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Clôture de Wall Street : séance noire, retour dans le rouge pour 2018

| Boursier | 252 | Aucun vote sur cette news

Les principaux indices boursiers américains ont plongé lundi de l'ordre de 4% ! Le Dow Jones et le S&P 500 sont désormais retombés en terrain négatif depuis le début de l'année.

Clôture de Wall Street : séance noire, retour dans le rouge pour 2018
Credits Reuters

La correction boursière s'est brusquement accentuée lundi, dans la dernière heure de cotation à Wall Street, au cours de laquelle les cours des actions sont partis en chute libre. La séance s'est achevée sur des pertes de l'ordre de 4% à 4,5% pour les principaux indices. Le Dow Jones a même subi un choc de -6% en quelques minutes, une heure avant la clôture, avant de se reprendre quelque peu par la suite. Malgré un manque d'éléments nouveaux dans l'actualité, les investisseurs restent sous pression en raison de la récente remontée des taux d'intérêt après des signes de reprise de l'inflation outre-Atlantique.

A la clôture, le Dow Jones a plongé de 4,60% (-1.175 points!) pour finir à 24.345 points, tandis que l'indice large S&P 500 a perdu 4,1% à 2.648 pts et que le Nasdaq composite, riche en valeurs technologiques et biotechnologiques, a abandonné 3,78% à 6.967 pts. La semaine dernière, les trois indices avaient déjà chuté respectivement de 4,1%, 3,8% et 3,5% en 5 séances. Désormais, depuis le début de l'année, le Dow Jones (-1,5%) et le S&P 500 (-0,9%) pointent dans le rouge, alors que le Nasdaq reste tout juste en terrain positif (+0,9%).

Dans ce contexte très agité, la volatilité s'est envolée, l'indice Vix finissant lundi à 37,22, une flambée de 115% par rapport à vendredi soir ! L'indice de la peur" (qui n'était qu'à 9,2 début janvier ...) a ainsi franchi allègrement le seuil des 20, sa moyenne historique, pour la première fois depuis 15 mois, début novembre 2016, juste avant l'élection de Donald Trump à la Maison Blanche. Si le Vix se maintient durablement au-dessus de cette moyenne, cela augmentera les risques de poursuite de la correction boursière.

Les obligations à nouveau recherchées comme valeurs refuge

L'indice du dollar a poursuivi son rebond entamé vendredi, gagnant encore 0,4% lundi à 89,55 face à un panier de 6 devises internationales. Paradoxalement, les marchés obligataires, dont la chute est à l'origine de la correction sur les actions, ont vivement rebondi lundi, les investisseurs retrouvant le réflexe de la fuite vers des actifs jugés moins risquée.

Les taux souverains se sont ainsi brutalement détendus, après avoir fortement grimpé depuis début janvier. Le rendement du bon du Trésor américain (T-Bond) à 10 ans a reflué lundi de 14 points de base pour revenir à 2,71% contre à 2,84% vendredi soir (son plus haut niveau depuis 4 ans). Les taux américains se sont fortement tendus depuis le début de l'année, le 10 ans ayant achevé 2017 sur le niveau de 2,40%.

Les marchés financiers, déjà inquiets d'un durcissement plus rapide que prévu des politiques monétaires des banques centrales, ont perdu leur sang-froid depuis la publication, vendredi, des chiffres de l'emploi américain en janvier. L'économie américaine a ainsi créé plus d'emplois que prévu, à savoir 200.000 emplois, au lieu de 175.000 à 180.000 attendus. Surtout, le marché du travail américain apparaît de plus en plus tendu, entraînant des hausses de salaires plus fortes. Le salaire horaire moyen a ainsi augmenté de 2,9% sur un an en janvier, soit le rythme plus rapide depuis juin 2009. Le consensus tablait sur une hausse limitée à 2,6%.

Vers 4 hausses des taux de la Fed cette année ?

Cette accélération devrait logiquement conduire à une remontée de l'inflation et pourrait pousser la Réserve fédérale à relever ses taux plus vite que prévu jusqu'ici, afin de se donner une marge de manoeuvre en cas de retournement de l'économie. L'hypothèse de 4 tours de vis cette année (et non trois comme attendu jusqu'ici) commence donc à faire son chemin auprès des investisseurs.

Un environnement de taux plus élevés est dommageable pour les marchés d'actions, d'une part parce qu'il pèse sur la rentabilité des entreprises via le renchérissement du crédit, et d'autre part, parce que le rendement des obligations devient plus attractif que celui des actions, détournant les investisseurs de placements plus risqués comme les d'actions. Si une croissance économique dynamique justifie des taux d'intérêts plus élevés, c'est la crainte d'une hausse rapide, difficile à gérer, qui inquiète le plus les opérateurs et fait craindre un krach obligataire.

L'or, valeur refuge par excellence n'a bénéficié que modestement des turbulences sur les marchés d'actions. L'once de métal jaune a gagné lundi 0,27% à 1.340,90$ l'once pour le contrat à terme d'avril sur le Comex. Quant au pétrole, il a fini en nette baisse : le baril de brut WTI a perdu 1,99% à 64,15$ sur le Nymex (contrat à terme de mars), tandis que le Brent de mer du nord a cédé 1,4% à 67,62$ (contrat à terme d'avril).

VALEURS A SUIVRE

L'ensemble de secteurs d'activité a été laminé lundi par la chute de Wall Street. Les plus fortes baisses ont été encaissées par les pétrolières (-5,7% pour ExxonMobil, -5% pour Chevron), les banques (-4% pour JP Morgan Chase, -4,2% pour Goldman Sachs) et les valeurs de santé (-5,3% pour Pfizer, -5,1% pour UnitedHealth Group). L'action Boeing, qui avait fortement progressé ces derniers temps, a signé la plus forte baisse du DJIA (-5,74%).

L'actualité des entreprises est passée au second plan, même si elle est restée assez fournie. Sur la front des fusions-acquisitions, Broadcom (-3,1%) est revenu à la charge sur le dossier Qualcomm (-6,5%). Quelques semaines après une première offre non sollicitée repoussée, la firme américaine a décidé d'augmenter sa proposition de 24% et propose désormais 82$ par titre Qualcomm, dont 60$ en cash. Cette nouvelle offre, d'un montant global de... 121 milliards de dollars, matérialise une prime de 24% par rapport au cours de clôture de Qualcomm vendredi soir à Wall Street et de 50% sur le cours du 2 novembre 2017, dernier jour précédant les premières spéculations sur cet éventuel rapprochement. L'offre améliorée repose sur l'acquisition programmée par Qualcomm de NXP Semiconductors aux conditions déjà dévoilées de 110$ par action NXP ou sur l'abandon de l'opération, précise Broadcom. Ce dernier espère toujours conclure la transaction proposée dans les 12 mois suivant la signature d'un accord définitif. En cas de succès, l'opération déboucherait sur la création du troisième plus grand fabricant de puces au monde, avec une énorme influence sur la chaîne d'approvisionnement pour les téléphones portables et une présence croissante dans les voitures connectées et les centres de données. Intel et Samsung dominent actuellement un marché des semi-conducteurs en pleine ébullition depuis quelques années.

Bristol-Myers Squibb (-4%) a publié ses résultats du quatrième trimestre. La perte nette ressort à 2,33 Mds$ (1,42$ par action), contre un bénéfice de 894 M$ (0,53$ par action) un an avant. En base ajustée, sans prendre en compte la réforme fiscale US, le bénéfice par action s'élève à 0,68$, contre 0,63$ sur la même période de l'exercice précédent. Les revenus s'affichent à 5,45 Mds$, contre 5,24 Mds$ un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,67$, pour des revenus de 5,35 Mds$. Sur 2018, le groupe vise un bpa compris entre 3,15 et 3,30$, contre 3,01$ en 2017.

Sysco (-6%), le groupe alimentaire américain, a dépassé les attentes en matière de bénéfice sur le trimestre clos. Pour le second trimestre fiscal 2018, le bénéfice net s'est élevé à 284 M$ soit 54 cents par titre, alors que le bpa ajusté a atteint 66 cents. Le consensus de place sur la période était de 65 cents. Les revenus ont totalisé 14,4 Mds$, alors que le consensus était de 14,2 Mds$.

Hess (-7%) a publié un 13ème trimestre consécutif dans le rouge. Le producteur de pétrole et gaz a ainsi déploré une perte nette, part du groupe, de 2,68 Mds$ soit 8,57$ par titre sur le trimestre clos fin décembre, contre un déficit de 4,89 Mds$ un an avant. Les revenus ont reculé à 1,3 Md$, contre 1,39 Md$ un an auparavant.

Wells Fargo (-9,2%) chute à Wall Street. La Fed a lourdement sanctionné la banque américaine, très active dans le crédit immobilier. Après le scandale des comptes fictifs et la controverse concernant les pratiques de crédit de la firme, la croissance des actifs de Wells sera donc gelée. Ainsi, la banque ne pourra dépasser les 1.950 milliards de dollars d'actifs affichés au bilan fin 2017. Pour obtenir la levée des sanctions, la banque californienne devra revoir sa gouvernance et son système de contrôle. Wells estime l'impact sur les résultats annuels 2018 entre 300 et 400 millions de dollars.

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