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Clôture de Wall Street : une séance haussière, en pente douce...

| Boursier | 160 | Aucun vote sur cette news

Le marché d'actions américain a repris le chemin de la hausse, jeudi, après deux jours de pause. Des stratégistes actions ont revu en hausse leurs objectifs pour le S&P 500 après l'adoption de la réforme fiscale.

Clôture de Wall Street : une séance haussière, en pente douce...
Credits Reuters

La Bourse de New York est repartie à la hausse jeudi, les indices Dow Jones et S&P 500 terminant tout près de leurs derniers records historiques inscrits lundi. Au lendemain de l'adoption définitive de la réforme fiscale par le Congrès américain, plusieurs stratégistes de grandes banques ont revu à la hausse leurs objectifs pour le S&P 500, qui pourrait poursuivre son ascension l'an prochain, gagnant entre 4% et 15% en 2018, selon les brokers.

A la clôture, le Dow Jones a gagné jeudi 0,23% à 24.782 points (à seulement 10 points, soit 0,04%, de son record), tandis que l'indice large S&P 500 a progressé de 0,20% à 2.684 pts (à 0,2% de son record). Le Nasdaq composite, riche en valeurs technologiques et biotechnologiques, a repris un petit 0,06% à 6.965 pts, soit à 0,4% de son plus haut niveau historique.

Baisse de l'impôt sur les sociétés de 35% à 21% dès 2018

Depuis le début de l'année, les trois indices ont gagné respectivement 25,5%, 20,1% et 29,5%, essentiellement galvanisés par la perspective de la réforme fiscale de grande ampleur, promise par Donald Trump lors de sa campagne présidentielle. Le Congrès a donc adopté définitivement mercredi cette réforme, la première victoire politique de Donald Trump et la plus importante refonte de la fiscalité aux Etats-Unis depuis celle menée par Ronald Reagan en 1986.

Le texte prévoit notamment de réduire le taux d'imposition sur les bénéfices à 21% pour les sociétés, contre 35% actuellement, tandis que le taux maximal d'imposition pour les particuliers passera de 39,6% à 37% dès janvier 2018. La Maison Blanche estime que cet électrochoc fiscal permettra à l'économie américaine d'accélérer son rythme de croissance pour dépasser les 3% par an, alors qu'elle évolue entre 1,5% et 2,5% depuis 2010. Toutefois, la forte baisse d'impôts devrait aussi creuser le déficit budgétaire, selon les économistes.

Sur le marché des changes, l'indice du dollar a reculé jeudi de 0,1% face à un panier de 6 devises, à 93,25. Depuis quelques jours, les investisseurs prennent leurs bénéfices sur le billet vert, qui avait grimpé depuis septembre dans l'anticipation de l'adoption de la réforme fiscale. Toutefois, certains doutent de la capacité de cette loi à doper la croissance économique, et les cambistes s'interrogent en outre sur l'avenir de la politique monétaire de la Fed après l'arrivée de son nouveau président, Jerome Powell, début février prochain.

Le pétrole a légèrement progressé jeudi. Le contrat a terme de février sur le brut léger américain (WTI) a fini en hausse de 0,46%, à 58,36$ sur le Nymex. Le Brent a pris 0,48%, à 64,87$ le baril.

Les marchés obligataires, en net recul depuis le début de la semaine (à l'inverse des taux, qui se sont tendus), se sont stabilisés jeudi. Le rendement du T-Bond américain à 10 ans a cédé 1 point de base jeudi à 2,47%, mais il est en forte hausse depuis vendredi dernier (2,35%). De nombreux investisseurs anticipent que la réforme fiscale créera un surplus de croissance et creusera le déficit budgétaire des Etats-Unis.

Le S&P 500 pourrait progresser jusqu'à 15% l'an prochain, selon certains brokers

Une telle situation serait propice à une accélération de l'inflation, facteur de hausse des taux. En outre, plus de déficit signifierait davantage d'émissions d'obligations d'Etat, un afflux de titres qui entraînerait une baisse des cours (et donc une hausse des taux d'intérêts, qui évoluent en sens inverse).

Malgré ces craintes de hausse des taux (un facteur négatif pour les actions), la plupart des stratégistes estiment que 2018 pourrait encore réserver de bonnes surprises pour le S&P 500, malgré les valorisations élevées atteintes ces derniers temps. Le potentiel de hausse en 2018 du S&P 500 est cependant très variable selon les études, passant de seulement 4% pour certains analystes à 15% selon d'autres. De nombreux stratégistes continuent cependant de relever leurs prévisions à la lecture de la version définitive des nouvelles règles fiscales.

Ainsi, l'agence 'Bloomberg' rapporte jeudi que le Crédit Suisse s'attend à ce que le S&P 500 termine 2018 à 3.000 points (contre 2.875 pts prévus jusqu'ici), ce qui offrirait un potentiel de hausse de 11,5% par rapport au niveau actuel d'environ 2.690 pts. De son côté, Wells Fargo a relevé sa prévision de 2.784 pts à 2.863 pts (un potentiel de 6,4%). Quelques jours plus tôt, Citigroup avait fixé un objectif de 3.100 pts (+15%) et Canaccord Genuity s'était limité à 2.800 pts (+4%).

Les données macro-économiques du jour sont ressorties en demi-teinte, mais pas suffisamment décevantes pour inquiéter les investisseurs. La croissance du PIB des Etats-Unis a été révisée en légère baisse au 2ème trimestre, à +3,2% en rythme annuel (lecture finale), contre +3,3% précédemment estimé. Par ailleurs, les inscriptions hebdomadaires nouvelles au chômage ont augmenté un peu plus que prévu, de 20.000 la semaine passée, pour remonter à 245.000, alors que le consensus tablait sur 231.000.

Dans l'immobilier, les chiffres sont en revanche ressortis meilleurs que prévu. L'indice de la Federal Housing Finance Agency (FHFA) relatif aux prix des logements a augmenté de 0,5% en octobre sur un mois (consensus +0,4%) et a gagné 6,6% en glissement annuel. Autre nouvelle positive : l'indice des indicateurs avancés mesuré par le Conference Board a cru de 0,4% en novembre sur un mois, contre un consensus de place de +0,3% et une progression de +1,2% en octobre.

VALEURS A SUIVRE

Les valeurs bancaires ont profité de la hausse des taux observée ces derniers jours, ainsi que de l'adoption de la réforme fiscale, particulièrement favorable au secteur financier. Goldman Sachs a bondi de 2,3%, JP Morgan Chase de 1,6%, Wells Fargo de 2,4%, Bank of America de 1,1% et Morgan Stanley de 0,7%.

AT&T (+0,8%) a réagi positivement à l'annonce de l'adoption par le Congrès de la réforme fiscale. L'opérateur télécom a annoncé son intention d'investir 1 milliard de dollars de plus dans les réseaux américains en 2018. Par ailleurs, le groupe a promis un bonus exceptionnel de 1.000$ par salarié, afin de fêter comme il se doit la fameuse réforme. AT&T compte environ 200.000 employés. Randall Stephenson, le directeur général d'AT&T, estime que "le Congrès, en étroite collaboration avec le Président, a franchi une étape monumentale en ramenant l'imposition payée par les entreprises américaines à un niveau qui soit en ligne avec celui du reste du monde industrialisé".

Tesla (+0,8%) domine le classement de satisfaction du magazine américain 'Consumer Reports', se réjouit Elon Musk ce jeudi. Ainsi, Tesla arrive en tête de l'enquête de satisfaction pour la troisième année consécutive ! Le rapport classe les constructeurs en utilisant une moyenne de tous les modèles. Dans le cas de Tesla, les modèles considérés sont le Model S et le Model X. Le groupe californien affiche un score de 90, en première position devant Porsche (score de 85) et Genesis (la marque créée par Hyundai est troisième avec un score de 81).

Accenture (+1,6%) a publié ses résultats du premier trimestre fiscal. Les bénéfices sont de 1,17 Md$ (1,79$ par action), contre 1,05 Md$ (1,58$ par action) un an avant. Les revenus s'élèvent à 10 Mds$, contre 9 Mds$ un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 1,67$, pour des revenus de 9,6 Mds$. Sur l'exercice, le groupe vise désormais un bpa entre 6,48 et 6,66$, contre une précédente fourchette de 6,36/6,60$.

Conagra Brands (-0,7%) a dévoilé ses comptes du second trimestre fiscal. Les bénéfices sont de 223,5 M$ (0,54$ par action), contre 122,1 M$ (0,28$ par action) un an avant. Le bpa ajusté ressort à 0,55$. Les revenus grimpent de 4,1% à 2,17 Mds$. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,52$, pour des revenus de 2,1 Mds$. Sur l'exercice, le groupe vise désormais un bpa proche de la borne haute de la fourchette d'anticipations dévoilée initialement, qui allait de 1,84 à 1,89$.

CarMax (-3,6%) a publié ses résultats du troisième trimestre fiscal. Les bénéfices sont de 148,8 M$ (0,81$ par action), contre 136,6 M$ (0,72$ par action) un an avant. Les revenus s'élèvent à 4,11 Mds$, contre 3,70 Mds$ un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,81$, pour des revenus de 4 Mds$.

Herman Miller (+5,6%) a annoncé ses résultats du second trimestre fiscal. Les bénéfices sont de 33,5 M$ (+5,7% par rapport à l'an dernier), faisant ressortir un bénéfice par action de 0,55$ et de 0,57$ en base ajustée. Les revenus s'affichent à 604 M$, en hausse de 4,7% en glissement annuel. Sur le trimestre actuel, le groupe vise des revenus entre 565 et 585 M$.

Bed Bath & Beyond (-12,5%) a révélé ses résultats du troisième trimestre fiscal. Les bénéfices sont de 61,3 M$ (0,44$ par action), contre 126,4 M$ (0,85$ par action) un an avant. Les ventes sont stables en glissement annuel, à 2,95 Mds$. A magasins comparables, les ventes reculent de 0,3%. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,36$, pour des revenus de 2,9 Mds$.

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