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Clôture de Wall Street : nouveaux sommets, le plan Biden en vue

| Boursier | 422 | Aucun vote sur cette news

Wall Street termine la semaine dans le calme, vendredi, à la veille d'un week-end de trois jours, lundi étant férié pour la Journée des présidents.

Clôture de Wall Street : nouveaux sommets, le plan Biden en vue
Credits Reuters

La Bourse de New York a fini en légère hausse vendredi, ce qui a suffi pour signer de nouveaux records, à la veille d'un week-end de trois jours, lundi étant férié pour la Journée des présidents. Les indices américains ont discrètement poursuivi leur ascension cette semaine, tout en évoluant dans des fourchettes étroites. Les marchés restent focalisés sur la progression du plan de soutien de 1.900 milliards de dollars de Joe Biden qui est étudié par la chambre des représentants. Les cours du pétrole ont encore grimpé de 5% sur la semaine et ont pris plus de 20% depuis le début de l'année. La situation sanitaire continue de s'améliorer outre-Atlantique, malgré la crainte suscitée par les variants du Covid-19, et la campagne de vaccination va bon train.

A la clôture, le Dow Jones a grappillé 0,09% à 31.458 points, dépassant son record de mercredi, alors que l'indice large S&P 500 a pris 0,47% à 3.934 pts, et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, a gagné 0,5% à 14.095 pts. Le Nasdaq et le S&P 500 avaient déjà terminé jeudi sur des records. Sur l'ensemble de la semaine, les trois indices ont progressé respectivement de 1%, 1,2% et 1,7%.

Les autres places boursières mondiales ont terminé en hausse vendredi, en l'absence de cotations sur les grands marchés asiatiques (Chine, Hong Kong, Corée du Sud) pour cause de Nouvel an lunaire. En Europe, l'EuroStoxx 50 a gagné 0,65%, et à Paris, le CAC 40 a progressé de 0,6%. A Tokyo, le Nikkei a cédé 0,14%.

Neuf des 11 indices sectoriels du S&P 500 ont progressé vendredi, à commencer par l'énergie (+1,4%), les matériaux de base (+1%), les financières (+0,95%) et la santé (+0,75%), tandis que les technologies (+0,5%) et les services de communication (+0,07%) sont restés un peu à la traîne.

Du côté des valeurs, Walt Disney a fait du yo-yo après la publication de comptes supérieurs aux attentes au 4e trimestre. Le titre a d'abord bondi de 1,5% avant de finir en baisse de 1,7% sous l'effet de prises de bénéfices. Avec un gain de 33% sur un an, qui a porté l'action Disney à des sommets historiques grâce au succès de ses services de vidéo en streaming, des investisseurs estiment que le titre est désormais pleinement valorisé.

Les cours du pétrole sont repartis en hausse vendredi, après une pause la veille. Le contrat à terme de mars sur le baril de pétrole brut WTI a gagné 2,1% à 59,47$ sur le Nymex, tandis que le Brent d'échéance avril a grimpé de 2,1% à 62,43$. Les cours du brut ont désormais gagné 22% pour le WTI et 20,5% pour le Brent depuis le début 2021, soutenus par la perspective d'une reprise de la demande courant 2021, un dollar faible et une abondance de liquidité fournie par les banques centrales.

Des valorisations élevées malgré les bons résultats d'entreprises

Les investisseurs ont été jusqu'ici globalement rassurés par les résultats des entreprises au 4e trimestre 2020, ainsi que par leurs prévisions. Ce vendredi soir, 74% des membres du S&P 500 ont désormais publié leurs comptes du trimestre achevée fin décembre, et parmi ces sociétés, la très grande majorité, environ 80%, a fait mieux que prévu par les analystes, tant en termes de bénéfices que de ventes, selon une note du cabinet FactSet.

Malgré ce constat positif, la valorisation atteinte par les marchés d'actions continue de susciter des craintes de bulle spéculative et de correction de la part de nombreux analystes. Le ratio cours sur bénéfice par action (PER) du S&P 500 s'élève à 22,2 fois les bénéfices attendus sur les 12 prochains mois, bien au-dessus de sa moyenne à 10 ans (environ 15 fois).

Le risque de correction est renforcé pour de nombreuses valeurs internet, technologiques ou biotechs, qui ont atteint des valorisations frôlant la bulle spéculative, selon des analystes. Or, les "technos" pèsent très lourd dans les indices boursiers, et leur chute risque d'entraîner l'ensemble du marché.

La Chambre des représentants valide les chèques de 1.400$ par Américain

Avec les comptes des sociétés, le principal soutien des marchés est le plan de relance de 1.900 milliards de dollars de l'administration Biden, considéré comme le moteur de la reflation attendue avec impatience par les investisseurs. Le 5 février, le président américain a affirmé qu'il entendait "agir vite", alors que les élus républicains traînent des pieds au Sénat.

Cette semaine, le projet a progressé à la chambre des représentants, avec l'adoption vendredi par une Commission du volet d'aide directe de 1.400$ pour la plupart des Américains. La chambre a aussi validé le volet d'aide de 14 milliards de dollars pour les compagnies aériennes.

Au Sénat, qui est pour l'instant occupé par le procès en destitution de Donald Trump, Joe Biden s'est donné les moyens de passer outre en cas d'obstruction par les élus républicains. Début février, il a obtenu un vote du Sénat (contrôlé par les Démocrates par 51 voix contre 50 ) l'autorisant à faire adopter son plan à une majorité simple et non à celle des deux-tiers. Ainsi, même si le président affirme qu'il préférerait parvenir à un accord bipartisan sur son plan, il pourrait aussi imposer le projet démocrate si les discussions s'enlisaient.

Pas de risque de dérapage inflationniste, selon Powell

Les marchés attendent beaucoup de ce nouveau plan de relance, même si certains économistes craignent que par son ampleur, il n'engendre une inflation plus élevée que prévu qui pourrait entraîner une hausse des taux et faire dérailler les marchés.

Le président de la Réserve fédérale Jerome Powell, a cependant répété cette semaine qu'il ne voyait pas de risque d'une inflation "importante et prolongée". Le patron de la Fed avait déjà affirmé plusieurs fois que la banque centrale était prête à accepter une hausse temporaire de l'inflation au-dessus de son objectif de 2% en glissement annuel sans que cela ne déclenche un mouvement préemptif de hausse des taux.

Jerome Powell a aussi répété mercredi que la banque centrale maintiendrait son soutien aussi longtemps que nécessaire et a souligné que le marché de l'emploi était encore "très loin d'être solide". Il a appelé le gouvernement à agir avec force à court terme via le plan Biden et à long terme à travers l'investissement. L'administration Biden prépare un programme d'investissements en infrastructures, selon certains analystes, devrait également se chiffrer en milliers de milliards de dollars.

200 millions de doses de vaccins supplémentaires commandées par Joe Biden

Les investisseurs suivent toujours de près l'évolution de la situation sanitaire aux Etats-Unis et dans le monde, ainsi que les campagnes de vaccination, jugées cruciales pour assurer une accélération de la reprise économique courant 2021. Joe Biden a annoncé jeudi que les Etats-Unis avaient commandé 100 millions de doses supplémentaires à chacun de ses deux fournisseurs actuels, Pfizer/BioNtech et Moderna, afin d'atteindre son objectif d'immunité collective pour la fin de l'été.

Jeudi soir, 46 millions de doses de vaccin ont été administrés aux Etats Unis et 68 millions de doses ont été livrées aux Etats. A partir de ce vendredi, la campagne devrait accélérer aux Etats-Unis, où les chaînes de pharmacies sont désormais autorisées à vacciner, notamment à travers les réseaux d'officines de Walgreens, CVS, Rite Aid, Walmart, Kroger et Costco.

Aux Etats-Unis, le nombre de cas quotidiens et d'hospitalisations a continué de diminuer cette semaine. Le nombre moyen de nouveaux cas a chuté en moyenne de 36% cette semaine par rapport à deux semaines plus tôt, à un peu plus de 101.000 par jour. Le nombre de patients hospitalisés pour Covid est revenu à 77.000 le 10 février contre 132.000 le 6 janvier (-42%). Le nombre de décès reste élevé, avec 3.878 morts jeudi, mais il est lui aussi en recul par rapport à plus de 4.000 courant janvier, selon les données du Covid Tracking Project.

VALEURS A SUIVRE

Walt Disney (-1,7%) a publié jeudi soir des résultats meilleurs que prévu pour le 4e trimestre 2020, et a fait état d'une forte hausse du nombre des abonnés payants à ses services de streaming, dont Disney+, qui comptaient au total plus de 146 millions d'abonnés à la fin décembre. Parti de très loin en 2019 dans la vidéo en streaming, Walt Disney confirme qu'il rattrape rapidement le leader du secteur et principal rival Netflix, qui revendique 200 millions d'abonnés dans le monde. A lui seul, le service Disney+, lancé en novembre 2019, comptait 94,9 millions d'abonnés fin 2020, contre 26,5 en décembre 2020. ESPN+ affiche 12,1 millions d'abonnés (+83% en un an) et Hulu 35,4 millions (+30%).

A l'occasion d'une journée investisseurs, mercredi, la direction de Disney avait revu à la hausse ses objectifs, affirmant viser 300 à 350 millions d'abonnés à ses services de streaming d'ici à 2024.

Au 4e trimestre 2020, le chiffre d'affaires a reculé de 22% à 16,25 milliards de dollars, et le groupe a affiché un profit surprise de 17 millions de dollars (32 cents par action en données ajustées). Ces chiffres sont supérieurs aux attentes (consensus 15,9 Mds$ de revenus pour une perte nette ajustée de 34 cents par action). La branche Médias et distribution de divertissements, qui comprend Disney+, a rapporté 12,66 Mds$ au 4e trimestre (-5%) sur fond de pandémie de coronavirus. La division Parcs à thèmes et autres produits a été bien plus affectée par la crise, avec un plongeon de 53% de ses revenus à 3,6 Mds$, alors que les parcs sont encore fermés ou partiellement ouverts, et que les croisières sont au point mort.

Expedia (-2,2%), le voyagiste en ligne américain, a raté le consensus de place pour le trimestre clos, victime de la pandémie. Le groupe a annoncé une nouvelle forte baisse de ses revenus avec les restrictions sanitaires. Les ventes ont chuté de 67% à 920 millions de dollars, alors qu'elles étaient attendues supérieures à 1 milliard. Les réservations brutes se sont établies à 7,6 milliards de dollars, en retrait de 67% ici encore. Le groupe de Seattle a par ailleurs dévoilé un Ebitda ajusté trimestriel en pertes de 160 millions de dollars, alors que le consensus était de -56 millions. La perte ajustée par action s'est établie à 2,64$, plus lourde que prévu (consensus -2,06$).

Qualcomm (+1,6%). Le nouveau directeur général du géant américain des 'puces' estime que les sanctions contre Huawei pourraient aider à atténuer la pénurie mondiale. Biden entend pour sa part prendre des mesures agressives afin de résoudre ce problème.

Moody's (stable), leader américain de la mesure du risque, a annoncé pour son quatrième trimestre fiscal un bénéfice inférieur aux attentes, accompagné toutefois de revenus meilleurs que prévu et d'une solide guidance. Pour le trimestre clos, le bénéfice net est ressorti à 314 millions de dollars soit 1,66$ par titre, contre 359 millions de dollars un an avant. Hors éléments, le bénéfice ajusté par action s'est élevé à 1,91$ (-5%), contre un consensus FactSet de 1,95$. Les revenus se sont améliorés de 4,6% à 1,29 milliard de dollars. MIS a dégagé des revenus de 735 millions, en hausse de 2%, alors que Moody's Analytics a progressé de 8% à 555 millions. Pour l'exercice 2021, Moody's envisage un bénéfice ajusté par action allant de 10,3 à 10,7$, contre 10,34$ de consensus FactSet. La croissance de l'activité est attendue voisine de 5%.

Newell Brands (-7,1%), l'acteur américain du marché des produits de consommation, connu pour ses marques Sharpie, Papermate ou Rubbermaid, a dépassé les attentes de profits sur le quatrième trimestre fiscal, mais offre dans le même temps une guidance prudente. Le bénéfice net trimestriel est ressorti à 127 millions de dollars et 30 cents par action, contre 794 millions un an avant. Le bénéfice ajusté a représenté 56 cents par titre, contre 48 cents de consensus FactSet. Les revenus ont augmenté de 2,5% à 2,69 milliards de dollars, contre 2,61 milliards de consensus. Le bénéfice ajusté par action 2021 est anticipé entre 1,55 et 1,65$, contre 1,70$ de consensus.

Dominion Energy (-1,6%), le groupe énergétique américain, a publié pour son quatrième trimestre fiscal un bénéfice net GAAP de 82 cents par titre, ainsi qu'un bpa opérationnel de 81 cents. Pour l'exercice, le bpa net est toutefois en pertes à hauteur de 57 cents par titre, alors que le bpa opérationnel ressort positif de 3,54$. Le groupe initie une guidance opérationnelle de bpa allant de 3,7$ à 4$ pour l'exercice 2021.

CureVac (+2%). L'Agence européenne du médicament a commencé l'examen des données en continu du candidat vaccin contre le Covid de la firme biotechnologique allemande (cotée à Wall Street), afin d'en accélérer l'approbation.

Tesla (+0,5%). L'autorité fédérale du secteur automobile en Allemagne (KBA) demande le rappel de 12.300 véhicules Model X produits en 2015 et 2016, du fait de problèmes concernant les moulages de carrosseries.

PayPal (+4,6%) a mis les choses au clair, suite aux annonces d'autres firmes telles que Tesla. Le groupe n'a pas l'intention d'investir dans des cryptomonnaies telles que le Bitcoin. C'est du moins ce qu'affirme le directeur financier du groupe, interrogé par CNBC.

American Airlines (+1,6%), United Airlines (+1,1%) et Southwest (-0,16%) ont réagi diversement alors que la Commission des services financiers de la Chambre des représentants a inclus dans le plan de relance de 1.900 milliards de dollars de l'administration Biden un programme d'aide de 14 milliards destiné au financement des salaires pour les compagnies aériennes.

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