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Clôture Wall Street : la prudence l'emporte face au risque iranien

| Boursier | 243 | Aucun vote sur cette news

Les investisseurs sont restés sur la défensive mardi, à la Bourse de New York, face à l'escalade des tensions entre les Etats-Unis et l'Iran. Le pétrole a subi des prises de bénéfices, mais l'or a poursuivi son ascension.

Clôture Wall Street : la prudence l'emporte face au risque iranien
Credits Reuters

Wall Street a fini en légère baisse mardi, les investisseurs soupesant les risques d'un conflit ouvert entre les Etats-Unis et l'Iran, et ses possibles conséquences économiques négatives pour la croissance mondiale. Washington et Téhéran continuent de se menacer mutuellement de représailles après l'assassinat, en fin de semaine dernière, dans un raid américain en Irak, du général iranien Soleimani, figure majeure du régime de Téhéran. Le pétrole a fait l'objet de prises de bénéfices mardi, mais l'or a poursuivi son ascension.

A la clôture, l'indice Dow Jones a cédé 0,42% à 28.583 points, tandis que l'indice large S&P 500 a reculé de 0,28% à 3.237 pts, et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, a lâché un petit 0,03% à 9.068 pts après avoir passé l'essentiel de la séance dans le vert. Le Nasdaq a été soutenu par le secteur des semi-conducteurs (+1,78% pour l'indice SOX des "semis"), porté par les spéculations d'une reprise de la demande et des prix des "puces" en 2020, notamment grâce au déploiement des réseau de 5G.

Plus tôt dans la journée, les marchés asiatiques et européens ont rebondi (+0,7% pour le Shanghai Composite, +1,6% pour le Nikkei et +0,18% pour l'EuroStoxx 50). Le CAC 40 a fini proche de l'équilibre (-0,02%), préservant les 6.000 points en clôture.

Sur le marché des changes, l'indice du dollar, qui mesure son évolution face à un panier de 6 grandes devises, est reparti en hausse mardi, gagnant 0,34% à 97 points, tandis que l'euro a cédé 0,43% à 1,1145$. Sur les marchés obligataires, les taux d'intérêts (qui évoluent en sens inverse des cours) se sont légèrement tendus. Le rendement du T-Bond à 10 ans a pris 1 point de base à 1,82%. En Europe, le rendement du Bund à 10 ans a fini stable à -0,29%.

L'or toujours soutenu par les craintes d'un conflit au Moyen-Orient

Les cours du pétrole ont cédé du terrain après leur récent "rally", qui avait porté les cours au plus haut depuis trois mois. Le cours du baril de brut léger américain (WTI) a fléchi mardi de 0,9% à 62,70$ sur le Nymex (contrat à terme de février), tandis que le Brent de la mer du Nord a lâché 1% à 68,21$ (contrat à terme de mars), après avoir franchi brièvement le seuil de 70$ lundi matin.

L'or a continué son ascension, faisant office de valeur refuge. L'once de métal jaune a ainsi progressé mardi de 0,3% à 1.573,70$ l'once, pour le contrat à terme de février coté sur le Comex. En 2019, le métal jaune a gagné 19%, sa meilleure performance depuis 2010, et il a commencé 2020 sur les chapeaux de roue avec un gain de 3,3% en 4 séances.

Selon les experts de Citigroup, l'once d'or pourrait aller chercher la barre des 1.625 dollars au cours du trimestre, soit un potentiel de hausse de 3,3%.

Le déficit commercial américain s'est réduit en novembre

Sur le plan macro-économique, les statistiques du jour ont été plutôt rassurantes aux Etats-Unis. A l'approche de la signature de l'accord commercial partiel entre les Etats-Unis et la Chine, prévue le 15 janvier, le déficit commercial des Etats-Unis s'est réduit en novembre, notamment vis-à-vis de la Chine.

Le déficit est ainsi ressorti à 43,1 milliards de dollars en novembre (-8,2% sur un mois), contre un consensus de place de 43,9 Mds$ et après 46,9 Mds$ en octobre (lecture révisée). Il est ainsi tombé à son plus bas niveau depuis près de trois ans, grâce à une baisse des importations et un rebond des exportations. Avec la Chine, le déficit commercial a chuté de 15,7% en novembre à 26,4 Mds$, les importations de produits chinois diminuant de 9,2%, tandis que les exportations ont augmenté de 13,7%. Rappelons que l'accord commercial de Phase 1 vise à rééquilibrer les échanges entre les deux grandes puissances économiques, la Chine s'engageant à acheter des milliards de biens américains supplémentaires, en particulier des produits agricoles.

Par ailleurs, l'indice ISM des services, publié mardi, a confirmé la bonne tenue du secteur en décembre. Il est ressorti à 55, contre un consensus de 54,5 et après 53,9 en novembre. Enfin, les commandes à l'industrie ont reculé en novembre de 0,7% sur un mois, en ligne avec les attentes de marché, contre +0,2% pour la lecture révisée du mois antérieur.

Téhéran étudie 13 scénarios de représailles contre les Etats-Unis

Dans la crise entre les Etats-Unis et l'Iran, la guerre des mots s'est poursuivie mardi. Un haut responsable iranien de la sécurité a affirmé que Téhéran considérait 13 scénarios pour venger la mort du général Soleimani, tué par les forces américaines.

"Les Américains doivent savoir que pour l'heure treize scénarios de vengeance ont été débattus au sein du Conseil et même si le consensus se forme autour du scénario le plus faible, sa mise en oeuvre pourra être un cauchemar historique pour tous les Américain", a ainsi déclaré Ali Shamkhani cité par l'agence iranienne 'Fars'.

Donald Trump a averti dès dimanche que toute riposte iranienne susciterait des "représailles majeures" de la part des Etats-Unis. Le président américain a même précisé que ces représailles pourraient être "disproportionnées", ajoutant qu'il pourrait faire frapper 52 sites iraniens, y compris culturels, sans préciser lesquels.

En assassinant Soleimani, la Maison Blanche a voulu signifier à Téhéran qu'il ne pouvait plus se livrer impunément à des provocations de plus en plus insolentes : attaques et arraisonnements de tankers dans le détroit d'Ormuz cet été, raid sur les installations pétrolières saoudiennes en septembre, et enfin, l'encerclement la semaine dernière, de l'ambassade américaine à Bagdad par la milice pro-iranienne Hachd al-Chaabi (dont le chef a été tué aux côtés de Qassem Soleimani).

Le ministre iranien des affaires étrangères privé de visa US

"Les USA ne veulent plus de menaces !" a notamment tweeté Donald Trump dimanche. "Ils nous ont attaqués & nous avons répliqué. S'ils attaquent encore, ce que je déconseillerais fortement, nous les frapperons plus fort qu'ils ne l'ont jamais été !", a encore asséné le président américain dimanche dans un tweet. "L'IRAN N'AURA JAMAIS D'ARME NUCLÉAIRE !", a ajouté Donald Trump.

Lundi, les Etats-Unis ont refusé d'accorder un visa au ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, qui devait assister à une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU à New York jeudi.

En Irak, la situation est confuse depuis la publication, lundi soir par erreur, d'une lettre de l'armée américaine annonçant la préparation d'un retrait des troupes présente en Irak... Le Pentagone a cependant démenti très rapidement cette information.

VALEURS A SUIVRE

Le secteur des semi-conducteurs s'est distingué à la hausse, ignorant les craintes de conflit entre les Etats-Unis et l'Iran. L'indice sectoriel SOX de Philadelphie a grimpé de 1,78%, porté par l'action Micron Technology (+8,78% à 58,27$), qui a profité d'une recommandation d'achat de Cowen, lequel envisage une reprise plus rapide que prévue du marché, notamment des puces mémoires DRAM et NAND.

Les "semis" ont aussi bénéficié d'un contexte porteur, au moment où démarre le salon CES (Consumer Electronic Show) de Las Vegas, où se multiplient les annonces de nouveaux produits, notamment concernant la 5G. Parmi les plus fortes hausses du jour figurent Qualcomm (+3%), spécialiste américain des puces pour mobiles, Applied Materials (+3,2%) ou encore Nvidia (+1,2%). En revanche, Intel a cédé 1,5% et AMD a lâché 0,1%

American Airlines (-0,37%), fortement pénalisé par l'interdiction de voler du 737 MAX, a conclu un accord confidentiel avec Boeing (+1%) pour compenser les pertes subies en 2019. Alors que la direction de la première compagnie américaine estimait dernièrement le coût lié à l'immobilisation de l'appareil à 540 millions de dollars sur l'exercice 2019, le management a indiqué que l'indemnisation serait versée sur plusieurs années et qu'elle allait utiliser plus de 30 millions de dollars pour le programme de répartition des bénéfices de l'entreprise aux salariés. Boeing a déjà conclu plusieurs accords du même type avec différents transporteurs, dont AeroMexico et Southwest (stable) sans en dévoiler le contenu. American Airlines dispose à l'heure actuelle de 24 737 MAX. Elle espère un retour dans les airs du best-seller de Boeing au mois d'avril, ce qui semble toutefois encore loin d'être assuré...

Boeing est aussi soutenu ce jour par des rumeurs concernant une hypothétique montée au capital de la firme de Warren Buffett. Selon ces bruits de marché repris par 'Zero Hedge', Berkshire Hathaway est en train de se constituer une participation importante au capital du géant aéronautique, et aurait déjà acquis une position de 5 milliards de dollars.

Tesla (+3,88%) a confirmé qu'il travaillait sur la production de son SUV Model Y sur le tout nouveau site chinois de 2 milliards de dollars de Shanghai. Il s'agit donc d'une nouvelle étape majeure pour le groupe californien d'Elon Musk, dans cette première usine Tesla à l'étranger. Ces essais interviennent par ailleurs quelques jours seulement après les premières livraisons de Model 3 'grand public' fabriqués sur ce même site de Shanghai. Le groupe confirme donc ses progrès extrêmement rapides. Mardi dernier, il avait livré des Model 3 fabriqués en Chine à dix premiers clients. Zhu Zhisong, responsable chinois du gouvernement de Shanghai, a fait état d'une cérémonie marquant le début du programme du Model Y 'made in China', cérémonie à laquelle participait évidemment Musk, ainsi que le maire de Shanghai, Ying Yong. Musk a affirmé à cette occasion que le Model Y allait finalement connaître, selon lui, une demande probablement supérieure à celle de tous les autres véhicules de Tesla combinés...

Ailleurs dans le secteur automobile, Rolls-Royce (-1,3% à Londres) a positivement surpris en affichant une croissance de 25% de ses ventes en 2019, réalisant ainsi un nouveau record de facturations et dopant au passage l'action BMW (+1,6% à Francfort). Aston Martin (-16,5% à Londres) a en revanche déçu, avertissant d'un profit ajusté annuel en retrait de plus de 45% en comparaison de l'année antérieure du fait d'une faible demande en Europe.

General Motors (-1,9%). Les revenus chinois du constructeur automobile de Detroit ont décliné pour la seconde année consécutive, dans un contexte de ralentissement économique et de concurrence accrue sur le segment SUV.

Uber (+3,8%) s'allie au constructeur automobile sud-coréen Hyundai Motor en vue de développer... des taxis volants électriques. Le lancement est espéré en 2023, selon les annonces faites lors du salon Consumer Electronics Show (CES) à Las Vegas.

Apache (+26,8% !) et Total (-0,65%) ont dévoilé une découverte majeure au large du Suriname. Leur entreprise commune y explore un gisement très prometteur. Le puits Maka Central-1 a confirmé un modèle géologique de 73 mètres de réserves de pétrole et de 50 mètres de pétrole léger et de condensat de gaz, indique Reuters. Les deux partenaires avaient conclu le mois dernier une coentreprise pour exploiter le gisement offshore au Suriname.

Goldman Sachs (+0,66%) a annoncé une nouvelle structure de reporting. A partir du quatrième trimestre 2019, la banque d'affaires rapportera ses résultats en quatre segments d'activité, Banque d'Investissement, Marchés Mondiaux, Gestion d'Actifs et Gestion Consommateur & Fortune. Selon le Wall Street Journal, les dirigeants de la firme espéreraient ainsi accroître la lisibilité des performances et soutenir le cours de bourse. Ils estimaient l'an dernier que le titre pourrait atteindre 400$ ou plus, contre 234$ actuellement.

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