annuelle de profits du groupe est rehaussée entre 5,7 et 5,9 Mds$, reflétant "de robustes conditions de marché". Sur les 9 premiers mois de l'exercice 2021, le bénéfice net part du groupe a déjà totalisé 4,68 Mds$, 14,86$ par titre ( moins de 2 Mds$ un an plus tôt).

Applied Materials (-1,55% à 127,2$), géant américain des équipements destinés à la production de semi-conducteurs, a affiché sur son 3e trimestre fiscal des comptes supérieurs aux attentes. Sur ce trimestre clos début août, le bénéfice net a plus que doublé à 1,72 Md$ et 1,87$ par titre (841 M$ un an avant). Le bénéfice ajusté par action a été de 1,9$ (1,77$ de consensus). Les revenus se sont appréciés quant à eux de 41% à 6,2 Mds$. L'activité des systèmes semi-conducteurs a généré des recettes de 4,45 Mds$, au plus haut historique (4,27 Mds$ de consensus). 'Amat' anticipe, pour le trimestre entamé, des revenus de 6,33 Mds$, plus ou moins 250 M$ (6,04 Mds$ de consensus).
Le groupe compte donc parmi les rares bénéficiaires de la pénurie actuelle de 'semis', alors que les producteurs du secteur font le maximum pour renforcer leurs capacités. Même les équipements du groupe destinés à la fabrication d'anciens types de 'puces' profitent de cette forte demande.

 ■

Les informations et conseils rédigés par la rédaction de Boursier.com sont réalisés à partir des meilleures sources, même si la société Boursier.com ne peut en garantir l'exhaustivité ni la fiabilité. Ces contenus n'ont aucune valeur contractuelle et ne constituent en aucun cas une offre de vente ou une sollicitation d'achat de valeurs mobilières ou d'instruments financiers. La responsabilité de la société Boursier.com et/ou de ses dirigeants et salariés ne saurait être engagée en cas d'erreur, d'omission ou d'investissement inopportun.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

UNE OFFRE EXCLUSIVE EN FRANCE AVEC

Grâce à un partenariat exclusif en France avec Morgan Stanley, Bourse Direct propose, à ses clients et en exclusivité, la plus large gamme de produits de bourse jamais présentée jusqu'ici sur le marché français.

» Découvrir

PRODUITS A EFFET DE LEVIER PRESENTANT UN RISQUE DE PERTE EN CAPITAL EN COURS DE VIE ET A L'ECHEANCE.
Produits à destination d'investisseurs avertis disposant des connaissances et de l'expérience nécessaires pour évaluer les avantages et les risques. Consultez la rubrique “facteurs de risques”.

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 27/09/2021

A compter du 1er janvier 2022, Pascal Bantegnie est nommé Directeur Financier Groupe et membre du Comex de Safran, également en charge des fusions &...

Publié le 27/09/2021

La stratégie "Ancrage 2023" poursuit son développement et les comptes 2021 du Groupe Bernard Loiseau permettront d'en mesurer les premiers effets...

Publié le 27/09/2021

L'ANR d'ADC SIIC ressort à 0,3634 euro...

Publié le 27/09/2021

Colas a réduit les moyens affectés au contrat de liquidité de 650 kE...

Publié le 27/09/2021

Cette obligation verte financera le portefeuille énergétique existant du groupe, actuellement composé de projets de gaz de mine et de projets solaires dans le Nord de la France et en Wallonie...

Votre compte bourse direct

L'ouverture de votre compte Bourse Direct est gratuite et s'effectue en ligne en quelques minutes. Dans le cas d'un transfert de compte, Bourse Direct prend en charge 100% de vos frais, à hauteur de 200 € par compte.

  • Pas de dépôt minimum
  • 0€ de droits de garde
  • 0€ d'abonnement
  • 0€ de frais de tenue de compte,

Demande de documentation

Ouvrir mon compte Bourse Direct en ligne