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Clôture de Wall Street : optimisme prudent avant l'annonce du plan Biden

| Boursier | 290 | Aucun vote sur cette news

Après un démarrage prudent, la Bourse de New York s'est orientée en légère hausse mardi soir, soutenue par la perspective d'un nouveau plan de relance aux Etats-Unis.

Clôture de Wall Street : optimisme prudent avant l'annonce du plan Biden
Credits Reuters

A l'issue d'une séance hésitante, la Bourse de New York a fini en légère hausse mardi soir, soutenue par la perspective d'un nouveau plan de relance aux Etats-Unis, qui sera présenté jeudi par le président-élu Joe Biden. L'appétit du risque continue de faire remonter les taux d'intérêts à long terme, et porte les investisseurs vers les valeurs cycliques sous-valorisées, qui devraient profiter des mesures de relance budgétaires et monétaires.

A la clôture, l'indice Dow Jones agagné 0,19% à 31.068 points, tandis que l'indice large S&P 500 a grappillé 0,04% à 3.801 pts, et que l'indice Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, a repris 0,28% à 13.072 pts.

La situation politique tendue à l'approche de la prestation de serment de Joe Biden, le 20 janvier, a cependant limité les gains, de même que l'évolution de la pandémie de Covid-19. Enfin, les marchés sont dans l'attente du coup d'envoi de la saison des résultats du 4e trimestre 2020, qui se fera en douceur cette semaine, avec notamment Delta Air Lines (jeudi) et plusieurs banques vendredi, dont Citigroup, JP Morgan et Wells Fargo.

Les valeurs de croissance délaissées au profit de la "value"

Parmi les secteurs en recul ce mardi figurent les services collectifs (-0,5% pour l'indice sectoriel du S&P 500) qui souffrent d'une remontée des taux. Les "stars du confinement", à commencer par les technologiques (-0,4%) ont reculé. Les services de communication ont fini en berne pour la 2e séance (-1,5%), sous le poids de Twitter (-2,3%) et de Facebook (-2,2%), en première ligne dans la polémique sur l'usage controversé des réseaux sociaux par Donald Trump et ses partisans.

En hausse, figurent les secteurs qui profiteront de la reprise conjoncturelle, à savoir l'énergie (+3,5%) les biens de consommation discrétionnaires (+1,3%), les financières (+1%) et les matériaux de base (+1,3%) et les industrielles (1%).

Les marchés pétroliers ont rebondi après une pause lundi, tablant sur une reprise de la demande en 2021 à la faveur des politiques économiques et monétaires très généreuses de la part de la future administration Trump et de la Réserve fédérale. Le brut léger américain WTI a regagné 1,8% à 53,21$ le baril (contrat à terme de février sur le Nymex), tandis que le Brent de la Mer du Nord a avancé de 1,7% à 56,58$.

Les taux US à 10 ans au plus haut depuis 10 mois

Soutenu par les espoirs de stimulus fiscal par l'administration Biden, le rendement du T-Bond à 10 ans a continué de grimper, pour atteindre 1,18% en séance mardi, retrouvant ses niveaux de mars 2020, contre 0,9% il y a une semaine... En clôture, ce taux est cependant revenu à 1,14%. Ces derniers jours, l'appétit du risque et l'anticipation d'un afflux massif d'émission de dette souveraine pour financer les plans de relance ont poussé les investisseurs à vendre des obligations, ce qui a mécaniquement fait remonter les taux d'intérêt, en particulier ceux à long terme.

L'indice du dollar a fait une pause mardi, cédant 0,47% à 90,04 points, tandis que l'euro a gagné 0,49% à 1,2208$. Le billet vert a cependant rebondi de 1% depuis son plus bas du 6 janvier en séance, profitant des anticipations de taux et d'inflation plus élevés à l'avenir, à la faveur de la reprise économique attendue.

L'or est resté volatil, l'once reculant mardi de 0,4% à 1.844,20$ pour le contrat à terme de février sur le Comex. Le métal jaune avait plongé de 4,1% vendredi, avant de regagner 0,8% lundi. A court terme, son statut de valeur-refuge est un peu ébranlé par la brusque remontée des taux d'intérêts à long terme, qui a rendu les obligations souveraines plus attractives par rapport à la relique barbare (qui n'offre aucun rendement). Le Bitcoin, encore bien plus volatil que l'or, est remonté mardi soir autour de 34.800$ (+12% en 24h) après une chute de 15% lundi, et après avoir frôlé les 42.000$ vendredi dernier.

Trop tôt pour parler de réduire le soutien de la Fed ?

Plusieurs membres de la Fed s'exprimaient ce mardi, dont le président de la Fed de Dallas, Robert Kaplan. Ce dernier s'est montré plutôt optimiste sur la reprise en 2021, avec un rebond de 5% du PIB attendu et un recul du taux de chômage entre 4,5% et 4,75%. De quoi commencer déjà à réfléchir, selon M. Kaplan, à un "tapering", c'est à dire une réduction des achats d'actifs par la banque centrale, qui achète massivement des obligations depuis mars 2020 pour soutenir les marchés.

Deux autres responsables de la Fed se sont toutefois montrés bien plus mesurés sur le "tapering". Le président de la Fed de Richmond, Thomas Barkin, a estimé qu'il faudra attendre que la Fed observe des améliorations significatives en termes d'emploi et d'inflation avant de lancer une discussion sur le sujet. Et Raphael Bostic, le patron de la Fed d'Atlanta, ne voit quant à lui pas d'évolution de politique monétaire cette année, et pense qu'il faudra encore observer beaucoup de progrès avant de réétudier la politique de rachat d'actifs.

Sur le plan politique, six jours après l'intrusion violente de partisans de Donald Trump au Capitole, les parlementaires démocrates poursuivent leur tentative de destitution du président sortant, l'accusant d'"incitation à l'insurrection". Le texte pourrait être discuté mercredi à la chambre et s'il était adopté, il devra encore recueillir une majorité des deux-tiers au Sénat, ce qui sera difficile à obtenir. Une autre résolution demandant au vice-président Mike Pence de démettre prématurément Donald Trump de ses fonctions va être présentée mardi à la Chambre.

Craintes de nouvelles violences à l'approche du 20 janvier

Alors que les émeutes du Capitole n'avaient pas ébranlé les marchés la semaine dernière, certains s'inquiètent d'un climat de violence qui, s'il s'installait durablement aux Etats-Unis serait préjudiciable à la confiance des investisseurs dans le pays.

Selon des sources citées par 'Reuters', le FBI s'inquiète du risque de manifestations armées avant le 20 janvier, jour de la cérémonie d'investiture de Joe Biden en tant que 46e président des Etats-Unis... Face au risque de troubles liés aux actions de partisans de Donald Trump, la Garde nationale des Etats-Unis a été autorisée à déployer jusqu'à 15.000 membres dans la capitale fédérale pour contribuer au maintien de l'ordre lors de la cérémonie d'investiture.

La maire de Washington, Muriel Bowser, a demandé que l'état d'urgence soit déclaré en amont dans la capitale fédérale afin d'obtenir des fonds supplémentaires pour la sécurité, ce que Donald Trump a entériné lundi soir. Toutefois, la démission, lundi soir, du ministre par intérim de la Sécurité intérieure, Chad Wolf, a ajouté aux inquiétudes sur cette période de transition difficile. Rappelons que Donald Trump, qui n'a reconnu sa défaite qu'à demi-mot, a annoncé qu'il ne participera pas à la cérémonie de prestation de serment de Joe Biden, contrairement à la tradition américaine.

Joe Biden attendu jeudi sur son plan de soutien

Les investisseurs sont aussi focalisés sur l'évolution de la crise sanitaire et sur le nouveau plan de soutien très attendu de l'administration Biden. Le président élu a annoncé vendredi qu'il présenterait jeudi son programme économique, et a promis "des milliers de milliards" d'aide. La presse a évoqué un nouveau "package" de 3.000 milliards de dollars, qui ferait doubler environ le montant déjà injecté par l'Etat fédéral, en plusieurs étapes, depuis mars 2020 pour soutenir l'économie.

Joe Biden s'est notamment dit favorable au versement d'un nouveau chèque d'aide de 1.400$ par Américain pour surmonter la crise actuelle. Ce montant se cumulerait avec les 600$ versés dans le cadre du plan a minima adopté avant Noël par le Congrès pour porter l'aide totale à 2.000$ par adulte.

9 millions d'Américains vaccinés contre le coronavirus

Sur le plan sanitaire, la campagne de vaccination se poursuit en Europe et aux Etats-Unis, une course contre la montre alors que le nombre de cas continue de grimper, notamment sous l'effet de la diffusion du nouveau variant britannique du Covid-19. Le nombre de décès a atteint 1,92 million dans le monde, dont plus de 376.000 aux Etats-Unis, le pays le plus endeuillé par la pandémie. Outre-Atlantique, le nombre de cas avérés de Covid-19 a désormais dépassé 22,6 millions, avec un record de 300.000 par jour atteint vendredi dernier.

Depuis le début de la campagne de vaccination, près de 9 millions d'Américains ont reçu au moins une injection (sur les deux nécessaires pour être fortement immunisé) et 25 millions de doses ont été mises sur le marché, des chiffres impressionnants, mais qui sont inférieurs aux prévisions initiales des autorités américaines.

VALEURS A SUIVRE

AstraZeneca (-0,5% à New York). Le laboratoire britannique a déposé auprès des autorités sanitaires européennes sa demande de mise sur le marché du vaccin contre le Covid-19 mis au point avec l'Université d'Oxford. L'Agence européenne des médicaments (EMA) a annoncé mardi avoir reçu cette demande d'autorisation, précisant qu'elle procéderait à un examen accéléré, avec une décision qui pourrait être rendue le 29 janvier, si les données communiquées sont suffisamment "robustes et complètes".

Facebook (-2,2% après -4% lundi) et Twitter (-2,3% après -6,4% lundi) continuent de souffrir de la polémique sur le rôle des réseaux sociaux dans la flambée de violence qui a entraîné les incidents au Capitole le 6 janvier, faisant 5 morts. Twitter, qui suspendu définitivement le compte de Donald Trump du réseau social, a fait savoir par ailleurs qu'il avait suspendu depuis vendredi plus de 70.000 comptes dédiés essentiellement à relayer des contenus du mouvement complotiste QAnon, face au risque de violences.

Alibaba (+0,78%) / Tencent (+2,2%). Des sources familières de la situation citées par Reuters indiquent que la Chine demanderait à ses géants technologiques Tencent, Ant ou JD.com de partager les données de crédit de leurs clients afin d'éviter toute fraude ou crédit inapproprié. Le gouvernement chinois durcit encore ses efforts contre les leaders locaux de la 'tech'. Alibaba, dont le fondateur Jack Ma a disparu, avait même plongé de 3,7% hier à Wall Street sur des craintes de nationalisation.

Le thème des véhicules électriques a beaucoup agité la cote ce mardi, alors que le plan Biden pourrait favoriser le secteur, et qu'en Europe aussi, la crise du coronavirus devrait accroître les soutiens publics à la transition énergétique. Ainsi, le spécialiste américain des piles hydrogène, Plug Power, a flambé de 22% à Wall Street après un accord avec le français Renault (+1,7% à Paris). Les deux sociétés ont annoncé mardi la signature d'un protocole d'accord en vue de la création d'une coentreprise à 50/50 implantée en France, d'ici la fin du premier semestre 2021, visant plus de 30% de part de marché des véhicules utilitaires légers à hydrogène en Europe.

General Motors (+6,2% à 47,82$) a fini sur un record depuis son retour en Bourse en 2010. Sa patronne, Mary Barra, a annoncé mardi la création d'une nouvelle filiale, baptisée BrightDrop, qui proposera des véhicules utilitaires électriques. Son premier client sera la compagnie de transport de colis FedEx (+1,5%) qui recevra les 500 premières unités de la camionnette EV600 d'ici la fin de l'année. Des livraisons à d'autres clients commenceront début 2022, a précisé Mary Barra, qui s'exprimait à l'occasion du Consumer Electronics Show (CES) qui se tient en visioconférence cette année, pour cause de pandémie de Covid-19.

Lucid Motors, un concepteur californien de véhicules électriques de luxe, discuterait d'une potentielle entrée en Bourse par une fusion avec Churchill Capital Corp IV, croit savoir l'agence Bloomberg, citant des personnes familières du sujet. La transaction pourrait atteindre jusqu'à 15 milliards de dollars, Lucid travaillant actuellement avec ses conseils financiers. Churchill Capital avait auparavant exprimé son intérêt pour le rachat d'une part de l'unité d'AT&T DirecTV dans la TV satellite.

Intel (+3,3%), le leader californien des microprocesseurs, entend faire appel à Taiwan Semiconductor Manufacturing (TSMC) dans le cadre de la fabrication d'une nouvelle génération de processeurs pour PC de sept nanomètres afin de faire face au rival Nvidia (-1%), ont précisé deux sources de Reuters 'proches du dossier'.

Walmart (+1,1%), le colosse de la grande distribution basé dans l'Arkansas, a levé le voile sur un partenariat avec la firme d'investissement Ribbit Capital en vue de la création d'une société dédiée aux nouvelles technologies financières.

Abercrombie & Fitch (+0,95%) résiste. Le groupe de mode anticipe en effet un recul des revenus moins significatif que prévu sur le quatrième trimestre, avec la performance des ventes en ligne.

Steris (-4,1%) et Cantel Medical (-0,9%) discuteraient d'une fusion, selon des personnes familières de la question citées par le Wall Street Journal. Le deal pourrait comprendre des actions. Aucune valorisation précise n'est avancée.

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