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Clôture de Wall Street : prudence avant le débat Trump-Biden

| Boursier | 276 | Aucun vote sur cette news

Wall Street a marqué le pas mardi, les investisseurs hésitant à prendre position à quelques heures du premier débat Trump-Biden en vue de la présidentielle du 3 novembre.

Clôture de Wall Street : prudence avant le débat Trump-Biden
Credits Reuters

Au lendemain d'un rebond technique, Wall Street a marqué le pas mardi, les investisseurs hésitant à prendre position à quelques heures du premier débat entre les deux candidats à la présidentielle américaine, Donald Trump et Joe Biden, qui s'annonce électrique. L'annonce d'une hausse de la confiance des ménages américains en septembre n'a pas suffi à soutenir la cote, tandis que le pétrole a replongé de plus de 3%, sur fond de progression de la pandémie de coronavirus dans de nombreuses régions du monde. Le seuil du million de morts a été franchi, dont plus de 205.000 aux Etats-Unis, le pays le plus affecté.

A la clôture, l'indice Dow Jones a cédé 0,48% à 27.452 points, tandis que l'indice large S&P 500 a lâché 0,48% à 3.335 pts, et que le Nasdaq Composite a fléchi de 0,29% à 11.085 pts. Dix des 11 indices sectoriels du S&P 500 ont fini dans le rouge, à commencer par l'énergie (2,7%), les financières (-1,1%) et les industrielles (-0,9%), qui avaient tous rebondi lundi.

Le débat programmé à 3h00 du matin heure française

A l'approche de l'élection présidentielle du 3 novembre, couplée à des élections législatives, les marchés financiers sont de plus en plus préoccupés par les aléas politiques... Si Joe Biden est en tête dans les sondages, les résultats du scrutin sont loin d'être prévisibles dans les "swing states", et Donald Trump a fait savoir qu'il pourrait contester les résultats s'ils sont très serrés... Pour les marchés, cette hypothèse serait déstabilisante, voire inquiétante, si elle s'accompagnait de manifestations, voire de confrontation violente, entre les partisans des deux postulants à la Maison Blanche...

Le grand rendez-vous politique de la semaine se tiendra donc ce mardi soir, avec le premier débat télévisé entre Donald Trump et son adversaire démocrate Joe Biden. Ce débat de 90 minutes démarrera à 21h00 à Cleveland dans l'Ohio (03H00 mercredi matin en France).

Les tensions entre les deux camps se sont accentuées la semaine dernière autour de la nomination d'une nouvelle juge à la Cour Suprême après le décès de la progressiste Ruth Barber Ginsburg. Donald Trump a nommé ce week-end une juge conservatrice, Amy Coney Barrett, à ce poste, malgré l'opposition des démocrates qui exigeaient le report de cette nomination après l'élection du 3 novembre. Joe Biden a demandé au Sénat, à majorité républicaine, et qui doit encore valider cette nomination, de ne pas se prononcer avant le scrutin.

La campagne électorale s'échauffe aussi autour de la question des impôts de Donald Trump, ce dernier ayant toujours refusé de publier ses avis d'imposition. Selon les informations du 'New York Times', le président milliardaire a versé des montants extrêmement faibles en impôts sur le revenu ces dernières années : seulement... 750$ d'impôts fédéraux en 2016 et 2017, et il n'a versé aucun impôt sur le revenu lors de 10 des 15 dernières années.

Les consommateurs américains ont le moral malgré la Covid-19

Sur le front macro-économique, les derniers indicateurs publiés mardi sont plutôt bien orientés malgré la pandémie. Ainsi, l'indice de confiance des consommateurs mesuré par le Conference Board est ressorti bien supérieur aux attentes en septembre, à 101,8, contre un consensus de 88,8 et après 86,3 en août. Au pire de la crise en avril, cet indicateur de confiance des Américains avait chuté à 85,7.

Par ailleurs, l'indice S&P Case-Shiller des prix de l'immobilier du mois de juillet est ressorti supérieur aux attentes à +0,6% contre un consensus +0,2% pour l'indice 20-City ajusté en comparaison du mois antérieur. Hors ajustements, la hausse ressort également à +0,6%, contre +0,3% de consensus (+3,9% en glissement annuel).

Enfin, le déficit du commerce de biens aux Etats-Unis pour le mois d'août 2020 est ressorti à 82,9 milliards de dollars, un peu supérieur aux attentes (82,6 Mds$) et après 79,3 Mds$ en juillet.

Les marchés gardent un oeil attentif sur la situation sanitaire, alors que l'épidémie de coronavirus a désormais fait plus d'un million de morts dans le monde, selon le décompte de l'Université américaine Johns Hopkins. Le nombre de décès supplémentaires a recommencé à accélérer ces dernières semaines, et les contaminations sont elles aussi en hausse dans de nombreux pays, notamment en Europe, où de nombreuses nouvelles mesures de restriction ont dû être prises. Ce mardi, la chancelière allemande Angela Merkel a annoncé de nouvelles mesures, dont la limitation du nombre de participants à des fêtes dans l'espace public et privé afin de lutter contre une recrudescence des cas de Covid-19.

Les Démocrates proposent un nouveau plan de 2.200 Mds$

Aux Etats-Unis, les discussions entre l'administration Trump et le Congrès au sujet d'un nouveau plan de soutien à l'économie ont repris le week-end dernier après 7 semaines de blocage. La présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a annoncé lundi soir que les parlementaires démocrates avaient mis au point un plan de relance de 2.200 milliards de dollars pour compenser les effets de la pandémie. Il prolongerait le premier plan du même montant adopté en mars dernier par le Congrès, mais dont les principales mesures sont arrivées à leur terme.

Des discussions entre Nancy Pelosi et le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin se sont déroulées lundi, et se sont poursuivies mardi par une conversation téléphonique d'environ 50 minutes. Mme Pelosi s'est montrée optimiste en déclarant ensuite à la chaîne 'MSNBC' que "notre conversation a été positive. Nous nous parlerons encore demain pour voir comment trouver un terrain d'entente".

Initialement, les Démocrates avaient proposé un plan de 3.400 Mds$, tandis que du côté de la Maison blanche, le secrétaire général Mark Meadows avait évoqué fin août un montant limité à 1.300 Mds$, ciblé sur les secteurs les plus affectés par la crise sanitaire. Le temps presse pour adopter le plan avant l'élection du 3 novembre, alors que le Congrès a prévu de lever sa session actuelle à la fin de cette semaine. Les règlements des deux chambres permettent cependant de jouer les prolongations si la volonté politique est au rendez-vous...

Le pétrole replonge, l'or reprend de la hauteur

Sur le marché des changes, le dollar a reculé pour la 2e séance : l'indice du dollar (qui mesure son évolution face à un panier de 6 devises) a cédé mardi 0,42% à 93,88 points, tandis que l'euro a grimpé de 0,66% à 1,1741$. Du côté des taux souverains, le rendement de l'obligation d'Etat américaine (T-Bond) à 10 ans a fini stable à 0,65%.

Le pétrole a rechuté lourdement sur fond de craintes sur la demande dans un contexte sanitaire qui se dégrade. Le contrat à terme de novembre sur le baril de brut léger américain (WTI) a perdu 3,2% à 39,29$ sur le Nymex, retombant sous le seuil des 40$, tandis que le contrat sur le Brent pour livraison en novembre lâche 3,3% à 41,03$.

L'or a confirmé son rebond, après un gain de 0,9% lundi. Le contrat à terme de décembre sur le Comex a encore gagné 1,1% mardi à 1.903,20$ l'once. Le métal jaune avait corrigé de 4,9% la semaine dernière, mais il gagne environ 24% depuis le début de l'année, profitant des incertitudes économiques et sanitaires.

VALEURS A SUIVRE

Fiat Chrysler Automobiles (-1,7%) va débourser 9,5 M$ pour une pénalité civile mettant un terme aux accusations selon lesquelles le constructeur aurait induit les investisseurs en erreur en ne révélant pas avoir mené seulement un examen limité pour vérifier sa conformité aux normes d'émissions.

Par ailleurs, FCA et PSA annoncent la composition du Conseil d'administration de Stellantis, la nouvelle société qui résultera du regroupement de leurs activités. Le board de Stellantis sera composé de 11 membres, la majorité des administrateurs non exécutifs étant indépendante. FCA et son actionnaire de référence Exor ont nommé 5 membres (dont John Elkann en tant que Président) et PSA et deux de ses actionnaires de référence (EPF/FFP et BPIfrance) 5 membres (dont l'Administrateur Indépendant senior et le Vice-Président). Carlos Tavares, qui occupera la fonction de CEO de Stellantis, siègera également au Conseil.

Tiffany (-0,22%). Le Français LVMH (+1%) a contre-attaqué face au joaillier new-yorkais, devant la justice du Delaware, estimant que la mauvaise gestion de l'Américain durant la pandémie l'autorisait à abandonner son projet de rachat à 16 milliards de dollars. Selon LVMH, les conditions pour finaliser l'acquisition de Tiffany ne sont donc pas réunies et "les arguments fallacieux soutenus par Tiffany sont totalement infondés".

Walmart (stable) négocierait avec l'Indien Tata Group un investissement allant jusqu'à 25 milliards de dollars dans un projet du conglomérat visant à lancer une plateforme de e-commerce regroupant tous les biens de consommation qu'il propose. C'est du moins ce que croit savoir le quotidien d'affaires local Mint, qui cite des sources familières de la question. Selon les négociations en cours, la 'super app' pourrait être lancée en tant que joint venture entre Tata et Walmart, tirant parti des synergies entre les actifs de e-commerce de Tata et Flipkart, unité de commerce en ligne de Walmart basée à Bangalore.

Alphabet+0,5%). Google serait proche de l'obtention de l'accord de Bruxelles pour le rachat de Fitbit pour 2,1 milliards de dollars, après avoir fait de nouvelles concessions afin de répondre aux préoccupations de l'autorité européenne de la concurrence. C'est du moins ce qu'ont déclaré mardi des sources proches du dossier de Reuters.

American Airlines (-4%), United Airlines (-4%), Southwest (-1,6%) et Delta Air Lines (-2,3%) restent surveillées à Wall Street. Les démocrates de la Chambre des représentants ont présenté hier leur plan de soutien économique, qui envisage notamment des mesures vigoureuses venant en aide au compartiment aérien, extrêmement fragilisé par l'épidémie du nouveau coronavirus.

Parmi les résultats d'entreprises à suivre cette semaine figurent ceux d'IHS Markit, McCormick, et Micron Technology (mardi) ainsi que ceux de Conagra Brands, Constellation Brands et PepsiCo jeudi. Alibaba tient des journées virtuelles d'investisseurs de lundi à mercredi.

Palantir Technologies, le spécialiste des logiciels de "big data", s'introduira sur le Nyse (New York Stock Exchange) mercredi par cotation directe. En amont de cette cotation, les banques-conseil de Palantir ont informé des investisseurs que les titres pourraient commencer à s'échanger autour de 10$ l'action, selon des sources proches du dossier, ce qui valoriserait le groupe autour de 22 milliards de dollars.

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