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Clôture de Wall Street : vif rebond, malgré le ton plus "faucon" de la Fed

| Boursier | 346 | Aucun vote sur cette news

Les investisseurs ont retrouvé le goût du risque et semblent avoir digéré le changement de ton de la Réserve fédérale.

Clôture de Wall Street : vif rebond, malgré le ton plus "faucon" de la Fed
Credits Reuters

Après une semaine difficile, la Bourse de New York a retrouvé son optimisme lundi, les investisseurs semblant avoir digéré le changement de ton de la Réserve fédérale. Cette dernière a signalé la semaine dernière son intention de relever ses taux un peu plus tôt que prévu, dès 2023 voire fin 2022, et se prépare à réduire ses achats d'actifs. Le choc de ces annonces a cependant été accompagné d'un message positif, à savoir que la reprise économique post-Covid-19 est bien plus dynamique que prévu. En outre, la Fed devrait agir très progressivement, espèrent les opérateurs, qui suivront de près cette semaine l'audition de Jerome Powell devant le Congrès prévue mardi.

A la clôture, l'indice Dow Jones a repris 1,76% à 33.876 points, tandis que l'indice large S&P 500 a gagné 1,40% à 4.224 pts et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, a progressé de 0,79% à 14.141 pts. La semaine dernière, les trois indices avaient reculé respectivement de 3,5%, 1,9% et 0,3% pour le Nasdaq, qui avait mieux résisté.

La totalité des 11 indices sectoriels du S&P 500 ont fini dans le vert lundi, à commencer par les valeurs cycliques, qui avaient été matraquées la semaine dernière. L'énergie (+4,3%) a profité d'une nouvelle poussée des cours du pétrole, tandis que les industrielles, les financières et les matériaux de base ont regagné plus de 2%. Les technologiques (+1%), les services de communication (+0,9%) et les biens de consommation discrétionnaires (+0,5%) ont progressé dans une moindre mesure.

Les 30 valeurs du DJIA ont fini en hausse, menées par American Express (+4,2%), Boeing (+3,3%), Chevron (+2,9%), Travelers (+2,6%) et Goldman Sachs (+2,4%).

Le pétrole profite de l'absence d'accord sur le nucléaire iranien

Le pétrole a poursuivi son ascension, le baril de pétrole brut WTI gagnant encore 2,6% à 73,12$ sur le Nymex pour le contrat à terme d'août, tandis que le Brent de même échéance a pris 1,9% à 74,90$. Les deux variétés de pétrole ont enchaîné 4 semaines de hausse consécutive, et ont bondi de plus de 50% depuis le début de l'année pour le WTI et de 45% pour le Brent. Ils pointent désormais au plus haut depuis octobre 2018, et certains experts, dont ceux de Bank of America, envisagent désormais un baril à 100$.

Le cours ont été soutenus par l'optimisme sur la conjoncture mondiale, mais aussi par le fait que le dernier round de négociations entre les Etats-Unis, l'Europe et l'Iran s'est achevé sans accord sur le nucléaire. Une information qui coïncide avec l'élection ce week-end de l'ultra-conservateur Ebrahim Raïssi comme président de l'Iran, ce qui réduit les chances d'un accord. Un tel accord signifierait un retour sur le marché des exportations de pétrole iranien, un facteur baissier pour les prix.

Le bitcoin a accéléré sa correction après un week-end difficile, en réaction à un nouveau tour de vis des autorités chinoises, qui ont forcé une grande partie des mineurs de cryptomonnaies à cesser leurs activités dans le pays. Lundi soir, le BTC cédait environ 10% sur 24h, autour de 32.500$ sur la plateforme Bitfinex. Il a perdu près de la moitié de sa valeur depuis la mi-avril, où il avait battu des records à près de 65.000$.

L'or, qui avait plongé de 5,9% la semaine dernière, s'est repris lundi, finissant en hausse de 0,8% à 1.782,90$ l'once pour le contrat à terme d'août sur le Comex. Le métal jaune avait été plombé la semaine passée par les annonces de la Fed et la vigueur du dollar, qui a bondi de près de 2% en trois séances. Lundi, le billet vert marque le pas, l'indice du dollar reculant de 0,4% 91,86 points face à un panier de 6 devises de référence.

Les taux font du yo-yo après la Fed

Sur les marchés obligataires, les taux ont fait du yo-yo, lundi, s'ajustant aux nouvelles anticipations d'une Fed un peu moins accommodante, ce qui a entraîné de nombreux arbitrages sur les marchés de taux. Lundi soir, le rendement du T-Bond à 30 ans regagnait 8 points de base, à 2,11%, après être tombé sous les 2%, à 1,92%, en début de journée. Le rendement du T-Bond à 10 ans regagnait 4 pdb à 1,49%, après un plongeon jusqu'à 1,35% au plus bas de la séance...

La semaine qui s'ouvre sera rythmée par de nombreuses interventions de membres de la Fed, qui seront très suivies après la réunion de la semaine dernière. Le président de la banque centrale américaine, Jerome Powell, sera auditionné mardi devant une commission de la chambre des représentants, au sujet du programme de rachat d'actifs mis en place par la banque centrale pour faire face à la pandémie de coronavirus.

Le président de la Fed de Dallas, Robert Kaplan, a dit lundi qu'il préfèrerait que le débat sur le "tapering" commence "plutôt tôt que tard", un point de vue qu'il a déjà exprimé plusieurs fois ces dernières semaines.

Une première hausse de taux directeurs de la Fed dès 2022 ?

Le premier à s'exprimer après la réunion de la Fed (les 15 et 16 juin), a été James Bullard, patron de la Fed de Saint-Louis. Connu pour ses positions d'habitude plutôt accommodantes, il s'est montré désormais plus "faucon", en estimant vendredi sur la chaîne 'CNBC' que la Fed pourrait relever ses taux dès 2022. Les nouvelles projections publiées mercredi montrent qu'une majorité de 13 sur 18 membres du comité FMOC s'attendent à des taux plus élevés en 2023, mais 7 d'entre eux, dont Bullard, se sont prononcés pour un premier geste dès l'an prochain... Bien plus tôt donc que précédemment estimé par la Fed, qui évoquait 2024... Mais entre-temps, la croissance et l'inflation ont surpris par leur vigueur, à la faveur de la vaccination contre le Covid-19, qui a fait reculer la pandémie.

"C'est une année plus solide que ce à quoi nous nous attendions, avec plus d'inflation que prévu, et je pense qu'il est naturel que nous ayons penché un peu plus du côté des 'faucons' pour contenir les pressions inflationnistes", a ainsi expliqué James Bullard. Il a aussi confirmé que la Fed avait amorcé cette semaine le débat sur la réduction à venir de ses achats d'obligations ("tapering") sur les marchés (120 milliards de dollars par mois actuellement).

Plus tard vendredi soir, Neel Kashkari, président de la Fed de Minneapolis, a cependant pris le contrepied de son collègue, en se disant opposé à toute hausse des taux, au moins jusqu'à la fin 2023, pour permettre au marché de l'emploi de retrouver son niveau d'avant-crise (un taux de chômage de 3,5%)."Tant que les anticipations d'inflation restent dans le clous, soyons patients et travaillons au plein emploi", a-t-il ajouté dans un entretien avec 'Reuters'.

Sur le plan macro-économique, les opérateurs n'ont pas eu grand-chose à se mettre sous la dent ce lundi, si ce n'est l'indice d'activité de la Fed de Chicago pour le mois de mai ressorti à 0,29 après -0,09 en avril. L'indicateur PCE sur les revenus et dépenses des ménages en mai sera particulièrement surveillé vendredi dans un environnement très centré sur l'évolution de l'inflation. L'actualité micro est tout aussi légère ce lundi. Elle le sera d'ailleurs toute la semaine, la saison des résultats du 1er trimestre étant désormais passée, à l'exception des sociétés ayant de exercices décalés.

VALEURS A SUIVRE

* Bumble a pris 5,9%. Le groupe semble le plus attrayant parmi les applications de rencontres en ligne, les données relatives aux revenus et aux téléchargements indiquant que l'activité s'accélère plus rapidement que prévu, selon Jefferies ('acheter'). Bumble et Match devraient tous deux publier un chiffre d'affaires pour le deuxième trimestre qui dépasse largement les prévisions, étant donné que les estimations de Wall Street prévoient un ralentissement significatif de la croissance, ce qui est "hautement improbable".

* Adobe Systems (+0,3%) a fini sur un nouveau record après celui de vendredi. Wall Street salue les comptes du géant américain des logiciels qui a publié jeudi soir des bénéfices et des ventes supérieurs aux attentes des marchés, grâce à la forte croissance de la demande de logiciels logés dans le "cloud". Adobe, qui édite des logiciels graphiques de référence comme Acrobat, Photoshop, InDesign ou Illustrator ou Flash, a indiqué jeudi soir que son bénéfice net du 2e trimestre fiscal, achevé fin mai, a atteint 1,12 milliard de dollars (2,32$ par action) contre 1,1 Md$ un an plus tôt (2,27$ par action). En termes ajustés des éléments non-récurrents, le bénéfice net par action s'élève à 3,03$, bien supérieur aux attentes du consensus du cabinet FactSet, logées à 2,81$.

Les revenus du groupe basé à San José en Californie ont totalisé 3,84 Mds$, en hausse de 22,5% par rapport à la même période de 2020 (3,13 Md$) et là aussi supérieurs aux 3,73 Mds$ attendus par les analystes financiers. Shantanu Narayen, le directeur général d'Adobe, a qualifié le 2e trimestre fiscal de "remarquable" dans un monde où le numérique est devenu la "priorité numéro un".

* Apple a gagné 1,4%. L'office fédéral allemand de lutte contre les cartels a annoncé l'ouverture d'une enquête contre le géant américain pour abus de position dominante. Cette procédure est fondée sur plusieurs plaintes qui accusent le groupe américain d'avoir enfreint les règles de la concurrence. L'Office fédéral a indiqué que l'une des plaintes émanait d'une association du secteur de la publicité et des médias et portait sur l'introduction de son système d'exploitation iOS 14.5, qui déployait le blocage du suivi publicitaire.

* Amazon (-0,9%). Le géant du ecommerce organise à partir de lundi son Prime Day, une période cruciale de promotions qui dure 48h. Cette année, la hausse des coûts de livraison, liée à la crise du Covid et à l'inflation des prix de l'énergie pourrait cependant rendre les promotions un peu moins attractives que par le passé. Le respect des délais de livraison sera aussi un défi important pour le groupe américain. Le courtier JMP Securities estime cependant que plus de 11 milliards de dollars seront dépensés pour ce Prime Day 2021, qui se déroule dans une vingtaine de pays.

* MicroStrategy a plongé de 9,7%. L'éditeur de logiciels est pénalisé par son exposition au Bitcoin alors que la reine des crypto-monnaies chute encore à la suite de l'extension de la répression chinoise contre le minage de Bitcoins. Les autorités de la province du Sichuan, dans le sud-ouest de la Chine, ont ordonné vendredi la fermeture des mines de cryptomonnaies. D'autres régions, dont le Xinjiang, la Mongolie intérieure et le Yunnan, ont imposé dernièrement des mesures similaires.

La Chine représente plus de la moitié de la production mondiale de bitcoins et le Sichuan, où les mineurs utilisent principalement l'énergie hydraulique, est la deuxième province du pays pour l'extraction de la cryptomonnaie, d'après l'Université de Cambridge. La Banque populaire de Chine (BPC) a déclaré lundi qu'elle avait récemment convoqué certaines banques et institutions de paiement, les exhortant à sévir réprimer plus sévèrement les échange des cryptomonnaies. La BPC a appelé les institutions à lancer une enquête approfondie sur les comptes des clients afin de fermer les canaux de paiement de ceux qui seraient impliqués dans les transactions en cryptomonnaies.

MicroStrategy figure parmi les plus grands investisseurs corporate en Bitcoins, avec plusieurs milliards de dollars d'avoirs dans ses comptes. Michael Saylor, le patron de l'éditeur de logiciels, est l'un des plus fervents défenseurs de la devise numérique avec Elon Musk, le patron de Tesla et SpaceX, même si ce dernier a récemment semé le doute en critiquant la crypto-monnaie, dont le cycle de vie est jugé bien trop gourmand en énergies fossiles.

* American Airlines (+0,7%) après avoir été contraint d'annuler des centaines de vols ce week-end en raison de pénuries de personnel, de maintenance et d'autres problèmes. La compagnie va également annuler environ 1% de ses vols programmés en juillet alors qu'elle a du mal à faire face au rapide rebond de la demande. "Le mauvais temps, combiné aux pénuries de main-d'oeuvre auxquelles certains de nos fournisseurs sont confrontés et à la montée en puissance incroyablement rapide de la demande des clients, nous a amenés à renforcer la résilience et la certitude de nos opérations en ajustant une fraction de nos vols programmés jusqu'à la mi-juillet", a déclaré la porte-parole d'American Airlines, Sarah Jantz.

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