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Clôture de Wall Street : rebond partiel, crainte d'une 2e vague de Covid-19

| Boursier | 535 | Aucun vote sur cette news

A l'issue d'une séance volatile, la Bourse de New York a fini en hausse vendredi, regagnant une partie des 6% à 7% perdus la veille.

Clôture de Wall Street : rebond partiel, crainte d'une 2e vague de Covid-19
Credits Reuters

A l'issue d'une séance volatile, la Bourse de New York a fini en hausse vendredi, regagnant une partie des 6% à 7% perdus la veille. Les marchés ont accusé le coup cette semaine, sous l'effet de prévisions prudentes de la Fed sur la reprise économique, et de craintes d'une deuxième vague de Covid-19. Les cas de coronavirus sont ainsi à nouveau en hausse dans 21 des 50 Etats américains, ce qui risque de ralentir la reprise. Sur la semaine, le pétrole a rechuté de plus de 8%, tandis que l'or a gagné 3,2%, faisant office de valeur-refuge.

L'indice Dow Jones a gagné jusqu'à 3,3% en séance, avant de passer dans le rouge, puis de finir en progression de 1,9% à 25.605 points, après une chute de 6,9% jeudi. L'indice large S&P 500 a gagné en clôture 1,31% à 3.041 pts (-5,8% jeudi) et le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, a rebondi de 1,01% à 9.588 pts (après -5,27% jeudi). Mercredi, le Nasdaq avait terminé sur un record, au-dessus des 10.000 pts pour la 1e fois.

Sur l'ensemble de la semaine, le DJIA a cédé 5,5%, le S&P 500 a reculé de 4,7% et le Nasdaq a fléchi de 2,3%, leur première semaine de baisse après trois semaines de forte hausse.

Plus tôt dans la journée, les autres places mondiales ont fini en ordre dispersé. En Asie, le Nikkei a lâché 0,75% et le Shanghai composite a fini stable (-0,04%), tandis qu'en Europe, l'EuroStoxx 50 a repris 0,29% (après un recul de 4,5% jeudi) et le CAC 40 a repris 0,49% après une perte de 4,7% jeudi.

La Fed évoque de grandes incertitudes sur l'avenir

Après un rebond de l'ordre de 40% depuis leurs plus bas du mois de mars, dans l'espoir d'une reprise économique rapide, les investisseurs sont redevenus plus prudents, d'autant que la Réserve fédérale et les institutions internationales (FMI, Banque mondiale, OCDE) se placent dans une optique de reprise lente.

Mercredi, la Fed a ainsi fait savoir quelle comptait maintenir ses taux proches de zéro pendant au moins deux ans et demi, jusqu'à la fin 2022, signifiant que l'économie américaine aura besoin du soutien de la banque centrale pendant une longue prolongée. La Fed a aussi assuré qu'elle continuerait d'utiliser tous les outils à sa disposition pour face face à la crise.

Le président de la Fed Jerome Powell a indiqué que "nous ne pensons même pas à penser à relever les taux"... Lors de sa conférence de presse, il a insisté sur les "grandes incertitudes" qui entourent la reprise. La Fed s'attend à ce que le PIB des Etats-Unis chute de 6,5% cette année, avant un rebond partiel de 5% en 2021, mais il ne devrait retrouver son niveau d'avant la crise que courant 2022. Quant au taux de chômage, il devrait s'établir à 9,3% fin 2020 (contre 13,3% en mai), mais sa décrue sera ensuite lente.

En outre, dans son rapport au Congrès remis ce vendredi, la Fed estime que les finances des ménages et des entreprises américains pourraient souffrir de "fragilités persistantes" après le choc économique provoqué par la pandémie.

Prévisions prudentes du FMI, de l'OCDE et de la Banque Mondiale

Vendredi, le FMI a estimé que l'économie mondiale se redresse actuellement moins vite que prévu et qu'il y a "une grande incertitude sur la reprise". Dans une vidéo, l'économiste en chef du FMI, Gita Gopinath, a estimé que les prochaines prévisions économiques du fonds, attendues le 24 juin, seront "très probablement pires que ce que nous avions en avril".

"La grande question est de savoir comment la reprise va être, quelles séquelles et pour combien de temps" cette crise va laisser, a-t-elle également dit, étant donné l'ampleur de la récession, le début des faillites et des problèmes d'insolvabilité ainsi que les potentiels changements de comportement des consommateurs.

Mercredi, l'OCDE avait publié ses nouvelles projections de profonde récession mondiale pour 2020 (-6%), suivie d'un rebond rapide mais partiel en 2021 (+5,2%). Lundi, la Banque mondiale a dit s'attendre à une chute du PIB mondial de 5,2% en 2020 et à un rebond de 4,2% en 2021. Ces scénarios centraux ne prennent pas en compte l'effet négatif d'une seconde vague de virus qui entraînerait un récession plus profonde et retarderait la reprise.

Les cas de Covid-19 augmentent dans près de la moitié des Etats américains

Depuis les mesures de déconfinement prises en mai en Europe et aux Etats-Unis, les autorités sanitaires et les acteurs économiques observent avec nervosité l'évolution de l'épidémie de Covid-19, qui reste présente en l'absence de traitement efficace et de vaccin, attendu au plus tôt pour la fin de l'année.

Aux Etats-Unis, le nombre de nouveaux cas de Covid-19 est en train d'augmenter dans 21 des 50 Etats américains, dont la Californie, le Texas, la Floride et la Caroline du Sud. Dans l'Arizona, le nombre de cas par jour est passé de 222 avant le week-end de Memorial Day, le 25 mai dernier, à plus de 1.400 cas pour la journée du 11 juin...

Le nombre de cas a dépassé depuis mercredi les 2 millions aux Etats-Unis, et le nombre de morts dépasse 114.000 vendredi soir, en hausse d'environ 1.000 en 24h, selon les statistiques de l'université américaine Johns Hopkins.

Les professionnels de la santé tirent la sonnette d'alarme, notamment le Dr Ashish Jha, dirigeant de l'institut de santé mondiale de Harvard, qui a estimé jeudi que le nombre de morts attendra les 200.000 aux Etats-Unis en septembre.

Pas de reconfinement en cas de 2e vague, assure Mnuchin

Sur la chaîne 'CNN', le spécialiste a estimé que "même si nous stabilisons les choses", il est "raisonnable de s'attendre à atteindre les 200.000 décès à un moment donné en septembre" aux USA. "Et cela est seulement pour courant septembre. La pandémie ne s'arrêtera pas en septembre", a précisé l'expert.

De son côté, le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, a affirmé jeudi que la chaîne 'CNBC' que les Etats-Unis ne fermeront pas de nouveau leur économie en cas de deuxième vague de coronavirus. "Nous ne pouvons pas fermer l'économie de nouveau. Je pense que nous avons appris que si vous arrêtez l'économie, vous créez plus de dégâts", a-t-il déclaré.

Il a toutefois défendu a posteriori les mesures de confinement prises lors de la première vague : "je pense que c'était très prudent ce que le président a fait, mais je pense que nous avons beaucoup appris".

Le pétrole en baisse sur la semaine, l'or et le dollar en hausse

Les cours du pétrole se sont stabilisés vendredi, mais affichent leur première semaine de baisse en 7 semaines. Le baril de brut léger américain WTI pour livraison juillet a cédé 0,2% à 36,26$ sur le Nymex (après un plongeon de 8,2% jeudi), tandis que le baril de Brent de la mer du Nord d'échéance août a avancé de 0,5% à 38,73$ (après -7,6% jeudi). Sur la semaine, les deux variétés de pétrole ont corrigé de 8,3%, après avoir grimpé pendant 6 semaines d'affilée.

L'or a fini en léger recul vendredi, cédant 0,1% à 1.737,30$ l'once sur le Comex, mais le métal jaune a progressé de 3,2% sur la semaine et de 14% depuis le début de l'année.

Sur le marché des changes, le dollar a fait office de valeur-refuge, l'indice du dollar gagnant jusqu'à 0,73% en séance avant de finir en hausse de 0,42% à 97,14 points, tandis que l'euro a cédé 0,35% à 1,1257$. La devise européenne avait retrouvé en début de semaine son plus haut niveau depuis trois mois (après un passage sous 1,07$ fin mars) dans le sillage du renforcement des mesures de soutien de la BCE annoncées le 4 juin.

La confiance des ménages américains remonte en juin

Sur le plan macro-économique, les marchés ont peu réagi aux publications du jour, qui semblent confirmer que l'économie américaine se reprend lentement après l'effondrement d'avril. L'indice préliminaire du sentiment des consommateurs américains de l'Université du Michigan a ainsi rebondi plus que prévu en juin à 78,9, contre un consensus de place de 75 et un niveau de 72,3 en mai.

Par ailleurs, l'indice des prix à l'import aux Etats-Unis a augmenté de 1% en mai par rapport à avril, contre un consensus de +0,8%. L'indice des prix à l'export a progressé de 0,5% par rapport à avril, contre +0,7% de consensus de marché. En glissement annuel, par rapport au mois de mai 2019, les prix à l'import et à l'export reculent de 6%.

VALEURS A SUIVRE

Tesla (-3,8%) a souffert de notes de brokers prudentes ce jour, après son rallye récent. Ainsi, Goldman Sachs (+3,9%) a dégradé le dossier du concepteur de véhicules électriques à 'neutre', tandis qu'il s'affiche acheteur sur General Motors (+5,5%). Morgan Stanley (+3,8%) passe pour sa part à une opinion vendeuse ('sous-pondérer') sur la valeur du groupe d'Elon Musk. La valorisation actuelle de Tesla n'intègrerait ainsi pas certains risques pesant sur le groupe, comme l'aspect concurrentiel ou les tensions sino-américaines...

PVH (-5,9%), propriétaire des marques Tommy Hilfiger et Calvin Klein, a affiché des revenus trimestriels en forte baisse de 43%, inférieurs aux attentes dans un contexte sanitaire et économique exceptionnel. Le groupe indique par ailleurs s'attendre à une baisse encore plus prononcée au deuxième trimestre. Sur le trimestre clos, la compagnie a déploré une perte de 1,1 Md$ et 15,37$ par titre, ainsi qu'une perte ajustée par action de 3,03$. Les revenus ont chuté à 1,34 Md$, contre 2,36 Mds$ sur la période correspondante de l'an dernier.

Twitter (+1,1%) a supprimé plus de 170.000 comptes liés à une opération soutenue par Pékin et diffusant des messages favorables au gouvernement chinois, en particulier concernant l'épidémie de coronavirus.

Netflix (-1,7%) mène des discussions avec Viacom18, entreprise commune entre ViacomCBS et la filiale médias de l'Indien Reliance Industries, en vue d'un partenariat pluriannuel qui permettrait au leader de la vidéo en ligne de développer son offre commerciale locale.

Adobe Systems a bondi de 4,87% pour finir à 406,54$ à quelques dixièmes de son record historique inscrit mercredi à 406,82$ en clôture... L'éditeur de logiciels n'a pas démérité sur son 2e trimestre fiscal, clos fin mai. Le groupe software américain a annoncé jeudi soir après la clôture un bénéfice supérieur aux attentes avec le recours général au télétravail, qui a soutenu la demande pour ses produits. Le bénéfice net du second trimestre a atteint 1,1 Md$ et 2,27$ par titre, contre 633 M$ un an avant. Le bpa ajusté a représenté 2,45$, contre 1,83$ un an plus tôt et 2,32$ de consensus FactSet. Les revenus ont progressé à 3,13 Mds$, contre 2,74 Mds$ un an auparavant et 3,16 Mds$ de consensus.

Lululemon (-3,8%) a en revanche déçu avec ses trimestriels. La chaîne de vêtements de yoga a fait état d'un bénéfice par action ajusté, au 1er trimestre de son exercice 2020, de 22 cents, au-dessous du consensus FactSet de 20 cents. Les ventes ont chuté de 17% à 652 M$ contre une estimation des analystes de 692 M$. La forte hausse de ventes en ligne, +68% sur le trimestre, n'a pas suffi à compenser l'absence des ventes physiques durant la période de confinement suite à la pandémie de Covid-19. La société n'a pas fourni d'orientation pour l'exercice 2020.

Zoom Video (-1,1%). Des élus du Congrès US ont demandé au spécialiste de la visioconférence de clarifier ses pratiques de collecte de données et sa relation avec le gouvernement chinois, après que Zoom a suspendu le comptes d'activistes à la demande de Pékin, précise l'agence Reuters ce jour.

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