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Clôture de Wall Street : nouveaux records pour le DJIA et le S&P 500 !

| Boursier | 363 | Aucun vote sur cette news

La Bourse de New York a fini la semaine sur de nouveaux sommets, malgré les valeurs technologiques qui ont pesé sur le Nasdaq.

Clôture de Wall Street : nouveaux records pour le DJIA et le S&P 500 !
Credits Reuters

La Bourse de New York a fini la semaine sur de nouveaux sommets, malgré les valeurs technologiques qui ont pesé sur le Nasdaq après une nouvelle hausse des taux obligataires. Les valeurs cycliques ont profité de l'optimisme lié à l'adoption du Plan Biden, qui devrait doper la croissance, et de l'annonce d'une nette amélioration de la confiance des consommateurs américains en mars. Le rendement de l'obligation d'Etat américaine à 10 ans a bondi de 9 points de base pour monter à 1,62%, au plus haut depuis janvier 2020.

A la clôture, le Dow Jones a progressé de 0,90% à 32.778 points, son 2e record d'affilée, tandis que l'indice large S&P 500 a pris 0,1% à 3.943 pts, un 2e record aussi. Le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, a fini en recul de 0,59% à 13.319 pts. Lundi, le Nasdaq était tombé au plus bas depuis la mi-décembre 2020, subissant une correction de 10,5% par rapport à son dernier record du 12 février à 14.095 pts. Vendredi, il ne cédait cependant plus que 5,5% par rapport à ce pic.

Sur l'ensemble de la semaine, les trois indices ont grimpé respectivement de 4% (DJIA), 2,6% (S&P 500) et 3% (Nasdaq).

Plus tôt dans la journée, l'Asie a terminé en ordre dispersé (+1,7% pour le Nikkei, mais -2,2% pour le Hang Seng), et l'attentisme a dominé en Europe, face à une dégradation de la situation sanitaire dans plusieurs pays, dont la France et l'Italie. Cette dernière annoncé un reconfinement par zones de sa population à partir du 15 mars. Dans les zones "rouges" les plus touchées par le Covid-19, les restaurants, bars, écoles et autres lieux publics seront refermés au moins jusqu'à 6 avril, après le week-end de Pâques. L'EuroStoxx 50 a cédé vendredi 0,3%, le CAC 40 a pris 0,2%, et à Milan, le MIB a fini stable (-0,03%).

Les "techs" pénalisées par la hausse des taux

A Wall Street, la rotation sectorielle s'est faite au détriment des valeurs de croissance, qui souffrent de la hausse des taux d'intérêts. 6 des 11 grands indices sectoriels du S&P 500 progressent en séance, dont les industrielles (+1%), les "utilities" (+0,9%) et les financières (+0,8%), tandis qu'à l'autre bout du spectre, les technologiques et les services de communication perdent environ 1% et les biens de consommation discrétionnaires reculent de 0,5%.

Parmi les valeurs en vue, Boeing a bondi de 6,8% après avoir reçu une commande B-737 Max, faisant espérer un redémarrage du secteur aérien, et le fabricant d'engins de chantier et miniers, Caterpillar, qui devrait profiter de la reprise économique, a gagné 4,2%. En revanche, Apple (-0,7%), Microsoft (-0,58%), Salesforce (-1,7%) ou encore Intel (-0,6%) ont fait partie des valeurs délaissées, tandis que Tesla a lâché 0,8% (mais a repris 16% en 5 séances).

La hausse des taux pénalise particulièrement les valeurs technologiques, d'une part parce que ces valeurs de croissance ont souvent recours à l'emprunt (bancaire ou obligataire) pour financer leur croissance rapide, et d'autre part, parce qu'elles sont valorisées selon la méthode des flux de trésorerie actualisés (DCF), et deviennent de ce fait mathématiquement plus chères aux yeux des investisseurs en période de hausse des taux. Enfin, dans un environnement de taux plus élevés, les investisseurs sont moins enclins à prendre des risques importants s'ils ont la possibilité de faire des placements rémunérateurs à moindre risque.

La vaccination ouverte à tous les Américains adultes le 1er mai

Le président américain Joe Biden a donc promulgué jeudi soir son plan de relance de 1.900 milliards de dollars pour surmonter la crise du coronavirus, et dans la foulée, il a prononcé un discours prudemment optimiste pour l'économie américaine et l'évolution de la situation sanitaire.

Il a ainsi évoqué un possible début de retour à la normale pour le 4 juillet, date de la fête de l'indépendance, et a demandé aux Etats américains d'ouvrir la vaccination à tous les Américains adultes d'ici au 1er mai. Tout en estimant que "ce combat est loin d'être terminé", il a dit sa conviction que des "jours meilleurs" étaient à venir.

Le plan Biden prévoit notamment le versement d'une aide directe de 1.400$ pour une majorité d'Américains, des allocations chômage, des avantages fiscaux liés aux enfants, ainsi que 350 milliards de dollars d'aide aux Etats et aux collectivités locales. Il comprend aussi des milliards de dollars pour lutter contre la pandémie, dont 49 Mds$ pour le dépistage et la recherche et 14 Mds$ pour la distribution du vaccin.

D'après la Maison Blanche, cette législation "historique" créera plus de 7 millions de nouveaux emplois cette année et rendra les soins de santé plus abordables tout en sauvant des vies grâce aux aides pour la vaccination généralisée. Elle affirme également qu'elle réduira de moitié la pauvreté des enfants.

La confiance des ménages au plus haut depuis un an

Le cumul des plans de relance adoptés par les Etats-Unis depuis le début de la crise du Covid-19 en mars 2020 atteint désormais les 5.000 milliards de dollars, soit environ 24% du PIB de la première puissance économique mondiale. Cette relance financée par la dette fait craindre à certains économistes un risque de surchauffe et de flambée inflationniste à l'avenir, une hypothèse que ne partage toutefois pas la secrétaire au Trésor Janet Yellen, ni le président de la Fed, Jerome Powell.

Les consommateurs américains ont en tout cas repris confiance en ce début d'année. Publié vendredi, l'indice préliminaire du sentiment des consommateurs de l'Université du Michigan est ainsi ressorti à 83 en mars, très largement supérieur aux attentes du consensus (78,5) et à la lecture finale de février (76,8). Le moral des ménages américains atteint ainsi un plus haut d'un an, avant l'impact de la crise du Covid-19.

L'indice des conditions actuelles est ressorti à 91,5 en mars et celui des anticipations à 77,5. Ils sont donc tous deux en forte progression. L'indice préliminaire des anticipations d'inflation de l'Université du Michigan ressort à 3,1%, contre 3,3% pour sa lecture antérieure. Il s'agit du changement attendu du taux d'inflation pour l'année à venir.

Par ailleurs, l'indice des prix à la production a progressé de 0,5% en février sur un mois, contre +0,4% de consensus de place. En glissement annuel, il grimpe de 2,8%. Hors alimentaire et énergie, le 'PPI' ressort en augmentation de 0,2% en comparaison du mois précédent, en ligne avec les attentes, et en hausse de 2,5% en glissement annuel, par rapport au mois de février 2020.

Les taux US repartent de l'avant, la Fed attendue le 17 mars

La crainte d'un retour de l'inflation, alimentée par les liquidités apportées par le plan Biden continue de diviser les économistes et d'agiter les marchés. Après quelques jours de détente, les taux sont repartis vendredi en nette hausse sur le marché des obligations souveraines. Le taux américain (T-Bond) à 10 ans a bondi de 9 points de base pour atteindre 1,62%, au plus haut depuis janvier 2020, alors qu'il n'était que de 0,9% fin décembre. Le rendement du T-Bond à 30 ans a lui aussi bondi, gagnant 10 points de base à 2,39%, au plus haut niveau depuis la mi-2019...

En Europe, le taux du Bund allemand à 10 ans a fini à -0,31% (+3 pdb), contre -0,57% fin 2020, malgré les annonces de la Banque centrale européenne, jeudi, qui avaient entraîné une détente dans un premier temps. La BCE a ainsi annoncé l'accélération, au cours du second trimestre, des achats de titres sur les marchés afin de freiner la remontée des coûts de financement dans la zone euro.

Après la BCE, la Fed sera elle aussi attendue au tournant la semaine prochaine, avec une réunion prévue mardi et mercredi. Jusqu'à présent, le président de la Fed Jerome Powell et d'autres responsables de la Fed n'ont pas manifesté d'inquiétude concernant un dérapage de l'inflation et ont répété qu'ils toléreraient une hausse passagère de l'inflation au dessus de leur objectif de 2%, sans pour autant relever les taux directeurs. Cependant, de nombreux experts ne croient pas à ce scénario, estimant que les taux directeurs pourraient remonter plus vite que prévu.

Les investisseurs ne s'attendent pas à une modification de la politique monétaire de la Fed dès à présent, mais ils seront très attentifs au ton employé par Jerome Powell, et scruteront de très près les nouvelles projections économiques de banque centrale américaine, notamment en matière de taux.

Sur le marché des changes, l'indice du dollar (qui mesure son évolution face à un panier de 6 devises de référence) a regagné vendredi 0,3% à 91,69 points, tandis que l'euro a cédé 0,26% à 1,1953$.

Huawei encore sanctionné avant une réunion entre Biden et des officiels chinois

Outre le débat autour de l'inflation et de la hausse des taux, les marchés surveillent l'évolution des relations sino-américaines, en attendant une première rencontre de Joe Biden avec des responsables chinois prévue la semaine prochaine. Un groupe de travail est en vue entre des industriels chinois des 'puces' et leurs pairs américains.

Par ailleurs, les Etats-Unis ont informé des fournisseurs du groupe Huawei d'un durcissement des conditions sur les licences à l'export précédemment approuvées, avec l'interdiction de produits utilisés dans ou avec des appareils 5G.

Sur le plan politique, les tensions entre les deux puissances économiques persistent concernant l'influence chinoise à Hong Kong ou la situation au Xinjiang. Ainsi, les Etats-Unis ont condamné les actions chinoises à Hong Kong et devraient évoquer les accusations de génocide au Xinjiang.

VALEURS A SUIVRE

Novavax (+8%) a confirmé l'efficacité de son vaccin contre le Covid-19 à près de 90% et même plus de 96% contre la souche initiale, y compris contre le variant britannique (à plus de 86%), même si l'efficacité serait moindre face au variant sud-africain. Il s'agissait des résultats définitifs des essais, ce qui ouvre la voie à une demande d'autorisation d'urgence de ce vaccin auprès des autorités sanitaires, notamment américaines.

Pfizer (+0,66%)/ BioNTech (-0,66%). Une nouvelle étude menée en Israël a montré que leur vaccin était efficace à plus de 90% dans les infections asymptomatiques et symptomatiques. L'efficacité est de 94% pour le blocage des infections asymptomatiques et de 97% pour les cas symptomatiques.

Johnson & Johnson (+0,3%). Le directeur scientifique du laboratoire a affirmé que la compagnie serait en mesure de produire jusqu'à 3 milliards de doses en 2022.

AstraZeneca (-0,5%). Le titre continue de souffrir de la polémique autour de possibles effets secondaires de son vaccin contre le Covid-19. Les injections ont été suspendues dans plusieurs pays, dont le Danemark, la Norvège, l'Autriche, les Pays baltes et la Thaïlande. Par ailleurs, le groupe a réduit une fois encore sa prévision concernant ses livraisons de vaccins à l'Union européenne, et s'attend maintenant à livrer 30 millions de doses au premier trimestre 2021, soit 25% de moins que son engagement pris en février.

L'OMS tente pour sa part de dissiper les soupçons sur le vaccin du groupe pharmaceutique anglo-suédois, après des troubles de coagulation signalés parmi des personnes vaccinées. L'agence européenne du médicament (EMA) a en outre demandé que la notice du vaccin comprenne un nouvel effet secondaire, à savoir des réactions allergiques importantes.

Boeing (+6,8%) a annoncé l'acquisition par 777 Partners de 24 avions 737 MAX, assortie d'une option d'achat sur 60 appareils additionnels.

Netflix (-0,9%), le géant de la vidéo en streaming, teste un dispositif destiné à limiter la possibilité donnée à ses abonnés de partager leurs codes d'accès.

Walmart (+1,5%), colosse de la grande distribution, a déboursé 153 millions de dollars pour une participation de 0,9% au capital de Rakuten.

L Brands (+8,8%) a rehaussé sa guidance de bénéfice pour le premier trimestre fiscal au-dessus du consensus. Le groupe fait par ailleurs état d'un nouveau programme de rachat d'actions de 500 millions de dollars et de la reprise du versement d'un dividende.

Tesla (-0,8%) discuterait avec Tata Power de l'établissement d'une infrastructure de charge sur le marché indien, indique CNBC. Le Wall Street Journal évoque pour sa part la concurrence accrue à laquelle fait face le groupe californien, comme attendu.

AMC Entertainment (+8,5%). Ce même Wall Street Journal salue l'accord conclu entre la chaîne de cinémas AMC Entertainment et Warner Media. Le titre AMC a bondi de près de 40% cette semaine, suite à la publication de résultats moins mauvais que prévu, et de perspectives optimistes avec la réouverture des salles de cinéma aux Etats-Unis.

JD.com (-6,6%), groupe chinois de e-commerce coté à Wall Street, a initié des discussions en vue d'un rachat total ou partiel du courtier Sinolink Securities. L'agence Reuters évoque une valorisation potentielle de plus de 1,5 milliard de dollars.

Alibaba (-3,7%), autre acteur chinois phare du commerce en ligne, également coté sur le marché américain, pourrait faire l'objet d'une amende record des autorités antitrust chinoises, accusé d'entraves à la concurrence. C'est ce que croit savoir le Wall Street Journal, citant des sources proches de la question.

T-Mobile (+0,9%) estime que la fusion réalisée l'an dernier avec Sprint génèrera 60% d'économies de plus que prévu.

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