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Clôture de Wall Street : prudence avec les doutes sur les baisses d'impôts

| Boursier | 181 | Aucun vote sur cette news

La Bourse américaine a fini la semaine en ordre dispersé, les investisseurs redoutant un report d'un an des baisses d'impôts sur les sociétés promises par Donald Trump. Le pétrole WTI est retombé sous les 57$ le baril.

Clôture de Wall Street : prudence avec les doutes sur les baisses d'impôts
Credits Reuters

La Bourse de New York a poursuivi sa correction vendredi, échaudée par le projet de réforme fiscale présenté par les Républicains du Sénat, qui entend reporter d'un an, à 2019, la baisse de l'impôt sur les sociétés... Le Nasdaq est tout de même parvenu à finir en très légère hausse, grâce notamment aux bons résultats de Nvidia (+5,3%), mais les principaux indices américains ont signé leur première baisse hebdomadaire depuis environ deux mois.

Vendredi à la clôture, le Dow Jones a cédé 0,17% à 23.423 points, tandis que l'indice large S&P 500 a reculé de 0,09% à 2.582 pts et que le Nasdaq composite, riche en valeurs technologiques et biotechnologiques, a "progressé" de 0,01%, finissant à 6.751 pts. Sur l'ensemble de la semaine, les trois indices ont reculé respectivement de 0,5%, 0,5% et 0,2%.

Auparavant, le Dow Jones et le S&P 500 avaient enchaîné 8 semaines de hausse, tandis que le Nasdaq avait grimpé sur 7 des 8 dernières semaines. Depuis l'élection de Donald Trump, le 8 novembre 2017, le Dow Jones gagne cependant encore 27,5% et le Nasdaq près de 30%, même si les promesses de campagne du président américain tardent à se concrétiser.

L'espoir s'éloigne d'une réforme fiscale de grande ampleur

Une semaine après les Républicains de la Chambre des représentants, leurs homologues du Sénat ont dévoilé jeudi leur propre mouture du projet de réforme fiscale, basée sur les propositions de campagne du président Donald Trump. Or, le texte des sénateurs républicains diffère beaucoup de celui des représentants, en proposant notamment de reporter d'un an, à 2019, la baisse de l'impôt sur les sociétés de 35% à 20%, et de remettre à plus tard d'autres mesures, afin de ne pas peser trop sur les finances de l'Etat fédéral. Or, la perspective de baisses d'impôts massives pour les entreprises et les particuliers a été l'un des principaux moteurs de la hausse des marchés depuis l'élection de Donald Trump il y a un an.

Ces divergences au sein du camp républicain préfigurent de difficiles négociations avant de parvenir à un compromis susceptible d'être adopté en tant que loi. Quoi qu'il en soit, les chances que la loi soit bouclée avant Thanksgiving, le 23 novembre, ou même avant Noël, semblent désormais de plus en plus minces.

Les aléas de la réforme fiscale ont pesé sur le cours du dollar. L'indice du dollar, qui mesure son évolution face à un panier de 6 devises de référence, a lâché 0,1% à 94,37. L'euro a repris 0,2% à 1,1668$. Sur les marchés obligataires américains, les cours ont chuté, faisant bondir les taux d'intérêts, qui évoluent en sens inverse : le rendement du T-Bond à 10 ans a ainsi grimpé de 6 points de base à 2,40%. L'or a abandonné 0,9% à 1.275,90$ l'once pour le contrat à terme de décembre sur le Comex.

Le pétrole fléchit sur fond de dynamisme de la production américaine

Le pétrole est reparti en baisse vendredi, mais il a tout de même gagné plus de 2% sur la semaine. Sur le Nymex, le cours du baril de brut léger américain WTI (contrat à terme de décembre) a cédé 0,63%, à 56,81$. Au moment de la clôture du Nymex, le Brent de la Mer du Nord cédait 0,64% à 63,52$.

Les cours ont fléchi vendredi après la publication d'une hausse du nombre de forages en activité aux Etats-Unis cette semaine : ils ont augmenté de 9 puits cette semaine pour remonter à 738, après une baisse de 9 puits la semaine dernière. Par ailleurs, l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA) a revu en hausse ses prévisions de production de pétrole aux Etats-Unis à 9,2 millions de barils par jour en 2017 (après 8,9 mbj en 2016), et attend un record de 10 mbj en 2018.

Les investisseurs s'inquiètent toujours de possibles perturbations sur le marché pétrolier liées à la poursuite de la purge politique en Arabie saoudite. En outre, les tensions croissantes entre Riyad et son rival iranien préoccupent aussi les traders à l'approche d'une réunion de l'Opep, le 30 novembre prochain.

Sur le plan macro-économique, l'indice préliminaire du sentiment des consommateurs américains - mesuré par l'Université du Michigan - pour novembre a légèrement déçu, à 97,8, contre un consensus de place de 100 et un niveau de 100,7 en octobre. Cet indicateur reste toutefois proche de ses plus hauts niveaux depuis 13 ans.

VALEURS A SUIVRE

Walt Disney (+2%) a grimpé en Bourse même si ses résultats trimestriels n'ont pas franchement convaincu les investisseurs. Néanmoins, les promesses du géant des loisirs dans le streaming et les plans autour de la franchise 'Star Wars' ont fait progresser le titre. Pour son 4ème trimestre fiscal, Disney a affiché un bénéfice net de 1,75 Md$, en repli de 1% en glissement annuel. Les revenus se sont tassés de 3% à environ 12,8 Mds$. Le bénéfice ajusté par action s'est élevé à 1,07$, alors que le consensus était de 1,13$, pour 13,2 Mds$ de recettes.

ESPN a particulièrement pesé sur les comptes de Disney. Les réseaux médias ont encaissé une chute de 12% du bénéfice opérationnel à 1,48 Md$. Les activités câble du groupe, comprenant ESPN et Disney Channel, ont vu leurs revenus régresser sous les 4 Mds$ au quatrième trimestre.
Mais Bob Iger, le patron du groupe, a rassuré les marchés en annonçant que Disney avait conclu un accord avec Rian Johnson, réalisateur de 'Star Wars - Les Derniers Jedi' (qui sortira mi-décembre en France), en vue de la création d'une nouvelle trilogie ! En outre, Disney développe une série TV 'Star Wars' destinée au service de streaming lancé par le groupe.

Car Disney envisage désormais clairement de concurrencer Netflix. La stratégie du groupe passe ainsi par la création d'une relation directe avec le consommateur, "vitale" pour l'avenir de ses activités. Il s'agit, d'après Iger, de la première des priorités de Disney cette année. Dès 2019, les nouveautés Disney seront donc proposées d'abord sur le service du groupe, à un prix "substantiellement inférieur" à celui de Netflix...

Nvidia, le géant des processeurs graphiques a dépassé les attentes en matière de revenus et de profits au 3ème trimestre. Le titre en profite pour terminer sur un nouveau record historique (+5,3% à 216,30$). L'adoption des produits Volta par les marchés de la voiture autonome et de l'intelligence artificielle assure par ailleurs les perspectives du groupe. Le bénéfice net du troisième trimestre est ressorti à 838 M$ soit 1,33$ par titre, contre 542 M$ un an avant. Les revenus ont totalisé 2,64 Mds$, contre 2 Mds$ un an plus tôt. Le consensus était de 95 cents de bpa pour 2,36 Mds$ de revenus. Pour le T4, les revenus sont anticipés à 2,65 Mds$, plus ou moins 2 points de pourcentage.

Le secteur de la santé a bu la tasse vendredi, après une note de Citigroup évoquant une arrivée prochaine d'Amazon.com (-0,3%) dans la vente en ligne de médicaments et de matériel médical... Parmi les baisses significatives figurent Merck & Co (-1,3%), Baxter International (-2%), Medtronic (-1,8%) et Humana (-1,3%).

News Corp (+5,2%), le groupe média propriétaire notamment du 'Wall Street Journal', a annoncé pour son 1er trimestre fiscal, clos fin septembre 2017, un bénéfice net de 68 M$ soit 12 cents par titre, contre une perte de 15 M$ un an plus tôt. Le bénéfice ajusté par action s'est élevé à 7 cents, alors que le consensus était logé à 1 cent par titre. Les revenus totaux ont augmenté de 5% à 2,06 Mds$, contre 1,99 Md$ de consensus. Toutes les divisions du groupe new-yorkais ont profité de la croissance - en particulier les segments 'Digital Real Estate' et 'Cable Network Programming'. Le groupe contrôlé par Rupert Murdoch dépasse ainsi les attentes pour le quatrième trimestre consécutif.

Hertz Global (-2,2%) a finalement fléchi en clôture, après une forte hausse à l'ouverture... Les résultats du troisième trimestre ont dépassé les attentes de marché, ce qui contraste tout de même avec les derniers comptes d'Avis Budget. Pour le T3, le bénéfice net s'est élevé à 93 M$ soit 1,12$ par titre, contre 44 M$ et 52 cents par action un an auparavant. Le bpa ajusté a représenté 1,42$, contre 1,35$ de consensus. Les revenus ont totalisé 2,57 Mds$, contre 2,54 Mds$ un an plus tôt et 2,57 Mds$ de consensus.

JC Penney (+15%) grimpe après ses derniers chiffres d'activité. Quelques semaines après avoir livré un avertissement sur ses profits et revenus, le groupe annonce une perte nette trimestrielle de 33 cents par titre, hors éléments, contre une prévision de -43 cents. Les revenus ressortent finalement à 2,81 Mds$ sur le trimestre clos, alors qu'ils étaient anticipés à 2,77 Mds$. La croissance à comparable atteint 1,7%, contre +0,5% pour la 'guidance'. Le groupe n'est toutefois pas sorti d'affaire, et affiche une perte nette trimestrielle creusée à 128 M$, soit 41 cents par titre.

Le titre d'Altice USA (+0,46%) n'a pas souffert des annonces concernant sa maison mère Altice, dont le cours de Bourse a chuté de 3,4% vendredi et de 37% depuis début novembre, après des résultats financiers décevants au 3ème trimestre. Vendredi, l'actionnaire principal d'Altice, Patrick Drahi, a annoncé une profonde refonte de la direction du groupe. Michel Combes, à la fois directeur général d'Altice et PDG de SFR, est remercié, et Patrick Drahi revient au commandes avec le titre de président d'Altice. Le patron d'Altice USA, Dexter Goei, va de son coté reprendre le poste de directeur général d'Altice, et Alain Weill, fondateur de NextRadio TV (BFMTV, RMC...), groupe racheté par Altice, devient le PDG de SFR.

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