Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
6 203.84 PTS
-1.47 %
6 153.50
-1.23 %
SBF 120 PTS
4 888.94
-1.33 %
DAX PTS
15 248.02
-0.78 %
Dow Jones PTS
33 955.03
-0.36 %
13 907.67
+0. %
1.204
+0.04 %

Clôture de Wall Street : retour des doutes, les taux se tendent avant la Fed

| Boursier | 492 | 5 par 1 internautes

La Bourse de New York a fini sur une note indécise mardi, tandis que les rendements obligataires sont repartis en hausse avant les annonces de la Fed attendues mercredi.

Clôture de Wall Street : retour des doutes, les taux se tendent avant la Fed
Credits Reuters

La Bourse de New York a fini sur une note indécise mardi, tandis que les rendements obligataires sont repartis en hausse avant les annonces de la Fed attendues mercredi, à l'issue de sa réunion de deux jours. Les investisseurs ont aussi levé le pied après l'annonce d'une baisse de la consommation et de la production industrielle en février aux Etats-Unis. Les opérateurs suivent en outre avec inquiétude la dégradation de la situation sanitaire en Europe, qui a entraîné de nouvelles mesures de restriction, ainsi que la polémique autour du vaccin AstraZeneca, dont l'administration a été temporairement suspendue dans de nombreux pays européens.

A la clôture, le Dow Jones a cédé 0,39% à 32.825 points, tandis que l'indice large S&P 500 a lâché 0,16% à 3.962 pts, et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, a fini presque stable à 13.471 pts (+0,09%). Rappelons que les Etats-Unis sont déjà passés à l'heure d'été, deux semaines avant la France : Wall Street ouvre par conséquent dans cet intervalle à 14h30 chez nous pour clôturer à 21 heures.

Les cours du pétrole ont reculé pour la 3e séance consécutive, après leur "rally" de plus de 30% depuis le début de l'année. Le contrat à terme d'avril sur le baril de pétrole brut WTI a cédé 0,9% à 64,80$, tandis que le Brent d'échéance mai a lâché 0,7% à 68,39$.

Seuls 4 des 11 grands indices sectoriels du S&P 500 ont fini en hausse, dont les technologiques (+0,9%), les services de communication (+0,8%) et les produits de consommation de base (+0,07%). Les plus fortes baisses reviennent à l'énergie (-2,8%), aux valeurs industrielles (-1,4%) et aux financières (1,1%).

Joe Biden prépare un vaste plan de travaux d'infrastructures

Les marchés ont désormais digéré l'adoption du Plan Biden, jeudi dernier, qui va doper la croissance américaine en injectant 1.900 milliards de dollars dans l'économie pour surmonter la crise du coronavirus. Le président américain prépare déjà l'étape suivante de son programme, un vaste plan de rénovation des infrastructures et de développement des énergies nouvelles aux Etats-Unis.

Selon les rumeurs, le programme de grands chantiers pourrait dépasser les 2.000 milliards de dollars et pourrait être annoncé jeudi. Les Républicains ont d'ores et déjà prévenu qu'ils s'opposeraient à des hausses d'impôts si elles étaient inclues dans ce plan.

En attendant, Joe Biden a entamé mardi une tournée de promotion du plan de relance déjà adopté : il a rendu visite à une PME en Pennsylvanie, puis sera l'invité mercredi de l'émission "Good Morning America" sur la chaîne 'ABC', et se rendra vendredi à Atlanta, en Géorgie, un Etat qui a voté démocrate pour la première fois depuis 1992 lors de la présidentielle de 2020.

Consommation et production industrielle en berne en février

Mardi, une série de statistiques ont montré que l'économie américaine avait marqué le pas en février, après un mois de janvier dynamique. Ainsi , les ventes de détail ont reculé de... 3% par rapport à janvier, alors que le consensus s'attendait à un recul plus modeste de 0,5%. Néanmoins, la croissance au mois de janvier a été révisée à 7,6%, contre 5,3% auparavant évalué. Hors automobile, les ventes ont baissé de 2,7%, contre un consensus de -0,1% et après +8,3% en janvier. Enfin, hors automobile et essence, la consommation américaine a corrigé de 3,3% en février, contre -0,9% de consensus et +8,5% en janvier.

Par ailleurs, la production industrielle a baissé de 2,2% en février sur un mois, contre un consensus de +0,5% et une hausse révisée à 1,1% en janvier. Les stocks des entreprises ont progressé de 0,3% en janvier sur un mois, en ligne avec le consensus, après une hausse de 0,8% au mois de décembre.

Les prix à l'import et à l'export ont tous deux progressé plus que prévu, sans pour autant s'envoler. Les prix à l'import ont progressé de 1,3% en février sur un mois, contre +1% de consensus, tandis que les prix à l'export se sont appréciés de 1,6%, contre un consensus de 1%. En glissement annuel, les prix à l'import ressortent en augmentation de 3% et les prix à l'export de 5,2%.

Enfin, l'indice du marché immobilier américain de la NAHB (National Association of Home Builders) est ressorti à 82 en mars, contre un consensus de 83 et un niveau de 84 un mois avant.

La Fed attendue sur ses commentaires sur l'inflation

La Réserve fédérale a donc entamé mardi une réunion de politique monétaire de deux jours. La plupart des analystes n'attendent à cette occasion aucune modification de la politique monétaire, tant sur le plan des taux directeurs (proches de zéro) que du programme d'achats d'actifs (120 milliards de dollars par mois).

Cependant, sur fond de remontée récente des taux d'intérêts et de crainte de dérapage inflationniste, les investisseurs seront très attentifs aux nouvelles projections économiques de la Fed, notamment en matière de taux directeurs, ainsi qu'aux commentaires de Jerome Powell, le président de la banque centrale américaine. Jusqu'à présent, Powell et d'autres responsables de la Fed n'ont pas manifesté d'inquiétude, estimant que la hausse de l'inflation serait temporaire. Ils ont répété qu'ils toléreraient une hausse passagère des prix au-dessus de leur objectif de 2%, sans pour autant relever les taux directeurs.

De nombreux experts estiment cependant que si le scénario de reprise économique post-Covid se confirme, les taux directeurs de la Fed remonteront courant 2023, et non en 2024 comme le suggèrent les dernières projections de décembre.

Le taux US à 10 ans reste campé au-dessus de 1,60%

Mardi soir, les taux se sont tendus à nouveau sur le marché obligataire américain. Le taux de l'emprunt d'Etat américain (T-Bond) à 10 ans est remonté de deux points de base à 1,62%, proche de son plus haut niveau depuis janvier 2020. Ce taux n'était que de 0,9% fin décembre. Le rendement du T-Bond à 30 ans a grimpé à 2,39% (+2 pdb), proche de son plus haut depuis la fin 2019, contre 1,65% fin 2020.

Sur le marché des changes, l'indice du dollar (qui mesure son évolution face à un panier de 6 devises de référence) a grappillé mardi 0,03% à 91,86 points, tandis que l'euro a cédé 0,21% à 1,1903$.

En Europe, le taux du Bund allemand à 10 ans a fini stable à -0,34% contre -0,57% fin 2020. Les rendements ont marqué le pas en Europe après les annonces de la Banque centrale européenne, jeudi denier, qui a annoncé jeudi l'accélération, au cours du second trimestre, de ses achats d'actifs sur les marchés afin de freiner la remontée des coûts de financement dans la zone euro.

L'Europe sous la menace d'une 3e vague, doute du vaccin AstraZeneca

Sur le front de la pandémie de coronavirus, la situation continue de s'améliorer aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, mais elle se dégrade en revanche en Europe continentale, où le variant britannique circule très activement. L'Italie est entrée lundi dans son 4e confinement, qui concerne les trois quarts de sa population, tandis que la France n'exclut plus de reconfiner l'Ile-de-France, où le seuil d'incidence de 400 nouveaux cas par jour pour 100.000 personnes a été franchi. En Allemagne, l'institut Robert Koch (RKI) a alerté mardi sur une "hausse exponentielle" du nombre de nouveaux cas dans le pays, depuis que les mesures de restriction ont été un peu assouplies début mars...

La campagne de vaccination en Europe risque de prendre du retard, en raison de la polémique entourant le vaccin AstraZeneca, après plusieurs cas de décès par thrombose chez des patients vaccinés récemment. De nombreux pays, dont la France, l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne ont suspendu par précaution les vaccinations avec ce produit en attendant une réunion de l'agence européenne du médicament prévue jeudi.

Avant cette réunion, la directrice de l'EMA, Emer Cooke, s'est voulue rassurante, mardi, affirmant que l'EMA reste "fermement convaincue" des bénéfices du vaccin AstraZeneca, ajoutant que "'enquête est en cours" concernant le liens possible entre le vaccin et les incidents relevés.

De son côté, AstraZeneca a déclaré n'avoir trouvé aucune preuve d'un risque accru de troubles de la coagulation sanguine après administration de son vaccin dans une étude portant sur 17 millions de personnes vaccinées au Royaume-Uni et dans l'Union européenne.

VALEURS A SUIVRE

AstraZeneca (+2,6% à Wall Street) a progressé malgré les suspensions en série de son vaccin anti-covid en Europe. En revanche, le laboratoire anglo-suédois a signé avec les USA pour 500.000 doses additionnelles de sa thérapie par anticorps contre le Covid-19.

L'aval américain concernant le vaccin AstraZeneca / Oxford est quant à lui toujours espéré dans les semaines à venir. En outre, le Canada a donné son approbation à une utilisation de ce vaccin sur sa population de âgée 65 ans et plus. L'Australie entend également distribuer le vaccin comme prévu.

Pfizer (+1,2%) et BioNTech (+0,2%) ont gagné du terrain après un accord avec la Commission européenne pour la livraison accélérée de 10 millions de doses supplémentaires de leur vaccin au deuxième trimestre.

Moderna (+8,6%). Le laboratoire américain a annoncé qu'il menait une étude de stade intermédiaire sur des enfants âgés de six mois à moins de 12 ans concernant son vaccin Covid-19. L'essai concerne près de 7.000 enfants participants en Amérique du Nord. Il vise à étudier la sûreté, la tolérance et l'efficacité.

Eli Lilly (+0,9%), le laboratoire d'Indianapolis, a indiqué que son traitement expérimental de la colite ulcéreuse avait atteint son objectif principal lors d'essais chez des patients atteints d'une forme modérée ou grave de la maladie.

AbbVie (+0,5%) serait en discussions en vue d'une potentielle cession de son portefeuille de médicaments destinés aux femmes pour cinq milliards de dollars, après le rachat d'Allergan l'an dernier. C'est ce qu'ont indiqué à Reuters des sources proches de la question.

Alibaba (-1,4%), le colosse chinois du e-commerce coté à Wall Street, pourrait devoir céder la totalité de ses activités dans les médias. Selon le 'Wall Street Journal', qui cite des sources proches du dossier, le gouvernement chinois exigerait donc ce sacrifice.

Facebook (+2%), le réseau social californien de Menlo Park, est parvenu à un accord avec le groupe média News Corp sur la fourniture de contenus en Australie.

Nikola (-7%) a trébuché alors que le concepteur de camions électriques a annoncé une augmentation de capital de 100 millions de dollars, destinée essentiellement à financer le site de production dans l'Arizona.

GameStop (-5,4%) a fini une nouvelle fois en baisse suite à la sanction de la veille, malgré l'engouement actuel et les achats massifs des traders sociaux.

 ■

Les informations et conseils rédigés par la rédaction de Boursier.com sont réalisés à partir des meilleures sources, même si la société Boursier.com ne peut en garantir l'exhaustivité ni la fiabilité. Ces contenus n'ont aucune valeur contractuelle et ne constituent en aucun cas une offre de vente ou une sollicitation d'achat de valeurs mobilières ou d'instruments financiers. La responsabilité de la société Boursier.com et/ou de ses dirigeants et salariés ne saurait être engagée en cas d'erreur, d'omission ou d'investissement inopportun.

Votez pour cet article
1 avis
Note moyenne : 5
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

UNE OFFRE EXCLUSIVE EN FRANCE AVEC

Grâce à un partenariat exclusif en France avec Morgan Stanley, Bourse Direct propose, à ses clients et en exclusivité, la plus large gamme de produits de bourse jamais présentée jusqu'ici sur le marché français.

» Découvrir

PRODUITS A EFFET DE LEVIER PRESENTANT UN RISQUE DE PERTE EN CAPITAL EN COURS DE VIE ET A L'ECHEANCE.
Produits à destination d'investisseurs avertis disposant des connaissances et de l'expérience nécessaires pour évaluer les avantages et les risques. Consultez la rubrique “facteurs de risques”.

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 20/04/2021

Dans un marché qui cède aux prises de bénéfices ce mardi, Kering se repli de 1,5% à 630,9 euros...

Publié le 20/04/2021

La tendance est toujours en recul à la Bourse de Paris avant l’ouverture des marchés américainsMarchés américains attendus en replis également à en croire les contrats futures sur les…

Publié le 20/04/2021

Johnson & Johnson a publié aujourd'hui un bénéfice de 6,2 milliards de dollars au premier trimestre 2021, soit 2,32 dollars par action, après 5,8 milliards, ou 2,17 dollars par action, un an plus…

Publié le 20/04/2021

GTT résiste au repli généralisé des marchés ce mardi avec un titre stable à 70,9 euros...

Publié le 20/04/2021

Bénéficiant de son programme d'économies de coûts, M6 est parvenu à améliorer son résultat opérationnel courant au premier trimestre malgré une...

Votre compte bourse direct

L'ouverture de votre compte Bourse Direct est gratuite et s'effectue en ligne en quelques minutes. Dans le cas d'un transfert de compte, Bourse Direct prend en charge 100% de vos frais, à hauteur de 200 € par compte.

  • Pas de dépôt minimum
  • 0€ de droits de garde
  • 0€ d'abonnement
  • 0€ de frais de tenue de compte,

Demande de documentation

Ouvrir mon compte Bourse Direct en ligne