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Clôture de Wall Street : regain d'optimisme sur l'accord commercial

| Boursier | 288 | Aucun vote sur cette news

Wall Street a fini la semaine dans le vert, après des déclarations favorables à un accord commercial de la part de Xi Jinping et de Donald Trump, ce dernier estimant qu'un accord est "très proche".

Clôture de Wall Street : regain d'optimisme sur l'accord commercial
Credits Reuters

Ballottée depuis des semaines au gré des aléas des négociations commerciales entre Washington et Pékin, la Bourse de New York a fini en hausse vendredi. Les investisseurs ont réagi à des déclarations favorables à un accord commercial de la part du président chinois Xi Jinping et de son homologue américain Donald Trump, ce dernier estimant même qu'un accord serait "très proche". Pourtant, l'administration américaine a pris vendredi une décision pénalisant le groupe chinois Huawei et ZTE, un sujet sensible pour Pékin. Sur le plan macro-économique, les indices d'activité "flash" PMI se sont améliorés en novembre aux Etats-Unis, de même que le sentiment des consommateurs mesuré par l'Université du Michigan.

A la clôture, le Dow Jones a progressé de 0,39% à 27.875 points, tandis que l'indice large S&P 500 a avancé de 0,22% à 3.110 pts et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, a gagné 0,16%, à 8.519 pts.

Sur la semaine, après de nouveaux records en début de semaine, les trois indices ont cependant cédé respectivement 0,45% pour le DJIA, 0,3% pour le S&P 500 et 0,25% pour le Nasdaq, sur fond de craintes d'un report à 2020 de l'accord commercial tant attendu...

Cependant, les dernières déclarations faites vendredi par les présidents américain et chinois ont donné le sentiment aux marchés que l'accord commercial de "Phase 1" sera bien conclu assez rapidement, même si les négociations butent encore sur certains sujets importants, comme la question du retrait des barrière douanières élevées depuis 18 mois par les deux leaders de l'économie mondiale.

Xi Jinping et Donald Trump manient la carotte et le bâton

Donald Trump (qui avait accusé Pékin la veille de ne pas être "à la hauteur") a affirmé vendredi que Washington était désormais "très proche" d'un accord commercial avec la Chine. Sur la chaîne 'Fox News', le président américain a ajouté que "ce ne peut être un accord à égalité", faisant allusion à l'excédent commercial très largement en faveur de la Chine. "Nous devons être aux côtés de Hong Kong mais je me tiens également aux côtés du président Xi", a déclaré par ailleurs le locataire de la Maison Blanche...

De son côté, Xi Jinping avait déclaré quelques heures plus tôt qu'il désirait conclure un accord commercial avec les Etats-Unis, tout en affirmant que Pékin avait les moyens de riposter en cas de poursuite de l'affrontement."Nous répliquerons si nécessaire, mais nous travaillons activement pour tenter d'éviter une guerre commerciale", a indiqué M. Xi à Pékin devant d'anciens hauts fonctionnaires américains et d'autres responsables étrangers. "Nous voulons travailler en vue d'un accord préliminaire, sur la base du respect mutuel et de l'égalité", a-t-il souligné.

"Comme nous l'avons toujours dit, nous ne voulons pas déclencher une guerre commerciale, mais nous n'en avons pas peur" , a ajouté le président chinois.

Les équipements Huawei et ZTE bannis des réseaux US ?

L'effet positif de ces déclarations sur les marchés s'est quelque peu estompé lorsque l'autorité américaine des communications, la FCC, a voté à l'unanimité (5 voix à 0) vendredi, pour sanctionner les équipementiers télécoms chinois Huawei et ZTE.

La FCC appelle à exclure Huawei et de ZTE du programme fédéral de subventions (Universal Service Fund, ou USF) de 8,5 milliards de dollars. Le régulateur juge que ces entreprises chinoises présentent un risque pour la sécurité nationale et va demander aux opérateurs de remplacer les équipements Huawei et ZTE dont ils ont déjà équipé leurs réseaux aux Etats-Unis.

Les agences de sécurité nationale américaines soupçonnent que les équipements chinois puissent être utilisés par le gouvernement chinois à des fins d'espionnage.

Le dollar soutenu par de bonnes "stats" et les espoirs d'accord commercial

Le retour d'une certaine dose d'optimisme sur le front commercial a profité au dollar en cette fin de semaine. Sur le marché des changes, l'indice du dollar, qui mesure son évolution face à 6 devises de référence, a progressé de 0,27% à 98,26 points, tandis que l'euro a cédé 0,31% à 1,1023$ sur fond d'indicateurs d'activité décevants dans la zone euro en novembre, qui contrastent avec une amélioration aux Etats-Unis.

Sur les marchés obligataires américains, le rendement du T-Bond à 10 ans s'est stabilisé à 1,77%. Les Minutes de la Fed ont confirmé cette semaine une pause de la banque centrale sur les taux directeurs, après les 3 baisses effectuées depuis juillet dernier.

Le pétrole s'est replié après deux séances de vif rebond dans l'espoir que l'Opep et ses alliées décideront de prolonger leur accord de maîtrise de la production, lors de leurs réunions des 5 et 6 décembre prochains. Le cours du baril de brut léger américain (WTI) a cédé vendredi 1,06% à 57,96$ sur le Nymex (contrat à terme de décembre), tandis que le Brent de la mer du Nord a lâché 0,91% à 63,39$ pour le contrat à terme de janvier.

L'or a peiné à trouver une direction, l'once de métal jaune cotant 1.470,60$ (inchangé) vendredi soir pour le contrat à terme de décembre sur le marché Comex, après avoir pourtant grimpé jusqu'à 1.480,30$ en séance. L'or a fait du surplace cette semaine, après avoir subi une chute de 3% début novembre.

L'activité progresse aux Etats-Unis, mais se dégrade encore en zone euro

La place boursière américaine a plutôt bien accueilli la publication des derniers indicateurs macro-économiques. L'indice d'activité "flash" PMI composite a ainsi progressé à 51,9 en novembre, contre 51,2 de consensus et après 51,2 en octobre. Calculé par IHS Markit, l'indice manufacturier de novembre s'est élevé à 52,2, contre 51,6 de consensus, et l'indicateur des services a atteint 51,6, contre 51,1 de consensus de place.

Par ailleurs, l'indice final du sentiment des consommateurs américains mesuré par l'Université du Michigan est ressorti un peu meilleur que prévu en novembre, à 96,8, contre 95,7 de consensus de marché et 95,7 également en octobre.

En Europe, les indices PMI "flash" sont en revanche ressortis plus moroses, confirmant que l'économie de la zone euro est au point mort depuis trois mois. Selon son estimation flash, l'Indice PMI Composite HIS Markit s'est replié, de 50,6 en octobre à 50,3 en novembre, signalant ainsi la deuxième plus faible croissance de l'activité globale depuis juillet 2013, soit depuis le début de la reprise économique dans la région. L'activité de services a reculé à 51,5 (après 52,2 en octobre), au plus bas depuis 10 mois. Petite consolation : l'activité manufacturière a légèrement progressé à 46,6 (après 45,9 en octobre), au plus haut de 3 mois, même si elle reste en contraction (chiffre inférieur à 50).

VALEURS A SUIVRE

Tesla (-6,1%) a levé le voile la nuit dernière à Los Angeles sur son premier pick-up électrique, le 'Cybertruck', aux lignes inspirées de la Lotus amphibie du film de James Bond 'L'Espion qui m'aimait'... Il faut d'ailleurs rappeler que le fantasque patron de Tesla, Musk, s'était justement offert pour près d'un million de dollars l'un des huit modèles de cette Lotus Esprit sous-marine utilisée en 1977 pour le tournage du film. Le design du véhicule est donc particulièrement déroutant, se rapprochant plus d'un blindé (ses vitres seraient incassables) ou d'un véhicule de Mad Max que d'un pick-up classique.

Tesla s'attaque là au segment de marché qui rencontre le plus de succès et génère le plus de marges aux États-Unis. Elon Musk, CEO du groupe, a indiqué que le Cybertruck allait être vendu à partir de 39.900$. Certaines versions seront proposées à 49.900$ ou 69.900$, disposant d'options supplémentaires. La version la plus chère afficherait même plus de 800 km d'autonomie... La production doit débuter fin 2021.

Après avoir émis un avertissement au début du mois, Gap (+4,4%) était attendu au tournant hier soir sur ses trimestriels. La chaîne de prêt-à-porter s'en est finalement tirée un peu mieux que prévu, les analystes financiers ayant fortement abaissé leurs attentes ces dernières semaines. Le groupe a dégagé sur son T3 fiscal un bénéfice net de 140 millions de dollars (37 cents par action) pour des ventes de 4 milliards de dollars, en baisse par rapport à la même période de 2018 (4,09 Mds$). En données ajustées, le bénéfice par action a atteint 53 cents, en baisse par rapport aux 68 cents dégagés un an plus tôt, mais supérieur aux 51 cents attendus par le consensus. Les ventes ont aussi dépassé les attentes.

"Nous ne sommes pas satisfaits des résultats du 3e trimestre et nous nous concentrons pour régler les problèmes opérationnels qui pèsent sur la performance de nos marques", a déclaré jeudi soir le directeur général par intérim Robert Fisher. Il a confirmé que Gap travaille à sa scission en deux, en plaçant Old Navy dans une entité séparée. L'enseigne de prêt-à-porter fait face depuis plusieurs années à l'érosion de ses ventes, face à la concurrence du commerce en ligne et de marques très réactives.

ExxonMobil (-0,4%) préparerait un programme de cession de très grande envergure, pouvant représenter 25 milliards de dollars d'actifs d'ici à 2025, selon des sources citées jeudi soir par l'agence 'Reuters'. Le géant pétrolier américain cherche à céder des champs pétroliers et gaziers en Europe, en Asie et en Afrique pour pouvoir financer d'autres méga-projets, ajoutent ces sources. Il s'agirait d'une nette accélération par rapport à de précédentes opérations de cession d'ExxonMobil, qui n'a pas pour l'instant suivi l'exemple d'autres majors pétrolières, comme Royal Dutch Shell et BP, qui ont procédé à des réorganisations massives de leurs portefeuilles en réaction au plongeon des cours du pétrole en 2014.

Le nouveau patron de groupe, Darren Woods, paraît déterminé à mener à bien ce plan qui devrait satisfaire les investisseurs, mécontents de la sous-performance chronique de l'action en Bourse depuis 5 ans, du faible niveau de la capacité d'autofinancement et du plafonnement de la production pétrolière de la compagnie ces dernières années.

Foot Locker (-2,9%). Le détaillant américain en chaussures et accessoires de sport a dévoilé un bénéfice trimestriel et une croissance à comparable dépassant les attentes de marché. Le bénéfice net est ressorti à 125 millions de dollars, 1,16$ par action, contre 130 millions de dollars un an avant. Hors éléments non récurrents, le bénéfice ajusté par action s'est élevé à 1,13$, contre un consensus de 1,08$. Les revenus ont totalisé 1,93 milliard de dollars, contre 1,86 milliard un an plus tôt et 1,94 milliard de consensus. La croissance à comparable a atteint 5,7%, contre environ 5% de consensus.

Williams-Sonoma (-1,9%). Le groupe américain de distribution de meubles et accessoires de cuisine a annoncé pour son troisième trimestre fiscal un bénéfice net de 75 millions de dollars, 94 cents par action, contre 81 millions de dollars et 1$ par titre un an auparavant. Les revenus ont progressé de 6% à 1,44 milliard de dollars. Le consensus était de 1$ de bénéfice trimestriel par action pour 1,415 milliard de dollars de recettes.

Intuit (-4,1%), le fournisseur américain de solutions de gestion financière et de comptabilité, a affiché des comptes trimestriels globalement conformes aux attentes de marché. Sur son premier trimestre fiscal 2020, le groupe a réalisé des revenus de 1,16 milliard de dollars, en croissance de 15% en glissement annuel, pour un profit opérationnel positif de 10 millions et un bénéfice par action de 22 cents. En base non-GAAP, le profit opérationnel a atteint 129 millions de dollars, en croissance de 26%, pour un bpa de 41 cents en hausse de 41% en comparaison de l'an dernier. Le groupe confirme par ailleurs ses prévisions pour l'exercice.

J.M. Smucker (+4%), groupe alimentaire américain connu pour sa marque de café Folgers et son beurre de cacahuètes Jif, a manqué le consensus en termes de ventes pour le trimestre clos, réduisant par ailleurs ses anticipations annuelles. Le groupe prévoit un bénéfice par action annuel allant de 8,10 à 8,30$ sur son exercice 2020, contre une fourchette antérieure allant de 8,35 à 8,55$. Les revenus du second trimestre fiscal clos fin octobre ont décliné à 1,96 milliard de dollars, contre 2,02 milliards un an avant et 1,97 Md$ de consensus. Le bénéfice net a atteint 211 millions de dollars, 1,85$ par titre, contre 188 millions un an avant.

Microsoft (stable) a annoncé avoir obtenu un licence pour commercer avec le géant chinois des télécommunications Huawei Technologies. Ainsi, le colosse informatique américain compte parmi les compagnies qui pourront exporter certains produits destinés au Chinois. Concrètement, Microsoft est autorisé par l'administration américaine à vendre des logiciels au groupe chinois.

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