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Clôture de Wall Street: pertes limitées malgré les menaces de Trump contre la Chine

| Boursier | 161 | Aucun vote sur cette news

La Bourse de New York a réduit ses pertes lundi soir en clôture, résistant aux menaces de Donald Trump de taxer à 25% 200 Mds$ de biens chinois importés.

Clôture de Wall Street: pertes limitées malgré les menaces de Trump contre la Chine
Credits Reuters

Alors qu'ils pensaient acquise la signature prochaine d'un accord commercial entre les Etats-Unis et la Chine, les marchés financiers ont été choqués lundi par les nouvelles menaces de Donald Trump de relever de 10% à 25% les taxes sur 200 milliards de dollars de produits chinois importés, une mesure qui serait applicable dès vendredi prochain ! Toutefois, après un démarrage en perte de près de 2%, les principaux indices boursiers américains ont réduit leurs pertes de façon spectaculaire pendant la deuxième moitié de la séance.

A la clôture, l'indice Dow Jones a cédé 0,25% à 26.438 points, tandis que l'indice large S&P 500 a reculé de 0,45% à 2.932 pts et que le Nasdaq composite a lâché 0,50% à 8.123 pts.

Au plus bas de la séance, le DJIA avait pourtant chuté de 1,8%, le S&P 500 de 1,6% et le Nasdaq avant abandonné 2,2%... Lundi matin, les marchés chinois avaient fini en forte baisse : -5,8% pour le CSI 300 à Shanghai et -2,9% pour le Hang Seng à Hong Kong. En Europe, l'EuroStoxx50 a cédé 1,13% en clôture et à Paris, le CAC 40 a reculé de 1,18%.

Les marchés veulent croire en la poursuite des négociations commerciales

La semaine dernière, le Nasdaq et le S&P 500 avaient franchi de nouveaux records historiques à la faveur de résultats d'entreprises meilleurs qu'attendu ainsi que, vendredi, l'annonce de chiffres de l'emploi bien meilleurs que prévu en avril. A ces niveaux de valorisation, toute mauvaise nouvelle du côté des négociations commerciales est susceptible d'entraîner un repli des indices boursiers.

Cependant, les investisseurs ne croient pas en une rupture des négociations entre Washington et Pékin, qui sont actuellement dans leur phase finale. A ce stade, la Chine n'a pas rompu les négociations en cours et a fait savoir lundi que le voyage à Washington d'une délégation chinoise restait prévu pour cette semaine, sans plus de précisions...

Le repli des marchés d'actions reste donc pour l'instant modéré, et les autres marchés (changes, taux, matières premières) n'ont pas paniqué. Les marchés espèrent que les menaces de Donald Trump, qui s'est plaint de la lenteur des négociations, permettront de surmonter les dernières difficultés entre les deux plus grandes économies mondiales...

Ainsi, sur le marché des changes, l'indice du dollar (qui mesure son évolution face à un panier de 6 devises de référence) était presque stable lundi soir à 97,53 points (+0,01%), tandis que l'euro cotait 1,1202$ (+0,01%).

Les obligations d'Etat américaines ont été recherchées en tant que valeur refuge, faisant reculer les taux (qui évoluent en sens inverse des cours). Le rendement de l'emprunt d'Etat de référence, le T-Bond à 10 ans, est ainsi retombé lundi de 3 points de base à 2,50%.

Le pétrole soutenu par un regain de tension au Moyen-Orient

Le cours du pétrole a fait du yo-yo, plongeant dans un premier temps de 3,1% pour le WTI avant de remonter en terrain positif, sur fond de regain de tensions politiques au Moyen-Orient. Le contrat à terme de juin sur le brut léger américain WTI a fini en progression de 0,50% à 62,25$ le baril sur le Nymex (après être tombé jusqu'à 60,04$ en début de journée), tandis que le Brent d'échéance juillet a repris 0,55% à 71,24$ le baril au moment de la clôture du Nymex.

Les cours ont été soutenus par l'annonce par les Etats-Unis du déploiement d'un groupe aéronaval face à l'Iran, composé notamment d'un porte-avions et d'une force de bombardiers, qui ont été envoyés au Moyen-Orient. Selon la chaîne israélienne 'Channel 13', Israël aurait informé les Etats-Unis d'un projet d'attaque iranienne contre des intérêts américains dans le Golfe persique.

Par ailleurs, l'Arabie saoudite a annoncé une baisse de ses prix de vente en juin pour toutes ses exportations de brut vers les Etats-Unis. Cette décision est interprétée comme un signe de bonne volonté de Riyad envers Washington qui s'inquiète de la baisse de l'offre mondiale de brut liée notamment aux sanctions américaines contre l'Iran.

Donald Trump met une pression maximale sur la Chine

Sur le front commercial, Donald Trump a donc annoncé dimanche soir que 200 milliards de dollars de produits chinois importés, jusqu'alors soumis à des prélèvements douaniers de 10% des États-Unis, allaient être désormais taxés à 25% dès vendredi. Le président américain a ajouté qu'il était prêt à taxer ensuite à 25% le solde de 325 Mds$ de produits chinois importés aux Etats-Unis qui ne sont pas encore taxés.

"Pendant 10 mois, la Chine a payé aux USA des Tarifs de 25% sur 50 Milliards de Dollars de produits High Tech, et 10% sur 200 Milliards de Dollars d'autres produits", a précisé Trump sur Twitter, ajoutant que ces tarifs payés aux Etats-Unis n'ont eu que peu d'impact sur les coûts des produits, "essentiellement supportés par la Chine". En outre, le président Trump assure que ces paiements sont partiellement responsables des bons résultats économiques américains. "Les 10% seront relevés à 25% vendredi. 325 milliards de dollars de biens supplémentaires que nous envoient la Chine restent non taxés mais le seront rapidement, à un taux de 25%".

"L'Accord Commercial avec la Chine reste d'actualité, mais évolue trop lentement, alors qu'ils tentent de renégocier. Non!", a encore asséné Trump sur Twitter.

Ces annonces tonitruantes visent sans aucun doute à mettre la pression sur les dirigeants chinois, afin de conclure l'accord commercial global le plus favorable possible aux Etats-Unis. Trump prend néanmoins des risques, et notamment celui de brusquer les marchés financiers - qui avaient 'acheté' l'idée de l'apaisement -, alors que Washington et Pékin devaient reprendre leurs négociations commerciales.

Pour l'instant, la Chine a réagi avec calme et n'a pas rompu les négociations en cours. Pékin a fait savoir lundi que le voyage à Washington d'une délégation chinoise restait prévu pour cette semaine...

VALEURS A SUIVRE

Kraft Heinz (+0,58%) a annoncé qu'il devrait retraiter ses comptes 2016 et 2017 afin de corriger des erreurs comptables consécutives aux fautes de certains salariés dans la division achats, a annoncé le colosse alimentaire américain. Le groupe juge toutefois qu'il n'y aura pas d'impact matériel sur la période concernée.

Berkshire Hathaway (-2,3%) a enfin investi dans Amazon (-0,6%) a annoncé Warren Buffett, se disant 'fan' du groupe de Jeff Bezos. L'investissement a été réalisé par les deux principaux gérants de Berkshire, Todd Combs et Ted Weschler. Buffett, s'exprimant ce week-end à Omaha, Nebraska, à l'occasion de l'assemblée générale de Berkshire, a répondu aux nombreuses questions d'actionnaires et d'analystes. Son acolyte Charlie Munger, 95 ans, vice-président de la firme, a déploré le fait de ne pas avoir identifié Google plus tôt comme un investissement judicieux. "Je me sens comme un crétin", a lancé Munger, reconnaissant s'être "planté". Buffett a enfin mis en avant ses possibles successeurs, Ajit Jain, vice-président pour les opérations d'assurance, et Greg Abel, vice-président des opérations hors assurance.

Berkshire affichait un niveau de cash de 114 milliards de dollars en fin de premier trimestre. Les résultats trimestriels ont fait ressortir par ailleurs un bénéfice net de 21,7 milliards, ainsi qu'un bénéfice opérationnel de 5,6 milliards de dollars à comparer à un niveau de 5,3 Mds$ un an avant. Le bénéfice net, à comparer à une perte de 1,1 Md$ un an avant, reflète la performance du portefeuille de Berkshire.

Occidental Petroleum (+1,4%), groupe pétrolier US spécialiste du schiste, a annoncé hier avoir augmenté la portion cash de son offre de 38 milliards de dollars sur Anadarko Petroleum (+3,8%). Le groupe entend convaincre ainsi Anadarko de dénoncer l'accord de 33 milliards de dollars conclu avec Chevron (+0,9%). Total (-2,4% à Paris) a par ailleurs annoncé de son côté un accord avec Occidental, afin d'acquérir pour 8,8 milliards de dollars d'actifs africains d'Anadarko en cas de succès de l'offre d'Occidental. Occidental a par ailleurs annoncé que Berkshire allait investir 10 milliards de dollars afin de soutenir le financement du rachat d'Anadarko. Occidental offre 76$ par titre Anadarko, dont 78% en numéraire.

Bausch Health (+9,1%) a annoncé pour son premier trimestre une perte de 52 millions de dollars et 15 cents par titre, ainsi qu'un bénéfice ajusté par action de 1,03$. Le consensus était de 89 cents de bpa ajusté sur la période. Le groupe pharmaceutique québécois a affiché des revenus de 2,02 milliards de dollars pour le trimestre écoulé, ce qui ressort en revanche légèrement inférieur au consensus. Les revenus de l'exercice sont anticipés entre 8,35 et 8,55 milliards de dollars.

Tyson Foods (+2,6%) a dépassé le consensus de profit sur le trimestre clos. Le groupe alimentaire américain a profité notamment de ventes supérieures aux attentes de boeuf et aliments préparés. Le bénéfice net part du groupe pour le second trimestre fiscal, clos début mars, s'est élevé à 426 M$ et 1,17$ par titre, contre 315 M$ un an avant. Hors éléments, le groupe a affiché un bénéfice net de 1,20$, contre 1,14$ de consensus. Les revenus se sont améliorés de 7% à 10,4 milliards, également supérieurs aux attentes de marché.

Sysco (+3,4%) a révélé pour son troisième trimestre fiscal de revenus en croissance de 2% à 14,7 milliards de dollars, une marge brute en hausse de 3% à 2,8 milliards, un bénéfice opérationnel en progression de 10% à 530 millions et un profit opérationnel ajusté en augmentation de 17% à 620 M$. Le bénéfice par action a grimpé à 85 cents. Le bpa ajusté s'est amélioré de 12 cents, pour ressortir à 79 cents. Pour l'exercice fiscal clos, les ventes ont augmenté de 3% à 44,6 Mds$, alors que le bpa ajusté a représenté 2,45$.

Walt Disney (+0,5%). Après un démarrage canon, le film 'Avengers : Endgame' affole les compteurs partout dans le monde... Dernier exploit, le nouveau Marvel a dépassé les recettes engendrées par Titanic ! Selon les informations de la société Exhibitor Relations, le film sorti le 24 avril dernier a dépassé ce week-end, après seulement 11 jours en salle, 2,19 milliards de recettes. Des chiffres qui situent le 'blockbuster' américain à la deuxième place des films ayant généré le plus d'argent au monde devant Titanic et Star Wars-Le réveil de la Force. Désormais, 'Avengers : Endgame' vise le numéro un du classement, le film Avatar, qui avait généré 2,79 Mds$.

Après la clôture de la Bourse ce lundi soir à Wall Street, AIG, Hertz Global, IFF, Kla-Tencor, Mosaic, Liberty Global ou Iamgold, publiaient leurs derniers résultats financiers trimestriels.

Pour la suite de la semaine, on suivra notamment les annonces, mardi, d'Allergan, Anheuser-Busch Inbev, Electronic Arts, Ferrari, LYFT, Match Group, Mylan et Regeneron Pharmaceuticals. Mercredi, AMBEV, Fox Corp, Kraft Heinz, Marathon Petroleum, Vale, Walt Disney et Weibo publieront leurs comptes. Jeudi, ce sera au tour de Dropbox, Duke Energy, Keurig Dr Pepper, Linde et Symantec. Enfin, vendredi, JD.Com, Marriott International et PetroChina cloront la semaine.

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