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Clôture de Wall Street : progression dans l'espoir d'un accord commercial

| Boursier | 227 | Aucun vote sur cette news

La Bourse de New York a signé une deuxième séance haussière lundi, après sa flambée de vendredi. Les marchés espèrent des avancées à Pékin où les négociations commerciales ont repris.

Clôture de Wall Street : progression dans l'espoir d'un accord commercial
Credits Reuters

Après une fin de semaine euphorique, Wall Street est parvenu à transformer l'essai, lundi, pour finir à nouveau en hausse, dans l'espoir d'un accord commercial entre les Etats-Unis et la Chine, qui ont repris ce même jour leurs négociations à Pékin. Par ailleurs, les investisseurs continuent d'apprécier le ton plus accommodant adopté vendredi par Jerome Powell, le président de la Fed, ainsi que les excellents chiffres de l'emploi aux Etats-Unis en décembre. Le pétrole a signé une 4ème séance de hausse consécutive, tandis que le dollar s'est affaibli après avoir servi de valeur-refuge pendant les turbulences boursières de décembre.

A la clôture, l'indice Dow Jones a gagné lundi 0,42% à 23.531 points (après un bond de 3,3% vendredi), tandis que l'indice large S&P 500 a terminé en hausse de 0,70% à 2.549 pts (+3,4% vendredi), et que l'indice Nasdaq composite, riche en valeurs technologiques et biotechnologiques, a gagné 1,26%, à 6.823 pts, après avoir flambé de 4,4% vendredi. En outre, le Russell 2000, l'indice des valeurs moyennes a bondi de 1,78% à 1.405 points, traduisant un regain d'intérêt des investisseurs pour une large partie de la cote.

Sur le marché des changes, l'indice du dollar, qui mesure son évolution face à un panier de six devises de référence (euro, yen, livre sterling, franc suisse, dollar canadien et couronne suédoise)a reculé lundi de 0,5% à 95,70 points, sa troisième séance négative consécutive. L'euro a progressé ainsi de 0,72% à 1,1475$.

Le dollar fait notamment les frais des incertitudes sur l'issue du "shutdown" qui affecte une partie des administrations américaines depuis le 22 décembre. Les investisseurs sont aussi attentistes alors que les négociations commerciales entre les Etats-Unis et la Chine ont repris lundi. En outre, le dollar fait l'objet de prises de bénéfices, après avoir été recherché en décembre comme valeur-refuge, lorsque les marchés boursiers ont dégringolé.

La Fed se montrera "patiente" et "flexible", promet Jerome Powell

Le dollar n'a ainsi même pas profité vendredi de la publication d'excellents chiffres de l'emploi en décembre aux Etats-Unis (312.000 créations contre 184.000 attendues). Les investisseurs ont en effet bien davantage réagi aux dernières déclarations du président de la Fed, Jerome Powell, qui a affirmé que la banque centrale américaine serait "patiente" et "flexible", et qu'elle tiendrait compte du récent accès de volatilité sur les marchés financiers dans sa future politique monétaire.

Jerome Powell a ainsi laissé entendre que la Fed pourrait désormais faire une pause avant de remonter à nouveau ses taux directeurs, qui ont été relevés quatre fois en 2018 pour atteindre la fourchette de 2,25% à 2,50% lors de la réunion des 18 et 19 décembre 2018.

Lundi, la baisse du billet vert a été entretenue par la publication d'un indice ISM d'activité des services décevant pour décembre 2018 aux Etats-Unis. L'indice est ressorti à 57,6, contre un consensus de place de 59,6 et un niveau de 60,7 en novembre.

Sur les marchés obligataires, le rendement du bon du trésor (T-Bond) à 10 ans évoluait lundi à 2,68% (+1 point de bas), proche de son plus bas niveau depuis fin janvier 2018... Il avait atteint un pic à 3,25% début novembre, un plus haut depuis le printemps 2011...

Des attentes excessivement pessimistes de la part du marché pétrolier ?

Le pétrole a rebondi pour la quatrième séance consécutive. Le contrat à terme de février sur le WTI a gagné lundi 1,17% à 48,52$ tandis que l'échéance mars sur le Brent a pris 0,47% à 57,33$. Depuis début 2019, le WTI a regagné 6,6%, et il a rebondi de 14% par rapport à ses plus bas niveaux du 24 décembre dernier, à 42,36$.

Le cours du brut a notamment réagi à une note de Goldman Sachs adressée dimanche à ses clients. Tout en revoyant en baisse ses objectifs de cours pour 2019, la banque d'affaires a jugé que le plongeon du brut fin 2018 était excessif. Selon les analystes de GS, "le marché pétrolier a intégré ces derniers mois des attentes excessivement pessimistes pour la croissance mondiale", une situation qui "laisse la place à un rebond des prix, du moment que la croissance mondiale ne tombe pas sous le seuil des 2,5%".

En 2019, la banque s'attend à ce que le Brent s'échange en moyenne à 62,50$ en 2019, contre 70$ auparavant. Par rapport au cours actuel, cela implique un potentiel de hausse de 9%. De son côté, le WTI devrait valoir en moyenne 55,50$ en 2019 contre 64,50$ attendu jusqu'ici, soit un potentiel haussier de l'ordre de 14%.

Donald Trump optimiste sur un accord commercial avec Pékin

Sur le front commercial, une délégation américaine est arrivée à Pékin lundi pour un premier round de négociations depuis la rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping, le 1er décembre dernier, à l'occasion du sommet du G20 à Buenos Aires. Ils avaient alors décidé d'une trêve de trois mois dans la guerre commerciale pour tenter de trouver un accord.

Donald Trump a déclaré hier dimanche que les négociations se déroulaient très bien, et que la faiblesse de l'économie chinoise inciterait Pékin à conclure un accord... Une équipe américaine menée par le représentant adjoint du commerce des États-Unis, Jeffrey Gerrish, a entamé lundi des discussions prévues pour deux jours à Pékin.

Les crédits d'impôts versés aux Américains malgré le "shutdown"

Par ailleurs, les investisseurs gardent un oeil sur le "shutdown", qui paralyse une partie des administrations fédérales depuis le 22 décembre. Donald Trump refuse de céder sur le financement d'un mur entre les Etats-Unis et le Mexique. Il a toutefois fait une légère concession en envisageant une barrière d'acier plutôt qu'un mur en béton.

Par ailleurs, les services fiscaux américains ont fait savoir lundi qu'ils verseraient, malgré le "shutdown" qui les affecte, les crédits d'impôts et remboursements auxquels les contribuables américains ont droit chaque début d'année. Cette question inquiétait les marchés, car un non-versement de ces sommes aurait affecté la consommation des Américains.

VALEURS A SUIVRE

Au sein du S&P 500, la plupart des secteurs ont fini en hausse, à commencer par les biens de consommation discrétionnaires (+2,3% pour l'indice S&P sectoriel), l'énergie (+1,3%) et les technologies de l'information (+0,86%).

A noter qu'Amazon (+3,4%) est devenu lundi la plus importante capitalisation boursière américaine, détrônant Microsoft (+0,13%), qui avait lui même dépassé Apple (-0,2%) fin novembre 2018. Lundi soir, la capitalisation du géant du commerce en ligne atteignait ainsi 796,78 Mds$ contre 783,57 Mds$ pour Microsoft, 745,63 Mds pour Alphabet (-0,2%) et 701,99 Mds$ pour Apple, désormais relégué en 4ème place après son avertissement sur résultats émis la semaine dernière...

Le fabricant de jouets Mattel a bondi de 7,6% après avoir annoncé la signature d'un accord de licence avec le Boys band sud-coréen BTS.

Eli Lilly (+0,5%), le laboratoire d'Indianapolis, envisage de racheter son compatriote américain de Stamford Loxo Oncology (+66,3%) pour environ 8 Mds$ en numéraire, récupérant au passage un portefeuille de traitements du cancer. Lilly propose 235$ par titre Loxo, une prime 68% sur les cours de clôture de vendredi à Wall Street. Les produits de Loxo traitent les cancers provoqués par des mutations génétiques rares. L'an dernier, les autorités américaines de régulation ont autorisé la mise sur le marché d'un premier médicament du groupe du Connecticut, le Vitrakvi, pour le traitement de certains cancers provoqués par des mutations génétiques. Le Vitrakvi est vendu en partenariat avec l'Allemand Bayer.

L'annonce de cette opération intervient quatre jours après celle de l'offre de Bristol-Myers Squibb (+3,2%) sur Celgene (+3%) pour 74 milliards de dollars, qui donnera naissance à l'un des plus grands groupes pharmaceutiques mondiaux.

AbbVie (+1,4%) va enregistrer une charge de dépréciations de 4 Mds$ liée à l'abandon du programme de développement du Rova-T, traitement du cancer récupéré lors du rachat de Stemcentrx pour 5,8 Mds$ il y a un peu plus de deux ans.

General Electric (+6,2%). Selon Bloomberg, Apollo Global pourrait tenter de s'offrir tout ou partie de GE Capital Aviation Services (Gecas), filiale de leasing d'avions de ligne du conglomérat.

Dollar Tree (+5,4%). Starboard Value, un fonds activiste, a acquis 1,7% du capital de la chaîne de magasins discount. Le fonds demande à Dollar Tree de considérer une cession de l'enseigne Family Tree acquise en 2015 pour 8,5 Mds$.

Tesla (+5,4%) lance la construction de sa giga-factory chinoise de Shanghai. Le patron du groupe, Elon Musk, était accompagné du maire de Shanghai - Ying Yong - ce jour pour la cérémonie officielle.

Thermo Fisher Scientific (+1,3%). L'autorité britannique de concurrence (CMA) a entamé une enquête approfondie sur l'acquisition de Gatan (auprès de Roper) annoncée en juin par TFS pour 925 M$. La CMA craint que le deal ne provoque une inflation du prix des microscopes.

PG&E (-22,3%). Reuters explique que le producteur d'électricité, dont les équipements pourraient avoir joué un rôle dans le déclenchement de l'incendie le plus meurtrier de l'histoire de la Californie en novembre, envisage de placer ses activités sous protection de la loi américaine sur les faillitesen 2018, affiche une capitalisation boursière de 12,67 milliards de dollars...

Les actions de l'IntercontinentalExchange (ICE, -3%), du Nasdaq (-2,6%) et du CBOE (-1,8%) ont souffert lundi. Morgan Stanley, Fidelity, Citadel, ainsi que d'autres firmes financières, vont lancer une place boursière à bas coûts concurrençant le Nyse et le Nasdaq. La structure est baptisée 'Members Exchange' ou MEMX. Elle sera contrôlée par neuf firmes, à savoir Morgan Stanley, Fidelity, Citadel, Virtu, UBS, Bank of America Merrill Lynch, Charles Schwab, E*Trade Financial et TD Ameritrade. MEMX doit proposer un modèle de trading simplifié et des ordres basiques. La place bénéficiera de technologies innovantes... Le NYSE est détenu par Intercontinental Exchange, le Nasdaq par Nasdaq Inc. CBOE est la troisième grande place actuelle.

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