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Clôture de Wall Street : valse-hésitation sur fond de procédure de destitution

| Boursier | 356 | Aucun vote sur cette news

La Bourse de New York a fini en ordre dispersé mercredi, digérant ses récents records. La procédure de destitution de Donald Trump a franchi un nouveau pas au Congrès.

Clôture de Wall Street : valse-hésitation sur fond de procédure de destitution
Credits Reuters

A l'issue d'une séance hésitante, les indices boursiers américains ont fini en ordre dispersé mercredi, digérant leurs récents records historiques. En l'absence de publications spectaculaires mercredi, les marchés ont salué l'annonce de plusieurs fusions-acquisitions, dont le mariage Fiat Chrysler - PSA Groupe, tout en encaissant l'avertissement sur les résultats de Fedex (-10%), qui souffre des tensions commerciales. Les investisseurs ont aussi surveillé le débat de mercredi à la chambre des représentants, qui doit adopter officiellement l'acte d'accusation visant à l'"impeachment" de Donald Trump. Ce texte n'a cependant aucune chance d'être voté au Sénat, qui se penchera dessus en janvier.

A la clôture, l'indice Dow Jones a cédé 0,10% à 28.239 points, tandis que l'indice large S&P 500 a lâché un petit 0,04% à 3.194 pts et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, s'est très légèrement apprécié de 0,05% à 8.827 pts. Le Nasdaq signe ainsi de justesse un nouveau record.

Ailleurs dans le monde, les marchés ont subi quelques prises de bénéfices mercredi. En Asie, l'indice Shanghai composite a cédé 0,18%, et en Europe, l'EuroStoxx 50 a cédé 0,17%, et à Paris, le CAC 40 a lâché 0,15%.

Selon les observateurs, les investisseurs songent déjà à leurs opérations de bouclage de portefeuilles en fin d'année, et devraient adopter une position attentiste, soucieux de conserver les acquis d'une très bonne année boursière. Depuis le 1er janvier, le DJIA affiche une hausse de 21%, le S&P 500 gagne 27,3% et le Nasdaq grimpe de 33% !

La livre toujours en berne, le pétrole WTI plafonne

Sur le marché des changes, le dollar a progressé pour le 2e jour consécutif. L'indice du dollar, qui mesure son évolution face à un panier de 6 grandes devises, a avancé de 0,16% à 97,38 points tandis que l'euro a cédé 0,28% à 1,1117$.

La livre sterling a encore perdu 0,34% à 1,3086$, après sa chute de 1,6% mardi... Les craintes de Brexit dur sont de retour, après que Boris Johnson a affirmé vouloir exclure légalement la possibilité de reporter l'accord commercial avec l'UE au-delà de la fin 2020. Or, les experts estiment que ce délai sera trop court pour parvenir à un accord commercial abouti, qui doit être négocié secteur par secteur.

Sur les marchés obligataires américains, les taux se sont tendus mercredi. Le rendement du T-Bond à 10 ans a gagné 4 points de base à 1,92%. En Europe, le rendement du Bund à 10 ans est remonté de 5 pdb à -0,25%.

Le marché pétrolier semble plafonner après avoir atteint son plus haut niveau depuis plus de 3 mois. Le cours du baril de brut léger américain (WTI) a franchi le seuil des 61$ en séance, avant de finir stable à 60,93$ sur le Nymex (contrat à terme de janvier), au plus haut depuis plus de trois mois. Le Brent de la mer du Nord a de son côté progressé de 0,11% à 66,17$ pour le contrat à terme de février.

Pour la semaine close au 13 décembre, les stocks de pétrole brut ont diminué aux Etats-Unis de 1,1 million de barils à 446,8 millions de barils (hors réserve stratégique), mais les marchés s'attendaient à un repli encore plus marqué, d'1,7 mb.

Les cours du brut restent cependant soutenus par l'accord commercial sino-américain, qui ouvre la voie à une accélération de la croissance mondiale en 2020, et par le nouvel accord de l'Opep+, conclu le 6 décembre. Le cartel pétrolier mené par l'Arabie saoudite et ses alliés, dont la Russie, ont décidé d'une réduction supplémentaire de leur production de 500.000 barils par jour jusqu'en mars 2020 afin de soutenir les cours.

L'acte d'accusation de Donald Trump en passe d'être adopté par la chambre

En l'absence de nouveaux détails sur l'accord commercial de "Phase 1" entre les Etats-Unis et la Chine, dont ils espèrent la signature début janvier, les marchés se sont intéressés aux remous politiques aux Etats-Unis. Un débat historique se déroulait mercredi à la chambre des représentants, pour mettre accusation Donald Trump en vue de sa destitution pour deux chefs d'accusation : abus de pouvoir et entrave à la bonne marche du Congrès.

Trump est ainsi en passe de devenir le troisième président des Etats-Unis renvoyé en procès pour destitution. La procédure devrait cependant très certainement échouer lors de son examen en janvier par le Sénat, contrôlé par les républicains, qui n'ont pas l'intention de lâcher leur président.

Toujours aussi combatif, Donald Trump s'est une nouvelle fois défendu de toute malversation. "Pouvez-vous croire que je serai mis en accusation aujourd'hui par la gauche radicale (...) ALORS QUE JE N'AI RIEN FAIT DE MAL!", a ainsi écrit sur Twitter le président .

Dans l'actualité financière du jour, plusieurs annonces de fusions-acquisitions ont animé la cote, à commencer par l'officialisation du protocole d'accord en vue de la fusion entre PSA Group et Fiat Chrysler Automobiles, qui doit créer le 4e constructeur automobile mondial.

Toujours dans l'automobile, le suédois Volvo Group va céder sa division camions UD Trucks au japonais Isuzu Motors pour quelque 2,3 milliards de dollars dans le cadre d'une alliance stratégique. Le groupe chimiste japonais Showa Denko va acheter son rival Hitachi Chemical, tandis que la firme d'investissement Blackstone va racheter le gestionnaire d'entrepôts britannique Hansteen Holdings pour 656 millions de dollars. Enfin, l'assureur New York Life Insurance va acquérir à Cigna sa branche d'assurance non médicale pour plus de 6 Mds$.

VALEURS A SUIVRE

FedEx s'est distingué par un plongeon de 10%, après un avertissement lancé par le spécialiste américain du transport de fret sur ses comptes de l'exercice en cours. Le groupe, qui a publié mardi les résultats de son 1er trimestre fiscal après la clôture de Wall Street, a manqué le consensus et en outre a revu en nette baisse ses projections, en citant les tensions commerciales. Dans un communiqué, le directeur général de FedEx, Frederick W. Smith, a expliqué que "nos performances continuent de subir l'impact négatif d'un environnement macro-économique en ralentissement, lié à des tensions commerciales croissantes et à des incertitudes politiques".

Ces commentaires ont donc durement affecté le cours de Bourse de FedEx, mais aussi celui de son principal rival United Parcel Service (UPS), dont le titre a cédé 1,9%. Le bénéfice net trimestriel de FedEx a atteint 745 millions de dollars (2,84$ par action) en baisse par rapport à 835 M$ (3,10$ par action) réalisés sur la même période de 2018. Ajusté des éléments exceptionnels, le bénéfice par action s'est élevé à 3,05$ contre 3,46$ un an plus tôt. Le chiffre d'affaires du groupe est ressorti stable sur un an à 17,05 milliards de dollars. Ces chiffres sont inférieurs aux attentes des marchés : le consensus compilé par le cabinet FactSet tablait en effet sur un bénéfice ajusté par action de 3,15$ et sur des ventes de 17,06 Mds$.

Pour l'exercice en cours, la société prévoit désormais un bénéfice par action ajusté de 11$ à 13$ par action, alors que le consensus FactSet tablait sur un bpa ajusté de 14,68$.

Fiat Chrysler Automobiles (-0,85%) et le Français PSA Groupe (+1,36%) vont fusionner et former le quatrième constructeur automobile mondial en volumes et le troisième en chiffre d'affaires. Les deux groupes annoncent ce mercredi la signature d'un accord de rapprochement engageant, en vue de la fusion à 50/50 de leurs activités. La nouvelle entité affichera des ventes annuelles de 8,7 millions de véhicules, un chiffre d'affaires consolidé de près de 170 milliards d'euros, un résultat opérationnel courant de plus de 11 MdsE, et une marge opérationnelle de 6,6%, sur la base des résultats agrégés de 2018. Ce solide bilan consolidé donne une flexibilité financière et une marge de manoeuvre considérable à la nouvelle entité, tant pour exécuter les plans stratégiques que pour investir dans de nouvelles technologies à long terme...

L'actionTesla (+3,7% à 393,15$) a signé un record historique pour la première fois depuis le 18 septembre dernier. Selon l'agence 'Bloomberg', le géant californien des véhicules électriques, envisagerait de baisser de 20% voire plus les prix de ses Model 3 qui sortiront de la toute nouvelle usine de Shanghai à destination du marché chinois.

Le groupe d'Elon Musk entendrait ainsi attirer plus d'acheteurs potentiels. Le prix local de sa Model 3 devait débuter à 355.800 yuans (50.800$). Il serait donc allégé de 20% ou plus d'ici mi-2020, affirment les sources de Bloomberg. Tesla rendrait cette baisse de prix possible en sourçant les composants localement. Un responsable chinois de Tesla, questionné par Bloomberg, a décliné tout commentaire.

General Mills (+1,9%). Le groupe alimentaire américain n'a pas démérité pour le second trimestre fiscal, clos fin novembre 2019, affichant sur la période un bénéfice net de 581 millions de dollars et 95 cents par titre, contre 343 millions de dollars un an plus tôt. Le bénéfice ajusté par action a représenté 95 cents, contre un consensus de 88 cents. Les ventes se sont élevées à 4,42 milliards de dollars, contre 4,41 milliards sur la période correspondante de l'an dernier et 4,43 milliards de consensus. Les ventes de détail en Amérique du Nord ont été conformes aux attentes. Le groupe a réaffirmé sa guidance 2020 de bpa ajusté en croissance de 3-5%.

Cigna (+2,4%) a confirmé un accord de cession à New York Life de ses opérations d'assurance vie et invalidité pour un montant de 6,3 milliards de dollars. La finalisation de cette opération est attendue au troisième trimestre 2020. Cigna s'attend à enregistrer 5,3 milliards de dollars de produits nets après imposition.

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