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Clôture de Wall Street : un lundi poussif, le dossier commercial inquiète...

| Boursier | 460 | Aucun vote sur cette news

Après la hausse de vendredi, la Bourse de New York a cédé un peu de terrain lundi, à l'aube d'une semaine très chargée, tant sur le plan monétaire et surtout commercial

Clôture de Wall Street : un lundi poussif, le dossier commercial inquiète...
Credits Reuters

Après sa belle hausse de vendredi, la Bourse de New York a démarré lundi en léger repli une semaine très chargée, tant sur le plan monétaire que commercial. Il ne reste en effet que quelques jours avant de savoir si les Etats-Unis imposeront ou non des taxes supplémentaires sur plus de 150 milliards de dollars de marchandises chinoises à partir de ce dimanche 15 décembre... Les derniers chiffres du commerce extérieur chinois montrent que le pays souffre de la guerre commerciale, avec des exportations en berne. La Fed et la BCE se réuniront cette semaine, mais les marchés n'attendent pas de changement de leur politique monétaire. Les élections au Royaume-Uni, jeudi, seront très suivies par les marchés financiers qui aimeraient enfin être fixés sur les modalités du Brexit.

A la clôture, l'indice Dow Jones a cédé lundi 0,38% à 27.909 points, tandis que l'indice large S&P 500 a lâché 0,32% à 3.135 pts et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, a reculé de 0,40% à 8.621 pts.

L'emploi US plus dynamique que prévu, les exportations chinoises en berne

Vendredi, les trois indices avaient gagné environ 1%, soutenus par la publication de chiffres de l'emploi bien supérieurs aux attentes en novembre aux Etats-Unis (266.000 créations d'emploi contre 180.000 attendues) qui ont rassuré sur la santé de l'économie américaine. Les chiffres de septembre et d'octobre ont en outre été revus en nette hausse (+41.000 sur les deux mois).

Le taux de chômage est, lui, retombé à 3,5% (-0,1 point) sous l'effet d'un taux de participation en légère baisse (-0,1 point à 63,2%). Ces bons chiffres sont en partie liés au retour au travail des salariés de General Motors, après leur grève historique de 40 jours, mais également à la solidité du secteur de la santé et des services. Quant aux salaires horaires, ils ont aussi augmenté plus vite que prévu, de 3,1% en novembre par rapport à novembre 2018.

Dimanche, les statistiques chinoises du commerce extérieur pour le mois de novembre ont en revanche nettement déçu, et ont fait plier lundi les places boursières européennes. Les exportations, en dollars, ont reculé de 1,1% sur un an, en particulier à destination des Etats-Unis (-23% sur un an !) alors que le consensus tablait sur une légère progression de 1%. Les importations sont restées à peu près stables, stimulées au moins en partie par des achats de produits agricoles.

Ce recul inattendu des exportations en Chine en novembre constitue la quatrième baisse consécutive, et fait craindre un ralentissement conjoncturel plus prononcé que prévu si un accord commercial n'est pas conclu rapidement entre les Etats-Unis et la Chine.

Les nouvelles taxes US sur la Chine entreront-elles en vigueur le 15 décembre ?

Ces dernières semaines, des informations contradictoires ont circulé sur l'état des négociations, présentées comme étant en phase finale fin novembre, mais qui se sont une nouvelle fois enlisées depuis, notamment après que Donald Trump a promulgué une loi soutenant les manifestants pro-démocratie à Hong Kong, provoquant l'ire du régime de Pékin.

Sur le plan commercial, les discussions continueraient d'achopper notamment sur un calendrier de démantèlement des taxes douanières déjà mises en place depuis 18 mois entre les deux pays, ainsi que sur la protection de la propriété intellectuelle et les quantités de produits agricoles que Pékin s'engage à acquérir aux Etats-Unis.

Les marchés ont les yeux rivés sur la date-butoir du 15 décembre, et veulent savoir si Washington mettra en oeuvre les taxes de 10% sur 156 Mds$ supplémentaire de produits chinois importés, ce qui serait un mauvais signal pour les marchés et l'économie mondiale.

Les banques centrales au rendez-vous cette semaine

En attendant des informations précises, les investisseurs sont peu enclins à prendre des risques d'autant que la semaine sera chargée en événements majeurs, à commencer par les réunions de la Fed (mardi et mercredi), ainsi que de la BCE (jeudi), qui sera suivie de la toute première conférence de presse de Christine Lagarde en tant que présidente de la banque centrale européenne. Les marchés n'attendent pas de modification des politiques monétaires de deux banques centrales, mais seront toujours sensibles aux déclarations de leurs dirigeants.

Aux Etats-Unis, l'outil FedWatch du CME Group, qui reflète l'évolution des contrats à terme sur les "fed funds", estimait ce lundi à 99,3% (!) la probabilité d'un statu quo sur ce taux directeur, actuellement fixé à 1,5%-1,75%. Après avoir abaissé ce taux trois fois depuis le mois de juillet pour faire face au ralentissement conjoncturel, la Fed a signalé ces dernières semaines son intention de marquer une pause, estimant que l'économie américaine restait sur la voie d'une croissance modérée malgré les risques, liés notamment aux tensions commerciales entre Washington et Pékin.

Sur le plan macro-économique, la semaine qui s'ouvre sera ponctuée notamment par la publication aux Etats-Unis des chiffres de l'inflation en novembre ainsi que les ventes de détail, des indicateurs très suivis pour mesurer l'évolution conjoncturelle.

L'Opep+ va réduire encore sa production pour soutenir les cours du pétrole

Sur le marché des changes, le dollar, qui a grimpé vendredi après les chiffres de l'emploi, a marqué le pas lundi. L'indice du dollar a cédé 0,06% à 97,64 points, tandis que l'euro a gagné 0,08% à 1,1065$. Le billet vert a lâché 0,7% face à un panier de devises depuis le début du mois, face à la crainte du report d'un accord commercial entre les Etats-Unis et la Chine. La livre sterling a progressé lundi de 0,1% à 1,3150$ à l'approche des législatives de jeudi au Royaume-Uni. Les sondages montrent que le parti conservateur de Boris Johnson devrait remporter ces élections, ce qui renforce la probabilité que le Brexit se déroule comme prévu le 31 janvier 2020.

Sur les marchés obligataires, les cours des obligations ont légèrement monté lundi, entraînant une légère détente sur les taux (qui évoluent en sens inverse des cours). Le rendement du T-Bond à 10 ans a ainsi cédé 1 point de base à 1,83%, mais reste proche de ses plus hauts depuis plus de 3 semaines.

Le pétrole a légèrement fléchi lundi, après avoir salué en fin de semaine l'annonce d'un accord au sein de l'Opep+ sur une réduction supplémentaire de production de 500.000 barils par jour jusqu'en mars 2020. Le cours du baril de brut léger américain (WTI) a cédé 0,30% à 59,02$ sur le Nymex (contrat à terme de janvier), tandis que le Brent de la mer du Nord s'est replié de 0,22% à 64,25$ pour le contrat à terme de février.

Les cours restent cependant proches de leurs plus hauts niveaux depuis trois mois, et le WTI a grimpé d'environ 30% depuis le début de l'année.

Le cartel de l'Opep et ses alliés (dont la Russie) feront le point début mars, pour savoir s'ils reconduisent ou non ces mesure destinées à soutenir les cours de l'or noir. L'Arabie saoudite et la Russie effectueront l'essentiel de l'effort de cette tranche supplémentaire de maîtrise de la production.

Pour Riyad, il est crucial de réussir l'introduction en Bourse de son géant pétrolier Saudi Aramco, dont il vient de céder 1,5% du capital pour près de 30 milliards de dollars. La première cotation du titre aura lieu sur le Tadawul, la Bourse saoudienne, ce mercredi 11 décembre. Une progression du titre dans les prochains mois faciliterait une opération d'introduction secondaire, sur une place boursière internationale. Celle-ci permettrait à Riyad de continuer à financer son plan de développement destiné à réduire la dépendance du royaume vis-à-vis du pétrole.

VALEURS A SUIVRE

Merck & Co (-0,16%), le géant pharmaceutique américain, a conclu un accord avec ArQule Inc. en vue de son acquisition pour 20$ en cash par action, soit un montant total de 2,7 milliards de dollars en numéraire. La finalisation du rachat de cette firme biotechnologique est attendue durant le premier trimestre 2020, plutôt en début de période. Le 'deal' en question doit booster le portefeuille de Merck dans le domaine de l'oncologie. Le principal traitement potentiel d'ArQule est l'ARQ 531, inhibiteur BTK en phase 2 pour le traitement de cellules B malignes. Coté sur le Nasdaq, ArQule Inc. bondit de plus de 103% à Wall Street à 19,7$. Chez Merck, le blockbuster Keytruda d'immunothérapie du cancer a franchi les 3 Mds$ de ventes sur le dernier trimestre.

Synthorx a flambé de 170% à 67,71$ pour s'aligner sur l'offre du français Sanofi, qui va acquérir ce groupe californien de biotechnologie, spécialisé dans le développement de traitements contre le cancer et les maladies auto-immunes. Les deux groupes ont conclu un accord définitif en vertu duquel Sanofi se portera acquéreur de la totalité des actions en circulation de Synthorx à raison de 68 dollars par action, ce qui représente une transaction en numéraire valorisée 2,35 milliards de dollars. L'opération a été approuvée à l'unanimité par les Conseils d'administration de Sanofi et de Synthorx. Le prix d'acquisition de 68 dollars par action représente une prime de 172% par rapport au cours de clôture de Synthorx le 6 décembre. Sanofi financera cette opération avec sa trésorerie disponible.

Alphabet (+0,27%), Alibaba (-1,6%) et d'autres géants de la 'tech' pourraient être contraints à partager leurs données sur les clients de services financiers avec des banques et firmes de technologies financières afin d'éviter une concurrence abusive, croit savoir Reuters, qui évoque un rapport du Financial Stability Board (FSB), organisme international de surveillance du système financier mondial. Le FSB recommande un contrôle vigilant de l'entrée des géants technologiques sur le marché des services financiers.

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