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Clôture Wall Street : la baisse s'accentue

| Boursier | 439 | Aucun vote sur cette news

La cote américaine corrige de nouveau nettement ce lundi, affectée par l'évolution défavorable de la crise sanitaire...

Clôture Wall Street : la baisse s'accentue
Credits Reuters

La cote américaine corrige de nouveau nettement ce lundi, affectée par l'évolution défavorable de la crise sanitaire. Le DJIA termine ce soir en forte baisse de 2,09% à 33.962 pts. Le S&P 500 abandonne 1,59% à 4.258 pts et le Nasdaq corrige de 1,06% à 14.275 pts. Les opérateurs s'inquiètent surtout de l'évolution de la pandémie, avec un nombre croissant de cas du fait des variants. Cette nouvelle flambée épidémique fait craindre un retour des restrictions sanitaires affectant la reprise de l'économie...

Rochelle Paula Walensky, médecin-scientifique américaine et directrice des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) et administratrice de l'Agence du registre des substances toxiques et des maladies, a prévenu d'une "pandémie des non-vaccinés" aux Etats-Unis, expression également utilisée, d'ailleurs, par le président Joe Biden en personne... Les cas, hospitalisations et morts, restent inférieurs aux pics de l'hiver dernier, mais Walensky prévient de l'urgence d'une vaccination générale. "Cela devient une pandémie des non-vaccinés", assure la responsable, alors que les nouveaux cas de coronavirus ont grimpé de 70% sur la semaine passée aux USA.
Une vaste majorité des patients hospitalisés aux Etats-Unis ne sont pas vaccinés. Ainsi, selon le Wall Street Journal, les hôpitaux des régions américaines où les taux de vaccination sont les plus faibles se préparent à une "flambée épidémique". De nombreuses villes américaines sont susceptibles de réinstaurer par conséquent l'obligation du port du masque et d'autres mesures restrictives, face notamment au très contagieux variant Delta.

ECO ET DEVISES

La lassitude l'emporte du côté de l'administration Biden dont la cible principale est devenue le géant californien Facebook (-1,5%) accusé de colporter les fausses informations et ainsi de 'tuer des gens' en permettant la propagation de fake news à propos des vaccins contre le Covid-19. Le groupe de Mark Zuckerberg a estimé pour sa part ne pas être responsable des "échecs de la Maison blanche" en matière de vaccination et du fait que l'objectif des 70% d'Américains vaccinés n'ait pas été atteint au 4 juillet. Les responsables américains soulignent que depuis l'accession au pouvoir de l'équipe Biden, cette dernière a rencontré Facebook, Twitter, Snapchat ou Pinterest afin de renforcer les protections contre la diffusion de fausses informations. Des responsables ont indiqué au Wall Street Journal que durant les derniers mois, les réunions avec Facebook avaient perdu de leur intérêt, la compagnie ne délivrant que des réponses "insatisfaisantes".

De son côté, le baril de brut retombe de plus de 7% sur le Nymex à 66,20$, alors que le Brent de la mer du Nord cède 6% à 68,50$. Les pays membres de l'Opep et leurs alliés, réunis au sein de l'Opep+, se sont entendus dimanche pour augmenter la production de pétrole à partir du mois d'août face à la hausse des cours qui ont rejoint des sommets vieux de deux ans et demi sur fond de rebond de l'économie mondiale. L'organisation a également conclu un accord clef sur de nouveaux quotas de production à partir de mai 2022 afin de surmonter les désaccords entre l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis.
L'an dernier, rappelons que l'Opep+ avait réduit la production d'un volume record de 10 million de barils par jour face au ralentissement de la demande et à un effondrement des prix en pleine pandémie. L'organisation a depuis graduellement rouvert les vannes, ramenant la baisse de production à environ 5,8 millions de bpj... A partir d'août et jusqu'en décembre 2021, l'organisation va donc ainsi augmenter la production de 2 millions de bpj supplémentaires, a fait savoir l'Opep qui s'est par ailleurs mis d'accord pour prolonger l'accord de plafonnement jusqu'à la fin de 2022, au lieu d'avril 2022 comme prévu jusque-là, afin de se donner davantage de marges de manoeuvres au cas où le rebond de l'économie serait enrayé par la progression de nouveaux variants du Covid-19.
Alors que l'Arabie saoudite, comme les Emirats arabes unis, soutenaient l'idée d'une augmentation immédiate de la production, les émirats étaient opposés à la proposition saoudienne d'étendre les plafonnements jusqu'à décembre 2022 sans relever les quotas de production...

Les valorisations boursières après les records successifs de Wall Street incitent par ailleurs à la prudence. Morgan Stanley vient d'ailleurs de conseiller de se réfugier sur les valeurs défensives, le broker n'excluant pas une phase de correction de 10 à 20%.

Demain mardi, les opérateurs suivront les mises en chantier de logements et permis de construire. Mercredi, le rapport hebdomadaire sur les stocks pétroliers domestiques américains sera communiqué. Jeudi, le programme sera un peu plus étoffé, avec les inscriptions hebdomadaires au chômage, l'indice d'activité nationale de la Fed de Chicago, les reventes de logements existants, l'indice des indicateurs avancés du Conference Board et l'indice manufacturier de la Fed de Kansas City. Vendredi, l'indice PMI flash composite américain sera connu.

Les publications trimestrielles se poursuivent en attendant à Wall Street, avec ce lundi les comptes d'AutoNation, de Teradyne, de Steel Dynamics, Cal-Maine Foods, JB Hunt, et surtout d'IBM (après bourse).
Demain mardi, United Airlines, Halliburton, Travelers, Omnicom, Netflix, ManpowerGroup, Philip Morris International et KeyCorp seront de la partie.
Mercredi, l'agenda est encore plus étoffé, avec notamment Anthem, AllianceBernstein, Baker Hughes, Coca-Cola, Tenet Healthcare, Whirlpool, CSX, Verizon, Comerica, Citrix, Robert Half, Interpublic, Harley-Davidson, Discover Financial Services, Seagate, Nasdaq Inc., Texas Instruments, Johnson & Johnson, Travelzoo (...).
Sur les devises, l'euro campe sur les 1,18/$. Le bitcoin revient sous les 31.000$ à 30.726$.

LES VALEURS

Zoom (-2,1%). A la recherche de relais de croissance, alors que les salariés et les étudiants retournent progressivement au bureau et à l'université, après plus d'un an de crise sanitaire, le groupe spécialisé dans la visioconférence annonce la plus grosse acquisition de son histoire. Zoom a trouvé un accord pour racheter le fournisseur de logiciels d'informatique dématérialisée Five9 dans le cadre d'une transaction d'environ 14,7 milliards de dollars en actions. Five9 va devenir une filiale opérationnelle et son directeur, Rowan Trollope, conserverait ses fonctions et occuperait l'un des postes de vice-présidents de Zoom. L'entreprise s'attend à ce que l'opération, approuvée par les conseils d'administration des deux entreprises, soit finalisée au premier semestre de 2022.

Pershing Square Tontine Holdings (-4,8%). Vivendi a accepté la demande de Pershing Square Tontine Holdings Ltd. que des fonds d'investissement dans lesquels M. William Ackman détient des intérêts économiques importants ou exerce la direction se substituent pour l'acquisition de 10% du capital d'Universal Music Group (UMG) annoncée le 20 juin dernier. La condition tenant au non-exercice de leur droit de retrait par les actionnaires de PSTH devient dès lors sans objet, et l'opération n'est plus subordonnée qu'à l'obtention des autorisations réglementaires américaines. La quotité du capital d'UMG qui sera finalement acquise par ces fonds sera comprise entre 5 et 10%. Si cette quotité s'avérait inférieure à 10%, Vivendi a toujours l'intention de céder la différence à d'autres investisseurs avant la distribution de 60% du capital d'UMG aux actionnaires de Vivendi, prévue le 21 septembre.

Johnson & Johnson (-0,7%), le géant pharmaceutique et médical américain, envisage de placer ses actifs faisant l'objet d'un litige, comme ses produits à base de talc, dans une nouvelle entité qui pourrait solliciter la protection de la loi sur les faillites, selon sept sources proches du dossier de l'agence Reuters.

Autodesk (-2%), éditeur software américain, a mis un terme aux négociations en vue du rachat de son rival australien Altium, suite au rejet par ce dernier d'une offre de 5,5 milliards de dollars australiens.

Cal-Maine Foods (-3,8%) a publié pour le trimestre clos une perte inattendue, avec le recul du prix des oeufs sur fond de levée des restrictions sanitaires. Pour le quatrième trimestre fiscal, le groupe alimentaire américain est donc déficitaire et affiche des revenus inférieurs aux attentes. La perte nette a été de 4,2 millions de dollars et 9 cents par titre, contre un profit de 60,5 millions un an avant.

Alcoa (-4%), géant américain de l'aluminium, entre dans la liste de convictions d'achat de Goldman Sachs. Le broker estime que les forts prix de l'aluminium devraient pousser le titre jusqu'à 50% plus haut.

IBM (-0,7%) publie après bourse ce soir, à Wall Street, ses derniers résultats financiers trimestriels. Sur la période, le consensus des analystes est actuellement logé à 2,29$ de bénéfice ajusté par action pour 18,29 milliards de dollars de recettes.

AutoNation (+3,7%) a dévoilé des profits et revenus supérieurs aux attentes de marché. Les ventes de véhicules neufs et d'occasion ont été robustes. Le bénéfice net a totalisé 385 millions de dollars et 4,83$ par titre, contre 280 millions un an avant. Les revenus se sont envolés de 54% à près de 7 milliards de dollars, contre un consensus de 6,1 milliards à peine.

BioNTech (+4,8%), le partenaire biotechnologique allemand de Pfizer, a annoncé l'acquisition d'un site de production et d'une plateforme de recherche & développement d'une filiale de l'Américain Gilead.

Moderna (+9,5%) accélère encore en hausse avant son entrée dans le S&P 500, et alors que le variant Delta inquiète au plus haut point. Goldman Sachs vient de doper son objectif de cours à 299$. Le laboratoire américain va remplacer Alexion Pharmaceuticals dans le S&P 500, suite au rachat de ce groupe pour 39 milliards de dollars par AstraZeneca, opération annoncée en décembre. Le transfert aura lieu le 21 juillet, selon S&P Dow Jones Indices, gestionnaire de l'indice.

Robinhood, le groupe californien de courtage et de services financiers, qui s'est fait en particulier connaître avec le mouvement des WallStreetBets, envisage une valorisation de 35 milliards de dollars pour sa prochaine introduction en bourse à Wall Street. 55 millions de titres seraient vendus entre 38 et 42$ pièce. Le ticker sera 'HOOD'.

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