5 501.88 PTS
-0.48 %
5 514.00
-0.15 %
SBF 120 PTS
4 405.23
-0.43 %
DAX PTS
13 010.55
-0.74 %
Dowjones PTS
25 090.48
-0.34 %
7 255.76
-0.33 %
Nikkei PTS
22 851.75
-

Clôture de Wall Street : troisième record pour le Nasdaq !

| Boursier | 228 | Aucun vote sur cette news

Les actions américaines ont progressé sur fond d'espoir d'un accord commercial entre Washington et Pékin. Le Nasdaq a fini à un niveau record pour la 3ème séance consécutive.

Clôture de Wall Street : troisième record pour le Nasdaq !
Credits Reuters

La Bourse de New York a gagné du terrain mercredi, largement soutenue par de nombreux secteurs, dont les technologiques, mais aussi les industrielles et les financières. Malgré les tensions commerciales toujours vives avec l'Europe, des informations ont fait état d'une possible ouverture de la part de la Chine, ce qui a un peu rassuré les marchés. Les taux d'intérêts se sont tendus des deux côtés de l'Atlantique après que la BCE a fait savoir qu'elle préparait la fin de son programme de "QE". Le pétrole a poursuivi son reflux, à l'annonce d'une hausse surprise des stocks hebdomadaires de pétrole brut aux Etats-Unis.

A la clôture, l'indice Dow Jones a bondi de 1,40% à 25.146 pts, tandis que l'indice large S&P 500 a avancé de 0,86% à 2.772 pts. Le Nasdaq composite, riche en valeurs technologiques et biotechnologiques, a encore gagné de 0,67% à 7.689 pts, affichant son troisième record d'affilée. Auparavant, le précédent record remontait au 12 mars dernier. Le Nasdaq affiche désormais une hausse de 11,4% depuis le 1er janvier contre +1,7% pour le DJIA et +3,7% pour le S&P 500.

L'euro rebondit, la fin du "QE" de la BCE approche

Sur le marché des changes, l'indice du dollar, qui reflète son évolution face à un panier de 6 devises, a reculé de 0,28% à 93,63 points, tandis que l'euro a gagné 0,54% à 1,1776$. Le chef économiste de la BCE, Peter Praet, a affiché mercredi son optimisme quant à la remontée des prix dans la zone euro jusqu'à un niveau proche de 2% à moyen terme. M. Praet a confirmé que la BCE, qui se réunira le 14 juin, évoquera à cette occasion la question de la réduction du programme de rachat d'actifs ("QE"). De son côté, l'agence 'Bloomberg' indique que la BCE pourrait, dès le 14 juin, annoncer à quelle date prendra fin le "QE".

Les spéculations sur la fin du "QE" ont en tout cas entraîné une tension sur les taux en Europe comme aux Etats-Unis, où la Fed se réunira aussi la semaine prochaine, les 12 et 13 juin. Le rendement du T-Bond à 10 ans a rebondi de 5 points de base à 2,97%, proche du seuil des 3%. Le taux du Bund allemand à 10 ans a grimpé de 10 pdb à 0,46%, tandis que le taux italien de même échéance a flambé de 14 pdb à 2,90%.

Concernant la Fed, les marchés anticipent une hausse du taux des "fed funds" d'un quart de point le 13 juin prochain, pour les porter dans une fourchette de 1,75% à 2%. Les investisseurs s'interrogent surtout sur la suite des événements. Certains tablent sur 3 hausses de taux au total cette année (en comptant celle déjà réalisée en mars), mais d'autres en anticipent 4, en tenant compte de la vigueur de l'économie et d'une accélération probable de l'inflation.

La Chine pourrait importer 70 Mds$ de biens américains supplémentaires

Sur le front commercial, les marchés entrevoient un possible réchauffement des relations avec la Chine. En effet, le déficit commercial des Etats-Unis s'est réduit en avril, pour tomber à son plus bas niveau en sept mois, sous l'effet d'un repli des importations de biens en provenance de Chine... Le déficit des biens et services s'est établi à 46,2 milliards de dollars (-2,1%) avec des exportations en hausse de 0,3% et des importations en baisse de 0,2%. Surtout, selon le 'Wall Street Journal', la Chine aurait proposé d'acheter près de 70 Mds$ de biens américains supplémentaires pour réduire le déficit des Etats-Unis, à condition que l'administration Trump abandonne sa menace de taxer 50 Mds$ de marchandises chinoises.

Par ailleurs, des rumeurs ont circulé concernant un accord sur le dossier de la firme chinoise de télécoms ZTE, qui constitue un des points d'achoppement entre Washington et Pékin. Cependant, le conseiller de Donald Trump Larry Kudlow a affirmé mercredi soir qu"'aucune décision n'a été prise par les deux parties à ce stade".

Les relations restent tendues avec le Canada et l'Europe, alors qu'un sommet du G7 est prévu au Canada vendredi et samedi. Donald Trump sera donc froidement accueilli par ses principaux partenaires commerciaux, qui préparent à leur tour des des sanctions douanières contre les Etats-Unis. Le sommet débutera avec une session de travail consacrée à la croissance économique et au commerce, deux sujets sensibles.

Mercredi soir, le ministre américain de la Défense Jim Mattis, en déplacement à Bruxelles, s'est voulu encourageant en estimant qu'il était "encore prématuré d'appeler ça une guerre commerciale parce que (...) les choses vont évoluer", a-t-il prédit. "Il y a toujours des négociations dans ce genre de choses", a-t-il ajouté. "Ce que nous voulons, c'est un commerce juste et réciproque", a-t-il plaidé, affirmant que certaines voitures étrangères sont par exemple taxées à 2% à leur importation aux Etats-Unis alors que les voitures américaines sont taxées à 10% à leur importation dans certains pays, qu'il n'a pas nommés.

Hausse surprise des stocks de pétrole aux Etats-Unis

Le cours du pétrole est reparti à la baisse, mercredi, après la publication d'une hausse surprise des stocks de brut aux Etats-Unis la semaine dernière. Le baril de brut léger américain WTI a perdu 1,20% à 64,73$ (contrat à terme de juillet), tandis que le Brent de la Mer du Nord a limité les dégâts (-0,03% à 75,36$).

L'Administration américaine d'information sur l'énergie (EIA) a fait état d'une hausse de 2,1 millions de barils des stocks de brut aux Etats-Unis, alors que les économistes attendaient en moyenne un recul de 1,8 million de barils. Les stocks d'essence ont également augmenté. En outre, l'EIA a indiqué que la production américaine était restée à un niveau record à 10,8 millions de barils par jour.

VALEURS A SUIVRE

Les cours de Boeing et DowDuPont ont signé les plus fortes hausses du Dow Jones, progressant de plus de 3,1% chacune. Les cours des banques ont été réveillés par le rebond des taux d'intérêts : +1,7% pour Goldman Sachs, +2,3% pour JP Morgan Chase, +3,1% pour Bank of America, +2,2% pour Morgan Stanley.

Les grandes valeurs technologiques ont poursuivi leur progression, certains titres finissant mercredi à de nouveaux records historiques. C'est notamment le cas d'Apple (+0,35%), de Netflix (+0,45%) de Microsoft (+0,29%) et de Nvidia (+0,03%).

L'action Twitter (+0,7%) a signé sa 10ème séance consécutive de hausse, au lendemain de l'annonce de son entrée dans l'indice S&P 500 dès demain jeudi 7 juin. De son côté, Netflix, qui va intégrer le S&P 100, a progressé de 0,45%, portant son gain à plus de 90% depuis le début de l'année. Twitter et Netflix remplacent Monsanto qui sort des indices S&P 500 et S&P 100 suite à son rachat par le groupe allemand Bayer.

Tesla s'est distingué par une flambée de près de 10% (+9,7%) au lendemain de son assemblée générale, où son patron et fondateur Elon Musk est parvenu à convaincre les actionnaires du constructeur de voitures électriques. Musk a notamment confirmé son objectif d'atteindre un rythme de production de 5.000 Model 3 par semaine d'ici la fin du mois de juin.

Actuellement, la cadence de production du Model 3 serait de 3.500 véhicules par semaine, contre un peu moins de 2.300 en avril, a-t-il précisé. Par ailleurs, le patron de Tesla a dit échanger avec les autorités chinoises en vue de l'établissement d'une production locale de voitures et de batteries, dans la zone de Shanghai.

HP Inc (+0,4%) pourrait supprimer 4.500 à 5.000 emplois d'ici la fin de l'exercice 2019, dans le cadre de sa réorganisation initialement annoncée fin 2016. Le fabricant de produits informatiques tablait auparavant sur 4.000 suppressions d'emplois. Le mois dernier, HP Inc avait toutefois prévenu qu'il allait devoir durcir quelque peu le plan initial. La charge avant imposition liée aux restructurations est par conséquent portée à 700 millions de dollars, contre 500 millions de dollars précédemment évalué. Fin mai, HP avait publié ses résultats du second trimestre fiscal. Les bénéfices étaient de 1,06 Md$ (0,64$ par action), contre 559 M$ (0,33$ par action) un an avant. Les revenus s'élevaient à 14 Mds$, en croissance de 13% - contre 13,6 Mds$ de consensus. Le bénéfice par action non-GAAP s'affichait à 0,48$, contre 0,40$ un an avant. Sur l'exercice, le bpa est désormais attendu entre 1,97 et 2,02$.

International Paper (+3,1%) a abandonné son projet d'acquisition de Smurfit Kappa. Soulignant le faible engagement du management de Smurfit, International Paper confirme qu'il ne formulera pas d'offre de reprise du groupe irlandais de packaging. IP juge que sa proposition révisée était déjà 'hautement attractive'. Le groupe américain avait livré deux propositions en février et mars, la dernière valorisant Smurfit environ 8,9 milliards d'euros.

UnitedHealth (+1,7%) a annoncé que son conseil d'administration avait autorisé le paiement en numéraire d'un dividende trimestriel de 0,90$ par action, ce qui représente une hausse de 20% par rapport au précédent dividende. Le groupe a dévoilé par ailleurs la mise en place d'un nouveau programme de rachat d'actions portant sur 100 millions de titres.

Brown-Forman (-6%) a publié ses résultats du quatrième trimestre. Le résultat net ressort à 110 M$ (0,23$ par action), contre 144 M$ (0,30$ par action) un an avant. Les ventes s'élèvent à 733 M$, contre 694 M$ un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,22$, pour des ventes de 755 M$. Sur l'exercice fiscal 2019, le groupe vise un bpa logé entre 1,75 et 1,85$, contre 1,48$ en 2018.

Vera Bradley (+6,8%) a présenté ses comptes du premier trimestre. Le groupe affiche une perte de 1,4 M$ (0,04$ par action), contre une perte de 4 M$ (0,11$ par action) un an avant. En base ajustée, la perte par action ressort à 0,09$. Les revenus s'élèvent à 86,6 M$, contre 96,1 M$ un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne une perte par action trimestrielle de 0,10$, pour des ventes de 86 M$. Sur le T2, le groupe vise des revenus entre 111 et 116 M$, pour un bpa entre 0,15 et 0,17$

 ■

Les informations et conseils rédigés par la rédaction de Boursier.com sont réalisés à partir des meilleures sources, même si la société Boursier.com ne peut en garantir l'exhaustivité ni la fiabilité. Ces contenus n'ont aucune valeur contractuelle et ne constituent en aucun cas une offre de vente ou une sollicitation d'achat de valeurs mobilières ou d'instruments financiers. La responsabilité de la société Boursier.com et/ou de ses dirigeants et salariés ne saurait être engagée en cas d'erreur, d'omission ou d'investissement inopportun.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 15/06/2018

Le contrat de Délégation de service public prévoit dans cette situation le paiement des pertes supportées par le concessionnaire soit 150 ME à fin 2017...

Publié le 15/06/2018

De nouveaux administrateurs...

Publié le 15/06/2018

Retour d'assemblée générale ABC arbitrage...

Publié le 15/06/2018

Le géants des concessions et du BTP aurait d'ores et déjà contacté des investisseurs en vue de la privatisation d'ADP, selon des sources citées par l'agence 'Reuters'.

Publié le 15/06/2018

Le prix d'émission des actions nouvelles a été fixé à 108,58 euros...